Début février, j'ai pris contact avec une femme qui propose des cours de cartonnage. Nous avons convenu de nous retrouver le vendredi 28 mars à 9 heures, avec mes modules déjà fabriqués, et un cours privé à la clef.
Dès jeudi, j'ai préparé mes meubles dans l'entrée, j'ai peaufiné mon pique-nique, prévu le déjeuner des enfants, et vendredi 8 heures 50, j'étais garée devant la porte de l'atelier de cartonnage. Personne. J'attends. Personne. A 9 heures 10, je téléphone. Pas de réponse. Je laisse un message. J'attends. A 9 heures 30, je pars faire une course au centre commercial, et je reviens pour 10 heures, pour constater qu'il n'y a toujours personne. Mystère, cette femme me semblait tout à fait sérieuse (je l'avais rencontrée à un salon à Bulle).
J'ai refusé de m'énerver, me disant qu'il y avait certainement une raison, et que tout allait s'expliquer même si j'étais déçue. Et puis, j'ai eu un de ces coups de génie qui m'ébranlent de temps en temps.
Je suis rentrée, j'ai déposé mes cartons, embrassé mon mari, et lui ai expliqué que puisque j'avais mon pique-nique dans mon sac, autant en profiter, que j'allais filer en direction de Martigny pour découvrir l'exposition intitulée "La beauté du corps dans l'Antiquité grecque".
Cette exposition avait été installée en collaboration avec le British Museum de Londres qui avait prêté des oeuvres magnifiques.
J'ai passé deux heures à contempler les sculptures, je ne me lassais pas de tourner autour des statues. Quelles perfections !
Puis je suis sortie dans les jardins pour y découvrir les oeuvres permanentes. J'ai enfin pu prendre des photos que je vous partage ici.
Ca matin, j'ai eu un SMS : la prof de cartonnage m'attendait le 28 février !