Affichage des articles dont le libellé est chocolat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chocolat. Afficher tous les articles

mardi 15 avril 2014

C'est de saison

Monsieur Alphonse me répète depuis l'année dernière : "Alphonsine, lorsque nous habiterons en Suisse, tu iras dans une des grandes surfaces (Coop ou Migros, il n'y a rien d'autre) pour contempler les mètres cubes de chocolats mis en place en vue de Pâques."

J'ai promis, je suis montée dans ma voiture, et me suis emmenée à la grande surface la plus proche pour admirer les longueurs de rayonnages réservées à cette vente éphémère. 












Oserais-je vous raconter qu'en voulant consulter le prix des oeufs en chocolat emballés dans des grands sachets d'un kilogramme, le sachet s'est ouvert et les oeufs ont roulé dans toutes les directions ?

La photo d'Alphonsine à quatre pattes courant derrière les oeufs fait défaut... Dommage, c'était amusant !

dimanche 17 novembre 2013

La visite d'une usine de chocolat



Suite de la première partie : Le voyage au pays du chocolat.



La deuxième partie de la visite de l'usine Cailler est une visite libre. Des panneaux explicatifs rappellent toutes les étapes à partir de la fève de cacao jusqu'au chocolat emballé. On peut toucher et sentir les fèves, comparer différentes catégories, les étudier torréfiées ou nature.

Puis, ô merveille, nous avons pu admirer les robots qui font les branches, vous savez, ces délicieux chocolats enrobés de noisettes et emballés dans des papiers bleu, rouge ou vert.

Jusque là les enfants chipotaient pour savoir si les branches rouges étaient meilleures que les bleues, ou si au contraire c'étaient plutôt les vertes qui avaient la préférence. Moi, j'optais pour les rouges. Nous étions tous dans l'erreur, et la chaîne de montage allait nous montrer pourquoi.
La pâte de chocolat est déposée dans une cuve

Elle est pressée et ressort sous forme d'interminables gros spaghettis


Elle traverse un très long frigidaire (une paroi vitrée nous a permis d'étudier la progression)

Le tapis pénètre dans un caisson qui va découper les spaghettis pour former des petits doigts

On voit bien les spaghettis découpés

Là, vous allez rêver : du chocolat aux éclats de noisettes tombe en douche sur les doigts pour les enrober

Les "branches" terminés vont refaire un tour au frigo

Les voilà au frigo.
Pendant qu'ils effectuent leur traversée, un ordinateur les jauge avec des lasers pour noter ceux qui ne sont pas normés.

Le bras saisi à l'aide d'une ventouse les branches normées, et les dispose en rangs de deux.
Les autres sont laissées en place.
Les fameux papiers rouge, bleu et vert !
Ils arrivent en rouleaux.
Conséquence 1 : il y a autant de chocolats de chaque sorte
Conséquence 2 : C'est le même chocolat qui est emballé, il n'y a donc pas de différence de goût selon les couleurs.


Ils tombent dans un panier

Albert est venu me chercher à plusieurs reprises, mais je ne décollais pas mon nez des vitres. Anatole s'extasiait avec moi pendant que les touristes passaient à côté de nous. 

Il restait le plus important  pour les mangeurs de chocolat : la séance dégustation. Une pièce, des tables en "U", et on circule autour en piochant allègrement...


J'ai fait une orgie de chocolat : j'ai mangé trois carreaux. J'étais épuisée.


samedi 16 novembre 2013

Le voyage au pays du chocolat

A ce jour vous devez tous être au courant : Je ne raffole pas de chocolat. Un tout petit carreau de temps en temps, et plus rien des semaines entières. S'il y a du gâteau au chocolat, je prends une toute petite part, je suis très vite saturée.

Rassurez-vous, je n'ai pas fait passer ce gêne détestable à mes enfants, ils sont tout le contraire de moi : le chocolat ne les laisse pas indifférents, et ils sont capables de vider les tablettes en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

C'est ainsi que lorsqu'on leur a proposé de déménager en Suisse, ils ont immédiatement vu l'intérêt d'un tel changement de pays, même Albert qui vit en Belgique et qui n'hésite pas à comparer "Cailler" avec "Côte d'Or". Il n'a d'ailleurs pas fini de comparer...

Je n'aime pas le chocolat, mais je raffole de musées intelligents, je veux dire par là ceux qui donnent des explications claires et intéressantes sans tomber dans le travers du virtuel. Par-dessus tout, j'aime les visites d'usine. Je peux rester des heures à regarder une chaîne de montage, une chaîne de nettoyage de bouteilles, une chaîne de confection de "branches". C'est pourquoi samedi matin, j'ai emmené tout mon monde visiter la maison "Cailler" à Broc (élider le "c" pour prononcer le nom du bourg).

A l'ouverture, à 10 heures, il y avait déjà une centaine de personnes devant la porte : un bus d’alémaniques (ainsi dénommés parce qu'ils habitent dans la partie alémanique de la Suisse), des français (insupportables, ils se croyaient chez eux en parlant fort et en faisant des réflexions aussi stupides que déplacées) et un détachement de l'armée américaine. On a eu du mal à se situer !

J'avais des bons de réduction, mais je n'ai pu me servir que d'un seul ticket, et j'ai donc distribué les autres sans vergogne aux gens qui attendaient leur tour de passer à la caisse. Les visites se font par petits groupes d'une vingtaine de personnes, dans une langue au choix. Nous étions précédés par les alémaniques, et suivis par les américains, et nous avions une attente de 15 minutes que nous avons passée dans le magasin qui est bien entendu situé à l'endroit le plus alléchant du musée : à l'entrée qui fait également la sortie.


Une petite idée des quantités de chocolat proposées

Après avoir étudié attentivement les montagnes de chocolats, ainsi que les montagnes de sortes de chocolat, notre groupe a été appelé à prendre place dans les starting-blocs du départ.

Notre hôtesse nous a expliqué le déroulement de la visite que nous devions faire seuls. Nous passerions dans des salles où toutes les explications nous seraient données à la suite de quoi une porte s'ouvrirait et nous étions priés de nous dépêcher de passer dans la salle suivante pour permettre aux groupes de se succéder sans ralentissement (je vous rappelle que nous sommes dans un pays où les horloges sont les maîtres, ce sera l'occasion d'un autre billet). A la suite de cette première visite, il y en aurait une autre, libre, où nous pourrions avancer à notre rythme.

Après avoir obtenu notre promesse d'avancer à la vitesse réglementaire, elle nous a ouvert la première porte. Nous sommes entrés dans un espèce de grand ascenseur aux murs tapissés de reliefs incas. Les français ont cru que c'était égyptien. N'importe quoi. Je vous épargne leurs autres réflexions encore plus stupides pour que vous ne souffriez pas de honte pour eux.

L'ascenseur, parce qu'ils s'agissait bien d'un ascenseur, est descendu à vitesse vertigineuse pour s'arrêter vingt centimètres plus bas, et en l'an 1000 avant JC. Une porte s'est ouverte dans un temple maya décoré de cacaoyers.


Le cacaoyer est une plante tropicale qui pousse en Amérique du sud et en Amérique Centrale. Les mayas (et les autres peuplades comme les aztèques) produisaient un breuvage à partir des fèves de cacao, ajoutaient des piments et des épices et réservaient cette boisson à certains rituels.

Le chocolat est un produit de luxe et sert comme monnaie d'échange.

(Nous changeons de salle et pénétrons dans les cales d'un navire).
Cortès est le premier à ramener des fèves de cacao en Europe en 1519.

Cette boisson amère, écumeuse et poivrée est fort appréciée après ajout de vanille et de miel. Plus tard, on y mettra du lait et du sucre.

(Nous accostons en Espagne, et arrivons à la cour du roi)

Il y a un réel engouement pour cette boisson, mais, très chère, elle est réservée à la cour d'Espagne et aux plus riches. Le chocolat est consommé chaud sous forme de boisson.

(Nous entrons dans la chambre à coucher d'une courtisane)

L'Eglise va devoir prendre position sur ces boissons exotiques que sont le café, le thé ou le chocolat. S'agit-il d'un aliment ? La sentence tombe : La boisson (y compris le chocolat) ne rompt pas le jeûne. Le chocolat est déclaré maigre, pouvant même être consomme pendant le Carême. (ça, ce sera une bonne nouvelle pour beaucoup d'entre vous. On dit merci qui ?)

Sur cette bonne nouvelle, nous avons changé de salle pour admirer un décor de carton représentant une région de la Gruyère. 


Nous étions alors à la fin du XIXème siècle. Un épicier nommé Peter, et installé au bord du lac Léman a fait faillite. Mais au cours de son activité, il a eu des contacts avec l'Italie où le chocolat était mangé dans des buts thérapeutiques. 

Les choses n'étaient pas si simples : le chocolat dégage une amertume très forte. Lorsqu'il est chauffé, il se dissout dans le lait et peut-être dégusté avec délectation. Lorsqu'il est présenté sous forme de pâte dure, il reste amer puisque le mélange chocolat-lait ne résiste pas au refroidissement (il suffit de laisser reposer votre chocolat chaud pour comprendre le dilemme).

Peter, très amoureux d'une certaine demoiselle Cailler dont le père avait une entreprise de chocolat, eu une idée géniale en employant la première invention d'un dénommé Nestlé le lait concentré.

Voyez-vous apparaître ici les trois noms qui ont fait le chocolat suisse ? Les trois hommes se sont associés : Peter a amené son invention du chocolat au lait, Nestlé son invention du lait concentré, et Cailler son savoir-faire. Le lieu pour installer leur entreprise était tout trouvé, ce serait dans la Gruyère, à proximité des vaches laitières, près des infrastructures routières pour les transports.


Premier atelier de Cailler-Nestlé-Peter

La visite "guidée" par haut-parleur a pris fin sur la reconstitution du premier atelier de l'entreprise Cailler-Nestlé-Peter.

Nous avons beaucoup apprécié cette promenade à travers l'histoire et le monde. Nous sommes retombés dans le temps présent, et commençait alors la visite libre...

Mais ceci fera l'objet d'un autre article (Voir ICI) !

(Je vous présente mes excuses pour les photos : l'éclairage n'était pas bon et j'étais trop captivée par les explications pour essayer de faire mieux)