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lundi 18 juin 2018

A quoi tiennent les envies...

J'en suis à ma troisième surveillance d'examens écrits. Je prends de l'assurance, mais je trouve toujours le temps immensément long : deux heures à arpenter les allées, c'est une prouesse pour qui aime parler, lire, écouter de la musique.

La dame qui gère les examens est venue vers moi avant de faire entrer les étudiants : 
- Vous allez voir, il y aura la queue pour aller aux toilettes dans cette matière.
- Pourquoi particulièrement pour cette matière ?
- Parce que les sujets ont été donnés, que les étudiants en ont fait des pompes et qu'ils vont les lire aux toilettes. Certains y vont même deux fois, la deuxième soi-disant pour se laver les mains.
- Aujourd'hui il n'auront plus d'envie, le prof a changé sa méthode, il n'a plus donné les sujets.

Au bout d'une demie-heure de travail, la même dame vient me voir : "Vous aviez raison, c'est étrangement calme cette fois !".

Certainement, ils ont dû recevoir un sujet constipant !


jeudi 14 juin 2018

De l'autre côté

Ca y est, je suis passée de l'autre côté, le côté des examens vus côté jardin. C'est impressionnant. Je n'imaginais pas l'organisation sans faille nécessaire pour que 2 heures d'examen écrit se déroulent dans la sérénité... enfin, la sérénité pour les surveillants, pas forcément pour les étudiants.

Premier parcours : les étudiants se rangent dans les files correspondant à leur initiale. Là déjà, les erreurs se multiplient, même pour le troisième examen de la session. On regarde leur carte d'étudiant, leur tête (on imagine l'étudiant sans barbe, avec une autre coiffure, non déformé par l'impression sur la carte. Tout un art.) Puis on coche leur nom en leur donnant le numéro de leur place. (Personnellement, je ne sais pas comment ils font pour retenir un numéro à 4 chiffres, ou à 3 ou même à 2 chiffres. Personne ne le note comme je le ferais. Un étudiant a dû revenir demander son numéro de place, je ne suis donc pas la seule à trouver cet exercice difficile). 

Une fois installés, ils vont placer leur porte-monnaie et leur natel (téléphone portable) sur une table, en notant leur nom à l'aide d'un post-it. Ils déballent leurs affaires et sortent leur sac de la salle. 

La distribution des examens commence : on vérifie le numéro de place, et on dispose le paquet de feuilles à l'envers devant l'étudiant inquiet. Le paquet se vide, un examen bleu (francophone) et un examen jaune (alémanique). On termine avec du bleu, puisqu'il y a plus d'étudiants francophones. Au-delà des panneaux, ce sont les étudiants qui composent dans une langue autre que leur langue maternelle. Ils auront des dictionnaires bilingues (français-italien-allemand-anglais) à leur disposition tout au fond de la salle. On ajoute des feuilles de brouillon. Tout est prêt. Vingt minutes se sont écoulées depuis l'ouverture des portes.

Cette fois, c'est parti. 

Pour les surveillants, une heure délicate va commencer : on passe chez les étudiants, et on feuillette toutes les lois qu'ils ont emporté. On regarde s'ils n'en ont pas pris d'interdites, puis on cherche les éventuelles feuilles qui se seraient égarées entre les pages, les notes avec des mots clefs, le tout sans déranger l'étudiant qui compose. Dès qu'il pose son code, vite, on s'en saisit, on fait son travail, et on le repose au même endroit et à la même page. Les consignes sont claires en cas de triche : l'étudiant peut toujours terminer de composer. On prend sa carte d'étudiant, et on rédige un procès-verbal en prenant des photos du code au besoin. Le prof décidera ensuite de la marche à suivre. (Il y a eu 6 PV le premier jour, puis 2 les autres jours d'examen). 

Ensuite, à moins d'être préposée aux WC, c'est "marche entre les rangées", avec des chaussures silencieuses (exigées lors de notre convocation). Celui qui veut aller aux toilettes s'avance avec sa copie, nous la remet. En échange, on lui indique le numéro des toilettes où il peut se rendre, et on note sur sa copie : "WC 14H12". Lorsqu'il revient on note l'heure de retour. Je peux vous dire que la majorité met 2 minutes pour faire l'aller-retour. Certains ont besoin de 3 minutes (en général les filles). 

De façon générale, les étudiants sont très concentrés. Sauf une dizaine sur 360, ils se tiennent tous très mal. Peu savent tenir un crayon de la bonne manière. Tous ou presque emportent de quoi boire et de quoi manger. Mis à part ceux qui s'ennuient, personne n'a le temps de pique-niquer. Ce qui m'amuse, c'est l'alignement de stabilos dans un dégradé impeccable. Ils ne servent à rien, mais doivent servir de doudou ou de gri-gri. 

Peu avant la fin de l'épreuve, nous recevons les numéros de rangées de table pour ramasser les examens. Le ramassage s'effectue en quelques minutes. Lorsque toutes les copies sont arrivées sur l'avant de la salle, les étudiants ont le droit de sortir - en silence - parce que ceux qui composent dans une autre langue que leur langue maternelle ont droit à 20 minutes de plus. 

Pendant ce temps, nous trions les copies bleues et jaunes. Puis nous les classons par numéro d'étudiant. Ensuite, nous ramassons les brouillons restés sur les tables, les papiers... et déjà, c'est l'heure du deuxième ramassage. Nous insérons les copies dans les piles déjà classées, nous pointons chaque numéro (les étudiants reçoivent un numéro aléatoire compris entre 1 et 2999) sur une liste pour être certain qu'aucune copie ne s'est égarée. 

Et voilà, nous avons passé 3 heures dans la salle des fêtes, mais ce n'est pas fête pour tout le monde !!!


jeudi 23 juin 2016

Méprisable



C’est un pervers, je n’ai que mépris pour lui. Il m’a fait passer mon examen oral, son assistant assis à côté de lui. Il était trop facile pour lui de poser des questions piège, d’affirmer que la réponse était fausse, alors qu’il était possible de la regarder des deux bouts de la lorgnette, que si elle était fausse selon un certain point de vue, elle était exacte de l’autre point de vue. Il faisait exprès de choisir des questions impliquant deux façons de voir les choses, pour avoir la joie de me contredire et de m’asséner une note médiocre. Méprisable procédé.
Texte écrit pour Kaléïdoplumes.
 

samedi 18 juin 2016

Où allez-vous ?

Mes examens se sont terminés, mais je ne vous ai pas tout raconté.

L'autre jour, j'attendais mon tour dans le couloir pour passer un examen oral. Lorsque le professeur est sorti, une petite boîte dans la main, avec le candidat qui me précédait, il m'a demandé de l'attendre 5 minutes.
 
- Puis-je vous accompagner ?
- En fait non... Je vais là où même le roi va seul.
- Oh, excusez-moi, je croyais que vous alliez fumer.
- Vous pouvez aller fumer.
- Mais moi je ne fume pas, habituellement j'accompagne les copines qui fument.
- Ah ! Vous vouliez papoter !
- C'est exactement ça.

Il est donc parti seul avec sa boîte de médicaments que j'avais pris pour un étui à cigarettes. J'étais hilare : on n'est pas gaffeuse depuis tant d'année sans avoir acquis un humour sur soi-même. Moi aussi je me fais beaucoup rire, il n'y pas que Monsieur Alphonse qui se marre !
 
 

dimanche 5 juin 2016

Veille d'examens

Demain, c'est le début de la session d'examens. Trois oraux demain matin. Je n'en peux plus de réviser sans arrêt, je suis passée aux matières suivantes que je connais déjà. Bref, ce soir Monsieur Alphonse m'a fait le reproche attendu : "Tu ne m'as pas coupé les cheveux hier soir". Je lui ai fait une réponse qui m'a surprise moi-même : "Forcément, si tu m'avais promis une séance de cinéma, j'aurais sorti la tondeuse immédiatement".
 
Monsieur Alphonse a donc sorti la tondeuse et promit la séance "Retour chez ma mère". J'ai tondu, et nous sommes partis.
 
Bon, à présent il faut penser aux choses sérieuses qui vont durer une douzaine de jours. Ce problème est toujours crucial avant les examens oraux : Que vais-je mettre pour mes oraux ?
 
 

jeudi 26 mai 2016

Examens, première partie

Sur mes 60 crédits à présenter ce semestre, j'en ai passé 30 hier. Un parcours marathon pour une étudiante détendue, avant, pendant et après. C'est fini, résultats mi-juin (ou fin juin). Lorsqu'on passe ses examens en France, il ne faut pas avoir la prétention de souhaiter bénéficier rapidement de ses résultats, n'oublions pas qu'il y a encore et toujours la fameuse réunion du jury qui décerne solennellement les notes, suite à quoi la secrétaire enregistre le bordereau, et écrit personnellement à chaque étudiant pour lui envoyer ses résultats. (Quand la secrétaire est une copine, il y a moyen d'être plus rapide que la poste !)
 
Donc, mardi soir, je suis arrivée à Strasbourg pour passer mes examens. (Note particulière aux copines strasbourgeoises qui me lisent : je sais, je ne vous ai pas fait signe, je n'ai pas voulu dormir chez vous, parce que j'ai beau me dire détendue, je subissais un stress intérieur indépendant de ma volonté, et je n'ai pas voulu vous l'imposer). J'ai pris une chambre d'hôte à un endroit où je savais que je pourrai me garer facilement et gratuitement. Naïvement, je pensais pouvoir être au calme, pas comme dans un hôtel, et de façon un peu moins impersonnelle. Ca n'était pas impersonnel du tout, et l'hôte, charmant au demeurant, vivant seul et ayant toute une vie à raconter, m'a prise à partie pour m'exposer la théorie de l'âme chez Aristote. Ca, c'était à l'heure du café. Grâce à Dieu, il avait des courses à faire, ce qui m'a permis de dîner (souper) tranquillement grâce au pique-nique que j'avais emporté. Il m'avait prévenu qu'il jouait de la clarinette et qu'il aurait à répéter. Il l'a fait une heure de temps au moins. Au moment où je me levais pour crier grâce (malgré le casque anti-bruit que j'avais emporté le son transperçait mes oreilles), il a rangé son instrument, j'ai donc pu continuer à réviser. En fait, je ne sais pas pourquoi je révise la veille : soit je connais mon cours et c'est inutile, soit je connais mon cours et c'est aussi inutile. Bref, je sais que je connais mon cours, mais ça me donne bonne conscience.
 
Au moment de me coucher, j'ai dû traverser le salon et j'ai alors appris tout ce que je ne savais pas encore sur lui. J'ai excellemment dormi sur le lit fait par un artisan des Vosges, et surtout, j'ai informé mon hôte que je me débrouillerai très bien pour le petit-déjeuner (fait de pain bio, de miel bio, de confiture bio, de beurre bio acheté sur le marché en motte, de café de commerce équitable, d'une viennoiserie bio), et que non, je n'avais pas besoin qu'il se lève, qu'en fait je préférais même être seule et réviser.
 
La matinée a démarré en vrai à 8 heures 06 (en fait à 8h05, mais la prof nous a donné une minute supplémentaire), et devait se terminer au plus tard à midi 06. Mon dernier écrit de 4 heures a dû être mon épreuve de mathématique en Terminale, pour le bac. Ca date un peu, mais finalement, les examens c'est comme la bicyclette, ça ne s'oublie pas. Il y a une voix qui vous répète : "Une heure pour faire le brouillon et rédiger le plan, deux heures pour rédiger, et une heure pour terminer de rédiger et relire". Avec ce principe bien ancré en moi, j'ai terminé avec 20 minutes d'avance.
 
Et là, moment de gloire de l'administration française : nous avons dû remplir les fameuses feuilles d'examen avec numéro d'étudiant, nom, etc... puis replier le cadre pour rendre la copie anonyme. Nous étions 11 à passer l'examen, il y avait deux sujets au choix. Le dernier surveillant était un des professeurs qui avait rédigé un sujet. J'ai été la première à rendre ma copie, son nom était inscrit sur le sujet choisi. Pendant que je sortais allègrement de la salle, il s'est plongé dans ma littérature. Quand vous vous souviendrez que j'écris à l'encre violette (CLIC), vous comprendrez que ma copie n'était plus anonyme du tout. Mais au moins les règles de procédures étaient sauves !
 
Ensuite, il a fallu s'inscrire sur une liste devant les salles des examinateurs. C'est très compliqué, je ne crois pas avoir encore tout compris, mais les 10 matières sont regroupées sous 4UE, et il faut s'inscrire chez un des professeurs de l'UE, mais il y a d'autres paramètres. Bref. Un jeune professeur nouvellement arrivé avec qui je m'entends très bien commence à discuter avec moi. Je lui demande s'il peut m'interroger en jurisprudence.
- Mais je n'y connais rien, me dit-il.
- Moi non plus, ça tombe bien.
- Alors qu'est-ce qu'on va faire ?
- On parlera d'autre chose.
- Bon d'accord, venez à 15 heures.
 
Vous pensez bien que ça ne s'est pas passé comme ça, et que je ne me suis fait examiner que sur la matière qu'il connaissait. Nous avons bien discuté, la conversation a pris un tour passionnant, mais le temps s'écoulant, il m'a proposé de poursuivre la discussion lors de la semaine de cours, en septembre, devant une bière !
 
Des examens qui se terminent dans l'alcool, je n'y vois que du bon !
 
 

jeudi 19 mai 2016

S'il savait...

J'ai un prof très sympathique, très érudit, très savant et très intéressant. Il donne son cours juste après le déjeuner, ce qui est déjà beaucoup moins sympathique. De plus, il a décidé que la mémoire auditive est meilleure lorsqu'on ne prend pas de notes, donc il ne faut pas prendre de notes de façon à mieux retenir son cours.
 
Pour Alphonsine et ses voisins, on obtient la chose suivante : J'écoute et c'est intéressant. Je baille en réponse à la fille devant qui ne peut s'empêcher de bâiller fort (ça m'énerve mais c'est comme ça), et de bâillement en bâillement, je sens mes yeux qui se ferment par en-dessous. Là, je me tourne vers V. qui a déjà les yeux fermés, je lui pousse le bras et lui susurre : "tu dors". "Non Alphonsine, je ne dors pas, je n'avais même pas les yeux fermés". "Et mon œil. Tiens, essaye de résoudre mon énigme, on fait un pendu". Au bout de deux ou trois tours, il me dit "C'est bon, merci, je suis réveillé".
 
Le problème avec cette technique, c'est qu'on a raté un bout du cours, en tout cas des petits bouts (ou des grands). Dans le fond, ce n'est pas si grave parce que l'examen nous est donné par la présence. Néanmoins, ce que je regrette, c'est que je n'ai pas entendu les choses intéressantes que le professeur nous a expliquées.
 
Il y a quelques semaines, j'ai décidé de mettre à exécution une idée, la seule qui me tienne éveillée : emporter mon tricot ou mon crochet. Le tricot c'est bien, je n'ai pas besoin de regarder mes aiguilles, mais je n'ai pas d'ouvrage en cours, et les rangs sont un peu serrés pour tenir les aiguilles. Le crochet c'est mieux, d'autant que j'ai un ouvrage en cours. J'ai donc emporté mon crochet. N. m'a regardée ahurie lorsque je me suis préparée à suivre le cours : "Tu ne vas pas crocheter pendant le cours ? Mais si. Mais non. Mais si puisque je te le dis". Et je l'ai fait.
 
J'étais au deuxième rang, un peu cachée par la personne assise devant moi. Comme je devais regarder mes mailles, j'avais la tête un peu baissée. Comme par hasard, le prof est venu se promener sur le côté de la rangée, mais j'avais bien camouflé mon matériel, V. qui ne dormait pas cachait ma pelote, et mon écharpe faisait le reste.
 
Depuis je suis le cours, ma mémoire auditive a considérablement augmenté (il est plus facile de retenir quelque chose lorsqu'on écoute. Je sais, Lapalisse l'aurait dit mieux que moi), et surtout, je suis systématiquement interpellée par le prof : "Qu'en pensez-vous Alphonsine ?" Heureusement, j'ai toujours réponse à tout et un point de vue sur chaque sujet. Je force donc son admiration par mes réponses pertinentes, et je le laisse pantois et dans l'interrogation : "Que peut donc faire Alphonsine sous son pupitre ?"
 
 

vendredi 15 avril 2016

Comment dit-on "cactus" en latin ?

Courant mars, le décanat nous a envoyé un mail pour nous annoncer que les cours tomberaient le mercredi 6 avril, un colloque devant se tenir toute la journée. Ce genre de nouvelle est toujours une bonne nouvelle, d'autant plus que j'avais encore des travaux à rendre, et qu'une journée entière de travail n'est jamais à négliger. Le lundi 4 avril, le doyen nous a fait savoir, via le décanat, qu'il ne souhaitait pas que les cours soient ainsi supprimés, et que par conséquent, le colloque se tiendrait sur la seule matinée, les cours devant reprendre normalement à 14 heures.
 
J'ai donc obéi au doyen, et j'ai repris les cours à partir de 14 heures. Le lendemain, le professeur de latin m'accoste dans le couloir : "Alors, S. et vous, vous avez séché le cours de latin ? Je vous ai attendues dans mon bureau.
- Les cours ne devaient reprendre qu'à 14 heures.
- Cela voulait dire que les cours reprenaient l'après-midi."
 
Je lui ai présenté mes excuses, me disant in peto que son interprétation laissait à désirer. Lorsque j'ai vu S., nous avons considéré toutes les deux que nous n'étions pas en faute, mais je lui ai proposé d'apporter un bouquet pour rétablir l'harmonie.
- Tu es folle, Alphonsine (S. a un vocabulaire bien à elle qui lui appartient !), on n'offre pas de fleurs à un homme, surtout pas en Suisse.
- Bon alors que peut-on lui donner ? (Les chocolats sont à proscrire)
- Ben un cactus !
- Excellente idée, tu t'en occupes ?
 
Mercredi dernier nous étions devant son bureau, le cadeau à la main. Nous lui avons offert "pour nous excuser de ne pas être venues la semaine précédente". Il a été très touché, et a immédiatement trouvé un usage parfait au cactus : "Pendant les examens, je pourrai taper les étudiants qui ne connaissent pas leur cours !"
 
Ce que c'est que de n'être que deux à suivre un cours, on ne peut même pas manquer sans que tout de suite le professeur le remarque !
 
 

jeudi 24 mars 2016

Mieux vaut prévenir que guérir

Hier soir, en cours de milieu biblique, nous avons étudié l'arrivée d'Alexandre le Grand en Palestine, la division de son empire à son décès, la lignée des Ptolémées, des Séleucides, puis l'arrivée des Maccabés ou Hasmonéens au pouvoir, puis les batailles entre Hyrcane II, Antipater, Aristobule, Hérode, Artigonos qui coupe les oreilles d'Hyrcane, de Mariamme, femme tant aimée, et tuée, et regrettée, l'intervention des neveux et des fils, bref, j'ai fini par mélanger les liens de parenté. J'ai interrompu le cours pour poser une question. Le professeur, toujours complaisant, démêle les fils (pluriel de fil). Je le remercie et conclus : "Promettez-moi de ne pas m'interroger sur ce point à l'examen".
 
Il a ri mais n'a point promis...
 
 

jeudi 14 janvier 2016

Je suis intoxiquée...

Me voilà repartie sur les bancs de l'université, juste pour huit jours, le temps de la session de démarrage du deuxième semestre. Ce qui est catastrophique, c'est que j'ai rencontré une jeune femme absolument éblouissante : dynamique, rigolote, sérieuse, ayant de la conversation, pas uniquement en cours je vous rassure.
 
Nous avons des professeurs, certains passionnants, d'autres non. Dans notre habitude à gérer plusieurs choses en même temps, mon amie et moi, nous pouvons discuter tout en prenant des notes. C'est assez efficace mais dénote d'un manque radical d'éducation. J'ai donc donné ma parole au prof de cet après-midi que je ne parlerai pas. A son regard j'ai compris qu'il n'en croyait rien.
 
Nous avons peiné à l'écouter durant une heure, dans un silence respectueux, puis j'ai levé la main et demandé une pause, expliquant que j'étais intoxiquée, non pas à la cigarette, mais à la parole, et qu'il me fallait 5 minutes de pause papote.
 
Devant une telle démonstration doublée d'un sourire efficace, il n'a pas pu résister et nous a accordé 5 minutes ! Nous avons profité de chaque seconde...
 
C'est dur, la vie d'étudiante !
 
 

mardi 5 janvier 2016

Révisions

Il semblerait qu'un premier janvier soit passé par là. Je l'ai à peine vu arriver, déjà il est loin. Je peine à reprendre mes révisions. Dans un sursaut de lucidité, aujourd'hui, il m'est apparu que nous étions le 6, et qu'il fallait entrevoir la préparation d'une galette des rois.
 
Je délaisse mes cours, je saute dans la voiture, et je fonce faire des courses. Ca tombait bien, je n'avais plus de légumes. Le soir, je m'affaire à fabriquer la galette, je remue la maison, je bouscule les enfants, je réclame une fève pour la galette (à ce niveau des exigences, la surprise de la galette est tombée comme une crêpe) (d'ailleurs, il y aurait bien eu une surprise, parce qu'Antoinette m'a annoncé que nous n'étions que le 5) (et à ce propos, il n'est pas question de remettre le roi en jeu demain), en désespoir de cause, je vole un "tonneau play-mobil", en assurant que j'en rachèterai un s'il s'avisait, le méchant, de fondre dans ma galette.
 
Poêlée de chou-fleur et fenouil aux épices italiennes, quelques pâtes pour les estomacs sur pattes à qui la promesse d'une riche galette ne coupe pas l'appétit, et hop, la galette arrive. Je lève le couteau et clame "si vous voulez savoir où se trouve la fève, laissez-moi couper, je tombe toujours dessus". Dans les cris de joie on m'arrache le couteau, on coupe (pas sur la fève), on distribue dans les règles de l'art, on mange, on se régale, on se méfie d'une flaque de tonneau play-mobil fondu.
 
Augustin, toujours un peu méfiant devant les plats qui ne viennent honorer la table qu'une fois par an, a affirmé, devant la galette encore intacte qu'il savait où se trouvait la fève. Il lève la pâte de sa portion précisément à l'endroit de la fève. Il a le don de seconde vue cet enfant, il faudra s'en souvenir. N'empêche, s'il était heureux d'être le roi, Ambroise a été heureux de récupérer le tonneau. Moi je dis, deux heureux dans une même soirée, entre un roi et un non-roi, c'est énorme !
 
Bon mais ce n'est pas tout. Si j'ai accompli mon devoir d'état, mes révisions n'ont guère avancé. Je peine... Pourtant, il y a des examens le 11 janvier à Strasbourg. Tout le semestre en un jour. Je sais, c'est fou. J'ai déjà réussi tout le semestre de Fribourg, mais en plusieurs jours, ça me paraît plus facile...

Allez, au travail ! Il y a une fin à toute chose, même aux révisions. Vivement le 11 au soir. Priez avec moi pour que Spectre soit encore à l'affiche. J'ai renoncé à le voir en décembre pour cause de révisions (je suis trop sérieuse). J'ai fait une tentative pendant les vacances, mais lorsqu'Ambroise et moi sommes arrivés à la caisse après une queue interminable, il ne restait plus qu'une seule place. Nous sommes rentrés bredouille. La prochaine fois sera la bonne... à bon entendeur, salut !
 
 

mardi 22 décembre 2015

Je suis en vacances...

Ca n'a l'air de rien ces quelques mots : "Je suis en vacances", mais pour moi ils représentent beaucoup. Lorsqu'on est mère de famille, les vacances signifient toute autre chose : que les enfants sont enfin à la maison, que les trajets sont à oublier, la montre à ranger, la maison aussi d'ailleurs, que si le mari a également des vacances, ce sera détendu. Mais pour le reste, linge, courses, repas, éducation, c'est comme en période hors vacances.
 
Depuis que j'ai retrouvé une vie étudiante, je peux à nouveau parler de vacances, parce que si rien n'a changé au niveau de la maison (quoique, les enfants m'ont fait tous les repas depuis samedi, ce qui m'a permis d'aller travailler à la bibliothèque et de rentrer mettre les pieds sous la table), j'ai enfin rangé tous mes cours, examens passés, réussis pour deux d'entre eux (j'ai les résultats), certainement réussis pour les autres.
 
Les vacances, c'est chic : on range ses cours, et on part faire des courses, on prend le temps de s'arrêter pour faire semblant de se laisser tenter... on oublie qu'on fait les courses avec Albert, et qu'il n'est pas question de faire les courses en marchant, la seule vitesse autorisée est la course rapide ! N'empêche, on s'est bien amusés. En rentrant, je me suis lancée dans la pâtisserie pour préparer le gâteau d'anniversaire d'Anatole. J'espère qu'il sera bon : comme ce n'est pas moi qui lave les casseroles, j'ai bien l'impression que l'odeur de poisson qui émanait des pêches venait en fait d'une casserole mal nettoyée. Je sens qu'on n'a pas fini de rire... Mais les vacances sont là, tout va bien !
 
 Edit du 24 : Hier, nous avons fêté l'anniversaire d'Anatole. Le gâteau était splendide, avec son glaçage à la pêche. Anatole a soufflé ses 19 bougies, nous l'avons applaudi et j'ai coupé le gâteau en 8, pour le plus grand plaisir d'Amélie dont les yeux sortaient de leurs orbites. Il était DE-LI-CIEUX. Exit le goût de poisson de la veille. Il ne restait que la pêche. C'est dans la joie que nous avons tout rangé pour nous entasser dans la voiture et partir fêter la naissance de notre Sauveur dans l'allégresse !

Joyeux Noël à tous !
 

mardi 15 décembre 2015

Etudiante...

Aujourd'hui, j'ai fait deux choses absolument inouïes et totalement impensables pour moi : J'ai abandonné l'idée d'apprendre par cœur, et j'ai fait l'université buissonnière. L'une et l'autre m'ont donné des petits frissons.
 
La mémoire d'abord : depuis toute éternité (en fait, depuis que je me souvienne), je n'ai jamais su apprendre par cœur. Une poésie me donnait de l'urticaire, et je peinais des heures durant sur les mots qui n'avaient plus de sens à force d'être rabâchés. Par contre, apprendre un cours à restituer avec mes mots ne me pose aucun problème. Pour apprendre, je me fais des plans, des démonstrations, et hop, envoyé, c'est pesé.
 
C'est alors que j'ai été confrontée à une méthode d'examen tout à fait originale : le professeur nous a donné une liste de 12 questions réparties en 4 catégories. Nous devions préparer les réponses, les apprendre par cœur, et à l'examen il devait nous donner une question par catégorie. Ne croyez pas que ce soit facile : la préparation des réponses nous a demandé de longues heures de travail. La veille de l'examen, lors du dernier cours, il a repris toutes les questions une à une et nous a interrogés oralement. L'une de nous, toute jeunette, et étrangère de surcroit, a été capable de réciter par cœur des paragraphes entiers du catéchisme de l'Eglise catholique ou de la somme de théologie de saint Thomas d'Aquin. Moi pas. Mais elle m'a mis une pression incroyable.
 
Je suis rentrée pour apprendre. Une heure trente pour une page. L'horreur. Dix minutes plus tard je ne savais plus rien. J'ai passé ainsi plus de six heures à peiner sur les mots qui s'entrechoquaient dans ma tête. Hier soir, déprimée et constatant que je n'arriverai jamais à réaliser cette prouesse, j'ai changé mon fusil d'épaule, et j'ai décidé de reprendre l'apprentissage à ma façon. J'ai commencé par aller me coucher, puis je me suis levée tôt pour tout revoir. En trois heures, j'ai réussi à rattraper tout le temps perdu.

Oui, mais, j'avais certes mon examen à 11 heures, ce qui me permettait théoriquement d'étudier. Mais j'avais aussi cours de 9 à 10 heures. Je n'y suis pas allée. Pour la première fois de ma vie, j'ai séché un cours, comme les étudiants pas modèles qui révisent et apprennent au dernier moment. Je ne sais pas si j'ai des circonstances atténuantes, mais ce qui est certain, c'est que mon examen s'est bien déroulé !

 

mardi 8 décembre 2015

C'est férié

Réjouissez-vous avec moi, aujourd'hui est un jour férié dans le canton où j'habite. L'Immaculée Conception de la Vierge est célébrée avec d'autant plus de faste que c'est l'ouverture de l'année sainte.
 

 
 
Pour moi, jour férié rime avec jour de révisions plus intenses (et Ambroise au fourneaux). Je vous quitte, je retourne à mes cours...
 

dimanche 6 décembre 2015

Les examens et saint Nicolas

Dans la famille d'Alphonsine, saint Nicolas est un incontournable. Depuis tout temps et de toute éternité, je prépare un goû-dîner plantureux et décoratif : des "Mannala" (bonhommes en pâte briochée), des pains d'épice, des fruits secs, des confitures, des mandarines et autres fruits, des pièces en or... Le vin chaud, le jus de fruit et le chocolat chaud apportent un remontant nécessaire !
 
Vous l'aurez compris, il est absolument impensable de penser "6 décembre" sans penser "fête de saint Nicolas".
 
Oui, mais lorsque Maman Alphonsine a la tête plongée dans ses révisions, que la théologie dogmatique concurrence la théologie morale, l'histoire de l'Eglise, le Nouveau Testament et la philosophie, elle ne voit pas comment rendre des comptes à la tradition tout en maintenant son travail dans des perspectives exigeantes. C'est alors que l'idée de génie a fusé :
 
"Ambroise, pourrais-tu, avec tes souvenirs de tes cours d'économie familiale, nous faire de la pâte à brioche, puis façonner des Mannalas ? Augustin t'aidera à dresser la table". Je vous épargne la réponse d'Ambroise, faite d'arguments absolument imparables. J'ai pris mes affaires et j'ai quitté la maison pour me rendre dans un lieu de solitude, seul propice à me permettre d'avancer dans mes révisions. A midi, Ambroise terminait de pétrir la pâte avec beaucoup d'assiduité. A 18 heures, lorsque je suis arrivée, j'ai découvert une table magnifique, et je me suis exclamée : "Félicitation, c'est non seulement féérique, mais ça sent bon, et ça semble délicieux. Les élèves ont dépassé leur maître !"
 

 

jeudi 3 décembre 2015

Maman travaille

De retour des courses, samedi dernier, et après avoir mis la maison en état comme tous les jours, il était déjà 10 heures, moment bien tardif pour me plonger dans le cours de théologie morale fondamentale, mais j'étais déterminée à prendre cette matière à bras le corps. C'était sans compter sur la détermination d'Augustin, désireux de mettre ses talents au service de roses des sables.
 
Avant de débuter mon travail, j'ai donc consulté la recette et donné les conseils à Augustin, lequel a immédiatement appelé Ambroise à la rescousse pour l'aider dans sa lourde tâche de peser les ingrédients, faire fondre le chocolat au bain-marie avec du beurre, d'y ajouter le sucre, de mélanger le tout délicatement aux corn-flakes avant d'en faire des petits tas et d'obtenir les magnifiques roses des sables tant espérées.
 
Ouf, les choses sont lancées, je peux ouvrir mon cours.
 
Malgré le casque anti-bruit, je perçois des bruits venant de la cuisine. Je m'enferme dans mon cours pour couper tous les sons extérieurs.

Dans l'état de nature intègre, l'homme n'avait besoin que d'une vertu surajoutée pour Maman, c'est bien 250 g de chocolat qu'il faut prendre ? Oui. Dans l'état de nature intègre, l'homme n'avait besoin que d'une vertu surajoutée pour Mais pour le bain-marie, il faut mettre combien d'eau ? Suffisamment pour que la casserole soit bien immergée, mais pas trop pour que l'eau ne passe pas dans la casserole. Dans l'état de nature intègre, l'homme n'avait besoin que d'une vertu surajoutée pour Excuse-moi de te déranger encore une fois, mais le chocolat ne fond pas. Attends un peu. Dans l'état de nature intègre, l'homme n'avait besoin que d'une vertu surajoutée pour accomplir et vouloir le bien surnaturel. Mais tu sais, il ne fond vraiment pas. J'ai ajouté le sucre et maintenant c'est... viens voir.Je me déplace, je vois dans le fond de la casserole un magma informe. Quand même c'est bizarre cette histoire. Je prends la spatule, je touille, je tourne, j'ai hâte de retourner à mon cours. Je tends la spatule à Ambroise qui poursuit son œuvre.
Dans l'état de nature intègre, l'homme n'avait besoin que d'une vertu surajoutée pour Mais tu sais, c'est toujours pareil. Tu enlèves la casserole du feu, tu verses ton mélange dans un saladier, tu ajoutes 4 œufs en fouettant, puis 100 g de farine, de la levure chimique, ça ne peut pas faire de mal, tes cornflakes (ce qui reste de ce que vous n'avez pas mangé), tu verses le tout dans un moule à cake, et au four 180°. Dans l'état de nature intègre, l'homme n'avait besoin que d'une vertu surajoutée pour Comment je dois faire ? Là, je crois que j'ai explosé, parce que Monsieur Alphonse est venu mettre fin aux velléités culinaires de ses fils. Il a mis les œufs, la farine et le reste, tout envoyé dans le four, et dimanche, nous avons eu un délicieux gâteau au chocolat surmonté d'un dôme de crème fouettée pour le dessert.

Le week-end prochain, j'irai travailler à la bibliothèque...

mercredi 2 décembre 2015

Il me manque du temps

Je cherche du temps, beaucoup de temps. Pour tout vous dire, il me manque dix ans. Exactement. Comment vais-je faire pour trouver dix ans dans les vingt jours qui me restent ?
 
La semaine prochaine, notre professeur de dogmatique mettra un point final à son cours de Christologie. Son examen est fixé au 22 décembre. Il me reste donc 20 jours pour assimiler ce pour quoi il me faudrait 10 ans. D'où mon désarroi...

 

dimanche 18 octobre 2015

Hep, vous, là-bas !

A l'université, il y a des étudiants. Il y a aussi des auditeurs libres. Il y a des cours communs aux première et deuxième années, d'autres aux deuxième et troisième années, des gens qui vont et qui viennent. Bref, il n'est pas rare, surtout en début de semestre, à l'entrée d'un professeur, de voir une personne foncer vers la porte, sortir en courant pour chercher la bonne salle.
 
C'est ce qui s'est passé ce matin. Une dame descend les marches, attrape sa valise, saisi son manteau, le tout posé devant le premier rang et sort précipitamment. Machinalement je regarde vers l'endroit où j'avais posé ma doudoune : elle n'y était plus. Je bouscule ma voisine, je sors et je cours derrière la personne, je la rattrape, et lui demande mon manteau. La pauvre, elle était dans tous ses états, elle portait deux manteaux sur son bras. Je la console rapidement et retourne en cours.
 
Je ne suis pas comme saint Martin, je ne donne pas mon manteau, et encore moins la moitié du manteau !

samedi 19 septembre 2015

L'ode à la trottinette

Avant de choisir mon nouveau moyen de locomotion, j'ai longuement étudié les fiches techniques des trottinettes.
- Roues de 200 mm de diamètre : il vaut mieux choisir des grandes roues pour circuler plus rapidement.
- Frein supplémentaire à l'avant : les routes que je prends ayant un angle abusif, il vaut mieux que je puisse m'arrêter aux croisements, y compris les jours de pluie.
- Grand plateau pour permettre de changer de pied plus facilement.
 
En faisant mes recherches, j'ai trouvé un article moqueur vis-à-vis de tous ces "vieux" (comprenez, les plus de 17 ans) qui se mettent à la trottinette. D'abord, j'affirme avec aplomb que je dois alors terminer une adolescence tumultueuse ! Ensuite, je trouve à cet engin des avantages non négligeables, surtout comparé au vélo :
 
- Il n'est pas nécessaire de traîner des cadenas puisqu'on emporte son engin partout où l'on se rend.
- Au retour (je précise que l'aller se fait en descente, très raide pour débuter, et en faux-plat pour terminer), il faudrait que je pousse mon vélo dans la montée raide, une trottinette est incontestablement moins lourde à pousser.
- Les jours de pluie, comme on voyage debout, les cuisses ne sont pas dégoulinantes en arrivant, alors qu'à vélo il faut compter des heures de séchage.
- En trottinette, les bras sont plus proches du guidon, les manches de veste ne remontent plus au-dessus des poignets.
- De façon générale on peut voyager en robe ou en jupe droite, il n'est pas nécessaire d'enfiler un pantalon à chaque fois qu'on veut sortir de chez soi.

Et puis, cerise sur le gâteau à ajouter à la liste des avantages incomparables : les jours de grosse fatigue, il suffit de plier le tout et de monter dans le bus !

Vous l'aurez compris, je circule en trottinette, et j'en suis ravie. Je suis doublée par les cyclistes, mais je double les piétons. Ce n'est que justice !
 
 
 

mercredi 16 septembre 2015

Latin suite...

Après deux semestres à peiner sur la syntaxe et la morphologie latine, bref, sur la grammaire de cette langue dite morte, et ceci à raison d'une heure par jour, j'ai décidé de ne pas en rester là, et de suivre un cours de "lecture de latin".
 
Cet après-midi, nous avons eu le premier cours. Nous étions deux ! Une doctorante qui suit ce cours depuis des années et qui déchiffre à grande vitesse, et moi... Le professeur nous a donné un texte médiéval, et m'a désignée comme devant traduite la première phrase. D'un coup j'ai eu chaud. Après trois mois sans traduire, il m'a fallu rechercher dans les tréfonds de ma mémoire les règles de grammaire.
 
Le professeur était très patient, et m'a promis des progrès fulgurants pour l'année à venir ! Yes !