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mardi 28 avril 2020

30, tout simplement !



Number cake


Trente, trente années de bonheur. Voilà 30 que Monsieur Alphonse et moi nous sommes engagés à vivre ensemble, dans la joie, la fidélité et le bonheur. Les années ont filé telles que nous nous y étions engagés. Certes, nous avons dû surmonter de nombreuses difficultés, mais toujours unis pour lutter ensemble en présentant un front uni.

Trente valait bien un number cake ! J'ai pris la recette de Christophe Felder, tirée de son livre "Bûches". Une pâte feuilletée inversée et une divine crème diplomate. Des meringues roses et jaunes, des macarons fourrés à la pâte de caramel au beurre salé, des tuiles et des cigarettes.

Le "3", girly, rose avec des fraises. Le "0", jaunes, avec des dés de mangue et d'ananas. Quelques fleurs glanées dans le jardin pour apporter une touche de délicatesse. Nous nous sommes régalés, tout comme nous nous régalons de chaque journée passée ensemble.

Merci Monsieur Alphonse pour tout le bonheur que tu m'as promis et donné !

dimanche 26 mars 2017

Je l'ai échappé belle...

Hier soir, en recherchant Ambroise qui avait passé la soirée avec des amis, j'ai eu le compte-rendu de ce qu'ils avaient ingurgité : "On a commencé par cuisiner ensemble, des pâtes et des oeufs brouillés à l'américaine (il faut mettre un jet puissant d'huile d'olive et compléter avec du beurre). Une heure après, comme on avait encore faim (forcément, moins de 500 grammes de pâtes pour 7 adolescents), on a commandé une pizza géante. Plus tard, on a décidé de faire une casserole de riz pour assouvir notre faim, et de préparer du caramel à la crème". 

En entendant cette liste à la Prévert, je me suis réjouie d'avoir cuisiné pour 14 la semaine précédente, alors que finalement il y avait seulement 9 convives ! 


jeudi 23 mars 2017

Sirop de citron

Il y a quelques années, j'ai élaboré ma recette de sirop de citron. Ici, c'est notre préféré. De plus rien ne se perd puisque je me sers des zestes pour parfumer mes gâteaux...

Ingrédients pour 2 litres de sirop :

- 1 kg de citrons bios (soit environ 7 gros citrons)
- 1,5 kg de sucre cristallisé
- 50 cl d'eau

Faire chauffer l'eau et le sucre dans un grande marmite, porter doucement à ébullition.
Pendant ce temps, prélever les zestes de tous les citrons (j'utilise une râpe verticale à 4 faces et je choisis les plus gros trous. Mes zestes sont assez gros).  Les jeter dans le sirop de sucre et laisser mijoter 5 minutes. Retirer du feu.

Presser les citrons. Verser dans la casserole hors du feu. Remuer, poser le couvercle, et laisser macérer à température ambiante 24 heures. 

Filtrer (je passe le liquide dans un tamis), mettre en bouteille. Les bouteilles de limonade à l'ancienne sont très jolies. Le sirop se garde plusieurs mois. Il est bien plus goûteux que les sirops du commerce.

Et mes zestes ? Je les étale sur un papier sulfurisé et je les laisse sécher, un peu à l'air libre, un peu dans mon four redevenu tiède après une cuisson. Il faut compter plusieurs jours de séchage. Il faut veiller à ne pas les sécher trop vite ni trop fort, sinon ils deviennent secs. Je les utilise pour parfumer mes gâteaux (au chocolat, ou les 4/4), mes brioches et mes meringues. 

Je les conserve dans une boîte au congélateur après les avoir passés au mixeur pour obtenir un poudre irrégulière.


lundi 20 mars 2017

Pièce montée

Jeudi matin, j'ai préparé une montagne de choux. Je les ai bien laissés sécher au four. En rentrant de l'école, Anatole m'a reproché de ne pas les avoir calibrés. "Tu as raison, mais ça m'ennuie de les calibrer". Je les ai stockés dans un grand saladier à la cave à l'abri des regards d'Ambroise. Ensuite, à l'aide 2 litres de lait, j'ai confectionné une crème pâtissière à la vanille, filmée au contact et réservée au frais. Il me restait à faire des cercles de pâte sablée. Ils ont rejoint les choux à la cave.


Samedi, Anatole et moi avons décoré le salon, préparé les différents amuse-gueules, regardé un bout de film en gonflant des ballons, puis, nous nous sommes décidés à nous attaquer au gros morceau, celui de la pièce montée dessinée par Anatole.

Première étape : remplir chacun des choux à l'aide d'une poche à douille. Les choux nous ont inquiétés, ils étaient un peu mous.


Matériel étalé sur la table. Au fond, on voit un moule contenant une couronne de choux surmontés par un disque de pâte sablée. 

Premier étage

5ème étage en cours : on trempe les choux un à un dans le caramel, on pose, on recouvre d'un peu de caramel, on colle le disque.
 A ce stade, j'en étais à la deuxième confection de caramel : le premier a été retiré trop tard du feu, le fond épais de la casserole l'a accompagné dans sa cuisson, lorsque je m'en suis aperçue il était trop tard.


Au sixième étage, il était temps de glisser une bouteille de cidre. 


Et voilà le résultat avec ses 9 étages. J'ai bien fait d'insister pour limiter l'oeuvre à 9, parce que les choux du bas commençaient à s'affaisser.

Impossible de placer des bougies sur la pièce montée, elle était trop raide. Mais j'ai toujours de la ressource, le panier à pain a fait l'affaire !

Au final, Ambroise a été ravi de sa fête surprise, il ne savait pas que nous avions invité des amis, la soirée a été particulièrement réussie. La pièce montée était délicieuse, juste parfaite comme il se doit pour un anniversaire qui n'arrive qu'une fois dans une vie. 


jeudi 16 mars 2017

La précision d'Anatole

J'aurais dû réfléchir à deux fois lorsqu'Anatole m'a donné l'idée de gâteau pour les 18 ans de son frère Ambroise. Anatole ne fait rien comme les autres, il frise la perfection. C'est terriblement agaçant d'être à côté de lui, et surtout stressant parce qu'il faut respecter le protocole pour atteindre les objectifs. Pour vous donner une idée d'Anatole, voir ICI, ICI et ICI.

D'ailleurs, on commence toujours par s'asseoir avec un papier et un crayon. On dessine la pièce montée, on discute des problèmes techniques. Ensuite on modifie le dessin, puis on écoute Anatole. On modifie encore. Ca va être difficile, il faut tout calibrer. Sur le papier le schéma laisse penser à un résultat spectaculaire. L'histoire le dira, rendez-vous samedi !

mardi 20 décembre 2016

Si je dis "boîte", à quoi pensez-vous ?

Si je dis "boîte" à la maison, aussitôt fusent les mots : "repas, Bento, micro-ondes, sauce, débordement dans le sac, non hermétique..."
 
Vous l'aurez compris, parmi mes enfants, nombreux sont ceux qui emportent leur repas dans des boîtes. Nombreux sont ceux aussi (tous en fait) qui n'aiment pas que la sauce se mélange aux autres ingrédients. Pour tout dire, aucun n'aime quand la boîte laisse échapper du liquide, même si celui-ci est retenu par le sachet en plastique qui l'entoure. Bref, les expériences désagréables viennent étoffer les conversations de table.
 
J'ai arpenté les rayons de supermarchés, j'ai consulté les sites spécialisés, j'ai cherché et je n'ai pas trouvé. Qui de vous pourra m'aider ?
 
Il me faudrait une marque de boîte remplissant les conditions suivantes :
- minimum 1 litre de contenance.
- totalement hermétique.
- contenant des casiers eux-mêmes hermétiques.
- prenant un minimum de place, c'est-à-dire de préférence plate.
- visuellement agréable à regarder. C'est une option facultative.
 
Je vous saurais gré de me partager vos expériences, vos trucs et astuces, vos traits de génie pour que je puisse contenter mes enfants ! Je précise que la plupart d'entre eux disposent de micro-ondes, que ce soit à l'école ou sur le lieu du travail, que la version thermique n'est donc pas indispensable, mais qu'elle est envisageable !
 
Merci par avance !
 
 
 
 

mercredi 30 novembre 2016

Le gâteau du dimanche

Pas facile de préparer un gâteau le samedi lorsqu'on est absent de la maison. J'ai donc reporté au dimanche la confection d'un quatre-quart. Vite fait, toujours bon, j'ai mis Augustin aux fourneaux pendant qu'Anatole et Ambroise réparaient les vélos avec Monsieur Alphonse.
 
Parfumé à l'orange, il est succulent. Néanmoins, j'ai éprouvé un petit pincement au cœur : il a été prêt à enfourner en moins de dix minutes. Notre moment de tête à tête a donc été prolongé par un beau film : "La pourpre et le noir". De son côté, Augustin aussi a éprouvé un pincement au cœur, parce que nous n'avons pas eu l'occasion de nous servir de la poche à douille. Promis, samedi prochain nous saurons choisir une recette plus judicieuse.
 
 
Et pour le plaisir des yeux, voici le gâteau du dimanche précédent, réalisé avec Ambroise :

 
Nous avons dessiné les motifs avec une pâte à tuiles comme indiqué dans la recette. J'ai trouvé le résultat un peu décevant, parce que les motifs ont une texture craquante par rapport au moelleux du biscuit. La prochaine fois nous les ferons avec un peu de pâte à biscuit colorée. Le dessin sera moins délicat, mais la texture uniforme.
 
Ceci dit, ce gâteau a été très apprécié, il était fourré à la confiture de fraise.
 
 

jeudi 13 octobre 2016

Gâteau au beurre, pâte au quark et à l'huile

En recherchant des videos de recettes expliquées par des italien(ne)s, j'ai trouvé une mine de recettes de gâteaux présentées par Emilio Romani. Comme son nom ne le laisse pas supposer, il s'agit d'un allemand qui propose des gâteaux sublimes. Sa décoration laisse parfois à désirer, mais ses recettes sont savoureuses, du moins c'est l'impression qu'elles me donnent. Ce soir, n'ayant plus d'œuf, et beaucoup de flegme, j'ai opté pour le "Butterkuchen mit Quark Ölteig.
 
150 g Quark (fromage blanc très épais)
75 g lait
75 g huile neutre
75 g sucre + sachet de sucre vanillé
330 g de farine
1 paquet de levure chimique
75 g de raisins marinés
 
 
100 g beurre en flocons
50 g sucre
100 g amandes effilées
1 c.s eau
 
Fouetter le quark, le lait, l'hile, les sucres. Ajouter la farine et la levure, puis les raisins.
 
Abaisser dans un moule de diamètre 26 ou 28 cm. Disposer le beurre puis les amandes (préalablement mouillées et sucrées).
 
Enfourner pour 30 minutes dans un four à 180°
 
Laisser refroidir, démouler.
 
J'ai servi le gâteau tiède ce soir. Ambroise et Monsieur Alphonse qui étaient les seuls présents à table se sont régalés, moi aussi. Simplement, lorsque j'ai expliqué la recette que je vous ai donnée ci-dessus, ils n'ont pas compris pourquoi le gâteau n'avait pas d'amandes, était peu sucré, bref, ne ressemblait pas beaucoup à l'original.
 

 
 
Il faut dire que je n'avais plus que de l'huile d'olive. J'étais arrivée au bout de mon stock de sucre, la pâte a manqué de 15 g. Pour la farine, j'avais la flegme de descendre en chercher, je vous assure que 290 suffisent amplement. Quant aux raisins, j'avais oublié qu'il fallait les intégrer à la pâte, je les ai répartis par-dessus. Je n'ai jamais d'amandes effilées, et j'avais envie de pommes. J'ai donc planté des quarts de pommes sur les raisins secs, puis versé la crème du lait qui me restait avant de saupoudrer de sucre-cannelle (j'ai toujours une boîte préparée d'avance par Augustin qui en raffole).
 
Au final, c'était délicieux, mais Monsieur Alphonse m'a demandé de remettre l'ouvrage sur le métier et de recommencer avec la vraie recette pour voir comment le gâteau original se présente.
 
Vraiment, des fois, on ferait mieux de se taire et de ne pas avouer tous ses secrets !
 
 

samedi 8 octobre 2016

La mousse au chocolat

Ici, quand on veut parler "d'auberge espagnole", on se réfère au "repas canadien". Chaque pays a ses références. On ne connaît pas l'origine de ces expressions même si on les utilise au quotidien. "J'organise une petite soirée, ce sera repas canadien".
 
Personnellement, j'aime ce concept. Enfin, on le temps de cuisiner longuement sans s'embarrasser en même temps du ménage. J'essaye de réaliser des plats que je ne fais jamais, et je me délecte dans cette occupation.
 
La dernière fois que j'ai été ainsi invitée, sachant qu'il y aurait des enfants, j'ai immédiatement pensé "mousse au chocolat". Comme je n'en fais jamais parce que le résultat n'est jamais à la hauteur des souhaits, je me suis dit que c'était la bonne occasion pour me lancer à nouveau dans cette aventure.
 
Le résultat était bluffant : onctueuse, délicate, ferme, et succulente. J'étais ravie, jusqu'à ce que je vois sur la table, DEUX mousses au chocolat : la mienne et la sienne. Faite au chocolat au lait, avec des enfants autour d'elle, le ménage à tenir et le rangement à assurer. J'étais gênée, non pas que la sienne ait été mauvaise, mais enfin, voilà... 
 
La morale de cette histoire, c'est qu'on cuisine mieux lorsqu'on n'est pas aidé par de petites mains.

Je suis certaine que vous avez tous votre recette de mousse au chocolat fétiche !


200 g de chocolat noir
4 blancs d'œufs
4 jaunes d'œufs
50 g de sucre
sel

Faire bouillir de l'eau dans une casserole. La retirer du feu, y poser une casserole plus petite contenant le chocolat.

Pendant que le chocolat fond, fouetter les jaunes d'œufs et le sucre jusqu'à ce que le sucre soit dissous. Puis fouetter les blancs avec une pincée de sel.

Verser le chocolat fondu sur les jaunes d'œufs, bien mélanger. Ajouter délicatement les œufs en neige.

Verser dans des timbales individuelles ou dans un saladier. Mettre au frais pour plusieurs heures.

 

mercredi 31 août 2016

Voyage virtuel en Scandinavie

J'ai souvent parlé de mes voyages virtuels sur mon blog, je n'en ai jamais fait de billet. Je profite d'un article écrit pour le magazine Zélie pour retranscrire ici notre voyage scandinave avec tous les détails, jour après jour. Nous l'avons fait en 2010.

Habituellement, je propose un voyage virtuel pendant les vacances de février : le temps n’est pas toujours clément, et les enfants ne peuvent passer leurs journées à jouer à l’extérieur. C’est un bon moyen de les occuper et de leur ouvrir l’esprit !

Le concept du voyage virtuel est très facile, très agréable, et convient à toute personne et à tout âge. Mais comme pour tout voyage, il faut s’y prendre à l’avance, environ un mois, pour être fin prêt le jour J.

Nous choisissons notre lieu de destination en famille, mais je garde le privilège de la destination finale, parce que c’est moi qui cuisine ! La majorité souhaitait partir en Grèce, mais les légumes d’été ne sont pas faciles à trouver au mois de février. Malgré les contestations, j’ai opté pour la Scandinavie.


La tâche suivante consiste à regrouper les éléments matériels du voyage
-    des DVD de reportages
-    des livres comportant de nombreuses photos
-    des livres de contes nordiques
-    des recettes nordiques
-    une carte routière

Ce voyage étant le 4ème (après le Mexique, la Russie et l’Inde), je sais à présent où trouver ce dont j’ai besoin.
 
 
Une promenade chez un bouquiniste, ou mieux, chez Emmaüs permet de chiner des beaux livres sur les différents pays. Pour 10 euros, j’ai fait l’acquisition de magnifiques livres de voyages, comportant de grandes photos faisant rêver, un livre de cuisine « La cuisine scandinave » (SAEP) ainsi que des livres de contes (d’Andersen).
 
 

Pour les DVD, j’écume Internet pour trouver des DVD de reportages. Selon les sites, les frais de port sont gratuits et livrés directement dans la boîte aux lettres. J’ai choisi trois DVD concernant respectivement la Norvège, la Suède et la Finlande. Il n’existe malheureusement aucun reportage sur le Danemark. La carte routière a été commandée sur le même site.
 
 
 
Je fais ensuite des recherches approfondies sur les pays que nous allons visiter, et je prépare des questionnaires pour les enfants. Je leur donne une des feuilles le matin, et ils ont la journée pour faire des recherches dans leurs livres ou dans les documents que je leur donnerai. Ainsi, je peux espérer avoir une conversation intelligente le soir au dîner.

Grâce à Marmiton et à son stock de recettes, je glane les recettes scandinaves. Le moteur de recherche est bien fait, je prends note d’une trentaine de recettes alléchantes. Je complète ensuite avec mes livres de cuisine (également glanés pour une grande part chez Emmaüs) ou d’autres sites spécialisés en cuisine scandinave.
 
Je recopie les recettes que j’envisage de réaliser, et je les range dans un classeur. Puis je note les ingrédients dont j’aurai besoin, et je classe les recettes selon qu’elles nécessitent des produits frais ou non. Je me dresse ainsi une liste de menus pour la semaine. Il faut assurer les déjeuners et les dîners, les petits déjeuners restant traditionnels.

Le grand jour approche, il s’agit de faire les courses. Il y aura beaucoup de poisson, spécialement du poisson fumé ou salé : hareng, haddock, morue… J’ai ajouté de la viande hachée pour les boulettes, des myrtilles et des airelles pour les desserts. Dans le prix du voyage, je ne compte pas le prix des repas, puisque le coût ne diffère pas du coût habituel.

Nous sommes à la veille de partir. Lorsque les enfants sont couchés, j’accroche la carte routière dans la salle à manger et je pose sur la table du salon tous les livres de voyages que j’ai chinés. Ainsi, les enfants pourront les feuilleter à loisir.
 
 
 
        
Ça y est, nous y sommes, le voyage a commencé. Les enfants attendent avec plus d’impatience que de coutume l’heure du déjeuner ou du dîner. Ils sont curieux de savoir ce qui bout dans la marmite !

Premier jour :

J’ai trouvé un immense saumon (4,100 kg). Je n’arrive pas à me décider à le couper en darnes, ce serait dommage. Je cherche donc ma grande poissonnière, et je choisis de le cuire au court-bouillon et de le servir en entier sur la table.
 
Que d’exclamations ! Je dois freiner les appétits si je veux pouvoir garder la moitié pour accommoder un autre repas.
 


Pour accompagner ce plat, je prépare les pommes de terre à la suédoise.
 
 
 
Deuxième jour :

Aujourd’hui, je propose des merlus. Et comme le poisson entier a eu du succès, je reprends le même mode de cuisson que la veille. Cette fois les enfants apprennent à enlever la peau et la chair sans détacher les arêtes ! Et ils se précipitent sur les joues, ayant compris que c’était là le morceau le plus délicat !

Oui, je sais, le merlu n’est pas un poisson de mer froide… mais il n’y avait pas plus de merlan. Je n’ai rien avoué à ma tribu… et j’ai oublié de faire la photo. Mais il suffit de se reporter à la photo du saumon au court-bouillon, de l’imaginer plus maigre et plus petit et de lui mettre une tête de merlu !

J’ai fait un roux avec le bouillon du poisson, et ajouté un peu de crème. La sauce était parfaite.
 
 
Troisième jour :

Assez de poisson… nous passons aux
boulettes à la suédoise.
 
Les boulettes sont fondantes. J’étais dubitative à l’idée de mettre de la pomme de terre cuite, mais elle fait vraiment la différence. A titre de précaution, j’ai doublé les quantités. J’ai bien fait, nous aurons un autre repas de boulettes.

J’ai accompagné les boulettes de carottes cuites (oignon revenu, carottes en rondelles, une cuillerée de farine, sel et un verre d’eau. Lorsque l’eau bout je baisse le feu). Et j’ai ajouté une sauce au poivre pour compléter le plat.

En guise de goûter, j’ai essayé les
gâteaux suédois :
 

 
 
A vos casseroles ! Il faut les essayer de toute urgence. Les miens se sont aplatis de façon lamentable, mais le goût a fait passer l’esthétisme. Quel régal !
 
 
Quatrième jour :
 
J’ai adapté la terrine de saumon façon scandinave :

 
Les enfants gourmands avaient dévoré tout le merlu, j’avais oublié de me réserver deux filets. Le saumon était déjà cuit, mais qu’à cela ne tienne… J’ai émietté le saumon cuit, supprimé le merlan et le jaune d’œuf, et mixé le tout en réservant des morceaux de chair que j’ai mis entre les couches. C’était excellent, le goût délicat des airelles est somptueux avec le saumon.

J’ai servi cette terrine avec une
sauce nordique :
Cette sauce se marie parfaitement avec le saumon. J’ai simplement remplacé le tabasco par un peu de raifort.
 
Cinquième jour : Il est temps de ressortir les boulettes de viande. Pour changer, j’ai fait du pain polaire, et j’ai servi les boulettes avec le pain, du ketchup, et des gros cornichons doux. Le concept a bien plu aux enfants.

 
Ces pains sont vraiment très bons. J’ai essayé de les faire cuire sans couvercle, mais ils gonflent mieux avec le couvercle. J’ai beaucoup aimé le délicat goût de seigle.

Ce soir, je vais changer mes habitudes. Pour l’instant, nous avons toujours mangé de la soupe aux légumes suivie de pommes de terre en robe des champs et de harengs fumé ou à l’huile. Personne ne s’en lasse, mais je leur réserve une surprise avec le dîner.

Je prévois de faire des canapés scandinaves. Nous les préparons en début de soirée. J’ai décongelé un pain de mie maison, coupé en tranches, tartiné de beurre, puis recouvert de différentes sortes d’ingrédients avant de les couper en quatre.
-    anchois, rondelle de concombre
-    saumon fumé
-    avocat, crevettes
-    œufs de lumps
-    œufs de saumon
-    saumon cuit (mon reste de terrine de la veille)
-    œufs durs émiettés, radis
Pour commencer, chacun a eu un assortiment sur son assiette, puis, après avoir pu goûter de tout, nous avons pris dans les plats ce que nous préférions.


 

 
 
Comme dessert, j’ai testé le gâteau aux pommes. Facile à faire, il m’a déjà semblé sympathique. Lorsque l’odeur de la cuisson est arrivée à mes narines, j’étais subjuguée. Il a fallu patienter jusqu’au soir pour le déguster. Quel supplice !
 
 

 
 
Sixième jour :
 
Aujourd’hui, nous avons fait notre pain. C’est une activité qui nous prend 6 heures. J’ai donc choisi de faire des desserts Scandinaves que j’ai fait cuire dans le four à pain. Voilà le résultat de notre fournée :

 
Les boules suédoises ressemblent plus à des escargots qu’à des boules. Il faut bien replier l’extrémité de la pâte sous la brioche pour que le centre se surélève et donne l’aspect bien suédois des boules.

 
 
J’ai également préparé des tartes aux myrtilles. Une pâte sablée, une fine couche d’amandes en poudre, des myrtilles et un flan (crème, œuf, sucre). Un régal.
 
 

Septième jour :
 
J’essaye le gratin de morue aux pommes de terre. Voilà déjà deux jours que j’ai commencé à dessaler la morue. La recette est tirée du livre «Recettes scandinaves » édité aux éditions SAEP.

Gratin de morue aux pommes de terre :

Dessalage : 24 heures
Préparation : 50 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 4 personnes (j’ai doublé les quantités) :

1,2 kg de morue
5 cl vinaigre
30 g beurre
30 g farine
3 dl lait
1 dl crème
sel, poivre, muscade
400 g pommes de terre
80 g chapelure

Mettre la morue à dessaler 24 heures.
Eplucher et cuire les pommes de terre à l’eau salée. Les écraser en ajoutant la crème.
Confectionner une sauce béchamel avec le beurre, la farine et le lait.
Placer le poisson dans un récipient de cuisson. Recouvrir d’eau froide additionnée de vinaigre. Cuire à frémissement 15 à 20 minutes. Egoutter la morue et retirer les peaux et les arêtes. Emietter très légèrement les chairs.
Dans un grand plat à gratin beurré, disposer la purée, répartir le poisson puis napper de béchamel. Saupoudrer de chapelure. Passer au four pour gratiner.
Ce plat que j'hésitais à faire s'est révélé délicieux. Un ami, invité ce jour, s'est copieusement resservi, suivi de près par mon mari et mes enfants !
 
 
En dessert, nous avons goûté la tarte aux myrtilles qui nous a subjugués. La cuisson au four à pain change tout, les tartes sont tout simplement meilleures.
 
 
Huitième jour :
 
Les boulettes de morue me tentent bien, et vont me permettre d’utiliser le (petit) reste de la veille.


Comme ce reste ne suffira pas pour 8 personnes, je teste les Spenetplätter ou galettes aux épinards (recette tirée du livre «Recettes Scandinaves» chez SAEP.

Spenetplätter :

Préparation : 50 mn
Cuisson : 1 heure 20
Pour 4 personnes

1 kg d’épinards
500 g de pommes de terre cuites
3 jaunes d’œufs
100 g beurre
80 g farine
2 œufs
200 g chapelure

Faire étuver les épinards dans 40 g de beurre jusqu’à complète évaporation.
Dessécher la purée sur le feu, ajouter les jaunes d’œufs et 60 g de beurre, puis les épinards et l’assaisonnement.
Façonner des boulettes de la taille d’une clémentine, les aplatir, les paner et les frire.

J’ai bien aimé ces galettes. La prochaine fois, je mettrai du poivre et de la noix de muscade pour relever le goût.
 

Neuvième jour :
 
Aujourd’hui, tout le monde se sent le cœur en fête : j’ai promis de concocter des hamburgers norvégiens.
Je commence par les
buns

 
 
Ensuite, je prépare des raviers avec les ingrédients : tomates en tranches, sauce, concombre en tranches, salade émincée, tarama (je n’ai pas trouvé de rillettes de saumon) et bien sûr, le saumon fumé. A table, je donne les consigne : « il faut couper le pain, tartiner de tarama, poser des rondelles de tomate, de la salade, du saumon, une cuillerée de sauce, des rondelles de concombre. Puis recouvrir de pain, et croquer… »
 
 
C’est vraiment délicieux. Les ingrédients sont harmonieux, frais, et … seule critique : les enfants auraient aimé des frites pour faire plus vrai !
 
 
Dixième jour :
 
Je vais tenter une spécialité suédoise : le Länkäl, du chou vert au jambon, tiré du livre « Cuisine Scandinave » (SAEP)
 

 
Préparation : 30minutes
Cuisson : 40 minutes
Pour 6 personnes

2 kg de chou vert
1 l de bouillon de viande
40 g de saindoux
2 dl de crème fraîche
200 g jambon blanc coupé en dés

Faire blanchir les feuilles de chou (sans les côtes) dans le bouillon. Les égoutter et les hacher.
Faire chauffer le saindoux. Ajouter le chou et la crème, sel et poivre. Faire cuire doucement. Ajouter le jambon.
Servir très chaud accompagné de pain grillé.

C’est un plat très simple, mais vraiment goûteux. Il se réchauffe bien aussi. La prochaine fois, j’ajouterai de la noix de muscade.

En dessert, je propose le
gâteau aux pommes scandinave :


En  fait, je le prépare avec des poires (parce que je dois impérativement les consommer), et nous nous régalons.
 
 
Onzième jour :
 
Pour ce dernier jour nous allons tester le haddock rôti à la sauce aux œufsCuisine Scandinave » SAEP)

Préparation : 20 minutes (et trempage 2 heures)
Cuisson : 20 minutes
Pour 4 personnes

500 g haddock trompés pendant 2 h dans du lait froid
60 g beurre
25 g farine
3 dl lait
sel, poivre, muscade
2 œufs durs hachés
2 c. s. persil
jus d’1/2 citron

Poser le poisson égoutté dans un plat ; Arroser de 30 g de beurre fondu.
Enfourner 10 à 12 minutes dans un four préchauffé à 200°C.
Faire une béchamel avec le reste de beurre, la farine et le lait. Assaisonner, ajouter les œufs durs, le citron et le persil.
Servir le poisson avec la sauce, et proposer des pdt en accompagnement.
 



Le verdict a été très satisfaisant… le poisson aurait été meilleur si j’avais pensé à temps à le faire tremper dans du lait ! Et je l’ai servi avec du riz. Je garderai également cette recette dans mes tablettes !

Nous voici arrivés au terme de notre voyage. Nous réintégrons notre Alsace natale en gardant en mémoire toutes les images des régions visitées, et des saveurs découvertes.  Nous avons vécu dans l’enthousiasme toutes ces journées, et nous étions tellement pris par notre voyage que nous avons vraiment l’impression d’atterrir dans notre maison !

Il ne reste plus qu’à passer au vote final. A la question : « Quel plat avez-vous préféré ? » je n’ai pu avoir aucune réponse. C’est peut-être le gros saumon cuit au court-bouillon qui a eu la préférence. Il était vraiment spectaculaire. Et la tarte aux myrtilles a fait l’unanimité en matière de dessert.
   
Pour la petite histoire, mes questionnaires n’ont pas eu beaucoup de succès : les Jeux Olympiques d’hiver sont venus perturber le bon déroulement du voyage tel que je l’avais imaginé. Mais il faut être souple, c’est le secret d’une bonne harmonie. Alors, ai-je le regret de n’avoir pas eu l’idée de me rendre au Canada ? Même pas… nous étions si bien en Scandinavie !
 

jeudi 5 mai 2016

Vous n'auriez pas des oeufs ?

Cet après-midi, Antoinette, pleine d'une énergie soudaine, décide de faire un gâteau au chocolat. Une fois lancée, elle s'arrête brutalement : "Maman, reste-t-il des œufs ?" Et bien non. "A quelle voisine peut-on demander ?"
 
"En fait, celle d'à-côté est partie, je l'ai vue monter en voiture. L'autre a les volets fermés, la troisième n'aime pas la fumée qui sort de notre conduit, il vaut donc mieux s'abstenir de lui demander un service... Je sais, va chez la maman de Mathieu et compagnie". Antoinette court d'un pas allègre vers un destin plus heureux, et revient avec les quatre seuls œufs qui restaient dans le frigo, donnés par le papa de Mathieu et compagnie.
 
Antoinette reprend sa tâche avec allégresse, et s'arrête tout aussi vite "Maman, le deuxième œuf est un œuf dur !" Finalement, seuls deux œufs sur les quatre étaient durs. Le gâteau a pris forme, les œufs manquant ont été remplacés par un peu de lait. Tout est bien qui finit bien.
 
Simplement, je me demande quelle tête fera ma voisine lorsque je lui ramènerai des œufs demain ! Je sens qu'on va bien rire !
 
 

dimanche 20 mars 2016

Avertissement !

Une fois de plus, je me suis lancée dans la confection de la pâte à choux pour réaliser, cette fois, un saint Honoré (l'anniversaire d'Ambroise se doit d'être fêté dignement).
 
Hier soir, donc, je me suis lancée, tout à fait confiante dans une pâte à choux digne du plus grand pâtissier. Pendant qu'elle levait avec brio à 200°C, j'ai fait chauffer du lait pour préparer la crème pâtissière. Un coup d'œil sur Internet pour retrouver les proportions, je casse les œufs, j'ajoute le sucre, la Maïzena, etc. Tout va bien. Je verse la lait chaud, j'ai un doute sur la consistance : ça bulle. Je reverse dans la casserole pour faire chauffer. Le mélange "lève", épaissit très peu, prend une consistance curieuse. Je goûte, c'est un peu salé. (Non, je n'ai pas interverti le sel et le sucre). Je mets à refroidir, et remets au lendemain la suite des évènements.
 
Ce matin, j'examine ma crème qui a un aspect de crème tourné. OK.
 
Je choisis la facilité, j'opte pour les sachets de pudding : on chauffe le lait, on verse la poudre, on remue une minute et hop, c'est terminé. Sauf que.... le sachet indiquait bien pudding, mais c'était du flan. Bref, rien à voir avec la consistance souhaitée.
 
C'est alors que j'ai eu une lumière en regardant mon placard : la veille, j'avais confondu les paquets de poudre à lever et de Maïzena.

 

Lorsque les paquets sont positionnés de face, l'erreur devient scandaleuse !


 
Avertissement :
 
- Il est inutile d'entreprendre des choses sérieuses (de la pâtisserie) après avoir travaillé plus de 6 heures à la bibliothèque.
 
Et pour rassurer mon lectorat : le Saint Honoré était particulièrement réussi, la troisième tentative de crème pâtissière (sans sachet mais avec de la Maïzena) a été un succès. Je l'ai parfumée aux zestes d'orange, un délice. Le caramel a donné un tour brillant aux petits choux disposés sur le cercle. La pâte sablée était somptueuse, ni trop épaisse, ni trop fine.

Chaque chou est farci, ainsi que la couronne !
 
 
 
Bref, un succès inespéré !
 
 

dimanche 31 janvier 2016

Ce que ne vous dira jamais Alphonsine

Ce que ne vous dira jamais Alphonsine
Par Ambroise
 
Ce jour-là, maman décida avec bonne humeur de faire des choux au chocolat pour ma fête. L’idée étant excellente, elle se mit rapidement à l’œuvre et la cuisine fut vite couverte de matériaux de tailles diverses aux buts plus ou moins précis. Alphonsine, qui ne rate jamais une occasion pour nous instruire Augustin et moi, nous informait de la manière dont on fait les choux et surtout dont on les réussit. Comme j’ai suivis le cours avec un coup d’œil circonspect mêlé de respect, je peux donc facilement autant que vivement décrire le début de l’odyssée : au commencement tout se passait bien malgré quelques petits bémols comme le Kenwood si vieux qu’il vibrait à en croire qu’il voulait sauter au bas de la table. Mais le calme fut de courte durée… Tout débuta au moment où maman forma les choux à l’aide d’une poche à douille, en expliquant à Augustin (c’est lui qui devait prendre la relève) comment bien disposer les choux sur la plaque. Mais une pâte à choux, c’est comme un jeune enfant : c’est au moment où l’on s’en soucie le moins qu’elle provoque des ennuis ; la pâte de maman ne se faisant pas prier, sortit des deux côtés ; mais surtout du mauvais côté, et la préparation coula telle la lave d’un volcan en éruption sur les mains d’Alphonsine. Comme la pâte était constituée de beurre, la poche à douille devint glissante et la situation devint périlleuse : les choux au départ rond (ou presque) se transformèrent en espèce de longues choses gluantes ne ressemblant à rien même à l’aide de beaucoup d’imagination et recouvrèrent trop vite la plaque en plus du reste qui dégoulinait des doigts de maman… Cette dernière essaya sans succès d’arranger le tout, ce qui l’aggrava au contraire. De plus, Alphonsine prenait la chose avec humour ; et je peux vous dire qu’essayer d’étaler piteusement une pâte grasse qui dégouline de toute part, en rigolant n’est pas chose aisée…
 
 
 
 
 
 
 
 
Heureusement, le résultat après la cuisson fut une réussite totale :
 
 
 
 
 
 Alphonsine s'est très bien rattrapée en fourrant les choux à l'aide d'une délicieuse crème au chocolat. J'ai eu beaucoup de chance pour ma fête...

(De votre envoyé spécial Ambroise)