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samedi 18 juin 2016

La poussière


La maison s’est assoupie doucement. La poussière s’est lentement posée sur tous les objets qu’elle rencontrait sans faire de distinction quant aux lieux qu’elle choisissait. La pluie est venue tambouriner aux carreaux en tentant par tous moyens d’entrer en contact avec la poussière. Mais cette paresseuse a fait la sourde oreille. Elle s’est installée dans un matelas de plus en plus épais, s’est regroupée en moutons disharmonieux sous les meubles et les fauteuils, puis s’est échappée par petits groupes coquins profitant d’un courant d’air pour aller visiter le monde. Alphonsine en a terminé avec ses examens, la bataille va commencer.

 


Texte en 100 mots écrit pour Kaléïdoplumes.

vendredi 6 décembre 2013

Une semelle rutilante

Je crois bien que je déteste plus encore nettoyer la semelle de mon fer à repasser que mon four... c'est dire !

J'ai arpenté les rayons de mon supermarché à la recherche du produit miracle. Je suis tombée sur ce classique tube à rouge à lèvres réservé aux semelles. Facile, dit le mode d'emploi : chauffer légèrement le fer. Passer le tube sur l'ensemble de la semelle. Essuyer à l'aide d'un chiffon doux (là, il vaut mieux prendre du coton, parce que de la laine sur une semelle chaude donne un résultat salissant !!!). C'est tout.

J'ai suivi la notice à la lettre, j'ai bien évidemment choisi un morceau de coton pour essuyer délicatement la semelle. Il ne s'est rien passé. Les affreuses traces noires ont continué à maculer le fer, et à coller sur le linge à repasser.

J'ai récidivé, laissé agir, frotté, le seul résultat a été que le produit coule dans les ouvertures par lesquelles la vapeur doit passer, et les a obstruées. J'ai débouché les trous à l'aide d'une épingle, essayé de nettoyer le reste.

J'ai changé de fer, et dès la première fois où j'ai voulu coller du thermo-collant, l'ensemble de l'étoffe est restée collée sur le fer (il était trop fin, non, je ne l'ai pas positionné à l'envers) ! J'ai repris ma course dans les rayons du super-marché, retenté d'enlever sans succès les traces, retrouvé un jet d'eau sale sur mes vêtements lorsque j'ai utilisé la vapeur, et beaucoup râlé (ça, je le fais très bien).

Un jour, lassée de cette situation, j'ai eu une idée de génie : j'ai cherché de la paille de fer au grain extrêmement fin, frotté délicatement la semelle de mon fer, et constaté, ô surprise qu'il était devenu lisse et brillant. 

J'ai testé la qualité de la semelle sur mon repassage, et j'ai retrouvé le fer des origines !  Maintenant il glisse sur le tissus, c'est du bonheur de repasser.




J'ai jeté tous les tubes en réserve !


mercredi 4 décembre 2013

Le fer à repasser, mon meilleur ennemi

Je ne déteste pas repasser, mais le repassage ne me passionne pas non plus. Je fais cette tâche le moins mal possible, avec un peu d'application et beaucoup de courage.

Tout irait donc au mieux si les étiquettes des vêtements étaient mieux libellées. Dans l'article "laver séparément", j'ai déjà fait état de l'exagération des entreprises, qui, sous couvert de principe de précaution, proposent de laver tous les articles séparément.

Aujourd'hui, je m'en prends aux mêmes entreprises qui n'ont pas prévu le principe de précaution dans le cadre du repassage. Elles affichent fièrement "100% coton". Figurez-vous que je leur fais confiance. 
Si. 
Je place donc le curseur de mon fer à repasser sur "coton" et je m'étonne de ce que la semelle colle sur le vêtement.

Pourquoi ont-elles donc oublié que si le tissu utilisé est effectivement du coton, elles se sont servies de fil en polyester ? Et voilà que la semelle de mon fer colle sur le polyester, et voilà que je hurle, parce qu'une fois de plus il va falloir nettoyer la semelle, et que j'ai horreur du travail que j'aurais pu éviter...

lundi 27 mai 2013

Qui a osé porter des corrections à mon panneau ?

Récemment, j'ai vu se dégrader de jour en jour l'abattant du WC du haut. Longtemps, je me suis demandée comment les enfants procédaient pour rendre inutilisable un objet qui semblait solide. Et c'est lorsque l'abattant du WC du bas s'est détaché que j'ai fini par comprendre que l'un des garçons, le plus jeune pour ne pas le nommer, grimpait sur le couvercle, puis sautait en imprimant un mouvement néfaste à la bonne tenue de l'engin. Pour le WC du bas, pas de souci, il a été remis en place. Il est vrai qu'Alphonsine avait tenu bon à l'époque de l'installation du WC tout neuf, et avait proposé (voire même exigé) une cuvette et un abattant de collectivité. Pas bête, Alphonsine ! Le prix était très commun, mais la durée est conséquente : il a déjà 6 ans d'âge et reste comme neuf !

Pour le haut, par contre, nous avons opté pour le pas trop cher, pour le moyennement cher, et finalement, j'ai acheté à nouveau du moyennement cher, mais avec des vis et des  charnières à toute épreuve. Et surtout, surtout, j'ai pris le soin d'ajouter une notice, un mode d'emploi, une liste d'obligations et d'interdictions que j'ai affiché au-dessus du WC. Depuis, il semblerait que l'usage de l'abattant soit réservé à un usage normal, et n'est plus la base d'un saut en hauteur.

Mais qui donc a osé porter des corrections à mon panneau. Qui a voulu ridiculiser ma notice dont le seul but louable était de permettre à celui qui envisageait de s'y asseoir de ne pas se relever les fesses mouillées...


Nouvel abattant !

- Ne pas faire pipi en dehors de la cuvette.

- Le couvercle descend tout seul,
   il suffit de le baisser un peu.

- Ne pas forcer sur le couvercle.

Même les garçons peuvent faire pipi assis.


Et voilà la nouvelle version :

Nouvel attentat !

De nouvelles règles s'imposent après le dernier attentat : nous avons trouvé du pipi sur la cuvette ! Ceci est inadmissible. Donc, maintenant :

- Ne pas faire pipi en dehors de la cuvette.

- Le couvercle descend tout seul,
   il suffit de le baisser un peu.

- Ne pas forcer sur le couvercle.

Même les garçons peuvent faire pipi assis.

Prends garde à toi terroriste !
   Tu ne peux plus terroriser !!


vendredi 30 novembre 2012

L'évolution du nom du doudou

Mes enfants n'ont pas vraiment eu de doudou. J'ai été une mauvaise mère : le doudou reste au lit, ne voyage pas systématiquement, et prend sa douche dès qu'il commence à émettre des odeurs bof. Il y a un autre doudou de remplacement, pas toujours le même. De ce fait, l'oubli d'un doudou n'a jamais été dramatique.

Le petit dernier, Amaury, n'a pas fait exception, d'une part parce que j'ai appliqué à peu près les mêmes règles, d'autre part parce que son frère s'est chargé de le détacher de son doudou. Un jour il a disparu. Définitivement. Pour toujours. J'ai mis l'appartement sens dessus dessous, j'ai cherché partout avec ma miss trouveuse (une de mes filles qui trouve toujours tout au point qu'elle a été surnommée "Antoinette"). Pas de nounours. Rien.

Et puis vint le jour du déménagement. Le doudou est réapparu : il avait séjourné dans le cache de la hotte aspirante. Albert s'était ingénié à le lancer dans l'espace et surtout, avait tu son forfait. Mais tout vient au jour, y compris les bêtises vieilles de plusieurs années. Avec le doudou est arrivé le nom : il a été baptisé "Cow-boy" parce qu'il avait un foulard triangulaire autour de son cou.

Amaury était heureux de retrouver le doudou de sa marraine. Il l'a ajouté à toutes les peluches qui encombraient son lit, mais il a toujours eu la préférence pour Cow-boy. Autour de lui, il y a "Cannelle, Lapinou, Ourson, Babar, Loulou, Pain d'épices, Anselme, Roucky, Banania, Canirou, Pimprenelle, Nicolas, et Zoé.

Albert, jamais en panne d'idées, a décidé de viriliser ces "noms de bébé". Il a proposé "Robespierre, Staline, Ravaillac, Hitler..." . Il les fait répéter sans fin à son frère...


jeudi 25 octobre 2012

Corbeille à linge


Mes corbeilles à linge se sont décomposées… toutes seules… sans faire exprès.

Alphonsine a bien une petite idée de « comment ça s’est fait ». 

La corbeille à linge est un jeu idéal pour exercer ses forces : chacun tire d’un côté sur une poignée. Prise facile, objet léger, il suffit alors de crier « c’est le mien, rends-le moi, taka prendre le vert, le rouge est à moi ».

En jeu plus calme, elle devient un navire idéal. On s’assied dedans, on replie ses genoux, on se serre à deux ou plus, et on navigue à travers les mers. Mais attention, si la tempête éclate, le bâtiment tangue tant et plus jusqu’à se renverser.

Le train est plus sympathique parce qu’il laisse plus d’espace : chacun prend un panier qu’il vide consciencieusement de son contenu là où il se trouve (en général dans la buanderie rempli de linge fraichement repassé). Les paniers sont placés les uns derrière les autres pour former un convoi, et chacun entre dans sa voiture avec ses bagages (on remplit en vrac un sac avec une étagère de vêtements), sa dînette, son nounours ou ses poupées.

Tous ces traitements, bien ordinaires, n’ont aucune influence sur la dégradation des paniers. Non, c’est le dernier usage qui est néfaste :

Accessoirement, le panier à linge sert à y mettre le linge mouillé en vue d’être étendu, puis le linge sec en vue d’être repassé, puis le linge plié en vue d’être rangé. Ces manipulations sont néfastes pour les paniers. Il suffit de voir leur triste état :

 

lundi 6 août 2012

Un meuble brillant

De mes cinq années passées en Allemagne, je suis revenue avec un petit côté écolo. Je refuse systématiquement les sachets plastiques, je trie mes poubelles avec ardeur, j'ai un compost au fond du jardin, et j'ai même failli en installer un sur mon balcon lorsque j'habitais en appartement. Monsieur Alphonse a eu le mot qu'il fallait pour me dissuader : "Sais-tu combien de vers séjournent dans un bac ?"

A ce côté écolo vous ajoutez un côté radin, et vous comprendrez que j'ai logiquement décidé de faire moi-même mes produits d'entretien.

J'ai trouvé sur le site "Raffa, le grand ménage", un livret à télécharger gratuitement. Je me suis empressée de l'imprimer, et progressivement, au fur et à mesure que je dois renouveler mes produits d'entretien, j'exécute les recettes proposées.

Pour les meubles en bois, il faut un petit vaporisateur de 50 ml. 
5 cs jus de citron ou de vinaigre
5 cs huile d'olive
15 gouttes d'huile essentielle de citron.

Le résultat est incroyable : un meuble brillant, et une poussière qui hésite à se reposer très vite sur le meuble... 

Par contre, je ne vaporise pas sur le meuble, mais sur un chiffon en microfibres et je frotte bien pour faire pénétrer le produit.