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lundi 20 août 2018

Humble hommage

J'ai pleuré la mort de Jean. J'ai pleuré une nouvelle fois le lendemain de sa mort lorsque j'ai appris qu'un chanteur lui avait volé la vedette en choisissant de sortir de la vie avec fracas. Le bruit de ses frasques passées couvrait les murmures des mots de Jean, sa subtilité, sa fraîcheur, sa sensibilité, sa noblesse surtout.

L'hommage dû à ce grand homme ayant été éclipsé, il me fallait lui rendre cet hommage à ma façon. Sa mémoire le nécessitait. Le bonheur qu'il m'avait procuré par ses livres l'exigeait. J'ai tout lu. J'ai acheté aussi le livre posthume, celui que j'attendais. J'avais donc entre mes mains le dernier livre de Jean. Lorsque je l'aurai lu, il n'y en aura plus d'autres. C'est vraiment le dernier. La dernière page tournée sera la dernière. Il me fallait alors réfléchir à la façon dont je lirai ce livre afin qu'il restât ancré dans ma mémoire d'une manière toute spéciale. Il me faudrait surtout pouvoir le lire d'une traite, dans un temps et un lieu hors du commun afin que pendant une suspension du temps, il n'y ait que Jean et moi. 

Un hommage ne s'improvise pas, il se prépare, se réfléchit, se mûrit. Ce matin-là, un beau matin d'août, j'ai préparé mon sac. J'y ai glissé mes aquarelles, un sandwich, des pommes et une bouteille d'eau. Je suis partie. Je suis revenue, j'avais oublié "Et moi, je vis toujours". Je suis repartie. Je me suis garée au bord de la route, et j'ai poursuivi à pieds sur un chemin de terre. Les arbres se dressaient, majestueux, et s'inclinaient sur mon passage en l'honneur de Jean. 




Arrivée au pied du château, j'ai déplié mon fauteuil, j'ai dessiné pour faire durer un peu encore la joie de commencer à lire. 



Et j'ai lu. J'ai lu jusqu'au soir sans interruption. Lorsque les promeneurs sont apparus, j'ai déménagé, et je me suis installée dans le château sous un arbre. 



Lorsque le soleil s'est fait trop chaud, je me suis rendue dans la petite tour d'angle. 



Puis, en fin de journée, je suis montée dans la cour principale de la forteresse. Enfin, j'ai terminé mon livre allongée sous le soleil frisant. 



J'ai fermé le livre, consciente de ne plus jamais pouvoir lire Jean d'Ormesson. Mais cet hommage, si humble, si discret, si petit, était grandiose dans ce lieu qui lui aurait plu. Dorénavant il habite ces lieux, je saurai où le retrouver.




dimanche 22 avril 2018

Le marathon qui me sied

J'ai découvert le marathon que j'aimerais faire : arpenter les 42 kilomètres linéaires d'étagères de la Bibliothèque Cantonale Universitaire de Fribourg. Lorsque j'ai saisi l'occasion de "la bibliothèque en fête" pour aller revoir les entrailles de cet antre, mon coeur a battu devant les livres joliment rangés, leur classement réservé aux initiés, et surtout, devant tout le potentiel de lecture que j'avais devant moi.

Dorénavant, lorsqu'on me parlera de marathon, je ne penserai qu'à ces métrages de bonheur potentiel qui se cachent dans les profondeurs du sol fribourgeois.


mercredi 11 mai 2016

Tag


J'ai été taggée par Les carnets de l'ébouriffée. Un tag sur les livres, ça ne se refuse pas, même en période intense de révisions. Je dois répondre à 5 questions, puis en poser 5 autres à 5 bloggueurs. Je serai égale à moi-même : je ne passe jamais le relai du tag, par paresse peut-être, par manque de temps certainement, par priorité donnée à mes examens surtout !
 
Passons aux questions... et aux réponses !

≠ Le livre qui a changé ta vie ?

Je pense que c'était "Fantômette" de Georges Chaulet. J'en ai lu un, puis un autre, puis un autre encore... Lorsque j'ai eu tout lu, mon amour pour la lecture a été définitif. Parfois, par nostalgie, je lis un Fantômette. Un jour je l'ai lu avec mon regard d'adulte, il m'a déçue. Depuis, je ne l'ouvre qu'avec mon âme d'enfant et je me régale...
 

≠ Le livre dans lequel tu aimerais vivre ?

Dans le livre de ma vie. Ce livre a tous les styles, mais globalement j'en tire des éléments plutôt amusants qui valent vraiment la peine d'être vécus ! Surtout, je ne retiens que les passages amusants !
 
≠ Le livre que tu adores offrir ?
 
Etonnant, mais je n'offre que très rarement des livres, et dans ce cas, je choisis un livre adapté au récipiendaire, je n'accable pas mon entourage de mes choix de lectures ! Imaginez qu'ils me disent ne pas avoir aimé alors que je l'ai dévoré, je serais déçue, et ça, je ne peux l'accepter.
 
≠ Attribue le prochain Nobel de littérature.
 
Victor Hugo ne l'a pas encore touché. C'est un scandale qu'on ne pense pas à lui lorsqu'on réfléchit à cette attribution. Si on me demandait mon avis, c'est donc sur Victor Hugo que tomberait mon choix !
 
≠ Le livre que tu conseilles à un adolescent ?
 
Tous les livres de Victor Hugo : tous mes enfants l'ont testé, certains avec un succès inouï, d'autres avec réserve, d'autres encore avec un air narquois et une affirmation sans appel : "papa a raison, Victor Hugo n'est pas intéressant.
Si l'adolescent n'est pas mon enfant, je lui conseille de tester des auteurs classiques dont le français chante aux oreilles, et sinon, tout livre qui lui fait plaisir et qui lui donnera le goût de la lecture.

 
 
PS : Si quelqu'un a envie de faire suivre ce tag en répondant aux mêmes questions, qu'il se jette sur son clavier !!!

mercredi 9 septembre 2015

Le liseur du 6h27

"Le liseur du 6h27" par Jean-Paul Didierlaurent


Des personnages à la vie apparemment insignifiante, un ouvrier spécialisé, une dame-pipi, un contrôleur de barrière, tous ont un rapport étroit avec les livres et la littérature. Ce tout petit livre (200 pages) se lit d’une traite et se ferme avec le sourire : sa tendresse, sa douceur, son humour aussi nous comblent d’un bonheur très doux.

jeudi 23 juillet 2015

Nouvelle maison d'édition

J'ai rencontré Agnès Lozier à Turin devant le Saint Suaire (parce que c'est l'amie d'une amie). Elle m'a raconté comment elle avait fondé une maison d'édition. Je l'ai donc recontactée pour qu'elle m'accorde un entretien et réponde à mes questions au sujet de LIBRIM CONCEPT.


http://www.librim.fr/




- Comment vous est venue l'idée de vous lancer dans l’édition ?

Ce n'est ni une ambition personnelle ni un projet de longue date qui aurait mûri petit à petit ; je n'avais jamais imaginé que je puisse devenir un jour éditeur, je me sentais seulement capable d'écrire... C'est l'occasion qui a fait le larron ! Aucune maison d'édition ne voulait publier mon 1er livre (Le plus beau cadeau) alors que plusieurs personnes m'y encourageaient, me disant que ce texte en valait vraiment la peine. Un moine m'avait dit : "Si vous ne trouvez pas d'éditeur, faites-le avec les moyens du bord !". Sur le moment, je ne voyais pas du tout ce qu' étaient "les moyens du bord". Puis ayant entendu parler des auto-entreprises, je me suis rendue compte qu'il était possible de fonder une maison d'édition sous ce régime. Les difficultés insurmontables que j'imaginais se sont aplanies comme par miracle, et Librim Concept est né le 8 décembre 2009.

- Aviez-vous des notions professionnelles du monde de l'édition avant d’entreprendre cette aventure ?

Je n'avais aucune notion ni expérience professionnelle dans ce domaine. J'étais professeur de Lettres et mère de famille. Je me suis sentie poussée à fonder cette maison, pour que mon livre puisse voir le jour. Très vite j'ai compris que j' étais engagée dans quelque chose qui me dépassait complètement, dont je n'étais que la servante, ou l'exécutante...

- Pourquoi ce nom de Librim Concept ?

En prenant la décision de fonder cette Maison, j'ai eu d'emblée le désir de la remettre entre les mains de l'Immaculée, par dévotion personnelle. Je voulais appeler cette Maison : Editions de l'Immaculée, et comme il fallait trouver un raccourci 'commercial' je pensais à Edim Concept. Mais ce nom était déjà celui d'une société d'informatique en bonne et due forme. Vint alors l'idée de : Librairie de l'Immaculée Conception, ce qui donnait en raccourci : Librim Concept. Dans Librim, se trouvait l'idée de "livre" (libris, en latin). Cela sonnait assez bien. Ce nom fut déposé auprès de l'INPI.

Là, je pris clairement conscience que ma 1ère publication racontait la 1ère communion d'un enfant, durant la nuit de Noël, alors que moi-même j'avais fait ma 1ère communion, à l'âge de 6 ans, un 8 décembre, jour de l'Immaculée Conception... J'ai compris que Marie était inspiratrice de ce que je faisais et j'ai consacré cette maison à l'Immaculée, pour faire ce qu'Elle veut. Je n'ai fait que rendre à la Vierge Marie ce qui vient d'Elle en réalité.


 


- Quels sont vos buts ?

C'est un but essentiellement apostolique. Marie nous conduit à Jésus. Librim Concept espère participer à l'évangélisation du monde contemporain, par des publications originales, fidèles à l'enseignement de l'Eglise catholique, et qui transmettent  la foi et la culture chrétienne.

- Comment choisissez-vous les livres que vous allez publier ?

Ils doivent avoir un but apostolique, un caractère évangélisateur, un contenu explicitement catholique.

- Des auteurs vous ont-ils déjà contactée pour vous envoyer leurs manuscrits ? Ou connaissez-vous des auteurs à qui vous passez des commandes ?

J'ai déjà reçu plusieurs fois des propositions de manuscrits. J'ai pu en publier certains, parfois avec l'aide de l'auteur qui a bien voulu participer au financement des frais d'impression. Etant une toute petite Maison, avec un budget minuscule, je suis obligée de refuser assez souvent ce que l'on me propose. Mais j'ai confiance : ce qui doit être fait le sera. Je ne passe aucune commande, cela me semblerait trop audacieux.

- Quels lecteurs visez-vous ?

Nos livres sont pour toutes les personnes de bonne volonté qui veulent découvrir le sens de la vie, connaître et aimer le Christ et bâtir la civilisation de l'Amour.

- Avez-vous d’autres projets en lien avec ce travail ?

J'ai plusieurs projets d'écriture. Je suis également passionnée par le Linceul de Turin et les reliques de la Passion du Christ. C'est pourquoi j'ai écrit en 2010 La merveilleuse image. Je donne dans les écoles qui veulent bien m'accueillir une conférence sur le Linceul de Turin adaptée aux enfants. Une conférence similaire existe pour un public d'adultes : nous la donnons ensemble, mon mari et moi...



- Comment êtes-vous accueillie dans le monde de l'édition ?

Avec étonnement, sans doute parce qu' à première vue,  je n'ai pas l'air d'être à la hauteur de la tâche ! Et parfois avec un peu de méfiance, et un esprit de rivalité. Pourtant, il y a de la place pour tout le monde. J'ai publié des livres refusés par certains éditeurs, et qui se sont avérés très bien accueillis par le public ! Sans doute fallait-il que ces livres paraissent...

- Etes-vous satisfaite de vos débuts ?

Je reste étonnée de ce qui a été fait. Je remercie l'Immaculée !


- Qui se charge des illustrations ?

Les illustrations de mes propres livres ont été réalisées par de jeunes illustrateurs ; ce fut pour eux une chance de publier leurs premières illustrations. Mais Librim publiera en septembre un très joli livre illustré par son auteur lui-même. Visitez le site à la rentrée pour découvrir les nouveautés !

- Et pour les adultes ?

Librim a déjà 3 collections destinées aux adultes :

Grâces de Dieu, Liturgie et prière, et Les12 travaux de la raison.

Cette dernière collection a pour ambition de faire découvrir les penseurs et philosophes chrétiens : à travers une question philosophique, posée comme un sujet de dissertation, l'auteur du livre développe la pensée du philosophe sur ce point. Ex. Saint Augustin et l'idée de société, nous permet de découvrir La Cité de Dieu, ouvrage majeur de philosophie politique écrit par St Augustin, et que peu de personnes connaissent.



-  Le mot de la fin ?

Vive l'Immaculée Conception !



Si vous souhaitez soutenir vous aussi Librim Concept, je vous propose de recopier cette interview et de la diffuser sur vos blogs avec un lien vers le site http://www.librim.fr/ !

 

jeudi 16 juillet 2015

Un an vers Jérusalem

Il y a deux ans, j'ai découvert qu'un blog avait ouvert, celui d'une famille qui avait choisi de tout quitter pour rejoindre Jérusalem (Un an vers Jérusalem), à vélo et à pied. Je les ai suivis dès le départ, j'ai attendu chaque semaine le nouveau billet qui ferait un petit résumé des journées vécues. A leur retour, ils sont passés à la maison, nous avons eu la joie de faire connaissance, de partager (trop peu, le temps était court), de recevoir tout ce que nous étions capables de recevoir. Et nous sommes restés en contact. Il est des amitiés qui sont justes dès la première rencontre. Celle-ci en est.
 
Un an après leur retour, elle a écrit le livre de leur voyage. Je les ai donc suivi une nouvelle fois sur la route vers Jérusalem. J'ai peiné avec eux, me suis réjouie des cadeaux de la Providence pour eux, j'ai entendu les craquements de la mâchoire de leur petit dernier lorsqu'il est tombé du sac, j'ai angoissé et pleuré avec eux, j'ai exulté devant les merveilles qu'ils ont vécues et j'ai aimé les gens qu'ils ont rencontré. Ce livre est splendide. C'est un témoignage tellement discret, sans ostentation, sans leçon, uniquement du bonheur à partager dans une grande humilité et une immense vérité.
 
On sort du livre l'âme élevée.
 
La maman a écrit le texte, le papa a écrit des pages, celles qui terminent les chapitres. ce sont des pages émouvantes qui résument le parcours et relancent plus haut et plus loin. Les enfants ont leur mot à dire : ils émaillent tout le livre en livrant ce qu'ils ont vécu dans la simplicité et la vérité.
 
A vous de voir si vous avez envie d'aborder une lecture qui vous transformera...
 
 
 
 

dimanche 16 novembre 2014

Un livre, un lieu

J'aime beaucoup ce tag qui court de blog en blog actuellement : associer un livre et un lieu.
 
Plutôt que d'associer un livre et un lieu, je crois pouvoir associer un livre et une grossesse, ou plutôt, une naissance. Les premières semaines ayant des nuits écourtées, je m'endormais en nourrissant mes bébés. Du coup, je lisais pour me tenir éveillée. Heureusement, ça n'a jamais duré bien longtemps, puisqu'à trois semaines de la naissance, mes bébés faisaient leurs nuits.
 
Monsieur Alphonse à qui je racontais ce tag m'a fait observer que mes lectures avaient influencés nos enfants dans leur avenir. Jugez plutôt :
 
Après la naissance d'Amélie, j'ai lu l'intégrale de la Comtesse de Ségur dans la collection Bouquin. A présent, elle veut créer des costumes de théâtre.
 
Albert a été nourri sur le thème d'Arsène Lupin. Il a gardé de cette lecture un côté "je vis ma vie à mon rythme et comme je le veux".
 
Antoinette est passionnée de sciences forensiques. J'y vois un rapport direct avec mes lectures d'Agatha Christie.
 
Anatole n'a pas encore bien défini son avenir, et je me demande où la lecture "Les Aubarède" d'Yves Courrière va l'emporter. A priori, je ne vois pas le rapport entre la cuisine et les math dont il est féru.
 
Pour Ambroise, passionné d'histoire, il est indubitable que "les rois maudits" ont eu un rôle déterminant.
 
Quant à Augustin, je ne crois pas avoir lu d'œuvre complète, j'ai pris ce que j'avais sous la main. Il est, et reste un électron libre, difficile à surveiller et à suivre.
 
Futures mamans, surveillez vos lectures, l'avenir de vos enfants en dépend !
 
 

mardi 9 septembre 2014

lundi 7 avril 2014

La librairie idéale


N'est ce pas, cette librairie est somptueuse ?
J'y serais bien entrée, et restée, et je m'y serais perdue.
Mais nous étions dimanche...


Rue Saint Séverin, Paris 5ème
Correctif du 8 avril : Je n'étais pas à Paris dimanche dernier, il s'agit d'une photo qui date du mois de juillet 2013 !


mardi 12 novembre 2013

Jean, encore et toujours...

Monsieur Alphonse m'a offert le dernier d'Ormesson. Ses derniers livres sont des testaments, et celui-ci plus encore que les autres. 

Il dresse un hymne à sa vie, à ceux qui l'ont embellie, son grand-père, Marie, ses parents. Il s'interroge sur le futur, son futur puisqu'il approche du moment de sa mort. Sa reconnaissance pour sa vie passée, sa sérénité à l'égard de sa vie future éventuelle puisqu'il en ignore tout, et surtout si elle existe, en font un livre qui amène le lecteur à des sommets d'où il contemple avec l'auteur la beauté de la Vie.

A lire et à relire sans fin...

"Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit" de Jean d'Ormesson chez Robert Laffont


mardi 22 octobre 2013

Lecture légère


De temps en temps, je reprends un des livres d'Amei-Angelika Müller. Ce n'est pas une lecture intellectuelle (mis à part qu'il est écrit en allemand), ni savante, ce n'est qu'une lecture pour le plaisir.

Je ne crois pas qu'il soit traduit en français, mais dans tous les cas il faut le lire impérativement en allemand, les tournures sont tellement jolies qu'une traduction ferait perdre de son charme à la lecture.

Amei-Angelika Müller est fille puis femme de pasteur. Elle raconte de façon fort plaisante des épisodes de sa jeunesse (elle a passé à l'ouest en 1945), et surtout ses débuts de vie conjugale dans un presbytère à la porte arrière capricieuse, sans chauffage central, un jardin immense avec un poirier aux poires tout à la fois acides et amères, elle ponctue son livre de dialogues souabes, et se regarde sans fard, avec énormément d'humour et de dérision.

Mon seul souci avec ce livre est que je lis en général le soir lorsque je suis couchée, et que Monsieur Alphonse se réveille en sursaut lorsque j'éclate de rire. Un livre bonheur, je vous assure.

Bon, je reconnais qu'il vaut mieux connaître un peu d'allemand pour en apprécier toute la saveur !


jeudi 4 juillet 2013

Livre recyclé

Le titre est trompeur, ce n'est pas le livre qui est recyclé, c'est le tissu qui est recyclé en livre. 

Dans le cadre de mes rangements compulsifs, j'ai retrouvé ce livre que j'ai réalisé il y a une vingtaine d'années, en double exemplaire. Je me souviens avoir passé plus de 10 heures de travail par page. C'était un travail de titan, mais un réel bonheur de voir monter le livre.

Je précise que la première page n'est pas à l'envers, la broderie représente une oursonne qui fait un équilibre.


Le pauvre pélican a perdu son poisson rouge, mais je ne désespère pas de le retrouver au cours du déménagement.
















Il s'agit d'un modèle "Vogue". Je n'ai rien inventé, je me suis "contentée" de suivre le patron !


samedi 8 juin 2013

Français obsolète

Monsieur Alphonse avait posé sur ma table de nuit un livre qui "pourrait m’intéresser". N'ayant plus rien d'autre à lire, je me suis enfin décidée à l'ouvrir. Il s'agit d'un récit de voyage d'un jeune alsacien, papetier, qui part en randonnées dans les Alpes et qui écrit pour sa fiancée et son oncle. L'histoire en tant que telle ne présente que peu d'intérêt. Par contre, le style employé est absolument inimitable. Il est fleuri, imagé, soigné, en un mot, il est obsolète. De nos jours, nous avons perdu ce style d'écriture et c'est bien regrettable.

Je ne peux résister à l'envie de vous partager quelques extraits de "Par amour du vagabondage (voyage dans les alpes en 1872 et 1875) d'Emile Ziegelmeyer, édité par Adrien Guignard.

"Voyez-vous ce campagnard : sa redingote de gala, qu'il ne porte au'aux grandes occasions, lui descend à mi-jambe, le collet en mesure bien quatre pousse de rabat et rappelle une mode dont se paraient nos pères lorsqu'ils faisaient la cour à maman. Je ne dirai rien de la taille, elle me semble excessivement pratique, car son ampleur permet au possesseur d'exécuter les évolutions les plus excentriques sans le gêner aucunement. Pour le moment il avance d'un pas lent et grave et admire les maisons pavoisées ; le malheureux ne se doute pas que le pavé d'une ville est souvent plus traître qu'un champ de betteraves, c'est le cas ici : un coquin de pavé s'élève en saillie de ses voisins et avant qu'il ne s'en soit aperçu, mon extra-muros trébuche, veut se retenir dans le vide, mais faute d'appui tombe de son long sur le malicieux pavé, au grand amusement des passants. Eugène et moi qui l'avons vu tomber et vu les évolutions inutiles de ses bras dans le vide à la recherche d'un point d'appui quelconque, plaignons le pauvre homme tout en éclatant de rire."

"Le souper que nous prîmes en commun [...] débuta par un bouillon composé d'eau chaude, d'herbes odorantes, de pain bis et de quelques yeux de graisse surnageant à la surface, que nous absorbâmes pour ne pas faire de la peine au curé et à sa sœur qui nous regardaient faire. A ce bouillon problématique, succédèrent des côtelettes grillées, qui fatiguèrent si bien nos muscles maxillaires, que j'émis l'idée qu'à la place d'une viande jeune et succulente, qu'on aurait dû nous donner pour notre argent, le curé nous servait une viande dure et coriace provenant d'une bête hors d'âge".

"Harassé de fatigue, je m'allongeai avec volupté sur un tapis moelleux d'herbe épaisse, à l'ombre de plusieurs oliviers chargés d'ans, aux troncs horriblement estropiés et sillonnés de balafres béantes, blessures atroces qu'ils devaient à leur âge; Si l’œil d'un conservateur des forêts en eut été offensé, ma qualité de touriste à la recherche du pittoresque, me fit trouver ces troncs vermoulus et décrépis pleins d'attraits. La lassitude me fit endormir et je ne me réveillai qu'aux cris discordants que poussait une paire d’essieux mal graissés que son attelage de bœufs faisait avancer avec lenteur. Les soupirs antiharmonieux de cette carriole illyrienne me réveillèrent en sursaut, et me firent croire un moment entendre les gémissements d'une âme en peine, mais mes esprits revenus promptement de leur torpeur léthargique, eurent bientôt reconnu la nature de ces bruits étranges".

J'ai une grande tante qui parle encore de cette façon. A chaque fois qu'elle ouvre la bouche, j'ai l'impression de remonter dans le temps. Elle est âgée de 87 ans, religieuse, et n'a pas souvent l'occasion d'être véhiculée. L'autre jour, alors que je l'accompagnais chez le médecin, elle me dit : "Oh, Alphonsine, tu conduits vraiment très bien. Tu connais toutes les routes qui mènent à l'endroit où nous devons nous rendre. Là, nous allons arriver à un grand virage (montée d'autoroute). Tu n'as pas peur ? Imagine, si la voiture venait à faillir..." 

Je vous rassure, la voiture n'a pas failli, elle a suivi les impulsions que je lui donnais à travers le volant que je tenais entre mes mains fermes, pendant que mon attention était toute fixée sur le danger potentiel que j'aurais pu rencontrer. Nous sommes rentrées saines et sauves !



mercredi 15 mai 2013

Donner le goût de la lecture

Faire lire un enfant, c'est un mode d'éducation, comme de les amener à la propreté (j'ai mal réussi sur ce point, parce que je ne m'y suis pas astreinte comme j'aurais dû. Mais bon, ils sont tous propres à ce jour).

Chaque cas a été un peu différent. A la base, mon mari et moi aimons beaucoup lire, nous lisons tous les jours, les enfants ont toujours été entourés de livres et nous ont vus lire. Donc, premier principe, il faut que les parents aiment lire pour donner le goût de la lecture, puisque l'éducation se fait principalement par l'exemple.

Accessoirement nous n'avons pas de télévision. Les enfants jouaient, lisaient, et nous sortions nous promener, visiter des musées... Avec le temps, des DVD sont venus occuper certaines soirées. Actuellement, il y a un ordinateur pour tous les enfants, avec accès très limité : pour aller sur Scolastance. Les seuls jeux vidéos sont ceux du site Légo ou Playmobil, mais uniquement le jour de l'anniversaire d'un des enfants ("Non, Augustin, tu n'iras pas sur le site Play le jour de MON anniversaire, les parents ne comptent pas").

Amélie, l'aînée, se refusait à mettre le nez dans un livre autre qu'un livre d'images. Un été, nous lui avons donné "La petite maison dans la prairie". Elle lisait une demie page, puis refermait le livre avec la mention "ce n'est pas intéressant"... jusqu'au jour où elle a été assise dans un fauteuil avec le livre et l'ordre de lire tout un chapitre avant de pouvoir jouer. Les cinq premiers jours ont été pénibles pour elle, les suivants ont été pénibles pour nous, parce qu'elle ne sortait plus de son livre... et quand on sait qu'il y a 6 tomes, on s'imagine bien la scène.

Conclusion numéro 1 : Il faut que l'enfant découvre la joie de lire en continu. S'il ne lit que quelques lignes, il ne se souvient pas forcément de ce qui précède, peine à rentrer dans l'histoire, et referme le livre avant même de connaître la suite. Le forcer à lire un chapitre en entier est donc le meilleur moyen pour qu'il comprenne que l'histoire forme un tout et devient intéressante lorsqu'elle est suivie.

Albert n'a pas eu besoin d'être aidé. Il a commencé sa carrière de grand lecteur lorsqu'il a lu le premier tome d'Harry Potter. Il y a des enfants qui aiment lire par nature. Et on les retrouve souvent dans les familles nombreuses, puisque c'est le moyen d'élection pour s'isoler des autres. 

Conclusion numéro 2 : Peu importe LE livre qui détermine la lecture. Il faut avoir des étagères de livres à disposition (ou aller dans une bibliothèque), et surtout mettre devant lui les livres que son âge lui permettra de lire avec profit. (A l'époque, je lisais tous les livres pour enfants pour savoir à qui le recommander).

Antoinette a appris à lire très jeune, elle a toujours voulu faire comme les aînés, et c'est tout naturellement qu'elle a attrapé un livre pour avoir l'autorisation de lire au lieu d'éteindre la lumière et de dormir ! La lecture était considérée comme une récompense : celui qui savait lire avait le droit d'éteindre après les autres et de lire un temps donné (qui a évolué en fonction de l'âge). C'était très attractif. 

Conclusion numéro 3 : Il faut que la lecture soit une récompense.

Anatole a également lu dans un objectif d'éteindre plus tard. Et comme il partageait sa chambre avec Albert, qu'il le voyait lire, il demandait des conseils de lecture à son frère qui a alors mis au point sa technique de chantage. (voir dans la rubrique "Ambroise")

Conclusion numéro 4 : La lecture se développe au contact d'autres lecteurs.

Ambroise a été l'enfant le plus récalcitrant à la lecture (au reste aussi d'ailleurs, c'est un peu un art développé chez lui que de lutter contre tout). Nous avons commencé avec le tome 1 de "la cabane magique". Ambroise n'a pas voulu le lire parce qu'il a trébuché sur la présentation de la première page. Je l'ai donc emporté en voiture "Non, maman, ce n'est pas la peine, je ne le lirai pas". Comme par hasard, je l'ai proposé en lecture à haute voix (les enfants lisaient beaucoup à haute voix dans la voiture, des livres adaptés à toute la famille, comme "le petit Nicolas" ou "la famille aux petits oignons", c'était excellent pour la diction et pour les fou-rires familiaux).

Nous avons lu trois chapitres (les enfants se passaient le livre), puis j'ai proposé d'arrêter. Ambroise a souhaité avoir la suite. Son frère a continué la lecture, mais s'est arrêté au chapitre sept, sous prétexte qu'il en avait assez. Il a posé le livre à côté d'Ambroise qui avait bien compris qu'il s'était fait avoir, mais qui était malgré tout trop curieux de connaître la suite. Il a terminé le livre tout seul... et m'a demandé les suivants.

Et c'est là qu'Alfred a mis au point sa technique de chantage : "Je te donne le tome deux de la cabane magique si tu lis un Fantômette" Je vous épargne les conversations, discussions, contestations, délibérations, objections, palabres et polémiques. Ambroise a lu un Fantômette en échange de quoi il a pu lire le tome deux de la cabane magique. Il a souhaité lire un autre Fantômette, mais Alfred le lui a interdit, à moins qu'il ne lise un club des cinq... 

Conclusion numéro 5 : La lecture à haute voix suscite des lecteurs.
Conclusion numéro 6 : La lecture en voiture est un bon moyen pour faire aimer les livres.
Conclusion numéro 7 : Faire aimer un seul titre d'une série provoquera la lecture de tous les autres livres de la série.

Augustin est dysphasique, et a beaucoup de mal à lire des livres de son âge. Il est le seul a avoir eu le droit de se gaver de bandes dessinées. Mais contrairement aux autres, il lit tous les textes. Il connaît des répliques par cœur. Astérix, Tintin, Gaston Lagaffe et Achille Talon n'ont plus de secret pour lui.

Conclusion numéro 8 : Je croyais que la lecture des bandes dessinées était néfaste à la création d'un lecteur, je me suis trompée.

Six enfants, six techniques pour amener un enfant à aimer lire. N'hésitez pas à compléter cet article par vos commentaires.



mercredi 20 mars 2013

Colombe Linotte

Hier, sur le coup de midi (ça a son importance), j'ai reçu dans mon courrier un petit paquet contenant un livre  :
Etant lectrice patentée et assidue du blog de Colombe Linotte, je me suis fait une joie de me plonger dans le livre des faits et gestes quotidiens narrés sous forme d'aphorismes. J'ai immédiatement ouvert le livre et commencé la lecture, et puis je me suis dit qu'il fallait que je sois raisonnable, que je cesse de lire pour en profiter le soir sous la couette. Je me suis surprise à être totalement obéissante et à fermer le livre à la page 6.

Enfin, le soir est arrivé, et avec lui le calme et le silence de la nuit permettant la lecture dans un espace de tranquillité. Je me suis dit qu'il fallait que je sois raisonnable, et que je me contente de lire 27 pages pour en garder en réserve pour les jours suivants. J'ai été totalement raisonnable, et je me suis arrêtée à la page 166, celle des remerciements. 

J'ai ri tout au long du livre, des gags que je connaissais déjà par son blog, et de ceux que je découvrais. Pour l'instant il reste sur ma table de chevet : je vais le relire ce soir...


jeudi 14 mars 2013

La librairie idéale

Lorsque je suis venue m'installer à la campagne, j'ai vraiment eu un réflexe de refus : comment peut-on vivre dans un lieu distant de plus de 30 km de la première librairie digne de ce nom ?  Oh, il y a bien deux toutes petites librairies dans les deux bourgs proches, mais les libraires ne sont pas du tout à la hauteur de la situation : ils sont incapables de conseiller leurs clients.

Je me souviens d'une mini-librairie, une librairie de poche, située au pied du château, à Chambéry. Le libraire avait décidé qu'il ferait l'impasse sur tous les prix Goncourt et autres livres à gros tirages, pour se consacrer aux livres qu'il aimait ou qu'il avait envie de faire aimer. Il suffisait de discuter un peu avec lui pour qu'il situe les goûts de son interlocuteur et qu'il propose des livres adaptés. Il pouvait bien se tromper un peu la première fois, mais ensuite, en entendant les commentaires du lecteur, il ciblait mieux les attentes de son client.

Et bien entendu, il pouvait toujours commander (par le minitel pour ceux qui connaissaient cette époque révolue) n'importe quel livre. Je l'ai beaucoup apprécié, et beaucoup regretté le jour où je suis partie.

Une autre librairie, également située en Savoie, mais à Aix-les-Bains, était de la même trempe : deux minutes de discussion avec le libraire : "je vais bientôt accoucher, il me faut un livre qui me passionne, et suffisamment gros pour que je puisse lire durant tout le travail et toute la nuit qui suit". J'ai ainsi lu "Les Aubarède" d'Yves Courrière. C'est une saga d'une famille de cuisiniers, avec l'évolution des méthodes d'apprentissage et des techniques de cuisine. Passionnant...

Mais en général ces micro-librairies ne tiennent malheureusement pas longtemps face aux mastodontes qui leur font face. Et c'est bien dommage qu'il n'y ait plus de lieu où l'on puisse discuter de lectures. Heureusement aujourd'hui les blogs permettent de compenser ce manque.

Pourtant, au Havre, j'ai pu profiter d'une librairie originale. Avant l'arrivée tonitruante de la FNAC, elle a racheté des locaux pour s'agrandir, elle a installé un bar avec des fauteuils et des petites tables au milieu de l'espace, ainsi que de nombreux sièges disséminés dans toute la librairie pour permettre aux clients de prendre leur temps. Sur les tables centrales, il y avait des panonceaux comportant le nom et la photo du vendeur, ainsi que le dernier livre qu'il avait lu avec son commentaire. En-dessous, les livres qu'il avait aimés. Très vite, on pouvait savoir avec quel vendeur on avait des accointances, et ainsi le choix d'un livre devenait plus facile.

Et aujourd'hui ? Loin de la civilisation ?

Il y a bien Amazon qui permet d'acheter par correspondance, mais les livres qu'il est loisible de feuilleter sont encore bien trop rares. Et puis il est difficile de savoir comment passer les livres en revue, comme sur un rayon, pour en retenir un. Après quelques années de pratique, j'avoue devenir très forte à ce jeu-là, et très rares sont les livres que j'achète et qui ne m'intéressent pas. La possibilité de lire les commentaires des lecteurs est vraiment intéressante, mais il faut savoir lire entre les lignes pour se faire une idée proche de la réalité. Un enthousiasme trop violent de la part d'un commentateur n'est pas un gage de bonheur de lire subséquent.

Le dernier livre que j'ai acheté de cette façon m'a beaucoup plu. Il s'agit d'un couple qui se rend dans une maison de retraite pour rendre visite à la mère du mari. Sa femme, Evelyn s'ennuie parce que sa belle-mère l'ignore. Elle se promène alors dans la maison de retraite et rencontre Ninny qui, du haut de ses quatre-vingts ans, de sa pétulance et de sa joie de vivre, va redonner un nouvel élan à Evelyn.

Le livre se déroule au rythme des souvenirs de Ninny, plutôt dans un ordre chronologique, mais parfois elle fait des sauts en avant ou en arrière. C'est tout le charme de ce livre, associé à la renaissance d'Evelyn !

"Beignets de tomates vertes" de Fannie Flagg


mercredi 7 novembre 2012

Lectures

Une nouvelle fois, j'ai fait confiance à Sophie et à ses goûts, et j'ai acheté un livre dont elle parlait avec bonheur. Je viens de le terminer, j'ai tourné la dernière page, et me voilà orpheline, comme à chaque fois qu'un livre m'a plu, que je m'y suis plongée et attachée à chacun des personnages.

L'histoire se déroule dans les années 20, aux Etats-Unis. Flanagan organise la traversée du pays de Los Angeles à New-York... en courant. Plus de 2000 coureurs sont sur la ligne de départ. On les suit, on les cotoye, on apprend à les connaître, à les aimer. On souffre avec eux, on se réjouit avec eux. On apprend à dominer son corps, et à atteindre coûte que coûte l'objectif qu'on s'est choisi. 

Le côté incroyable de ce livre, outre qu'il se lit d'une traite et que l'on regrette qu'il n'ait que 600 pages, est qu'il donne envie de courir. Pour moi qui n'ai jamais su courir, j'ai décidé de me mettre à la course. Ahurissant pour qui me connaît !


mardi 4 septembre 2012

Ma bibliothèque

Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire,
j'ai la certitude d'être encore heureux.

(Jules Renard, Journal 24 juin 1902)









lundi 30 juillet 2012

Lecture de vacances

Samedi dernier, je me suis acheté des livres (d'occasion) pour mes vacances. J'en ai lu quatre ce week-end. J'ai bien fait de les acheter, ils m'ont tenue en haleine des heures durant. Que du bonheur.

Ensemble, c'est tout d'Anna GAVALDA, chez J'ai lu

Ce livre n'est certes pas récent, mais je ne l'avais pas encore lu. Quatre personnages hauts en couleur vont se rencontrer dans des circonstances curieuses. Ils vont apprendre à se frotter les uns aux autres, à surmonter leurs difficultés, à s'unir pour s'entraider. 

Anna Gavalda trace les traits de ses personnages de telle sorte qu'ils se dessinent littéralement sous les yeux du lecteur. Chacun, avec sa sensibilité, ses traits de caractère, se fait attachant et on en vient à les aimer tous sans en préférer aucun. C'est un très beau livre au final que l'on ferme avec regret.



Le mobilier national de Laurence COSSE, chez Folio

L'année dernière, j'avais lu, par hasard, "Le bon roman" du même auteur. Je l'ai tellement aimé que j'ai voulu lire un autre livre. 

"Le mobilier national" met en scène un fonctionnaire qui, au vu des sommes englouties pour rénover les cathédrales, se fait un devoir de les lister pour choisir celles qui seront dignes d'être préservées. Je n'en dis pas plus pour que l'intrigue garde tout son intérêt. Ce livre trop court se lit d'une traite. Il faudra que je me procure les autres romans de Laurence Cossé.



L'accro du shopping dit oui de Sophie KINSELLA, chez Pocket

Inutile de présenter Sophie Kinsella. Elle est drôle, étonnante, croque de façon très expressive la dépensière qui joue un peu trop facilement de sa carte bleue. Cette fois, Rebecca Bloomwood va se marier. Mais comme avec Rebecca rien n'est simple, elle va devoir choisir entre deux mariages diamétralement opposés, l'un organisé par sa mère, l'autre par sa future belle-mère... 

Rien à réfléchir, le lecteur doit juste rire au bon moment. C'est une lecture idéale pour un voyage en train. On se laisse emporter...



L'homme qui voulait être heureux de Laurent GOUNELLE, chez Pocket

La semaine dernière, je vous parlais de Les dieux voyagent toujours incognito, et je vous disais combien j'avais aimé ce livre. C'est donc tout naturellement que je me suis procurée le premier des romans de Laurent Gounelle, "L'homme qui voulait être heureux". 

J'attendais beaucoup de ce livre. Il m'a un peu déçue. Je l'ai lu avec plaisir, certes, mais pas avec la sensation de nouveauté que j'ai éprouvée à la lecture de l'autre livre. Le second reprend de nombreux éléments du premier en les complétant et en les enrichissant. 

Si donc vous souhaitez lire les deux, commencez par "L'homme qui voulait être heureux". Si vous ne voulez en lire qu'un seul, optez pour "Les dieux voyagent toujours incognito".



Je vais devoir partir en vacances pauvre en lectures. Il va falloir que je puise dans des livres déjà lus et aimés. Pourquoi pas du Frison-Roche : ses récits du désert sont tellement extraordinaires. Et puis, j'avoue : j'en ai six qui m'attendent. Je ne les ai jamais lus, je me réjouis, vivement les vacances !