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mardi 21 juin 2016

Tag du dragon

L'ébouriffée m'a tagguée... Ce que c'est que la célébrité, parfois je regrette l'anonymat. Malgré tout, vous reconnaîtrez que ce tag est parti d'un bon sentiment. L'ébouriffée s'est dit que puisque j'étais en prise avec la poussière, elle allait m'envoyer un gentil dragon, qui, d'un éternuement, allait dépoussiérer d'un coup toute la maison. Un dragon-aide ménagère, vous y croyez vous ?
 
Bref, que faut-il faire ?
Nominer les meilleurs commentateurs. Je n'ai pas bien compris si je devais sélectionner les meilleurs commentaires ou les commentateurs les plus fréquents. J'opterais pour les seconds pour ne pas créer de guerre des commentateurs de blog, mais il faudrait que je compte, et quand on aime, on ne compte pas. Il n'y aura donc pas de nominé, ou plutôt, tout le monde est nominé ! A vos plumes !
 
Il faut ensuite dire 5 choses sur soi, des choses inédites. C'est un peu difficile lorsqu'on a un blog de 5 ans d'âge, d'arriver à renouveler cet exercice.
 
- Mon désir le plus profond serait d'avoir un dragon-aide ménagère.
 
- J'aime aller à la déchetterie. Le personnel est tellement complaisant que j'ai le droit d'entrer dans le hangar en marche arrière pour vider mes mètres cubes de papier, et que j'ai à peine le temps de sortir de la voiture que le coffre de mon véhicule est vide.
 
- Je n'ai pas la main verte. Mais alors pas du tout. Les seules plantes qui ont du succès chez moi sont les cactus, parce que moins on y pense, mieux ils se portent.

- J'use sans abuser du tape-mouches. Je ne les supporte pas virevolter autour de moi. Depuis une heure, ce sont 3 mouches qui ont été occises, la quatrième voit arriver ses dernière minutes de vie.

- J'ai été déçue du dernier livre de Jean d'Ormesson : c'est un livre de politique, les 50 dernière années. Bof, comme détente après des examens, il y a plus plaisant !

Sur ce, n'ayant toujours pas de dragon-aide ménagère, je vais aller nettoyer ma cuisine moi-même.

 

dimanche 29 mai 2016

Tag de la femme géniale qui est en vous

Ce matin en me réveillant, j'ai eu une idée de Tag à faire circuler... Habituellement, on se dénigre, on oublie de s'aimer, de s'admirer, de s'exalter. Pourtant, chacun de nous est une œuvre unique et sait exceller dans des prouesses formidables. A partir de maintenant et pas plus tard que tout de suite, nous allons, sans orgueil et sans fausse modestie, annoncer ce qu'il y a de plus génial en nous.
 
Pour jouer, c'est facile :
Je réfléchis à mes domaines de prédilection, ceux dans lesquels j'excelle. Je recherche  quels sont  mes atouts, l'art dans lequel j'excelle, le domaine ou je reçois le plus de compliment, et en toute modestie, je l'exprime avec joie et simplicité.

Je débute donc ce tag : L'art dans lequel je m'exprime le mieux est incontestablement l'art oratoire ! J'aime écrire, j'aime surtout parler, je le fais bien, fort et longuement. Je sais tenir une assemblée en haleine, et j'adore ça !

Celui dans lequel je sais le moins bien m'exprimer est l'art pictural. A moins d'envisager qu'un enfant de 5 ans dessine merveilleusement, personnellement, je n'ai pas évolué. Le jour où j'ai découvert qu'il était possible de sculpter sans savoir dessiner, j'ai modelé la tête du "David" de Michel Ange.




Je taggue cinq bloggeuses, à charge pour elle de répondre et de faire suivre :

- Sécotine -
Sécotine fait sa maligne
Bibiche
Au petit bonheur
Les2Koalas

Et bien entendu toutes les bloggeuses ayant envie de jouer !

 
 
 
 

mercredi 11 mai 2016

Tag


J'ai été taggée par Les carnets de l'ébouriffée. Un tag sur les livres, ça ne se refuse pas, même en période intense de révisions. Je dois répondre à 5 questions, puis en poser 5 autres à 5 bloggueurs. Je serai égale à moi-même : je ne passe jamais le relai du tag, par paresse peut-être, par manque de temps certainement, par priorité donnée à mes examens surtout !
 
Passons aux questions... et aux réponses !

≠ Le livre qui a changé ta vie ?

Je pense que c'était "Fantômette" de Georges Chaulet. J'en ai lu un, puis un autre, puis un autre encore... Lorsque j'ai eu tout lu, mon amour pour la lecture a été définitif. Parfois, par nostalgie, je lis un Fantômette. Un jour je l'ai lu avec mon regard d'adulte, il m'a déçue. Depuis, je ne l'ouvre qu'avec mon âme d'enfant et je me régale...
 

≠ Le livre dans lequel tu aimerais vivre ?

Dans le livre de ma vie. Ce livre a tous les styles, mais globalement j'en tire des éléments plutôt amusants qui valent vraiment la peine d'être vécus ! Surtout, je ne retiens que les passages amusants !
 
≠ Le livre que tu adores offrir ?
 
Etonnant, mais je n'offre que très rarement des livres, et dans ce cas, je choisis un livre adapté au récipiendaire, je n'accable pas mon entourage de mes choix de lectures ! Imaginez qu'ils me disent ne pas avoir aimé alors que je l'ai dévoré, je serais déçue, et ça, je ne peux l'accepter.
 
≠ Attribue le prochain Nobel de littérature.
 
Victor Hugo ne l'a pas encore touché. C'est un scandale qu'on ne pense pas à lui lorsqu'on réfléchit à cette attribution. Si on me demandait mon avis, c'est donc sur Victor Hugo que tomberait mon choix !
 
≠ Le livre que tu conseilles à un adolescent ?
 
Tous les livres de Victor Hugo : tous mes enfants l'ont testé, certains avec un succès inouï, d'autres avec réserve, d'autres encore avec un air narquois et une affirmation sans appel : "papa a raison, Victor Hugo n'est pas intéressant.
Si l'adolescent n'est pas mon enfant, je lui conseille de tester des auteurs classiques dont le français chante aux oreilles, et sinon, tout livre qui lui fait plaisir et qui lui donnera le goût de la lecture.

 
 
PS : Si quelqu'un a envie de faire suivre ce tag en répondant aux mêmes questions, qu'il se jette sur son clavier !!!

vendredi 16 octobre 2015

Invention (5/5)

Tagguée par Ma', il m'appartient de trouver cinq photos, de raconter cinq histoires et de désigner une autre bloggeuse pour jouer le jeu. J'abandonne l'idée des cinq blogueuses à choisir...
 
Chaque jour apporte sa découverte, du moins c'est ainsi qu'Anatole a profité des vacances cet été. En arrivant à la plage, il chaussait les palmes que personne ne s'avisait à lui chiper (il y a forcément des avantages à être le seul de la famille à chausser du 47 !), attrapait un masque et un tuba et partait explorer les fonds sous-marins situés à 7 mètres du bord de l'eau.
 
Il nous a ramené une paire de lunettes de soleil homme, des coquillages, un énorme coquillage qu'il a offert à sa soeur, une étoile de mer vite remise dans son milieu naturel, des pierres de toutes sortes, des algues... et trois couteaux dont nous ne savions que faire. Alors nous les avons ramenés à la maison en souvenir...
 
 

mercredi 14 octobre 2015

Mon arbre (4/5)

Tagguée par Ma', il m'appartient de trouver cinq photos, de raconter cinq histoires et de désigner une autre bloggeuse pour jouer le jeu. Voilà la quatrième histoire. Je n'ai pas trouvée la photo tant aimée, j'en ai choisi une équivalente. Le premier qui me fait remarquer qu'il s'agit d'un pommier sur la photo sera traité d'affreux concret dont l'âme n'est pas capable de gymnastique fondamentale. J'abandonne l'idée des cinq blogueuses à choisir...

 
C’était à cause de cet arbre que j’avais acheté la maison. Il était si joli au milieu du pré non entretenu, parmi les herbes folles, et les quelques orties qui nous battaient les jambes. Il était presque adossé à une palissade, installée là pour délimiter le champ des chèvres. Les chèvres étaient parties avec les précédents habitants, la palissade était restée. L’arbre aussi. Qu’il était beau, il avait déjà bien vécu, portait ses branches de façon majestueuse, et, délicatement, les laissait s’incliner vers la terre pour nous permettre, le moment venu de cueillir les fruits avec gourmandise. Il était déjà lourd de belles mirabelles encore vertes. Il promettait une belle récolte.
 
En visitant la maison puis les dépendances, je ne pensais qu’à cet arbre. Ce souvenir avait tout enjolivé, je voyais la maison bien plus belle qu’elle n’était en réalité, tout était rendu plus beau par cet arbre, si grandiose et en même temps si discret.
 
La première fois que nous avons ouvert le portail avec notre clef, nous sommes directement allés au jardin pour rendre visite à l’arbre. Il n’était pas seul, pourtant, d’autres arbres vivaient sur la même parcelle. Des pommiers, un pêcher, des quetschers, un cerisier, un autre mirabellier, des noisetiers. Il y avait même, bonheur suprême des enfants, un noyer somptueux immédiatement pris d’assaut. Ses grosses branches frôlant le sol permettaient des jeux fantastiques dans les airs. Il était tour à tour navire, camion, aéronef. Une balançoire avait été improvisée : une grosse corde arrimée à une mère branche, un gros tube en carton ayant servi au transport d’une moquette, et voilà 6 enfants répartis de part et d’autre du tuyau.
 
Mais l’arbre de prédilection restait le mirabellier au branchage si harmonieux. A la fin de l’été, il nous donna des fruits exquis, des mirabelles si belles, jaunes, virant sur le rouge, au goût de miel. J'en fis des conserves et des confitures, nous nous régalâmes tout l'hiver, puis toutes les autres saisons jusqu'à la cueillette suivante.

Hélas, il était déjà bien vieux. Chaque année le voyait réduit d'une grosse branche, chaque année la récolte diminuait. Puis arriva l'inévitable : il était si desséché que nous n'eûmes plus qu'une poignée de mirabelles, toujours aussi goûteuses, mais  en si petite quantité que la question se posa pour la première fois au printemps suivant : ne faudrait-il pas en faire du bois de chauffage ? Je contemplais cet arbre bien aimé, assise au milieu du champ. Un étrange vol d'oiseaux attira mon attention : cet arbre si creux qui ne pouvait plus produire de fruit contenait en son sein la vie même : une couvée d'oisillons piaillant à qui mieux mieux pour avoir la pitance des parents affairés.

Je me levai et souris : cette fois, c'était bien sûr, cet arbre aurait la vie sauve !

 


samedi 10 octobre 2015

Je suis telle une gare (3/5)

Tagguée par Ma', il m'appartient de trouver cinq photos, de raconter cinq histoires et de désigner une autre bloggeuse pour jouer le jeu. J'abandonne l'idée des cinq blogueuses à choisir...
 
 
Image
 
Mes larges fondations sont posées au milieu des arbres, tout près d’un château. Je ressemble à s’y méprendre à une gare, avec mon architecture de station ferroviaire. Je ne ferme jamais les yeux, mes volets rouges restent toujours ouverts, j’espère ainsi être plus accueillante. Mon préau permet aux enfants de jouer, aux familles d’y prendre les repas, ou de s’asseoir tranquillement en regardant le temps passer.
 
J’ai tout d’une gare, l’apparence extérieure, mais également mon intérieur qui accueille des gens de passage. Ils vont et viennent, y dorment une nuit ou soixante, parfois même un peu plus, mais guère plus. Mon intérieur n’est pas reluisant, il n’est pas attractif non plus, mais tout le monde m’aime, de la cave au grenier.
 
La cave d’abord, humide et froide, été comme hiver, est un paradis pour les enfants. Ils descendent en tremblant, et remontent en courant. S’ils y jouent, ce n’est jamais pour très longtemps.
 
Le rez-de-chaussée est l’étage que j’aime le moins. Il est celui des gens sérieux. Les réunions des adultes sont mortellement ennuyeuses. Heureusement, il arrive qu’une maman ouvre toutes les portes de communication, ce qui permet à ses enfants de jouer au loup ou de faire un parcours en planche à roulette. Enfin, je vis, je respire, je me délecte. Mes poumons se remplissent de vitalité et d’entrain.
 
Le premier étage est mon préféré, avec ses dix pièces (neuf chambres et une immense salle de réunion), et ses deux paliers époustouflants. J’accepte que l’on y installe tous les trains, circuits de voitures, jeux de billes, parcours du combattant. Quelle joie d’entendre les cris et les rires des enfants, c’est pétillant, c’est frais, c’est gai.
 
Mes douches qui communiquent par le haut font le bonheur de ceux qui aiment poursuivre leur conversation tout en se lavant. J’entends chanter à deux voix, c’est toujours un peu faux, mais tellement attendrissant. Et mes douze lavabos font hurler les mères de famille, ce qui m’amuse toujours autant.
 
Un grenier interdit… Et comme tout grenier interdit, j’y accueille les enfants désobéissants. J’aime les voir ouvrir discrètement la porte en prenant soin de ne pas la faire grincer, puis la refermer tout aussi doucement derrière eux. Ils montent l’escalier en colimaçon en levant la tête. Je vois alors un peu d’anxiété dans leurs yeux, je sais qu’ils jouent à se faire peur. En arrivant, ils soupirent, soulagés, il ne s’est rien passé. La dernière fois, c’était une petite fille en robe qui dansait et tournoyait en chantant. Une autre fois, un garçon déjà grand qui avait fixé sa corde à une de mes poutres et que se balançait en hurlant. Le malheureux, j’aurais tant voulu lui dire de ne pas crier, mais sa maman bien perspicace l’avait repéré avant que je ne puisse intervenir.
 
Je ne suis pas belle, non, mais attachante, et je marque les hommes, les femmes et les enfants qui passent chez moi. Je suis bien telle une gare : on passe chez moi sans y penser, mais on se souvient toute sa vie de ce moment de grâce.
 
 

jeudi 8 octobre 2015

Nulle part, vraiment ? (2/5)

Tagguée par Ma', il m'appartient de trouver cinq photos, de raconter cinq histoires et de désigner une autre bloggeuse pour jouer le jeu. Il m'est plus facile de raconter une histoire que de désigner une victime... Qui veut jouer ?
 
 
- Maman, Albert nous a pris nos sucettes. Dis-lui de nous les rendre.
- Albert, as-tu pris les sucettes ?
- Moi ?
- Qui d'autre, c'est bien toi Albert, non ?
- Quoi ?
- Où sont les sucettes d'Ambroise et d'Augustin.
- Je ne les ai pas, regarde : rien dans les mains !
- Si maman, j'ai bien vu qu'il les prenait. Il les a cachées.
- Retourne-toi, Albert...
 

lundi 5 octobre 2015

L'homme invisible 1/5

Tagguée par Ma', il m'appartient de trouver cinq photos, de raconter cinq histoires et de désigner une autre bloggeuse pour jouer le jeu. Albane, veux-tu prendre le relai ?


 
La semaine dernière, j'ai pris le train. Habituellement je me cherche un endroit tranquille pour pouvoir travailler. J'ouvre mon ordinateur, je pose mes écouteurs, je m'enfonce dans la musique pour oublier tout ce qui m'entoure, puis dans le travail.
 
Seulement, la semaine dernière n'a pas été comme les autres semaines. J'étais pourtant plongée dans la lecture d'un article passionnant, dans un coin complètement isolé, et je prenais des notes quand j'ai senti quelqu'un me secouer l'épaule. Je me tournai et vis un homme de quarante-cinq ans environ assis à côté de moi.
- Allons-nous bien dans la direction de N... ?
- Oui.
- Faites-vous souvent ce voyage ?
- Oui.
 
J'avais bien compris qu'il souhaitait parler davantage, mais je n'avais pas du tout envie d'engager la conversation. Je pris un air résigné lorsqu'il me dit :
- Ecoutez-moi, j'ai quelque chose d'intéressant à vous raconter.
 
Je dus enlever les écouteurs, ranger mon crayon et le regarder avec intérêt. Ce qui n'était que superficiel au début devint vite curiosité amusée.
 
"Je suis chef d'orchestre, je dirige au moins huit concerts par mois dans toutes les villes du monde. Il y a deux mois, j'étais à Bora-Bora pour une représentation. J'avais déjà donné un concert la veille, c'était un triomphe. Mais voilà que ce succès causa un préjudice énorme au titulaire de l'orchestre. Il n'était pas aimé de ses musiciens, sa place était menacée, et ma popularité auprès des musiciens faisait remarquer plus encore son aspect désagréable, méchant et déplaisant.
 
Il vint me voir dans ma loge pour me menacer : "Soit vous vous débrouillez pour vous faire détester afin que je puisse conserver mon contrat, soit je me vengerai de la façon la plus horrible que vous puissiez imaginer : je vous rendrai invisible".
 
Vous pensez bien que si je gardai mon sérieux devant lui, je riais intérieurement de sa sottise. Il s'en aperçu, s'approcha de moi et rapidement m'injecta le contenu d'une seringue qu'il tenait cachée dans sa main. Il sortit immédiatement.
 
L'heure d'entrer en scène arrivait, je tentais de l'oublier, y parvint et me concentrai sur le concert. On frappa à ma porte : c'était le moment. J'enfilai mes gants blancs (c'était une fantaisie à laquelle je m'étais attaché, fantaisie qui était devenue un rituel). J'entrai en scène porté par un feu tel que je n'en ai jamais connu d'autre auparavant. Tous les musiciens étaient accrochés à mes baguettes et jouaient avec une symbiose et une communion que je ne puis expliquer.
 
Mais progressivement ils changèrent de couleur, mirent moins d'énergie à bouger leurs archets, à souffler dans leurs instruments, la musique s'éteignit imperceptiblement au fur et à mesure que l'horreur se lisait sur les visages des musiciens. Je ne compris rien.
 
C'est alors que je vis mes mains s'agiter, seules, je veux dire sans mon corps : j'étais devenu invisible, et seules mes mains restaient apparentes. Comment avait-il fait pour rendre mes vêtements invisibles ? Bien sûr, j'avais enfilé mes gants après qu'il m'eut injecté son produit..."
 
 
 
 
Il me montra une photo de l'événement, et je me pris à sourire. Je n'aurais pas dû. Il sortit une seringue et m'injecta un produit dans le bras, se leva et partit précipitamment. Je repris mon travail. Je m'effrayai au moment où je refermai le couvercle de mon ordinateur : je ne voyais plus mon corps...