Des nœuds dans mon fil

mardi 15 avril 2014

C'est de saison

Monsieur Alphonse me répète depuis l'année dernière : "Alphonsine, lorsque nous habiterons en Suisse, tu iras dans une des grandes surfaces (Coop ou Migros, il n'y a rien d'autre) pour contempler les mètres cubes de chocolats mis en place en vue de Pâques."

J'ai promis, je suis montée dans ma voiture, et me suis emmenée à la grande surface la plus proche pour admirer les longueurs de rayonnages réservées à cette vente éphémère. 












Oserais-je vous raconter qu'en voulant consulter le prix des oeufs en chocolat emballés dans des grands sachets d'un kilogramme, le sachet s'est ouvert et les oeufs ont roulé dans toutes les directions ?

La photo d'Alphonsine à quatre pattes courant derrière les oeufs fait défaut... Dommage, c'était amusant !

dimanche 13 avril 2014

Les lettres de camp

Dans l'histoire familiale, dans une famille normalement constituée, on commence par se marier, on espère accueillir des enfants, ils naissent les uns après les autres, on est heureux et on se demande en même temps comment faire pour s'en débarrasser le temps d'une ou deux semaines, sous prétexte de mieux les apprécier au retour.

Enfin, après des heures passées à courir après les chaussettes pour leur imprimer un nom, calculer le nombre de slips et racheter le complément, faire les sacs de camp, acheter les billets de train, les emmener à la gare, et en attendant les lessives du retour, on s'assied en respirant d'aise et en faisant un programme incroyable pour ne perdre aucune seconde de ces jours de liberté.

Seulement voilà, sonne très vite l'heure d'écrire à ces chers petits. Parce que si, en bonne mère indigne, on est capables de les évacuer de notre cerveau, eux ne nous oublient pas, et regardent comme des petits chiots affamés, la distribution des lettres en espérant faire partie des heureux élus.

Je fais partie, non pas des bonnes mères indignes, mais des excellentes mères indignes, et j'emporte dans mon sac à main les premières lettres adressées à mes chers petits. Je les glisse dans la boîte aux lettres dès que le train a quitté le quai. Voilà pour la première lettre, en général assez courte, puisque je n'ai rien à raconter que mes dernières journées de stress.

Arrive le moment de la deuxième lettre, celle qu'il faut envoyer très rapidement. La première année, je m'escrimais à écrire le plus joliment possible, mais "chassez le naturel, il revient au galop", les enfants me demandaient ardemment d'y mettre plus d'application encore. J'ai alors eu une deuxième idée de génie (la première ayant été de les envoyer en camp) : écrire mes lettres sur mon ordinateur, puis les imprimer, puis les poster ! 

Quelle libération ! Auparavant, j'écrivais (avec application) six fois le même texte, ou quasiment. Mon sentiment de liberté fuyait au galop. A partir de là, tout le monde a reçu la même mouture, avec un petit mot individuel avant la signature ! Et puis, pour aller plus vite, et retourner à mon programme incroyable et ne perdre aucune seconde de ces jours de liberté, j'ai opté pour la technique du biffage. En pratique, j'ai imprimé 6 fois le même texte, et rayé les mentions inutiles. Ainsi :

Chère Amélie,
Cher Albert,
Chère Antoinette,
Cher Anatole,
Cher Ambroise,
Cher Augustin,

Vive la liberté !

Nota Bene : Au retour, les enfants riaient bien de ma technique, d'autant plus que les animateurs étaient scandalisés de ces procédés, trop dignes d'une mère indigne. On peut se débarrasser de ses enfants, mais il convient de le faire avec élégance ! Heureusement, tout le monde n'a pas le même humour !


vendredi 11 avril 2014

La joie des vendredis de carême

J'aime les vendredis de carême depuis que je suis en Suisse. Ici, je ne cuisine pas les vendredis. De ce fait, je peux profiter d'une très longue matinée. Peu avant midi, je marche tranquillement en direction de la paroisse qui organise "la soupe de carême" comme dans toutes les paroisses, et comme tous les ans.

Une armada de gens dévoués sont sur le pied de guerre dès le matin pour éplucher les carottes, les pommes de terre, couper le chou et autres légumes qui vont rejoindre les marmites. Dès 9 heures la bonne odeur de soupe de légumes embaume les environs. Pendant ce temps, les tables sont mises en place, un set de table en papier indiquant l'action de carême, une assiette à soupe, une cuiller, un verre, une assiette de pain et une autre de pommes au milieu de la table.

Dès 11 heures 30 la soupe est servie : on s'assied à la place de son choix, et on se fait servir. C'est ainsi. Et c'est délicieux. "D'ailleurs, maman, voilà enfin une bonne soupe, épaisse mais pas trop, avec des petits morceaux, assez salée, tu devrais vraiment demander la recette" (Mes soupes sont-elles vraiment si insipides ?). On en mange à volonté, on se sert en pain, et finit avec une pomme, étape largement facultative pour les enfants, "puisque, maman, on en a eu hier soir. Je prends plutôt un morceau de pain pour le dessert".

En sortant, on pense à déverser un peu de son porte-monnaie dans la marmite-tirelire discrètement posée sur une chaise près de la porte de sortie. Le bénéfice sera versé à l'action de carême.

Aujourd'hui, ô surprise, la plupart des personnes qui assurent habituellement le service étaient assises. Elles avaient été remplacées par l'évêque et le personnel de l'évêché. D'autorité, il a resservi le grand Anatole qui me disait qu'il avait déjà assez mangé ! Mais une soupe servie par Monseigneur Morerod ne se refuse pas !

Dommage, le carême est presque fini, il va falloir retourner aux casseroles dès le retour des vacances !


mercredi 9 avril 2014

Cadeau intéressé

Parmi les cadeaux, on trouve les cadeaux empoisonnés, ceux qui font plaisir, ceux au contraire qui vexent et qui humilient, ceux que l'on offre et qu'on nous rend, ou ceux que l'on retrouve au fond d'une cave. Il y a heureusement ceux qu'on attend depuis longtemps, ceux qu'on espère, ceux qu'on souhaite sans oser les espérer. Et il y a les cadeaux intéressés, ceux qui font plaisir à celui qui les offre, et qui va rendre service au donateur. Fort heureusement, il peut faire plaisir aussi au donataire. 

La pendule que je viens de terminer fait partie de la catégorie des cadeaux intéressés. Là où je prends mes cours de modelage, il n'y a pas d'horloge. Et je ne porte pas de montre. Je ne peux tirer mon Natel de ma poche à tout moment pour consulter l'heure, et y déposer une couche de terre humide. Et pourtant, je serais ravie, dans l'avancement de mon travail, de savoir s'il me reste une demie heure ou seulement dix minutes.

J'ai donc confectionné une horloge à ma prof, en espérant qu'elle lui plaise, parce que j'ai envie de lui faire plaisir... et de me rendre service en même temps ! Quelle ambivalence !

lundi 7 avril 2014

La librairie idéale


N'est ce pas, cette librairie est somptueuse ?
J'y serais bien entrée, et restée, et je m'y serais perdue.
Mais nous étions dimanche...


Rue Saint Séverin, Paris 5ème
Correctif du 8 avril : Je n'étais pas à Paris dimanche dernier, il s'agit d'une photo qui date du mois de juillet 2013 !