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jeudi 15 janvier 2015

J'ai reçu un doudou

Pendant les vacances de Noël, nous avons passé une formidable journée chez des gens qui nous sont très proches. Une journée comme je les aime : simple, chaleureuse, amicale, spontanée, gentille...
 
Le soir, au moment de se dire au-revoir, le petit garçon âgé de 4 ans me dit : "attends". Il s'en va dans sa chambre, et revient avec un doudou (pas son doudou, mais un doudou quand même). Il me le tend : "tiens".
 
Je l'ai remercié comme il se doit, puis, délicatement, lui ai demandé s'il ne lui manquerait pas. Mais il était catégorique. Je l'ai donc posé dans mon sac (la tête à l'extérieur pour qu'il puisse respirer), et je suis partie. Le petit garçon souriait, heureux de m'avoir fait si plaisir.
 
C'est alors que j'ai vu que son grand frère pleurait : "Non, je ne joue jamais avec ce doudou, mais ça me rend triste quand des choses partent de la maison..." Je n'ai pas su le consoler...

 

jeudi 27 février 2014

En vrac, en cette veille de vacances

Pauvre Achille Talon, il faisait le désespoir de Monsieur Alphonse qui le voyait prendre de plus en plus un air de vieux livre en lambeaux. Gaston avait déjà sa maison, Talon vient de recevoir la sienne, en carton. La bibliothèque sous le toit prend tournure avec ses quatre modules. 



Le cheptel est passé de 47 à 61. Mes moutons n'ont plus guère de place sur le rebord de la cheminée. Plus la production avance, plus Monsieur Alphonse se réjouit du résultat. Je crois qu'il imagine déjà la crèche de décembre.


Ce matin j'ai chu. Il était 7 heures 42. C'était à proximité d'un collège, et les jeunes attentionnés se sont précipités pour m'aider. Je me suis relevée seule en riant : "On se sent ridicule lorsqu'on est par terre. A présent que je suis debout je me sens mieux !" Je les ai remerciés pour leur gentillesse. (c'est stupide, j'ai glissé sur des barres de métal qui tiennent le couvercle d'un regard pour les câbles électriques).

Demain, ce sont les vacances. Une semaine paisible qui débutera dans une joie immense : je vais rencontrer une blogueuse !






lundi 24 février 2014

De 26 à 47

Mon cheptel compte à présent 47 têtes. M. Alphonse tombe sous le charme du troupeau, et trouve que, placés ensemble, mes moutons (anatomiquement parlant un peu tordus par moment) sont du plus bel effet. Tant mieux, puisqu'il ne faut pas oublier que c'est lui qui détient la seule autorité pour installer la crèche à Noël.

Anatole un sauté de joie lorsqu'il a découvert que j'avais oublié de colorer la pâte à porcelaine froide : "C'est parfait maman, tu vas être obligée de les peindre, et je trouve que c'est une excellente idée. Tu devrais peindre les autres également".

C 'est une excellente idée seulement tant que je n'ai pas tenté. Parce que je n'ai aucun don pour tenir un pinceau dont le nombre de poils se compte sur les doigts d'une main. Je ne sais pas faire dans la finesse. Mais au moins, lorsqu'il aura vu le résultat, il ne me demandera plus de peindre les autres !

En attendant, voici les moutons natures, non encore lamentablement coloriés par Alphonsine :





Petite précision par rapport à mon article présentant la pâte à porcelaine froide. Personnellement, la recette de Babou bricole ne m'a pas convenu. Est-ce à cause des ingrédients ? Toujours est-il que la pâte que j'obtenais était grumeleuse et séchait trop vite pour pouvoir modeler mes moutons. Après longues recherches sur internet, j'ai opté pour d'autres proportions : 
200 g de colle blanche vinylique
100 g de Maïzena (à la place de 140 g)
1 cs huile
1 cs vinaigre blanc

Cette fois je suis très contente du résultat de la pâte. Elle est bien lisse, souple et se laisse facilement travailler. 

J'en suis presque à la moitié et nous ne sommes pas fin février. A priori, rien n'empêche que j'ai mon cheptel complet pour décembre !!!


NB : Merci Isis. Parfois Blogger me fait une double traduction (sans que je lui demande rien du tout). Il traduit vers l'anglais, puis immédiatement vers le français. Et mes phrases ne veulent plus rien dire. Ceci explique les erreurs... Je viens de corriger en espérant que ça passe mieux cette fois.

lundi 10 février 2014

25 têtes

Je vous avais promis de vous tenir au courant de l'évolution de mon cheptel : j'en suis à 25 têtes. J'ai également tenu compte de vos avis glanés au fil des commentaires, c'est pourquoi des moutons noirs, gris ou marrons sont venus s'ajouter à leurs copains tous blancs.

C'est un quart de l'objectif. En moins de deux mois. 

Je vois avec optimisme le troupeau de 100 moutons au complet pour Noël 2014.



mardi 4 février 2014

Mon troupeau est tombé malade

Avec sept moutons, peut-on déjà parler de troupeau ? Je l'ignore, mais j'ose le mot...

Toujours est-il que sur les sept moutons, quatre sont tombés malades. Gravement. Deux autres ont été accidentés.

Regardez comme ils sont frêles sur leurs pattes, et tous tordus. Je me demande vraiment de quelle maladie ils souffrent. 
Au moins, j'ai pu apprendre que la pâte à porcelaine froide ne se conservait pas très longtemps, qu'il valait mieux s'en servir rapidement, sous peine d'avoir du mal à la modeler.




Deux moutons ont eu un grave accident, sinon je ne m'explique pas comment l'articulation de leurs pattes avant a pu avoir un tel angle ! Ce ne sont pas des chiens, ce sont des moutons. Franchement, l'artiste aurait pu prendre quelques cours d'anatomie élémentaire. Figurez-vous qu'elle s'est réveillée la nuit suivante, affolée, en comprenant qu'elle avait fait des mouchiens de ses moutons : un croisement surprenant entre un chien et un mouton.

Elle a rassuré ses enfants : 
- Je vais cacher les mouchiens dans la mousse, on ne verra plus leurs pattes.
- Maman, ce sont plutôt des sphinx. Et puis, il va falloir beaucoup de mousse pour cacher les imperfections de tes moutons.


mercredi 22 janvier 2014

Cent moutons ou 1/100 pour débuter modestement

Lorsqu'on a pour projet de créer cent moutons pour sa crèche, il vaut mieux s'y prendre en janvier (pour permettre à la pâte de sécher). Lorsque je l'ai annoncé à Monsieur Alphonse, il m'a regardé curieusement, de l'air qu'il prend lorsque je lui raconte une chose improbable et qu'il sait pertinemment que je vais la mettre à exécution. Avec un soupir il a dit : "Cent moutons..." Vous noterez en passant que pour un bavard comme Monsieur Alphonse, faire une réponse en deux mots suivis de points de suspension, révèle une grande émotion.

Je vous épargne tous les raisonnements que j'ai pu avoir, et je vous renvoie immédiatement sur le blog de Brigida, Babou bricole, qui offre un tuto explicatif pour faire de la porcelaine froide.

A mon tour, je me suis mise aux fourneaux, après avoir fait mes courses à la Migros comme conseillé. Pour les malheureux qui n'habitent pas en Suisse, il est tout à fait possible de réussir sa pâte de porcelaine froide avec des produits purs CEE. Ce n'est pas incompatible.

Ma pâte a été mise à refroidir dans le film plastique. Et enfin est venu le moment où j'ai pu tester ma pâte et modeler mon premier mouton. Las, la pâte m'est restée dans les mains, impossible de la travailler, elle était trop molle. Je suis retournée sur le blog de Brigida, et ai relu ses instructions : si la pâte est trop molle, la faire recuire quelques secondes. J'en ai fait une galette que j'ai posée dans la poêle et que j'ai retournée plusieurs fois.

Et, "musique triomphantes de trompettes retentissantes", mon premier mouton est sorti des mes mains ! Un peu gauche, un peu grand, mais assez prometteur de ses nonante-neuf frères qui naîtront d'ici le 24 décembre prochain !




Le troupeau au complet peut se voir ICI.

lundi 20 janvier 2014

Ma crèche

Non conventionnelle je suis, non conventionnelle je reste. Et je vous parle de ma crèche en janvier plutôt qu'en décembre, alors qu'elle est déjà rangée dans les cartons, et remisée au grenier.


J'aime ma crèche, elle est comme moi : non conventionnelle. Ou plutôt, elle est composée de trois parties, dont l'une est conventionnelle, l'autre très acceptable, et l'autre pas du tout conventionnelle.

Commençons par la dernière : il s'agit de l'assemblage hétéroclite de nos souvenirs de vacances (que nous achetons spécialement pour la crèche).


La tour de Pise, le pont du Rialto, les arènes de Vérone, des ruines de Pompéï, l'ours de Berne, la vache, les pierres précieuses découvertes par Ambroise lors d'un séjour chez des amis (il avait fait une équipe de choc avec un des enfants et entrepris des recherche de trésor, il faudra que je vous raconte un jour)... C'est un plaisir de les ressortir chaque année, et de se souvenir de chaque visite. "C'est d'un kitch", s'exclament les enfants en choeur, mais je persiste et signe.

La deuxième partie se situe en Alsace, avec des santons alsaciens, fabriqués par un sculpteur. Il les moule en quantité limitée, et sa femme les peints avec une finesse et une justesse historique remarquables.



Le sculpteur s'est représenté, sculptant un ange de la cathédrale de Strasbourg
Enfin la troisième partie, la plus importante, celle qui justifie l'existence des autres, la sainte famille dans la crèche.

Vous reconnaîtrez le garde suisse au premier plan : il monte la garde pour que les visites s'effectuent dans l'ordre !
 ... et le berger avec son troupeau, puisqu'il est le premier à avoir adoré Notre Sauveur.


Mais ne trouvez-vous pas qu'il manque des moutons ? J'en aimerais 100. C'est ainsi que je vois la crèche idéale : cent moutons, pas un de moins. Pour Noël 2014, j'aurai mes cent moutons, j'ai débuté une fabrique de moutons (ce sera l'objet d'un prochain billet).

Mon article ne serait pas complet si je ne vous faisais pas un gros plan sur la cabane... vous devinerez sans peine son utilité !




jeudi 16 janvier 2014

Etoile de Noël

Allez, une petite recette de saison. Habituellement, je prépare ce dessert pour Noël, mais il est tout aussi bon à un autre moment de l'année, à Nouvel An par exemple.

Je prends une recette de génoise au chocolat, je la fais couler en forme d'étoile sur un papier sulfurisé, et puis j'en fais une deuxième.


Pendant qu'elles refroidissent, je prépare un tiramisu dans lequel j'ajoute des feuilles de gélatine.

Montage : Je pose mon moule en forme d'étoile sur la génoise, je coupe à l'extérieur, je procède de même pour la deuxième étoile.


Je pose le moule sur le plat de service, je remets une génoise à l'intérieur, à l'aide des chutes de biscuits, je colmate les brèches (s'il y en a). Je verse une portion de tiramisu, j'ajoute des poires au sirop coupées en tranches, je complète avec la crème du tiramisu. Au final je pose la deuxième génoise et j'entrepose au frais pour faire saisir.


Avec les restes, je prépare des petites verrines (des miettes de biscuit, des poires, de la crème). C'est pour déguster le jour même et pour se dire qu'il est possible de se réjouir pour la fête du lendemain !

Au dernier moment, je retire mon moule, et je saupoudre de sucre glace.


Voilà, c'est tout, c'est tout simple, et tellement bon...






samedi 21 décembre 2013

Comment peut-on être interdite de sapin de Noël ?

J'ai l'immense regret de devoir vous informer d'une nouvelle de la plus haute importance : je n'ai plus le droit de décorer le sapin de Noël. Pour toujours, et depuis une certaine année 2002 où j'avais choisi de me limiter à la couleur rouge pour orner le sapin.

Outre le fait que j'ai enfin pu caser les mètres de guirlandes rouges achetées pour un prix dérisoire en janvier de la même année, j'ai ajouté des boules rouges, et des guirlandes lumineuses à ampoules rouges et c'est tout.

Mon sapin était magnifique, je l'admirais avec émotion... mais j'étais la seule.

Les enfants n'ont pas compris que je n'accroche pas leurs réalisations des années passées, ni les magnifiques boules argentées, dorées qui dormaient dans le carton.

Et mon mari a été déçu de ne voir qu'un sapin tout vert sans aucune décoration. Mais comment ai-je pu oublier qu'il était daltonien puisque c'était l'année où je lui ai acheté sa nouvelle veste ?

Depuis j'ai pour consigne de ne pas m'approcher, personne n'écoute mes conseils, je n'ai le droit de ne toucher à rien. 

Mais chaque année le sapin est magnifique...