dimanche 29 mars 2020

Le coiffeur, un dimanche de confinement

Vous allez me dire que je suis obsédée par le coiffeur... Il y a un peu de ça...

Hier, je suis allée voir Anatole dans sa chambre, et je lui ai demandé, s'il pourrait, lors d'une pause, s'essayer au métier de coiffeur. Anatole est un garçon à qui tout réussit et surtout, qui ose tout. Alors, la demande de sa mère ne lui a pas fait peur. 

Cet après-midi, il a attrapé ses ciseaux de coiffeur (pour gaucher), un peigne, et sur la base de mes explications minimalistes, il a commencé son oeuvre. Il a fait une réserve toutefois sur ses capacités à discuter avec moi à la façon des coiffeurs. Le début s'est opéré dans un grand silence et une grande concentration. Ensuite on a bien ri. La fin était parfaite.

En conclusion, je lui ai dit qu'il méritait le pourboire, parce que réellement, je me demande pourquoi je paye encore mon coiffeur !



PS : Je précise qu'il s'agit d'une coupe courte, ô combien difficile à réaliser !

samedi 28 mars 2020

Les courses en temps de confinement (2)

Pour la deuxième fois, j'ai annoncé à la ronde que je partais faire des courses. Bien entendu, personne n'a voulu m'accompagner, mais en fait, il n'y a rien de changé.

Avant de sortir, je me suis demandée si ma doudoune était toujours d'actualité, ou si le printemps s'annonçant, je devais revoir ma garde-robe. Je suis partie en pull, écharpe et gants (j'ai toujours froid au mains, là encore, pas de changement).

En arrivant au parking, la barrière était ouverte. Donc, plus de bouton à appuyer, plus de ticket à récupérer.

Devant le magasin, à la place de la palette de rouleaux de papier toilette, un petit stand avec du désinfectant et du papier. On nous demande de désinfecter les poignées des paniers ou des caddies. J'ai donc enlevé mes gants pour procéder à l'exercice.

J'ai fait de même avec le scan, j'ai remis mes gants, puis enlever mes gants pour me désinfecter les mains à l'entrée du magasin.

Toujours aussi peu de monde, un personnel agréable et souriant quoique distant... Cette fois, le rayon "œufs" était normalement achalandé, ainsi que les pâtes et les sauces tomates, mais impossible d'acheter de la glace à la vanille, du gros sel et de la levure de boulanger. Si ça continue, on fera les courses comme en Russie du temps des communistes : on achètera ce qui sera disponible, pas ce qui nous est nécessaire.

J'ai sauté l'étape de la caissière puisque je me suis débrouillée avec mon scanner et la machine. En sortant du magasin j'ai compris que la petite discussion avec la caissière me manquait, faire les courses de cette façon n'est pas dans mes habitudes. 

Nous voilà avec des réserves pour 15 jours. J'ai ramené les ingrédients commandés pour que les garçons puissent cuisiner ce qu'ils ont souhaité : salade de riz, hamburger maison, milk-shake à la framboise, poulet, clafoutis aux griottes...

vendredi 27 mars 2020

Le tour de France, confinée

Tout le monde le dit, il faut faire preuve d'ingéniosité pour vivre au mieux le confinement. 

C'est alors que je me suis souvenue que Monsieur Alphonse avait installé un tapis de course à la cave. J'ai lancé l'idée d'une demi-heure de marche quotidienne à toute la famille, et c'est ainsi que nous nous relayons pour faire de l'exercice. Entre nous, nous avons ainsi une très bonne conscience à pouvoir goûter aux bons petits plats, et surtout aux desserts qui émaillent notre table !

Chacun s'occupe à sa façon en marchant : musique, livre ou film. Pour ma part, j'ai opté pour le film. Et comme j'aime voyager, j'ai choisi les documentaires "100 lieux qu'il faut voir" sur YouTube. L'émission dure 50 minutes, juste la durée de ma marche quotidienne. Hier, je me suis promenée dans l'Hérault à la vitesse de 4,7 km/h. C'est paisible, mais j'entends bien accélérer doucement. 

Pour tout vous dire, je n'ai pas trouvé de paire de baskets à ma taille dans la maison. Elles doivent être en France... Impossible de marcher avec des chaussures de ville sur le tapis. C'est donc en pantoufle (mules) que je fais ma marche. De cette façon, on ne peut aller très vite, mais quelle importance, rien ne sert de courir, il faut partir à point !

jeudi 26 mars 2020

Le coiffeur

Ô vous, habitués de mon blog, vous connaissez mon "amour" des coiffeurs. Pour tous les autres, lecteurs de passage, cliquez ICI

Dans une autre époque, je veux dire, avant le confinement, je me suis dit qu'il serait temps de prendre rendez-vous chez le coiffeur. Et puis, je pouvais bien attendre un peu... Et puis, je devrai attendre longtemps. 

Le confinement aidant, je n'ai plus jugé bon de me faire un brushing, je les ai séchés "à la volée", ce qui a amené des bouclettes plus ou moins seyantes autour de mon visage. Mon entourage en a ri, et je me portais bien. 

C'est alors que mon prof de flûte m'a téléphoné pour mon cours hebdomadaire, et plutôt que de se cantonner au téléphone comme la semaine précédente, il m'a proposé de le rejoindre sur ZOOM. Ensuite, une amie vivant seule m'a appelée en video sur Whatsapp, puis... je suis retournée à la salle de bain pour me donner une tête humaine.

Ce matin, video-conférence professionnelle : j'étais certes en pantalon (moi qui n'enfile que des jupes pour sortir), mais maquillée et coiffée. J'ai proposé un café à tous les participants...

dimanche 22 mars 2020

Les courses

Pour moi, les courses ont toujours fait partie de mon organisation primaire : toutes les deux semaines. Je ne suis donc pas perturbée par l'idée de sortir rarement.

J'ai fait mes courses mercredi matin pour la première fois depuis le confinement. Une chance en Suisse, il y des commerces partout, et en général à moins de 500 mètres de la maison. Migros et Coop, les deux géants oranges ont de grandes succursales, et des toutes petites, façon épicerie du quartier, mais toujours avec les mêmes prix. Naturellement, la population est répartie entre les magasins.

Devant la porte, une palette de papier WC. Je l'ai dédaigné, n'en ayant pas besoin. L'ambiance était surprenante : les gens se croisaient de loin, sans se regarder. Comme si un échange de regard entraînait ipso facto une transmission de virus...

Au rayon fruits et légumes, à part moi, tout le monde privilégiait les fruits et les légumes emballés dans du cellophane.

Il n'y avait plus d'oeufs à prix abordable, le rayon pâte et riz était bien entamé, et les sauces tomates manquaient. Ils n'étaient pas sur ma liste, j'ai passé mon chemin.

Surprise passée le rayon alimentaire : tous les rayons non alimentaires avaient été recouverts de cellophane et emballés pour empêcher tout achat, à l'exception des produits de beauté. Une cafetière en panne devient donc irremplaçable ! Et pas question d'acheter un body pour un bébé ou une paire de collants. 

A la caisse, distance de sécurité, on privilégie le scan personnel en prenant l'appareil à l'entrée de magasin et en scannant ses articles au fur et à mesure qu'ils sont déposés dans le caddie. C'est ce que je ferai la prochaine fois... 

Donc, côté courses, j'aime le fait qu'il n'y ait personne dans les magasins. J'organise mes menus en fonction de nos réserves, ça leur fait du bien d'opérer un tournus !