Affichage des articles dont le libellé est Banquier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Banquier. Afficher tous les articles

mardi 7 mars 2017

Mon banquier et moi

Décidément, nous allons pouvoir écrire un livre des déboires vécues avec nos banquiers. Je vous disais, en début d'année, que tout semblait rentrer dans l'ordre depuis qu'un nouveau conseiller nous avait été attribué. Et de fait, l'année se poursuit plutôt dans un sens positif, à condition d'oublier un petit couac qui a bien failli faire craquer la machine. J'ai volontairement voulu oublier cet incident, et pour régler définitivement les dernières difficultés, je me suis proposée de me déplacer à l'agence pour chercher du liquide. (Je vous épargne les explications longues et laborieuses qui m'ont amenée à cette décision).

J'ai donc profité d'un déplacement en Alsace pour me rendre auprès de mon banquier, mais accompagnée d'Augustin. Depuis ma seule rencontre avec le conseiller, j'ai pris la décision irrévocable de ne plus me rendre seule dans son bureau.

1. A notre arrivée, nous avons attendu à l'accueil pour nous présenter et informer que nous avions commandé des liquidités.
- Très bien, ce sera prêt dans 15 minutes.
- Je crois que vous n'avez pas compris : j'ai pris rendez-vous, je suis ponctuelle. N'avez-vous pas préparé les billets ?
- 15 minutes. C'est le délai d'ouverture du coffre. Vous pouvez patienter dans la salle d'attente.
- Je prendrais bien un café.
Aimable comme une porte de prison. Ce jeune homme portant une chemise dernier cri, une montre connectée et un costume étroit avait oublié qu'il pourrait être charmant en souriant avec la clientèle. 

2. Je n'ai pas eu de café, j'ai dû attendre. Lorsque mon conseiller est sorti de son bureau pour me rencontrer comme par hasard, il m'a demandé si j'étais accompagnée. Je lui ai présenté Augustin, et me suis arrangée pour qu'il reste entre nous deux. Le conseiller était fort marri de ne pouvoir m'approcher. Pour ma part j'étais soulagée, et à la fois interrogative : aurais-je encore tellement de charme, ou est-ce mon amitié avec le Directeur qui lui permet d'avoir des espérances ?

Hélas pour lui, je ne mange pas de ce pain-là. Les quinze minutes étaient écoulées, le coffre s'est ouvert, j'ai attrapé mes billets au vol et me suis envolée prestement.


mardi 18 juin 2013

La banque m'a téléphoné

La banque m'a téléphoné suite à ma demande d'établir un état de mes prêts. (Cliquer ici).


Madame W., ma conseillère particulière s'est étonnée de ce que je la rappelle à ses devoirs 15 jours à peine après ma demande. Elle m'a expliqué qu'elle était en train de négocier avec ses supérieurs une dispense de payement de taxe suite à un remboursement anticipé (j'avoue n'avoir jamais bien compris pourquoi on veut nous taxer lorsqu'on souhaite rendre par anticipation de l'argent qui nous a été prêté). (A part escroquer les gens je ne vois pas).



Comme j'étais déjà dans la voiture et que mes enfants m'ont fait passer le téléphone sans fil par la fenêtre pour que je puisse lui répondre, je ne disposais pas de toute ma sagacité habituelle. J'aurais voulu lui expliquer que la loi Scrivener prévoyait obligatoirement une absence de pénalité en cas de remboursement pour déménagement professionnel et puis j'ai perdu tous mes moyens en entendant ses absurdités.


Elle a été presque agressive, m'a demandé de patienter le temps qu'elle puisse établir un état des lieux, et sur ma demande insistante m'a avoué avoir encore besoin d'une "petite semaine". Trois semaines pour trouver mon dossier sur son ordinateur et appuyer sur la touche "impression". 

Vraiment elle m'impressionne...


vendredi 14 juin 2013

Braquer une banque au téléphone

Il y a des questions que je ne me suis jamais posée. Et pourtant elles sont existentielles, pas pour moi, pour mon banquier (Cliquer ICI). 

Il y a 15 jours, oui, 2 semaines, Monsieur Alphonse a fait partir un courrier à notre banque, la Société Générale (pour la nommer) (et pour vous éviter de faire ce choix), lui exposant sa nouvelle situation professionnelle, son déménagement subséquent, et la vente consécutive de notre bien immobilier. Il lui a demandé dans le même courrier de bien vouloir lui établir un état du montant du prêt restant à payer au mois d'août. 

Ne recevant pas de réponse, il m'a chargée de téléphoner directement à notre conseillère, Madame W., celle qui m'avait affirmé avec tant de force qu'elle était à notre disposition.

Hier matin, je me soumets à cette tâche pénible. Monsieur Alphonse m'avait prévenu que la dame qui décrochait était charmante. C'était un homme. Je me suis présentée et lui ai demandé le nom de notre conseillère parce que je l'avais oublié. Il m'a coupée pour me demander mon nom. Je le lui ai répété, et ai réitéré ma question. Il m'a re-coupée pour me demander mon nom et mon prénom. Je me suis étonnée de ce qu'il ne puisse répondre à ma question sans décliner mon identité. Il m'a dit qu'il lui fallait mon nom, mon prénom, ma date de naissance. "Excusez-moi, Monsieur, j'ai dû me tromper de numéro, je souhaitais téléphoner à la Société Générale, et je suis tombée sur le commissariat de police".

Il s'est offusqué : "Madame, si vous ne me donnez pas votre identité, je ne pourrai pas répondre à votre question". J'ai pris une profonde inspiration, j'ai expiré lentement, et je lui ai donné les renseignements qu'il voulait. Ca ne suffisait pas : il manquait le lieu de naissance. "Vous comprenez, c'est dans un souci de sécurité".

Ils sont vraiment prévoyants à la Société Générale, ainsi ils évitent les braquages de la banque par voie téléphonique ! 

Et en plus ils sont menteurs : j'ai bien décliné mon identité complète, mais je n'ai jamais eu le renseignement que je souhaitais : c'était un "appel redirigé" et il ignorait tout de l'agence qui était la mienne.



jeudi 13 juin 2013

La nouvelle conseillère

J'ai déjà eu l'occasion de vous relater mes relations curieuses avec la Société Générale. (Cliquer ICI). Je vous ai partagé ma joie lorsque j'ai appris que ma conseillère (celle qui venait chercher les conseils chez moi) allait prendre sa retraite. J'avais mis toute mon espérance dans la sagacité et le jugement sain du Directeur des ressources de la Société Générale qui devait remplacer le poste de cette malheureuse.

Las... Madame H. est partie fin octobre, et nous n'en avons plus entendu parler. "Mais qui donc s'occupera-t-il de notre dossier ?" nous sommes-nous dit à mi-voix ? 

Fin avril, le téléphone sonne : "Madame W. je suis votre nouvelle conseillère, patati, patata, compétente, patati, patata, parler à Monsieur Alphonse, patati, patata, lui proposer nos nouveaux produits". Je l'ai coupée, lui ai dit ma joie de l'avoir comme nouvelle conseillère et mes espérances de ce qu'elle soit plus compétente que Madame H. Je lui ai dit aussi mon étonnement devant la réactivité de la banque qui a ainsi mis 6 mois pour nous transmettre le nom de la nouvelle conseillère, que ce délai me paraissait démontrer un manque de sérieux de la part de son agence, et un dédain manifeste de ses clients, que je me demandais ce que je pouvais encore attendre d'une banque incapable d'envoyer un mail de courtoisie.

Figurez-vous qu'elle ne s'est pas excusée, et que le seul motif qu'elle a pu invoquer était la quantité du travail qu'elle avait fourni pour atteindre ses objectifs en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Evidemment, si le souci de ses objectifs prime sur la qualité de ses relations avec la clientèle, on ne peut décemment pas être offusqué devant tant de nonchalance.

Monsieur Alphonse ne l'a évidemment pas rappelée. Tant pis, ce n'est pas avec lui qu'elle aura atteint des objectifs supérieurs !



vendredi 14 décembre 2012

Mon banquier est constant lui aussi

Je viens de découvrir que mon banquier est également possédé par la vertu de constance (pour la définition de la constance, cliquer ICI). Je dis mon banquier, je devrais dire ma banque, et comme je suis très fâchée, je vous lâche son nom : la Société Générale. Lamentable.

Il y a quelques semaines, je me plaignais de la sottise, du manque de qualification,  de l'absence de toute connaissance en matière bancaire de la personne qui s'occupe de nous à la Société Générale (voir ici). Le jour où elle est partie à la retraite, elle pleurait, et nous nous réjouissions (nous manquons grandement de compassion, je le reconnais).

Nous avons été ravis de voir notre dossier changer d'interlocuteur et être remis au chef d'agence. "Enfin, nous sommes-nous dit, nous aurons des réponses efficaces à nos questionnements". Las, notre espoir a été de trop courte durée : 7 jours (entre le 1er décembre et le 6 décembre).

Il est vrai que Monsieur Alphonse soumet des problèmes trop compliqués à sa banque, et qu'il en va de sa seule faute s'il ose demander de procéder au virement d'un montant de 210 Francs suisses de son compte sur le compte d'une administration qui en attend 210 ! Le banquier s'exécute avec une célérité toute à son honneur. Deux jours. Et puis, quasiment par retour de courrier, Monsieur Alphonse reçoit une lettre de l'administration suisse lui demandant un solde de 10 Francs suisses.

Monsieur Alphonse contacte la banque, lui demande pourquoi il n'a pas pensé aux frais de banque, son correspondant ne souhaitant pas prendre en charge les frais... Réponse immédiate du banquier (deux jours plus tard. C'est rapide, je sais, rien que les délais devraient nous obliger à pardonner beaucoup) : "Comment dois-je faire ?"

Encore, mais c'est une marque de fabrique pour cette banque ? (C'est au mot "encore" que vous pouvez affirmer qu'une personne, une structure, une administration est constante).

Réponse de Monsieur Alphonse : "C'est votre métier" (Vous constaterez en passant que Monsieur Alphonse et moi sommes faits pour nous entendre : à même question même réponse.)

Après deux autres jours de réflexion, le banquier lui écrit par mail (quel innocent ce banquier d'oser mettre sa pensée par écrit) "Comment dois-je faire pour procéder au virement de 10 Francs. S'il y a des frais de dossier de 10 autres Francs, il faut que je les rajoute, mais si je vire 20 Francs, et que les frais sont proportionnels, je risque encore d'être en-dessous du montant".

Vous noterez qu'il a oublié ses principes de base en arithmétique. S'il y a des frais proportionnels, il faut qu'il rapporte les 10 Francs aux 210 Francs, pour 10 Francs à faire virer, les frais seront moindres. Sinon ce sont des frais fixes. Faut-il donc que nous cherchions sur Internet pour avoir la réponse et lui communiquer ?

La réponse de Monsieur Alphonse a été fulgurante : il a pris un billet de 10 Francs suisses, les a mis dans une enveloppe et les a envoyés directement à l'administration.

Promis, j'écris immédiatement au PDG de la Société Générale, et je lui demande de former ses banquiers aux transactions internationales, et je le prierai de dresser une liste de présence et de faire un cours de rattrapage pour ceux qui auront été malades...



jeudi 27 septembre 2012

Ma banquière me demande conseil

L'incompétence de ma banquière va crescendo. Au début, lorsque nous avons fait sa connaissance, elle nous semblait très à la hauteur de la situation, et elle l'était vraiment. Et puis, elle a commencé à décliner. Nous ne nous en sommes pas immédiatement aperçus. Il est vrai que les prêts à taux 0, les PTZ et autres sont compliqués à mettre en oeuvre, et la pauvre, elle avait été malade lorsque la formation avait été proposée au personnel, et elle n'avait plus jamais eu l'occasion de se former ! Monsieur Alphonse lui a tout expliqué, et pourtant il n'est pas banquier.

Ensuite, il y a eu l'ouverture des comptes des enfants. Il manquait toujours un document, la photocopie de leur carte d'identité qu'elle nous avait déjà sollicitée moult fois, une signature, puis une autre. Le chèque déposé sur leur compte a été refusé, le compte n'avait pas été ouvert dans les règles... J'ai fini par lui annoncer que nous étions fatigués de faire sans cesse les trajets domicile-banque pour pallier à ses incompétences. Elle s'est insurgée...

A présent, il convient de faire un virement sur le compte d'Albert qui est en Belgique (pas le compte du roi, mais celui de mon fils), ainsi que sur celui de Monsieur J. le propriétaire. Le téléphone sonne chez Alphonsine : "Bonjour, c'est Madame H. de la banque Truc, je n'arrive pas à procéder au virement, le numéro IBAN que vous m'avez transmis n'est pas le bon. Je suis arrivée à faire celui de Monsieur J, mais pas celui de votre fils. 
- Pourtant, le banquier d'Anvers m'a assuré que ces numéros étaient ceux qu'il fallait vous communiquer.
- Vous ne sauriez pas comment faire ? Il me manque deux chiffres, je n'en ai que 14, et il m'en faut 16.
- Mes compétences en matière bancaire sont assez limitées, c'est plutôt à vous que je pose la question.
(Là, elle a très mal pris la chose ! Elle s'est emportée :)
- Mais je vous pose la question à vous, si vous ne me répondez pas, je ne pourrai faire les démarches.
- Je vais rechercher mon papier, et vous relire les nombres qui y figurent.
- Ah mais, chez Monsieur J. les chiffres sont précédés de "BE". Ca doit être la Belgique ? Pour la France on met bien FR.
- Je l'ignore, c'est votre domaine.
- Mais c'est pour vous que je travaille. (CQFD !!!)
...
- Ca y est, ça marche. "

Je vous assure que j'ai fidèlement transcris notre entretien téléphonique, sans rien ajouter, rien exagérer, rien déformer. Nous voulions déjà quitter cette banque... mais pour aller où ? Et puis, elle nous a annoncé une merveilleuse nouvelle : en novembre elle prend sa retraite !!!