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jeudi 26 juillet 2012

La triste histoire qui finit bien de l'affreuse chaise.

Il était une fois, une affreuse chaise qui a finit dans notre maison, on ne sait comment...  Elle a commencé par séjourner dans une chambre d'enfant, puis s'est installée dans un recoin derrière un escalier où était installée la machine à coudre. Alphonsine s'est aperçue que les enfants l'aimaient bien (l'affreuse chaise) : dès qu'elle faisait des travaux de couture, ils se succédaient sur cette chaise pour lui tenir compagnie et lui raconter leur vie. Un jour Alphonsine l'a essayée, et elle a été conquise par son confort. Mais elle restait très laide...

Le recoin a été vidé pour en faire une chambre d'enfant (minuscule certes, mais Aloïs a récupéré le salon pour en faire sa salle de jeux), et la chaise a été reléguée dans un coin de la grange, toujours aussi laide, toujours aussi abîmée. 



Et puis un jour, Alphonsine a eu un bel atelier de couture. Elle a décidé d'en faire un salon de couture, pour que ses enfants continuent à lui faire la conversation. Alphonsine est alors devenue une fée : elle a cherché la chaise laide, et d'un coup d'aiguille magique, l'a revêtue de beaux atours qui lui permettent d'embellir le beau salon de la fée.



Pour que la chaise laide devenue belle ne soit pas esseulée, la fée a transformé un vieux tabouret en tabouret rembourré assorti.




Alphonsine en a profité pour faire des coussins à poser dans la bibliothèque pour que les lecteurs assidus puissent s'installer à l'aise par terre. C'était un de leurs souhaits, et Alphonsine aime à se répéter cet aphorisme : "Un enfant qui lit est un enfant calme et silencieux". 


AVANT

APRES





mardi 6 décembre 2011

Saint Nicolas

En Alsace, on fête la Saint Nicolas. Chaque famille a ses propres traditions et fête à sa façon. Chez nous, les enfants accrochent leur botte à l'extérieur, et nous prenons ensuite le dîner traditionnel. C'est extrêmement simple, ce qui fait "riche", c'est la décoration de la table. Là, c'est sans limite. Quelques photos pour donner un aperçu. (Parfois, j'ajoute des branches de sapin, des rubans rouges, des bougies. Hier soir, je n'ai pas vraiment eu le temps de fignoler, et je m'aperçois que j'ai pris la photo avant d'avoir terminé...)

Une nappe aux couleurs de Noël, des assiettes, puis en vrac : des fruits secs, des mandarines, des pièces de monnaie en chocolat (les enfants grandissent, mais ils seraient déçus de ne pas les trouver), des petits Stollen, des papillotes (pas n'importe lesquelles : il faut qu'elles soient bonnes et que les citations soient amusantes. Donc, ils me réservent un emballage des papillottes réveillon, et me le confient début décembre, à charge pour moi d'acheter les bonnes !), du beurre, des confitures, de la charcuterie pour accompagner les Manele salés.




Au menu : les "Manele" (= petits bonhommes) pour faire référence à la légende de Saint Nicolas qui a sauvé les enfants chez le méchant boucher. Monsieur Alphonse préférant le salé au sucré, je prépare également des Manele aux lardons.

Pour 16 Manele sucrés :

1 kg de farine de blé T55
3 oeufs
150 g de beurre mou
1 pincée de sel
150 g de sucre
500 à 600 ml de lait tiède
1/2 cube de levure de boulanger
200 g de raisins secs

Verser la farine dans une grande jatte. Former un puit, émietter la levure, la délayer avec un peu de lait tiède. Couper les beurre en petits morceaux, casser les oeufs, verser le sucre et le sel. Mélanger à la main (ou dans un robot) les ingrédients. Ajouter le lait tiède, et lorsque la pâte est homogène, la battre longuement.
Au dernier moment, ajouter les raisins secs.
Laisser lever dans un endroit tempéré, recouverte d'un torchon.

Sur un plan de travail, couper la pâte en 16 morceaux. Former des bonhommes et les poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Laisser lever. Avant d'enfourner à 180°C durant 20 à 30 minutes, dorer à l'oeuf.



Pour les Manele aux lardons :

500 g de farine T55
1 oeuf
1/4 cube de levure de boulanger
1 c. à c. de sel
250 ml de lait
50 g de beurre

Procéder de même.
Avant de façonner les Manele, faire revenir dans une poêle 250 g de lardons, un oignon émincé. Laisser refroidir.
Etaler la pâte sur le plan de travail, répartir les lardons, éventuellement des noix ou des noisettes, rouler, et travailler un peu la pâte pour bien répartir les lardons.
Puis couper la pâte en 8 morceaux, former les bonhommes, laisser lever, et faire cuire comme les bonhommes sucrés.



En boisson, je sers le traditionnel vin chaud. Pour les enfants, c'est chocolat chaud ou jus de pomme chaud.

Vin chaud :

150 g sucre
1 verre d'eau
1 bâton de cannelle
1 anis étoilé
2 clous de girofle
grains de poivre
1 orange
1 citron
1 bouteille de vin

Faire chauffer l'eau et le sucre. Lorsqu'il bout, ajouter les épices, l'orange et le citron coupés en rondelles et laisser mijoter quelques minutes. Verser le vin, attendre l'ébulliton. Pour un vin chaud moins alcoolisé, laisser mijoter... Servir bien chaud.

Pour un jus de pomme ou un jus d'orange chaud, remplacer le vin par le jus de fruit. Retirer du feu dès que l'ébullition a repris.


Je n'ai pas fait de photo des bottes. En fait, elles étaient vides, mais les enfants ont trouvé, en-dessous, une machine pour faire les barbes à papa !!! Ce sera pour un autre billet !


dimanche 6 novembre 2011

La maison de Hänsel et Gretel

Les vacances ont été propices à la réalisation d'un nouveau dessert de conte de fées. Voici les cinq premiers (il suffit de cliquer sur le lien pour accéder aux recettes) :


J'ai gardé le plus long pour les vacances : la maison de la sorcière dans le conte d'Hänsel et de Gretel. Il faut compter trois jours pour réaliser une telle maison :
Jour 1 : préparation de la pâte suivie d'un repos dans un endroit frais.
Jour 2 : cuisson de la pâte suivie d'un repos dans un endroit tempéré.
Jour 3 : réalisation de la maison et des décorations suivie d'un repos dans un endroit élevé pour éviter les picorages multiples.

Et comme je suis une femme organisée, j'ai délégué à Albertine la tâche de réaliser la maison en lui donnant la recette et quelques conseils utiles.



Pain d’épices à l’Alsacienne
(environ 60 pièces)

Ingrédients :
250 g de miel
250 g de sucre
125 g d'amandes effilées (facultatif)
20 g d'amandes en poudre (facultatif)
1 c.c cannelle
1 pincée de clou de girofle
1 pointe de muscade
1 zeste de citron
1 c.c de bicarbonate
1/2 verre de kirsch (facultatif)
500 g de farine
50 g de beurre
2 oeufs
Faire fondre le miel et le sucre à feu très doux. Ajouter les amandes, les épices, le zeste, le bicarbonate, le kirsch, le beurre et les œufs battus (légèrement). Bien remuer. Ajouter ensuite la farine, et laisser reposer toute la nuit.
Etaler la pâte sur 1/2 cm d'épaisseur. Découper des formes. Poser sur une tôle recouverte de papier sulfurisé, et faire cuire au four (200°C environ 15 mn)
Glacer à la sortie du four : 100 g de sucre glace, 1 blanc d'œuf, le jus d'1/2 citron

NB : Avec la quantité de pâte on peut réaliser 60 petites pièces à l’aide des emporte-pièces classiques. Il est préférable de se servir d'emporte-pièces sans trop de découpes, aux formes plutôt arrondies, parce qu'en cuisant, le pain d'épices gonfle, et que les angles pointus cuisent trop vite et ont tendance à brunir plus vite. 



Bien entendu, pour réaliser la maison d'Hänsel et Gretel, il ne faut pas découper la pâte à l'emporte pièce. Il suffit de l'abaisser sur une épaisseur d'1/2 cm, de la poser sur la lèche-frite recouverte d'une feuille de papier sulfurisé, et de faire cuire le pain d'épices (il gongle de façon surprenante, et il faut prendre garde à ne pas trop le faire cuire, s'il prend trop de couleur, il durcit, et il devient difficile de le travailler ensuite).

Ensuite, on laisse refroidir le pain d'épices sur une grille, et on saute dans la voiture pour aller chercher au supermarché de ces cochonneries délicieuses qu'on n'achète jamais, genre fraises Tagada, oursons en caoutchouc, bâtons de chocolat, smarties, étoiles... On les cache en rentrant pour être sûr d'en avoir le lendemain.

Enfin, le jour de la décoration est arrivé. J'ai préféré confier à Albertine ce soin (j'ai peu de patience quand tous les enfants tournent autour de moi en cuisine), elle a cherché son frère Augustin avec qui elle peut laisser son imagination exploser. Les deux forment une équipe de choc, font jaillir leurs rires gras, nous font sourire de loin, et finissent par obtenir un résultat dépassant toute espérance. Jugez plutôt :




Nous avions invité les cousins. Le goûter a été un moment de fête !

mercredi 12 octobre 2011

Le gâteau de la belle au bois dormant

Toujours dans la rubrique "recettes de contes de fées", je vous présente aujourd'hui le gâteau de la belle au bois dormant.

Récapitulatif : la belle au bois dormant a dormi longtemps. Puis elle a été réveillée par son prince charmant. Et ils se sont mariés. Pour se marier, ils ont fait une belle fête. En fait, comme 100 ans auparavant les serviteurs avaient préparé son repas d'anniversaire, c'est ce même repas (terminé) qui aura été servi. Ils fêteront donc le même jour, les 16 ans de la princesse, les 116 ans de la même princesse, et le mariage princier.

Et la princesse, comme toutes les princesses, avait pu choisir son gâteau d'anniversaire, elle avait choisi une Vosgienne (c'est comme une Forêt Noire, mais à la place des cerises, elle a demandé des framboises : quand on est une princesse, on peut tout exiger).


A présent que je vous ai mis l'eau à la bouche, je vous donne la recette. Au préalable, je vous rassure tout de suite : il s'agit d'une recette simplissime, qui paraît longue, parce que mon amie Sissi (qui est l'auteure de la recette) a voulu donner des détails. Ce gâteau est toujours réussi, et toujours beau : vous pouvez tartiner la crème fouettée comme vous voulez autour du gâteau, à partir du moment où vous jetez des copaux de chocolat par-dessus, le gâteau prend tournure et avec elle une allure princière, royale même.

Recette de la Vosgienne
(cliquer pour voir apparaître la recette !)


NB : Chez moi, c'est un prince qui a passé commande de ce gâteau pour ses 10 ans.




dimanche 25 septembre 2011

La tour de Rapunzel (Raiponce)

Je poursuis mes idées de recettes de contes de fées.Voici les trois premiers :


Aujourd'hui, je vous propose de réaliser la tour de Rapunzel. Il s'agit d'un conte de fée largement divulgué par les studios Disney sous le titre de "Raiponce". Ayant vécu en Allemagne, nous avons bien connu Rapunzel et sa longue natte qui lui permettait de faire grimper son prince charmant jusqu'à elle.

F3 a choisi d'occuper son dimanche à la réalisation de la tour. Elle n'imaginait pas le travail de tytan, ni toutes les difficultés qu'elle devrait surmonter.

Etape 1 : Préparer une pâte sablée au chocolat.

250 g de beurre ramolli
200 g de sucre
1 œuf
120 g de chocolat fondu
400 g de farine
140 g d'amandes moulues
1 pincée de sel
1 cc de cannelle.
(recette tirée des "Petits gâteaux à quatre mains de Ruth Kreider-Stemplfle et Bettina Frensemeier aux éditions Gerstenberg)

Etape 2 : Laisser reposer 1/2 heure au frais (facile !)

Etape 3 : Abaisser la pâte, et découper les briques.

Etape 4 : Faire cuire les briques à four préchauffé (200°C pendant 10 à 12 minutes)

Etape 5 : Faire fondre du chocolat, et poser les briques à l'aide de ce ciment.


ATTENTION : erreurs à éviter : essayer de monter les murs avant de faire cuire les briques. Ca a été tenté, nous avons bien ri, F3 un peu moins...


F3 a repris ce travail avec courage. Elle a refait une boule avec la pâte déjà modelée en briques. Du coup, elle était très chocolatée, puisqu'elle contenait le chocolat fondu faisant office de ciment. Elle a fait cuire les briques :




Et, patiemment, elle a monté les tours en posant tour à tour les briques trempées dans du chocolat fondu :



Voici le résultat :



Nous nous sommes régalés, la recette des "briques" est parfaite. L'association du chocolat comme ciment relève encore le goût, et voilà la présentation finale avec la belle natte de Rapunzel qui descend de la tour :






jeudi 4 août 2011

Les cailloux du Petit Poucet

Après le gâteau de Gourmandine, la galette du Petit Chaperon Rouge, nous allons utiliser les blancs d'oeufs restant pour faire les cailloux du Petit Poucet.

J'ai découvert cette recette de meringue sur marmiton.org. Lors d'un grand nettoyage des recettes, elle a été supprimée, mais je l'avais heureusement copiée dans mes cahiers. On obtient des meringues bien craquantes et pas du tout molles. J'utilise cette même recette pour meringuer mes tartes au citron ou à la rhubarbe.

Chemin du Petit Poucet à travers la forêt




Blancs d'œufs pesés.
Le double du poids en sucre.
Un peu de bicarbonate
Sel

Mettre les blancs et le sel dans un bol.
Fouetter à vitesse très lente pour délier les blancs.
Quand la mousse est translucide, fouetter plus vite en augmentant progressivement la vitesse.
Quand la mousse est très blanche et épaisse, verser doucement la moitié du sucre. Lorsqu'il est bien incorporé, ajouter le reste, puis le bicarbonate.
Fouetter jusqu'à obtenir une mousse très ferme et brillante.

Ajouter à la main les parfums (colorant alimentaire, 1 ou 2 cuillerée à soupe de liqueur, extrait de café ou vanille liquide, poudre d'amande ou de cacao, écorces d'orange hachées...)

Former des minuscules tas sur la tôle recouverte de papier de cuisson, à l'aide d'une petite cuiller ou d'une poche à douille.


Enfourner à 100°C pour 1 heure 30. Les petits cailloux doivent être bien durs et bien craquants !










Bien entendu, on peut leur donner les formes que l'on souhaite. Une grosse meringue accompagnée d'un peut de crème fouettée ou d'une boule de glace fait un dessert de fête ! Et c'est fête tous les jours pendant les vacances, non ?



mardi 26 juillet 2011

La galette du Petit Chaperon Rouge

Pour poursuivre dans la série des goûters-contes de fées, nous avons réalisé la galette du Petit Chaperon Rouge. Celui qui verra une analogie avec la galette bretonne aura raison. Le Petit Chaperon Rouge avait un père breton qui a ramené la recette de sa grand-mère maternelle. Vive la culture générale !

125 g de sucre
150 g de farine
150 g de beurre salé (ou 150 g de beurre doux et une pincée de sel)
4 jaunes d'œufs
1/2 paquet de levure chimique

Battre tous les ingrédients ensemble. Verser dans un moule beurré. Dorer à l'œuf, et faire des stries à l'aide d'une fourchette.

Faire cuire 20 à 30 minutes à 175°C.
La photo montre bien que le Petit Chaperon Rouge n'a pas été très soigneux,
la galette est arrivée cabossée chez sa Mère-Grand.

NB : On peut rajouter 1 poignée de raisins secs, ou de l'écorce d'orange hachée, ou 3-4 pommes émincées. Ca fait moins breton et plus germanique !

samedi 23 juillet 2011

Le gâteau de Gourmandine

Pour occuper le petit dernier, après avoir éclusé la piscine, les crêpes, le film, la balade à vélo, il reste encore la cuisine. Nous avons choisi de faire le gâteau de Gourmandine. C'est un gâteau délicieux, facile à faire et qui plaît aux enfants, surtout à cause de l'histoire qui l'entoure. (NB : la mesure d'un pot est celle d'un pot de yaourt)

La maman de Gourmandine l'envoie chercher de la farine au moulin. Elle part avec une jatte. Lorsqu'elle arrive, le meunier dort, mais son moulin tourne trop vite. Gourmandine chante "Meunier tu dors..." jusqu'à ce qu'il se réveille et qu'il arrête son moulin. Le meunier lui donne les 2 pots de farine qu'elle est venu acheter, et la récompense d'avoir sauvé son moulin en lui offrant de la poudre magique (1 cuillerée à café de levure chimique).

Sur le chemin du retour, il pleut. On verse 1 pot 1/2 de sucre dans la jatte.

Gourmandine rencontre des poules et chante : "Quand trois poules vont aux champs..." Les poules sont tellement heureuses de la chanson qu'elles laissent deux oeufs derrière elles. Gourmandine les voit, les prend et les casse dans son pot.

Une vache essaye de manger de l'herbe tendre hors de son enclos. Gourmandine l'aide en lui cueillant de l'herbe. En échange, la vache lui donne du lait qui se transforme en deux yaourts.

Gourmandine est bien fatiguée. Elle s'assied sous un arbre et s'assoupit. Une grosse pommes se détache, tombe, et éclate dans sa jatte (on ajoute une pomme pelée et coupée en petits morceaux).

Pour rattrapper le temps perdu, elle court sur le chemin, tombe, lâche sa jatte, et soulève des cailloux qui tombent dans le pot (une poignée de pépites de chocolat).

Gourmandine rentre à la maison, raconte tout à sa maman qui allume le four à 180°C, verse la pâte dans un moule et le fait cuire 30 minutes.



 Pour la mise en scène, chacun est libre d'adapter le conte comme il l'entend. Bien entendu, l'histoire n'est qu'une trame qu'il faut compléter. Les enfants aiment beaucoup le gâteau de Gourmandine, il ne faut donc pas hésiter à le faire et le refaire avec toutes les variantes possibles (poires, raisins secs, glaçage, zeste de citron confit....)