Affichage des articles dont le libellé est Agent immobilier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Agent immobilier. Afficher tous les articles

lundi 30 décembre 2013

Le retour de l'agent immobilier.

Nous en sommes au sixième épisode de nos relations avec les agents immobiliers.

Petit récapitulatif pour ceux qui me prennent en cours de route, ainsi que pour ceux qui auraient oublié tous les épisodes depuis le mois de janvier (il suffit de cliquer sur les mots en gras dans chaque rubrique pour retrouver l'article).

1. La menace de l'agent immobilier :


En janvier, nous avons pris comme une menace la visite de l'agent qui nous a suggéré de faire 40.000 Euros de travaux pour mieux vendre notre maison.

2. L'attaque des agents immobiliers : 


Ensuite, il a attaqué notre mode de vie et a exigé de changer en profondeur l'installation de notre maison.

3. La revanche de l'acquéreur :


Enfin, un acquéreur se manifeste, s'enthousiasme pour la si jolie maison qui correspond en tous points à ses rêves. Il signe. Hélas, il n'hésite pas à prendre sa revanche, et résilie le compromis le dernier jour du délai.

4. Un nouvel espoir :


Quelques mois plus tard, voilà les acquéreurs qui reviennent à la charge et qui souhaitent à nouveau acheter la maison.

5. L'empire contre-attaque :


Début juillet, nous contre-attaquons, et retirons notre maison de la vente.

6. Le retour de l'agent immobilier :


Dimanche 29 décembre 2013 à 22 heures, le téléphone sonne. 
Surprise.
Je décroche.
- Allo, Madame Alphonsine, ici Monsieur l'agent immobilier.
- Bonsoir Monsieur... (il ne me laisse pas le temps de finir ma phrase)
- C'est vous qui avez appelé cet après-midi, il y avait votre numéro d'affiché sur mon téléphone, et je me suis dit "Tiens, le numéro de téléphone de Madame Alphonsine".
- Non Monsieur, ce n'est pas moi qui ait appelé.
- C'est bizarre, vous avez toujours à B. ?
- Savez-vous, Monsieur, qu'il est 22 heures ?
- Oui, je suis au bureau et je travaille, j'en aurai jusqu'à minuit au moins.
- Oui, mais il est peut-être un peu tard pour appeler les gens à cette heure. Je vous souhaite une bonne soirée, au-rev...
- Mais vous habitez toujours à B. ?
- Oui, mais à présent je vous souhaite une bonne soirée, travaillez bien.
Et j'ai raccroché.




NB : Un hommage spécial à Albert qui m'a suggéré l'analogie entre les titres des épisodes de Star Wars et nos épisodes d'agents immobiliers.

jeudi 7 novembre 2013

Les "Zézitants" sont de retour

Vous pensiez que la page de la vente de la maison serait tournée ? Je le croyais aussi, nous avions retiré l'offre des sites immobiliers, nous n'avions pas informé les agents immobiliers, mais ceci est sans importance, puisqu'ils nous ont oubliés depuis fort longtemps déjà !

Et pourtant, voici que les Zézitants sont de retour. Je vous avais raconté ICI comment Monsieur et Madame Zézitant ont hésité à acheter notre maison, combien ils ont pleuré de ne pas aller jusqu'au bout de leur désir, mais que malgré tout, après des offres et des rétractations, ils n'ont pu se résoudre à l'acheter.

Voilà que la semaine dernière, je reçois un mail de Madame Zézitant qui m'explique pour quelle raison ma serre est semi-enterrée, avec un lien pour trouver tous les détails sur un site adéquat. J'avoue que cette serre ne faisait pas l'objet de mes soucis principaux, d'autant que pour qu'elle devienne fonctionnelle, il faudrait qu'elle soit rénovée. Elle conclut son mail par une gentille phrase sibylline "Nous espérons que vous avez bien vendu votre maison, pour notre part, nous sommes toujours à S..."

C'est donc ça, elle me fait un appel du pied pour me dire qu'elle est toujours intéressée !!! Imagine-t-elle que je peux encore la prendre au sérieux après les valses-hésitations qu'elle nous a fait subir ?

Si encore elle s'était arrêtée là, mais non, Madame Zézitant a fait un pèlerinage pour revoir la maison de l'extérieur. Voyant que les volets étaient fermés, elle a avisé notre aimable voisine pour lui demander si notre maison avait été vendue. Cette voisine, "qui n'est pas curieuse mais qui aime bien tout savoir " comme elle se qualifie elle-même, est une femme très discrète. Elle a haussé les épaules et lui a affirmé qu'elle n'en savait rien.

Nous avons alors eu un coup de fil d'une dame "qui voulait parler à un des propriétaires de la maison". C'était Madame Zézitant qui est tombé sur Augustin, lequel lui a conseillé de rappeler à notre retour. Elle ne l'a jamais fait, elle avait le renseignement : nous n'avions pas vendu.

Elle va pouvoir continuer à rêver...


samedi 13 juillet 2013

Vente de maison - FIN

Cette fois c'est bien fini, nous avons mis un point final à notre expérience de vendeur de maison. Ne devient pas vendeur de maison qui veut, il faut avoir une colonne vertébrale particulièrement solide pour supporter les visiteurs.

- Celui qui, à peine la porte du porche ouverte, regarde avec dégoût la cour et dit d'un ton écoeuré "C'est vous qui vendez...... ça ?" Il faut avoir entendu le ton pour comprendre l'étendue de la consternation. Et il faut des nerfs solides, et certainement beaucoup d'éducation pour ne pas lui fermer la porte au nez.

- L'hésitant dont je vous ai déjà parlé trop longuement.

- L'effronté qui sous prétexte qu'il a vendu sa maison tel prix ne veut pas dépenser plus à l'achat, et en plus il veut faire des travaux, parce que même si c'est joliment refait ce n'est pas à son goût et comme il envisage 50.000 Euros de travaux, on pourrait baisser le prix d'autant pour qu'il n'ait rien à débourser. (Bien sûr, ce n'est pas dit aussi explicitement, mais c'est bien le sens de sa démarche).

- Le compliqué qui vous fait une offre écrite (comme si elle avait plus de valeur qu'une offre verbale), à qui on explique qu'on a reçu une offre plus élevée, et qui s'insurge de notre manque de correction, et qui, suite à des excuses (pour faire poli) nous répond qu'il a perdu toute confiance et qu'il ne veut plus en entendre parler. (En fait il a eu une réponse négative de son banquier mais plutôt que d'être honnête, il préfère agresser le vendeur).

- Le rêveur qui sait bien qu'il ne pourra acheter le bien, mais qui vient malgré tout visiter.

- Le distrait qui nous rappellera mais qui en fait oublie de nous rappeler qu'il n'est pas intéressé.

Vous avez eu quelques aperçus de nos difficultés, j'ai tu les péripéties autres, et j'en viens à la conclusion : nous ne vendons plus. Les agents immobiliers relayés par les médias ont tellement répété à la population qu'il est difficile de vendre que les acquéreurs potentiels viennent visiter en imaginant que nous allons leur brader notre maison. Quelle erreur...

Terminé, nos déboires sont finis, nous gardons la maison que nous aimons, et que nous devons être les seuls à apprécier à sa juste valeur.


lundi 24 juin 2013

Vous pouvez me croire

Je sais, ce sera difficile, mais vous pouvez me croire, il m'est vraiment arrivé l'histoire suivante il y a environ 6 semaines :

Suite à l'annonce de vente de notre maison que j'ai insérée sur Internet, j'ai eu un appel d'un homme très très intéressé par maison, surtout me disait-il par les travaux à effectuer, "êtes-vous certaine qu'il y a des travaux ?" Sur ma réponse affirmative lui expliquant de quelle nature les derniers travaux devaient être, il m'a dit qu'il se portait acquéreur, et que le prix que je lui indiquais lui convenait.

Sur le coup (dans les 3 secondes qui ont suivi), je me suis dit : "Génial"... sauf que cette personne téléphonait d'un portable en Belgique, sous un nom un peu exotique, et me proposait de me payer une grosse partie en liquide.

J'ai refusé...

samedi 22 juin 2013

C'est le pompon !

Cette fois, c'est le pompon ! 

Je n'aurais jamais dû ouvrir mon blog : il ne se passe pas une semaine sans que des événements totalement incontrôlés et incontrôlables surgissent dans ma vie de vendeuse de maison, simplement pour que je puisse vous relater ces épisodes comiques de ma vie !

Aujourd'hui, à 16 H 45, je sors en vitesse de la maison pour chercher Amélie dans le bourg voisin. Je tombe presque nez à nez avec un couple et ses deux enfants qui examinent notre maison sous toutes ses coutures. J'entends "Il y a un grand jardin, viens voir !" Je les salue comme je fais avec tout le monde dans le village, et je file. 

Je suis sur le trajet du retour lorsque mon portable sonne, et bien entendu, comme je l'espérais, il s'agit d'une visite à faire.

Je suis toujours d'accord pour faire visiter au pied levé. Mais avant d'entrer, je précise que j'ai 6 enfants, et que sans être le bazar, ce n'est pas ordonné comme j'aime que ça le soit lorsqu'une visite est prévue. Mais que s'ils me promettent de ne regarder que le volume et pas la poussière, je suis prête à les faire visiter la maison sur le champ !

Nous visitons, ils tombent sous le charme. A la fin de la visite, ils ont envie de revoir telle et telle pièce, et je leur propose de regarder sans moi (les gens sont peut-être comme moi et ont envie de parler ensemble sans être entendus). Nous nous retrouvons dans la cour, et Monsieur Alphonse propose de boire quelque chose.

Nous discutons agréablement, de maison entre autre, et c'est là qu'il nous demande le prix de vente de notre maison. Nous l'annonçons, il s'étonne : le site sur lequel j'ai vu votre maison l'affiche à 45.000 Euros de moins ! Il me demande d'aller vérifier sur Internet, ce que je fais. Je reviens et leur confirme que nous avons raison tous deux : c'est bien le prix affiché sur Internet, mais je leur montre le contrat de mandat qui indique notre prix réel.

Et voilà comment les agents immobiliers sèment le trouble et le désordre...


jeudi 20 juin 2013

"Les Zézitants".

Connaissez-vous le zézitant ? C'est une race de bipède. Comme son nom l'indique, il marche sur deux pieds. Il ressemble même à un homme à s'y méprendre, surtout s'agissant des pieds, mais son comportement laisse à penser qu'il ne possède pas les réactions d'un humain ordinaire : il passe son temps à hésiter.

Je ne sais pas quel est le pouvoir de décision du commun des mortels, mais pour ma part je me décide très vite. J'ai tellement l'incertitude en horreur, que j'opte presque instantanément pour le choix A ou B. Et si je n'arrive pas à choisir, j'abandonne le terrain en le faisant savoir à la personne qui attend ma réponse, de sorte qu'elle puisse prendre ses dispositions.

Manifestement, tout le monde ne fonctionne pas ainsi. Les différences font, paraît-il la richesse de l'humanité, et accessoirement la richesse de mon blog puisque je peux vous relater des épisodes comiques de ma vie !

Fin janvier, un couple charmant visite notre maison, en tombe instantanément amoureux un jeudi après-midi. Il revient en famille le samedi matin avec 1 heure de retard sur l'horaire, donc à 11 heures, mais nous sommes des gens compréhensifs. Ils amènent dans leurs bagages trois de leurs enfants, leur petite-fille et la belle-mère. Ensuite il y a eu d'autres personnes encore, mais je ne suis pas arrivée à suivre le mouvement de l'invasion. A 13 heures, les enfants étaient affamés (et notre programme de l'après-midi commençait à battre de l'aile) et nous avons mis un terme à la journée "portes ouvertes" malgré une arrivée encore plus tardive d'un visiteur.

Pendant la visite, tout ce petit monde va et vient, entre et sort, se réjouit de ce qu'il voit, fait des projets pour les transformations, et finalement, on signe un compromis de vente. Toute le monde est content : nous d'avoir vendu à des gens qui nous correspondent, eux d'avoir acheté une maison qui leur plait, et l'agent d'avoir bouclé un dossier avec autant de célérité et d'efficacité !

Las, les acquéreurs partent en vacances, discutent, pinaillent, s'interrogent, font le trajet de notre village jusqu'au lieu de travail de Monsieur Zézitant, se rendent compte qu'il circule à des horaires confortables et sans bouchon, refont le trajet au cas où ce serait un hasard, et opèrent une troisième tentative (l'histoire ne dit pas combien de tests il a pu faire), et à chaque fois la réponse est concluante.

Trop bête, se disent les Zézitants, nous n'avons pas de motif sérieux de ne pas acheter. Alors comme ils lisent et relisent le compromis de vente, ils découvrent la  clause de rétractation, et 7 jours après avoir reçu le compromis, ils se rétractent.

L'agent nous informe de la situation, et nous restons sur notre faim : nous n'arrivons pas à comprendre le motif de la rétractation... sauf peut-être qu'ils ne veulent pas quitter la ville, mais ils savaient ce qu'ils faisaient en commençant à chercher une maison à la campagne.

Après quelques semaines de réflexion, et voyant la façon de travailler de l'agent immobilier, je résilie le contrat de mandat, et je reprends contact avec les Zézitants leur expliquant que l'agent les a peut-être un peu précipités, mais que la maison est toujours à leur disposition (et que même si j'ai résilié le mandat, l'agent restait légalement dans le circuit).

La réponse ne se fait presque pas attendre, ils sont ravis de reprendre contact, avaient en effet besoin de réfléchir, sont désolés de leur attitude, et reverraient volontiers une nouvelle fois la maison.

Deuxième visite, le 26 mai, cette fois accompagnés d'une de leurs filles et de sa meilleure amie. Ils repartent toujours aussi amoureux de la maison, mais se sentent incapables de répondre immédiatement. 

Dix jours plus tard, je leur demande de se prononcer avant la mi-juin. Nous avions besoin d'une réponse, d'autant qu'une autre visite semblait se profiler.

Jeudi dernier, 13 juin, les Zézitants me téléphonent pour voir encore une fois la grange. Ils arrivent dans la demi-heure, regardent, examinent, discutent. Je les laisse, ayant d'autres choses à faire. Ils me retrouvent dans la maison, et pendant que je discute prix avec Monsieur, Madame se promène dans toute ma maison sans m'avoir demandé la permission. J'ai oublié de dire que depuis le début elle se sent chez elle, et moi mal à l'aise devant son aplomb. Monsieur Zézitant me fait une offre.

Le lendemain, je vais visiter des maisons à acheter dans notre futur lieu de vie, j'en parle avec Monsieur Alphonse, et il programme une visite pour se faire une idée...

Samedi soir, mail des Zézitants :


Bonjour

Afin de ne pas vous laisser ds l’attente, nous ne sommes pas en mesure de vous donner une réponse, positive ou négative, à l’heure actuelle.
Nous ne voudrions pas vous priver d’une opportunité de vendre. Ne tenez pas compte de notre hésitation. Nous avons eu des échanges fructueux et sympathiques, et vous remercions encore de la patience que vous avez eu, à ce jour.
Cordialement


Nous n'avons pas hésité une seule seconde : j'ai repris contact avec les agents immobiliers rencontrés en Suisse pour leur expliquer que nous cherchions une maison à louer...



samedi 25 mai 2013

Personne ne veut de ma maison

Monsieur Alphonse et moi-même avons une conception hors norme des choses. D'abord nous avons fait le libre choix d'accueillir 6 enfants sous notre toit. Ensuite, s'agissant du toit, nous avons choisi d'avoir une maison accueillante pour nos enfants. Ce n'est pas évident. 

J'ai décidé que les enfants ayant une durée de vie limitée sous notre toit, se devaient y être heureux. Finalement, la vie se construit sur l'enfance, et un adulte heureux est celui qui garde de bons souvenirs de son enfance.

Par conséquent, j'ai supprimé tous les objets fragiles, bibelots, vases et autres lampes. J'ai choisi des assiettes renouvelables facilement, et je ne lève même pas un sourcil lorsque le petit-dernier âgé à l'époque de 5 ans rend service en portant la pile de 10 assiettes, et la fait tomber. Il n'était pas blessé, j'ai simplement envoyé un grand ramasser les miettes, sans m'exciter, à la grande surprise de nos invités.

Notre salle de bain est conçue pour être efficace, facile à nettoyer : un lavabo de collectivité, une douche dite "à l'italienne", c'est-à-dire avec 3 murs en carrelage et un rideau de douche. Un joli rideau en coton assorti aux rideaux sépare le coin douche du reste de la salle de bain, et toute la famille peut se succéder à grande vitesse et efficacité maximum pour se brosser les dents, se coiffer, sécher les cheveux, raser, maquiller... pendant que l'un se douche.

La cuisine n'est pas intégrée, elle ne contient pas d'électro-ménager de luxe, et nous avons privilégié des meubles solides et une cuisinière de 90 cm de large. Adaptée à une grande famille !

Pas de porte en chêne. Par contre, de jolis planchers là où c'était possible. Un lieu chaleureux où on aime venir et rester. 

Mais voilà, personne n'est attiré par notre maison. Je le comprends depuis que j'en cherche une autre pour nous (clic). J'ai donc proposé à Monsieur Alphonse de faire des petits travaux : installer dans le salon qui donne sur le jardin, devant le foyer de la cheminée, un jacuzzi pour 4 personnes avec des photos affriolantes aux murs, ainsi qu'une douche pour deux personnes avec deux pommeaux. Il reste même une petite place pour le sauna. 

Mais inutile de se ruiner : nous habitons dans un village où "personne ne veut aller, il n'est pas assez chic". Forcément, les impôts locaux ne sont pas aussi élevés que dans les communes avoisinantes...



jeudi 23 mai 2013

Trouver une maison

Que de soucis : en plus de ne pas pouvoir vendre, il nous faut trouver une maison à acheter (si nous vendons) ou à louer (dans le cas contraire). Actuellement nous sommes encore optimistes (si, si, je suis optimiste : je n'ai eu aucune visite depuis plus de 2 mois, oui, 8 semaines !), et nous feuilletons Google avec acharnement pour y trouver la maison grande et pas chère de nos rêves... à acheter.

La préoccupation première, une fois que nous avons mis une limite financière à nos rêves, consiste à faire coïncider les deux critères : "grande" et "nombreuses chambres". Parce qu'en fait, les grandes maisons sont tout sauf chaleureuses : elles ont d'immenses volumes, des mezzanines spectaculaires, une piscine, une jacuzzi, des bains bouillonnants (avec des photos heu... bon, mais on peut enlever les tableaux, n'est ce pas ?), une douche avec deux pommeaux (pour deux personnes pour ceux qui suivent). Je rectifie : ce sont des maisons avec une une certaine chaleur humaine, mais je ne suis pas certaine que ce soit celle que je recherche.

Voilà donc la maison proposée : 250 m², 3 chambres, 1 bureau, une salle de bain de la taille d'un salon avec le sauna, le bain bouillonnant, la douche à deux pommeaux. Et puis, une chambre parentale digne d'un palace précédée d'un dressing comportant 4 mètres de tringle (pour y mettre mes deux jupes, mes trois robes et mes deux vestes, c'est peut-être un peu excessif ?), 4 placards (pour cinq pulls et deux T-shirts) et des étagères à chaussures qui pourraient contenir mes livres de poches, mais où mes trois paires de chaussures se sentiraient un peu perdues. Rassurez-vous, il y en a autant pour Monsieur, mais de l'autre côté : on ne mélange pas. Et comme il a aussi peu de vêtements que moi, je commence à me poser des questions sur notre garde-robe. Il faudra que je pense à demander où se trouve le magasin de vêtements le plus proche.

L'équilibre de la maison laisse à désirer : un salon-salle à manger de 60 m², une suite parentale de 35 m², une cuisine de 35 m², un bureau, un garage pour 8 voitures et trois chambres de 12 m² chacune. C'est dire la place qu'ont les enfants dans le coeur des concepteurs. 

Vous n'auriez pas une maison avec des chambres plus proportionnées et plus nombreuses, un peu de terrain non occupé par une piscine glaciale, et de quoi faire un atelier pour mes garçons ?

Oui, je sais, je suis atypique...


jeudi 21 mars 2013

L'acquéreur pas idéal...

Vous êtes un peu exigeantes, ô amies lectrices qui me demandez un compte-rendu des visiteurs de maison...

D'ailleurs, il existe une espèce qui n'est malheureusement pas en voie de disparition. Il s'agit des "acheteurs de maison". Ils sont adorables. Pas ponctuels du tout sauf la première fois. Ils s'extasient de tout, prennent leur temps, on les voit encore prendre le pouls du village deux heures après la fin de la visite : ils se promènent et rentrent à regret dans leur chez eux, mais en marche arrière, pour garder l'image de la maison le plus longtemps possible dans leurs yeux.

Le lendemain, nous recevons un coup de fil enthousiaste de l'agent : "Ils achètent". On se met d'accord sur le prix en un tour de main, ils revisitent en emmenant avec eux le ban, l'arrière-ban, les voisins, la belle-mère. Ils repartent avec autant de regret que la fois d'avant, mais cette fois en ayant apposé une signature sur le compromis de vente.

Nous ouvrons le champagne, les enfants la bouteille de coca ! Chouette, la maison a été vendue en moins d'un mois ! 

La semaine d'après, coup de fil de l'agent : "Mauvaise nouvelle, ils se sont rétractés, et les autres acheteurs potentiels qui étaient très intéressés par votre bien ont trouvé une maison entre temps. On recommence tout à zéro : petites annonces (il faut compter 8 jours minimum), visites, rangement de la maison, etc........

J'oubliais, ils ont même donné un motif : "ils ne se sentent pas encore prêts à quitter la ville !" C'est sûr, ils se sont réveillés un matin, se demandant comment occuper la journée. Ils ont lu le journal (comme ma voisine, voir ICI), ils ont été séduits par la petite annonce, ont visité, ont signé, puis ont réfléchi. La prochaine fois, s'ils réfléchissent avant, ce sera plus facile pour tout le monde !




mardi 19 mars 2013

La compassion est une qualité

Vous vous souvenez peut-être de mon billet sur la constance. Aujourd'hui, je vais vous parler de la compassion. Ce ne sont pas des thèmes très courants, mais pourtant ces qualités nous accompagnent tout au long de notre vie.

L'autre jour, une personne que je connais bien m'a téléphoné. Dès que je la reconnais, mon cerveau tourne à 100.000 tours/minute pour trouver le moyen de couper court à la conversation. C'est qu'elle fait partie de ces gens odieux, méchants et destructeurs, qui, sous couvert d'une immense gentillesse, d'une grande compassion et d'une sollicitude poignante vous assènent des horreurs.

Vous allez me dire qu'il suffit de ne pas décrocher, et de rompre tout lien avec cette personne. Vous pensez bien que si je le pouvais je n'hésiterais pas une seconde, mais il y a des situations complexes qui ne se résolvent pas avec des "il suffit que tu..." J'ai donc opté pour une technique de protection rapprochée et dès que je reconnais sa voix, je revêts une carapace. Je peux ainsi l'écouter avec détachement. Et ensuite, je me promets de vous écrire un billet, et alors elle devient drôle et ne me touche plus... Les bienfaits de la blogosphère !

Donc, sa technique de destruction avancée consiste à me demander des nouvelles de chacun de nous (mari et enfants), et surtout de ne répondre à aucune de mes annonces pour me signifier qu'elle se fiche éperdument de ce que je raconte, mais le tout avec une voix charmante, attentionnée et gentille.

L'autre jour elle m'a demandé des nouvelles de ma maison.
- Elle n'est pas encore vendue. Mais l'agent immobilier est compétent.
- Tu sais, chez nous il y avait une très grande maison à vendre. Elle a mis plusieurs années à être vendue. Les petites maisons partent plus facilement, mais les grandes finissent également par trouver un acquéreur, il suffit d'attendre. Je te dis, pour cette grande maison, ça a mis plusieurs années, mais elle est vendue.
- Je ne suis pas inquiète du tout.
- Parce que soit certaine que les petites maisons se vendent facilement, mais pour les grandes ce n'est pas du tout le cas. Il suffit pourtant d'attendre plusieurs années.

J'ai arrêté de dire que je n'étais pas inquiète, parce qu'elle renchérissait dans le fait qu'il est facile de vendre une grande maison après plusieurs années d'attente.

Et puis j'ai trouvé le moyen de raccrocher... Et puis, j'ai trouvé le moyen d'en rire !



vendredi 15 mars 2013

Agent immobilier, le retour !

Je sais que vous attendez tous avec impatience la suite de mes relations avec les agents immobiliers. Le rire vous sied si bien que j'hésitais à écrire un nouveau billet : j'ai trouvé la perle des agents. Vous comprendrez bien qu'il est indispensable à la profession d'avoir en son sein quelques personnes exceptionnelles pour éviter les affirmations abruptes et sans appel : "Ils sont TOUS incompétents".

Une amie m'avait dit : "Si tu veux vendre ta maison, il faut trouver l'agent immobilier qui l'aimera". Oui, mais comment choisir parmi la liste proposée par les pages jaunes celui qui aimera ma maison ? Monsieur Alphonse a lu une petite annonce qui spécifiait que l'agence "parlait alsacien". Tiens, un local, du cru ? Ca pourrait être une bonne idée, d'autant qu'il est indépendant et n'est donc affilié à aucune agence nationale ayant pignon sur rue.

L'agent immobilier est arrivé le 5 janvier pour me dire qu'il était en train de signer la troisième vente de l'année, et que la semaine suivante, il y aurait au moins deux compromis de plus, qu'il ne savait plus où donner de la tête avec le travail alors que ses confrères se plaignent du manque de dossiers. Il a fait le tour de la maison, s'est extasié de tout, du travail de Monsieur Alphonse, de la magnifique bibliothèque, du taux d'isolation, du volume, de l'espace... bref, il me donnait le sentiment qu'il aimait ma maison. Le tour terminé, il m'annonce le prix sans avoir besoin de quatre jours de travail pour évaluer le bien.

Monsieur Alphonse et moi décidons de contracter avec lui, on signe un mandat, sans exclusivité, parce que je déteste être privée de liberté, mais avec ma parole qu'il possède l'exclusivité. Et comme c'est une homme de parole lui aussi, il l'a accepté.

Mais ce n'est pas parce que vous avez trouvé un bon agent immobilier que vous tombez sur des acheteurs potentiels de rêve !


jeudi 17 janvier 2013

L'agent immobilier (4)

Ô amis lecteurs, vous avez tous bien ri à mes déboires avec les agents immobiliers. J'ai encore de quoi vous faire rire en vous partageant d'autres perles... en attendant les suivantes ! 

- Et si un acheteur veut s'installer en mai ?
- Il attendra le premier août.
- Mais si c'est une condition ? Vous devrez sortir.
- Non, nous resterons, je n'organise pas deux déménagements avec vie à l'hôtel et un enfant qui passe son bac. Nous restons ici, et la maison sera disponible le 1er août, vous l'expliquerez à l'acheteur.

- Et si l'acheteur veut acheter immédiatement, vous pourrez rester avec un contrat de bail et vous lui payerez un loyer.
- Certainement pas. Je ne vais pas payer un loyer dans MA maison.
- Mais elle sera vendue.
- Mais elle attendra d'être vendue.

- Quels sont vos projets immobiliers à venir ?
- Nous serons locataires le temps de trouver éventuellement une maison à acheter.
- Mais vous allez prendre un prêt relais ?
- Non, puisque nous serons locataires.
- Mais vous avez bien un projet immobilier là où vous allez ?
- Oui, en location.
- Mais.....

- Et si vous ne vendez pas au prix que vous souhaitez ?
- Nous voulons nous aligner sur les prix du marché pour avoir des chances d'avoir des acquéreurs.
- Vous pensez baisser le prix à quel moment ?
- Nous verrons bien. 
- Et vous pensez aller jusqu'à combien ?
- Déjà, il faut l'évaluer, et ensuite, il est hors de question de la brader. Nous la garderons en maison de campagne. (il faut savoir blufer parfois !)


On mettra la maison en vente en février. De cette façon, nous pourrons faire des photos. En février, la nature est plus belle.

lundi 14 janvier 2013

L'agent immobilier (3)


Une fois que l'agent immobilier a détaillé la liste des travaux indispensables à effectuer dans votre maison, il ne lésine sur aucun conseil supplémentaire. Chaque pièce est passée au crible fin.

- Où vous tenez-vous dans cette maison ?
- Dans ma bibliothèque.
- Je veux dire : où vous tenez-vous le soir ?
- Dans ma bibliothèque.
- Vous n'avez pas de salon ?
- J'ai une bibliothèque. Il y a une banquette, des fauteuils, et c'est un endroit très chaleureux. Accessoirement vous avez vu le salon (là où il y a une cheminée), mais il est occupé par Aelred qui y a entreposé ses jeux.
- Lorsqu'il y aura une visite, il faudra les enlever et mettre des fauteuils. Les gens doivent pouvoir se projeter.
- Il y a des fauteuils.
- Il faudra mettre les jeux dans des grands sacs pou... (il s'est tu à temps)
- Monsieur, Aelred a une chambre grande comme un grand placard. Il a besoin de jouer, d'autant qu'il fait l'école à la maison. Il n'est pas question de lui enlever ses jeux pendant 6 mois sous prétexte de visite. Et les acheteurs ne regardent pas le mobilier des autres, mais les dimensions de la pièce et ce qu'ils peuvent en faire.

- Où est votre entrée ?
- Vous y êtes.
- C'est une pièce.
- C'est une entrée, puisque vous êtes entré par cette porte-ci.
- On dirait que c'est une pièce.
- J'ai 6 enfants, j'aime cuisiner, j'ai ici mon matériel et mes réserves d'épicerie. Je ne peux rien y changer... 

Pour résumer, les conseils sont formidables. En fait, je crois que je les attendais : vous videz tout, vous faites tout à neuf, vous organisez une sorte de maison témoin, vous ne vivez plus, vous respirez à peine, et vous jonglez avec l'aspirateur et la serpillière  Finalement, nous allons la garder cette maison. Elle nous plait comme elle est !

Conclusion 3 : Vous devez changer de style de vie pour vous conformer à celle de Monsieur Tout le monde. Et seul l'agent immobilier sait comment vit Monsieur Tout le monde !




samedi 12 janvier 2013

L'agent immobilier (2)



Ce qui est vraiment pratique, lorsqu'on choisit de prendre un agent immobilier pour nous aider à vendre notre bien, c'est que c'est un homme aux conseils judicieux. Il vous explique comment rendre votre maison plus attractive afin qu'elle se vende mieux et plus vite. Celui que nous avons rencontré a dû faire un stage de "home staging", à moins qu'il ne regarde M6, et son avis a été décoiffant : 

- Il faudra les cacher, ces câbles électriques. (Caisson à prévoir : 800 Euros)
- Le parquet n'est pas beau (poncer, vitrifier : 1500 Euros)
- Il faudrait terminer ce mur (2000 Euros)
- Et vous ne pourriez pas refaire la cour ? (décaisser, damner, paver : 40.000 Euros)

Je ne suis pas certaine que mon banquier qui a déjà du mal à virer 210 Euros sur un compte en Suisse, accepte de nous faire un prêt de 44.300 Euros pour vendre la maison !!!

Deuxième conclusion : Si on souhaite vendre sa maison, il faut penser à faire un prêt au préalable !


jeudi 10 janvier 2013

L'agent immobilier (1)

"L'agent immobilier"... ces deux mots méritent qu'on ouvre une rubrique pour cette profession si particulière que je ne comprendrai décidément jamais. Depuis le temps que je les fréquente, je devrais être habituée à leur mode de raisonnement. Rien n'y fait, je me laisse encore surprendre. Pourtant, j'ai fait appel à eux en Allemagne, et dans différentes régions de France, pour de la location ou de l'achat. Ne me dites surtout pas que je ne sais pas de quoi je parle, puisque j'en ai côtoyé au bas mot une cinquantaine dans ma vie. Essayons de voir de plus près à quoi ressemble un agent immobilier.

Lorsque je suis future locataire, on me fait prendre conscience de ma situation d'être inférieur-qui-ne-peut-acheter-son-logement, et je me retrouve face à un agent qui se situe immédiatement du côté du propriétaire. C'est de bonne guerre...

Lorsque je suis future acheteuse, je me retrouve face à un agent qui est totalement en symbiose avec le vendeur. Il me fait visiter une maison presque vendue pour que je fasse monter le prix. Il m'affirme que le terrain est boisé, et comme je ne vois pas d'arbre et que je fais remarquer qu'ils ont été coupés ras, on me répond avec humeur qu'il s'agit d'un bois, certes un peu (euphémisme) déboisé, mais que les arbres repousseront. Pourquoi ne lui ai-je pas demandé s'il pensait repousser si je m'avisais de lui couper la tête ?

Lorsque je suis vendeuse, l'agent se situe du côté de l'acheteur. Il me propose de diminuer le prix de moitié (alors que nous sommes dans les prix du marché), fait visiter à des gens qui manifestement ne sont que des curieux et n'achèteront jamais, se trompe de rubrique dans les petites annonces, et se trompe dans le texte de l'annonce.

Première conclusion : un agent immobilier est schizophrène.