Des nœuds dans mon fil

vendredi 25 juillet 2014

Les crêpes de ma filleule

J'aime les vacances. Et quand celles-ci me permettent de revoir des amis ou de la famille, je suis aux anges ! Vous dire ma joie lorsque mes nièces se sont annoncées est tellement évident...

Le soir, nous avons opté pour une soirée crêpes. Pendant que je montrais les secrets du raccommodage à Chloé, Charline a fait cuire les crêpes avec ses cousins. Stupeur lorsque je suis entrée dans la cuisine : elle avait créé des smiley dans chacune des galettes.

Mode d'emploi : 

Faites chauffer une poêle.
A l'aide d'une louche, verser un peu de pâte pour faire la bouche et les yeux. Patienter le temps que la pâte prenne.

 Verser le reste de pâte par-dessus.
Retourner la galette

Poser sur un plat. Passer une bonne soirée à choisir la crêpe de l'édenté, donner à son voisin la crêpe triste, essuyer le Nutella tombé sur le pied de Chloé et rire à la réflexion d'Ambroise qui lui a dit :
"Tu as l'estomac dans les talons ?"


mercredi 23 juillet 2014

Esprit d'aventure

Note préliminaire : Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé ne serait en aucun cas fortuite.


- Allo ? Béatrice ? … Oui, je vais bien, mais j’ai besoin d’un conseil… C’est au sujet de mes enfants. Ils ont besoin de vêtements, mais refusent de m’accompagner faire les courses.
- Comment faisais-tu jusque là ?
- Je recevais des sacs pleins d’habits qui circulaient entre les familles nombreuses. Mes enfants adoraient ces séances où ils jouaient à essayer des vêtements et à choisir ce qui leur plaisait. Pour le reste, je connaissais leurs tailles, et j’achetais sans eux. J’ai fait une seule tentative dans un magasin, et je m’en mors encore les doigts. Il me faudrait le nom d’une boutique où l’on trouve de tout, pour garçons et filles, ados et pas encore ados. Il faudrait aussi des choses classiques pour mes adolescents rétrogrades.
- Pourquoi n’irais-tu pas chez Esprit ? Tu trouverais à habiller toute la famille, les lignes de vêtements vous plairont. Ils sont bien dans le vent sans être excentriques.
- Merci Béa, je vais aller voir sur Internet ce qu’Esprit propose.

Pendant ce temps, un étage plus haut, Eugène, Emile, Euphrasie, Eudes, Etienne et Eloïse tiennent un conciliabule :
- Zut, moi je n’irai pas.
- Tu as vu l’état de tes pantalons ? Tu oses encore sortir avec tes genoux raccommodés ?
- Tout plutôt que de faire les magasins avec maman.
- Mais c’est rigolo, elle est plus moderne que nous. Elle porte du rose et nous du bleu marine ! D’ailleurs c’est super, parce que c’est presque impossible à trouver.
- Ah oui, comme l’autre fois, elle m’a emmenée acheter du tissu pour me faire une jupe. Elle m’a présenté un très joli tissu bleu roi pas trop vif, et je l’ai rejeté en  affirmant qu’il était trop gai !
- Tu as osé ? Tu exagères !
- Et toi, quand tu lui as dit qu’il n’y avait aucun pantalon à ta taille, qu’ils étaient tous trop grands alors qu’ils étaient simplement trop longs et qu’il suffisait de faire un ourlet ?
- C’était la fois où Eugénie a fait tourner maman en bourrique : elle ne voulait pas de bottes, et maman arpentait le magasin pour lui montrer toutes les bottes possibles, mais Eugénie décrétait qu’elles étaient trop modernes !
- Ha, ha, et maman s’est achetée une bague ROSE pour se consoler d’avoir fait les courses avec nous. Mais cette fois, nous n’irons pas.
- Qui est d’accord pour faire la grève ?
- Oh, Emile, on sait que tu viens d’apprendre ton cours d’éducation civique. Tu nous as déjà rabâché la définition 100 fois.
- La grève, c’est un mouvement qui…
- La barbe Emile, tu nous casses les pieds. Alors qui va avec maman ?
- Personne, on reste tous là.
- Parle pour toi, j’aime pas les courses, mais il me faut un pantalon correct. J’y vais mais à une condition : je ne ferai qu’un seul magasin, et j’achèterai le premier truc que j’essayerai.
- Chiche ?

Ces six enfants presque sages sont interrompus par leur mère :
- Vous avez 5 minutes pour monter en voiture, vous pouvez emporter un livre.
- Où on va ? (les autres rient discrètement)
- Acheter des vêtements.
- Ah bon ? Tu es sûre ?

Ils grimpent dans la voiture, se disputent juste ce qu’il faut pour savoir qui va prendre la place à côté du chauffeur, près de la porte, sur la banquette… et arrêtent de pinailler au moment précis où leur mère va se fâcher. Ils sont très forts à ce jeux-là.

Ils arrivent à destination. Leur mère les prévient : choisissez ce qui vous plait, et rendez-vous aux cabines d’essayage où je vous attendrai. Elle sort un livre de son sac, et s’installe tranquillement sur une chaise, dans l’espace entre les cabines. Malheureusement, pas pour longtemps :

- Maman, je ne trouve pas ma taille.
- Maman, viens m’aider à choisir.
- Maman, méfie-toi, Eugène a pris un truc débile.
- Maman, Euphrasie a pris au moins 50 vêtements, on ne sortira plus d’ici.
- Maman, il y a des maillots de bain, et le mien est trop grand, je peux en prendre un ?
- Maman, je peux prendre deux polos, les miens sont trop petits.

Maman va trouver la taille, aide à choisir, fait remarquer à Eugène que son « truc » est curieux, mais que ma foi si ça lui plait… et demande à Euphrasie de faire une première sélection, parce que ses frères ne vont pas supporter une telle attente, et dit oui au maillot de bain et aux polos. Elle montre les bermudas à Emile, et exige d’Etienne et d’Eudes qu’ils prennent des T-shirts de couleurs différentes pour ne pas les confondre.

A présent, ses garçons s’installent dans un coin pour lire, pendant qu’elle termine avec ses filles. Enfin, elle a mené à son terme ses achats, et elle est bien contente d’avoir pu trouver tout ce dont elle avait besoin dans une même et unique boutique.

Dans la voiture, elle s’écrie :
- Et bien quelle aventure !
Emile, toujours plein de sagacité lui donne la réplique :
- C’est un Esprit d’aventure !

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lundi 21 juillet 2014

Je prête mon clavier

Il y a quelque temps, j'ai été contactée par Maya Verte qui m'a demandé de lui prêter mon clavier pour qu'elle puisse y publier un article sur un voyage culinaire en Italie. Je lui prête volontiers un post de mon blog, puisqu'elle a su allier tout ce que j'aime : l'Italie, Venise et la cuisine !

Voyage culinaire à Venise

Avec sa longue histoire et ses recettes aux mille saveurs la cuisine vénitienne est un des plus riches et des plus variées de toutes les cuisines régionales italiennes.

La cuisine vénitienne tient une place à part au sein de la cuisine italienne. Pendant longtemps tourné vers l'Orient du temps de sa toute puissance maritime la ville de Venise possède une cuisine dans laquelle on retrouve des goûts et des saveurs orientaux. Vous pourrez par exemple retrouver ces saveurs chez Beccafico, situé campo di Stefano ce restaurant propose une cuisine vénitienne traditionnelle dans laquelle les fruits de mer tiennent la vedette.

A ce propos, Venise organise à partir de Septembre des parcours gastronomiques où l'on peut goûter aux spécialités culinaires de toute la région du Veneto donc pour ceux qui souhaitent participer à l'évènement, il est encore temps de programmer un séjour vénitien pour Septembre en consultant des sites comme venere par exemple pour trouver des logements sur place dans un contexte unique.
Mais si vous n'avez pas le loisir de partir prochainement voici une recette vénitienne très populaire en Italie et simple à exécuter chez vous :la recette des spaghetti alle vongole (palourdes). La voici :

Ingrédients pour 4 personnes :
- 500 grammes de spaghetti
- 1 Kilo de « vongole » 
- 500 grammes de tomates
- 1 verre de vin blanc
- 1 verre d’huile d’olive 
- 1 gousse d’ail
- 1/2 bouquet de persil

Mettez les palourdes dans une poêle avec une cuillerée à soupe d’huile d’olive, une demi-gousse d’ail et le persil haché. Quand les palourdes sont ouvertes, retirez les du feu et sortez-les de leur coquille. Mettez dans une autre poêle une cuillerée à soupe d’huile d’olive, l’autre moitié de la gousse d’ail et les tomates coupées en morceaux. Faites cuire quarante minutes ; salez et poivrez. Quand les tomates auront fondu, ajoutez le vin blanc. Laissez cuire un quart d’heure. Mettez les spaghetti dans des assiettes creuses, nappez-les de la sauce obtenue et saupoudrez de persil haché. 

Une autre recette typiquement vénitienne est le risotto au radicchio rouge qui est un équilibre parfait entre saveur et èlégance. Voici sa recette:

Ingrédients pour 4 personnes :

Radicchio-250 g
Riz-400 g
Vin rouge-1 verre
Oignon-1
Bouillon de légumes-1,5 L
Parmesan râpé- 200 g
Beurre -100 g
Sel
Poivre noir

Lavez puis émincez les feuilles de radicchio . Emincez l'oignon et faites le revenir à feu doux . Une fois doré, ajoutez le radicchio , salez, poivrez et mélangez le tout. 
Ajoutez le riz dans la poêle et une fois qu' il sera translucide, ajoutez le verre de vin et faites revenir. Enfin, versez une louchée de bouillon de légumes dans la poêle, remuez et attendez que le riz absorbe le liquide. Au fur et à mesure que le bouillon est absorbé, ajoutez-en, jusqu’à ce que le riz soit cuit. Le riz doit être al dente (15 à 18 minutes de cuisson).
En fin de cuisson, ajoutez le parmesan râpé et mélangez-les au riz. Lorsque le beurre et le fromage auront fondu, vous obtiendrez un risotto légèrement rosé. Laissez reposer quelques minutes, puis servez.

Bon voyage à Venise !

M.V.Pochon


vendredi 18 juillet 2014

Papa, j'ai peur...




Participation aux Plumes 32 : écrire un texte sur le silence avec les 14 mots suivants :

Essentiel, réserve, regard, félicité, observer, musique, minute, nuit, agneau, son, muet, méditation, apaiser, angoissant, justesse, jacaranda, jouer.


- J’ai peur.
- (D’une voix ensommeillée) Que se passe-t-il ?
- J’ai peur.
- Va te coucher, c’est l’heure de dormir.
- Mais papa, j’ai peur.
- Chut, Armand, tu vas réveiller maman.

J’étais en pyjama, il faisait nuit, et il fallait que je réveille papa, parce que j’avais peur. Papa s’est levé, il n’a même pas trop grogné, il est même resté muet, mais je crois qu’il ne voulait surtout pas réveiller maman. Il n’a même proféré aucun son lorsqu’il s’est cogné dans la commode en jacaranda. Pourtant, il s’est tenu le pied en sautant sur l’autre. J’ai retenu mon souffle et j’ai attendu. Enfin, il a posé son pied par terre, m’a pris par la main et m’a dit dans un murmure : « Viens avec moi ».

Tous les deux, nous avons descendu l’escalier, sans allumer la lumière. Avec ma main dans celle de papa, je n’avais plus peur. J’étais bien. J’ai levé la tête pour l’observer une minute, son regard était doux. Alors j’ai eu l’idée de profiter de l’occasion d’avoir papa pour moi tout seul. Mes cinq frères et sœurs dormaient, eux, mais moi j’étais avec papa, et il était 3 heures, j’avais entendu sonner l’horloge.

Bien en sécurité avec papa, j’étais apaisé, j’aurais pu aller dormir, et je m’apprêtais à lui dire que j’étais fatigué lorsque je me suis mis à trembler : je me souvenais de mes peurs.
- Papa, j’ai peur.

Ce qui a été bien, c’est que papa m’a pris au sérieux. Il ne s’est pas moqué, il ne m’a pas renvoyé dans mon lit, il ne m’a pas grondé, il m’a regardé en me scrutant et m’a dit : « Voyons ça, Armand, il faut que tu m’expliques de quoi tu as peur ».

- Je me suis réveillé cette nuit, comme souvent, mais cette fois je n’ai pas pu me rendormir, parce qu’il y a du silence. Et ça me fait peur.

Papa m’a semblé méditer. Me fixant, il m’a dit avec justesse :

- Armand, la nuit n’est pas angoissante. Elle n’est d’ailleurs pas silencieuse.
- Mais si papa, elle est silencieuse. Tu le dis toi-même le soir à Arthur : « Maintenant fais silence, et arrête ta musique. Jouer fait du bruit, le soir il est essentiel de savoir faire silence. Vous pouvez lire, mais je ne veux rien entendre».
- Armand, si je vous demande le silence le soir, c’est parce que le bruit est réservé au jour. Si tu enlèves le bruit des hommes le jour, il n’y a plus que du silence, surtout au plus chaud de la journée. Par contre, la nuit est pleine de bruits. Ces bruits, tu ne peux les entendre que si tu cesses toute activité. J’aime entendre ces bruits, c’est pourquoi je vous demande de rester calmes. As-tu déjà entendu les bruits de la nuit ?
- Non papa.
- Ecoute, et dis-moi ce que tu entends.
- C’est quoi ce bruit ?
- Celui du frigo.
- Oh, et ce « tap, tap » ?
- Le bruit des canalisations.
- J’ai entendu une voiture dehors.
- Viens, Armand, sortons ensemble dans la nuit.

Nous sommes sortis, papa m’a à nouveau tenu par la main. Et pour une fois, nous sommes sortis pieds nus, sans devoir mettre quelque chose aux pieds. Je crois que la nuit les parents oublient les règles !

- Et maintenant, Armand, qu’entends-tu ?
Papa chuchotait, et j’ai fait de même :
- Une branche qui craque.
- Regarde bien, c’est un hérisson qui va chercher des limaces. Il se nourrit la nuit.
- Et ce frottement, c’est quoi ?
- Les feuilles des arbres dans le vent léger.
- Oh, c’est l’agneau de Monsieur Cormillard.
- Et son chien lui répond de dormir ! Et peut-être qu’il te dit à toi aussi qu’il est l’heure de dormir ? Mais attends, regarde toutes ces étoiles. Le ciel est magnifique.

Papa avait oublié qu’il fallait que je me couche. Il a commencé à m’expliquer la disposition des étoiles, la Grande Ourse et l’Etoile Polaire, puis la Petite Ourse et les constellations qu’il voyait. Il m’a expliqué comment les hommes se dirigeaient avec les étoiles, sur terre ou sur mer. Il en savait des choses, papa. J’ai serré ma main dans la sienne. Il ne disait plus rien, et je regardais les étoiles, en écoutant les bruits de la nuit. C’était beau, et c’était rassurant. J’aimais maintenant la nuit sans réserve.

- Armand, est-ce que tu entends le bruit des étoiles ?
- Oui.

J’ai chuchoté. Et j’ai écouté. Les étoiles riaient d’un son cristallin. Elles se racontaient des histoires, c’était tellement joli à entendre. Mais voilà que papa m’a secoué la main :
- Armand, il faut te coucher. Est-ce que ça ira ?
- Oh oui, papa, je n’ai plus peur maintenant. Et je t’aime papa.
- Moi aussi je t’aime mon grand.

Il m’a pris dans ses bras, et m’a porté dans les escaliers et jusqu’à dans mon lit. Il m’a bordé et embrassé.

Mais pourquoi donc cet épisode si doux m’est revenu à l’esprit ? Il fait nuit, quelqu’un me secoue le bras et me dit tout doucement :
- Papa, j’ai peur.




dimanche 13 juillet 2014

Programme de vacances

Actuellement, je suis en vacances avec les trois plus jeunes. Que des garçons. C'est maintenant que je regrette de ne pas avoir de fille avec moi, c'est plus rigolo de mettre du vernis à ongles à plusieurs...

Et puis, j'ai pensé mettre à profit ce temps pour leur apprendre à cuisiner. Et pour les motiver, j'ai demandé à Ambroise de prendre un papier, et de noter des idées de plats qu'ils aimeraient manger. Ensuite, je leur ai proposé de choisir les repas qu'ils confectionneront... et là, les choses ont dérapé. 

- Mais maman, on est en vacances, déjà on fait la vaisselle, on ne va quand même pas préparer les repas.
- Si, chacun votre tour. Que choisis-tu ? Et je te donnerai un joli cahier pour que tu en fasses un cahier de recettes.
- Alors là, c'est non. Ecrire ? Mais tu n'y penses pas, on est en va-can-ces. Et puis d'ailleurs, on voit que tu n'es pas née avec Internet, je te rappelle qu'on trouve toutes les recettes sur Internet, et qu'il est inutile de les écrire.

J'ai tenu bon. Pour les repas. Et comme j'ai lâché du lest pour écrire les recettes, il a bien voulu se mettre aux fourneaux ! (Futée Alphonsine !).

Pour un coup d'essai, c'était un coup de maître ! Ambroise nous a préparé une brioche somptueuse, la première de sa vie, et presque le premier plat de sa vie ! Un bug de photos m'empêche de vous présenter la brioche en entier. Qu'à cela ne tienne, même entamée elle est encore présentable !




La semaine passée, ils se sont surpassés : lasagnes, chaussons à la viande, cheese naans, crêpes, raclette, salade de pommes de terre, pommes de terre sautées... La semaine prochaine, nous passerons au mode pique-nique... Encore de beaux repas en perspective !