Des nœuds dans mon fil

jeudi 8 décembre 2016

Journée sans faim

Aujourd'hui, 8 décembre, nous avions congé pour la fête de l'Immaculée Conception. J'ai proposé à mes trois garçons une sortie près de Luzern, à la Glaci à Hergiswill. Nous y avions été il y a une dizaine d'années, et nous avions gardé un excellent souvenir de la visite de l'entreprise de verre (soufflage et moulage de verre que nous pouvions admirer depuis une tribune), les jeux de verre qui faisaient suite, le labyrinthe en verre, je pensais en outre leur proposer de souffler leur propre boule de Noel en verre, le tout au bord du lac des quatre cantons au pieds de sommets splendides.
 
La journée s'annonçait prometteuse, puisque le soleil s'était invité à nos festivités. Premier petit couac : je n'arrivais plus à utiliser mon lave-vitre, et le pare-brise devenait de kilomètre en kilomètre un peu plus opaque. Nous avons fait une pause pour acheter du produit adéquat, mais après avoir rempli le réservoir, le jet ne fusait toujours pas. Nous avons nettoyé la vitre et sommes repartis plein d'allégresse. Nous avons fait plusieurs pauses nettoyage avant d'arriver à destination. A Hergiswill, j'ai garé la voiture en plein soleil, espérant faire fondre le méchant glaçon qui osait obturer l'ouverture.

La deuxième déconvenue est arrivée assez vite, dès notre arrivée en fait. Nous avons découvert que le canton de Fribourg n'était pas le seul à honorer l'Immaculée Conception. L'entreprise était donc fermée. Par contre, nous avons pu voir le magasin, j'en ai profité pour demander à la vendeuse par quelle activité je pourrais remplacer la visite prévue. Elle m'a conseillé le musée suisse des transports.

Dix-sept minutes plus tard, nous étions garés (au soleil), il était midi. Quel musée... j'ai déjà visité des centaines de musée, je crois bien que c'est le plus beau que j'ai jamais vu. Il est organisé pour permettre aux familles, quel que soit l'âge de ses membres, de profiter pleinement de la journée. Un bâtiment consacré aux trains (vieux, neufs, cabine de conduite du train qui va passer sous le Gothard, explication des travaux, trains à crémaillères...), une cour sur laquelle un plan d'eau permet de faire du pédalo, un bâtiment consacré aux voitures, un autre aux bateaux et le dernier à l'aviation. Partout des petits jeux pour petits en bois, des jeux pour plus grands et même pour très grands. Rien de virtuel, presque pas de films, uniquement des choses à voir, à toucher et à manipuler. Du bonheur.

Nous sommes repartis le cœur en joie peu avant la fermeture. J'ai découvert une voiture fonctionnelle, la glace avait fondu et j'ai pu actionner le lave-vitre à l'infini. C'est du bonheur. Si.

Bref une belle journée qui s'est terminée par une montagnes de crêpes, nous n'avions pas pris la peine de déjeuner, nous nous sommes rattrapés au dîner !

 

lundi 5 décembre 2016

Un tableau, une histoire (21)

Edward Hopper People in the Sun

Comment peut-on s'installer de cette façon pour contempler la moissonneuse batteuse, quand Caton nous donne tous les détails sur les normes et les règles d'élevage et de gestion des fermes au IIè siècle avant Jésus-Christ. Heureusement que je ne me déplace jamais sans "De Agri Cultura"...


 

mercredi 30 novembre 2016

Le gâteau du dimanche

Pas facile de préparer un gâteau le samedi lorsqu'on est absent de la maison. J'ai donc reporté au dimanche la confection d'un quatre-quart. Vite fait, toujours bon, j'ai mis Augustin aux fourneaux pendant qu'Anatole et Ambroise réparaient les vélos avec Monsieur Alphonse.
 
Parfumé à l'orange, il est succulent. Néanmoins, j'ai éprouvé un petit pincement au cœur : il a été prêt à enfourner en moins de dix minutes. Notre moment de tête à tête a donc été prolongé par un beau film : "La pourpre et le noir". De son côté, Augustin aussi a éprouvé un pincement au cœur, parce que nous n'avons pas eu l'occasion de nous servir de la poche à douille. Promis, samedi prochain nous saurons choisir une recette plus judicieuse.
 
 
Et pour le plaisir des yeux, voici le gâteau du dimanche précédent, réalisé avec Ambroise :

 
Nous avons dessiné les motifs avec une pâte à tuiles comme indiqué dans la recette. J'ai trouvé le résultat un peu décevant, parce que les motifs ont une texture craquante par rapport au moelleux du biscuit. La prochaine fois nous les ferons avec un peu de pâte à biscuit colorée. Le dessin sera moins délicat, mais la texture uniforme.
 
Ceci dit, ce gâteau a été très apprécié, il était fourré à la confiture de fraise.
 
 

dimanche 27 novembre 2016

Café-tricot

J'aime le café, je n'aime pas avoir l'impression de perdre mon temps. C'est pourquoi j'ai beaucoup de mal à me rendre à une invitation pour un café. Par contre, si mes mains sont occupées, je peux papoter pendant des heures...
 
J'ai donc monté un groupe de café-tricot avec des amies. Nous sommes à présent sept, à venir plus ou moins régulièrement. Je peux vous dire que ça papote sec, et que je passe beaucoup de temps à servir le café ! Mais, et vous noterez ma contradiction, je suis ravie de ces matinées.
 
J'ai, dans la foulée, refait la même en rose. Vue chez Patchcath.


 
 
 

samedi 26 novembre 2016

Grâce

Actuellement, un fait divers défraye la chronique. Il s'agit de la femme qui a tué son mari après avoir subi 47 ans de calvaire à ses côtés. Je ne veux pas discuter de ce cas, ni de la sentence prononcée. Je ne peux que m'interroger sur les raisons pour lesquelles elle n'a pu bénéficier de circonstances atténuantes. Dix années de prison me semblent une bien lourde peine. Mais je ne connais pas le dossier, ce n'est pas le propos de mon article.
 
Ce qui m'a fait bondir ce matin en lisant mon journal, c'est la phrase du journaliste qui reprend les propos des syndicats de la magistrature qui estiment que "cette décision est d'autant plus étonnante que deux jurys populaires se sont prononcés".
 
J'avoue ne plus rien comprendre. Qu'est-ce donc que le droit de grâce si ce n'est le droit de supprimer ou de réduire une sanction pénale, la condamnation restant inscrite au casier ? Ce droit est prévu par l'article 17 de la Constitution qui autorise le président de la République à exercer le droit de grâce.
 
Ce n'est donc pas une remise en cause d'une décision d'un tribunal, c'est l'exercice d'un droit régalien qui n'a pas besoin d'être motivé, qui appartient au pouvoir discrétionnaire du président.
 
Pourquoi les magistrats s'estiment-ils en droit de s'insurger contre un droit constitutionnel alors que toutes les conditions pour en user sont réunies ? La décision d'un jury populaire aurait-il plus de poids que l'article 17 de la constitution ? En faisant ce choix, le président de la République n'a pas rejugé l'affaire et conclut en contradiction avec le jury, il a usé du droit qui lui permet de remettre totalement ou partiellement une condamnation. Où va-t-on si les magistrats eux-mêmes ignorent la loi ?