Des nœuds dans mon fil

mercredi 15 mai 2013

Donner le goût de la lecture

Faire lire un enfant, c'est un mode d'éducation, comme de les amener à la propreté (j'ai mal réussi sur ce point, parce que je ne m'y suis pas astreinte comme j'aurais dû. Mais bon, ils sont tous propres à ce jour).

Chaque cas a été un peu différent. A la base, mon mari et moi aimons beaucoup lire, nous lisons tous les jours, les enfants ont toujours été entourés de livres et nous ont vus lire. Donc, premier principe, il faut que les parents aiment lire pour donner le goût de la lecture, puisque l'éducation se fait principalement par l'exemple.

Accessoirement nous n'avons pas de télévision. Les enfants jouaient, lisaient, et nous sortions nous promener, visiter des musées... Avec le temps, des DVD sont venus occuper certaines soirées. Actuellement, il y a un ordinateur pour tous les enfants, avec accès très limité : pour aller sur Scolastance. Les seuls jeux vidéos sont ceux du site Légo ou Playmobil, mais uniquement le jour de l'anniversaire d'un des enfants ("Non, Augustin, tu n'iras pas sur le site Play le jour de MON anniversaire, les parents ne comptent pas").

Amélie, l'aînée, se refusait à mettre le nez dans un livre autre qu'un livre d'images. Un été, nous lui avons donné "La petite maison dans la prairie". Elle lisait une demie page, puis refermait le livre avec la mention "ce n'est pas intéressant"... jusqu'au jour où elle a été assise dans un fauteuil avec le livre et l'ordre de lire tout un chapitre avant de pouvoir jouer. Les cinq premiers jours ont été pénibles pour elle, les suivants ont été pénibles pour nous, parce qu'elle ne sortait plus de son livre... et quand on sait qu'il y a 6 tomes, on s'imagine bien la scène.

Conclusion numéro 1 : Il faut que l'enfant découvre la joie de lire en continu. S'il ne lit que quelques lignes, il ne se souvient pas forcément de ce qui précède, peine à rentrer dans l'histoire, et referme le livre avant même de connaître la suite. Le forcer à lire un chapitre en entier est donc le meilleur moyen pour qu'il comprenne que l'histoire forme un tout et devient intéressante lorsqu'elle est suivie.

Albert n'a pas eu besoin d'être aidé. Il a commencé sa carrière de grand lecteur lorsqu'il a lu le premier tome d'Harry Potter. Il y a des enfants qui aiment lire par nature. Et on les retrouve souvent dans les familles nombreuses, puisque c'est le moyen d'élection pour s'isoler des autres. 

Conclusion numéro 2 : Peu importe LE livre qui détermine la lecture. Il faut avoir des étagères de livres à disposition (ou aller dans une bibliothèque), et surtout mettre devant lui les livres que son âge lui permettra de lire avec profit. (A l'époque, je lisais tous les livres pour enfants pour savoir à qui le recommander).

Antoinette a appris à lire très jeune, elle a toujours voulu faire comme les aînés, et c'est tout naturellement qu'elle a attrapé un livre pour avoir l'autorisation de lire au lieu d'éteindre la lumière et de dormir ! La lecture était considérée comme une récompense : celui qui savait lire avait le droit d'éteindre après les autres et de lire un temps donné (qui a évolué en fonction de l'âge). C'était très attractif. 

Conclusion numéro 3 : Il faut que la lecture soit une récompense.

Anatole a également lu dans un objectif d'éteindre plus tard. Et comme il partageait sa chambre avec Albert, qu'il le voyait lire, il demandait des conseils de lecture à son frère qui a alors mis au point sa technique de chantage. (voir dans la rubrique "Ambroise")

Conclusion numéro 4 : La lecture se développe au contact d'autres lecteurs.

Ambroise a été l'enfant le plus récalcitrant à la lecture (au reste aussi d'ailleurs, c'est un peu un art développé chez lui que de lutter contre tout). Nous avons commencé avec le tome 1 de "la cabane magique". Ambroise n'a pas voulu le lire parce qu'il a trébuché sur la présentation de la première page. Je l'ai donc emporté en voiture "Non, maman, ce n'est pas la peine, je ne le lirai pas". Comme par hasard, je l'ai proposé en lecture à haute voix (les enfants lisaient beaucoup à haute voix dans la voiture, des livres adaptés à toute la famille, comme "le petit Nicolas" ou "la famille aux petits oignons", c'était excellent pour la diction et pour les fou-rires familiaux).

Nous avons lu trois chapitres (les enfants se passaient le livre), puis j'ai proposé d'arrêter. Ambroise a souhaité avoir la suite. Son frère a continué la lecture, mais s'est arrêté au chapitre sept, sous prétexte qu'il en avait assez. Il a posé le livre à côté d'Ambroise qui avait bien compris qu'il s'était fait avoir, mais qui était malgré tout trop curieux de connaître la suite. Il a terminé le livre tout seul... et m'a demandé les suivants.

Et c'est là qu'Alfred a mis au point sa technique de chantage : "Je te donne le tome deux de la cabane magique si tu lis un Fantômette" Je vous épargne les conversations, discussions, contestations, délibérations, objections, palabres et polémiques. Ambroise a lu un Fantômette en échange de quoi il a pu lire le tome deux de la cabane magique. Il a souhaité lire un autre Fantômette, mais Alfred le lui a interdit, à moins qu'il ne lise un club des cinq... 

Conclusion numéro 5 : La lecture à haute voix suscite des lecteurs.
Conclusion numéro 6 : La lecture en voiture est un bon moyen pour faire aimer les livres.
Conclusion numéro 7 : Faire aimer un seul titre d'une série provoquera la lecture de tous les autres livres de la série.

Augustin est dysphasique, et a beaucoup de mal à lire des livres de son âge. Il est le seul a avoir eu le droit de se gaver de bandes dessinées. Mais contrairement aux autres, il lit tous les textes. Il connaît des répliques par cœur. Astérix, Tintin, Gaston Lagaffe et Achille Talon n'ont plus de secret pour lui.

Conclusion numéro 8 : Je croyais que la lecture des bandes dessinées était néfaste à la création d'un lecteur, je me suis trompée.

Six enfants, six techniques pour amener un enfant à aimer lire. N'hésitez pas à compléter cet article par vos commentaires.



31 commentaires:

  1. Un peu le même profil familial : 2 parents assez gros lecteurs (mais faut aussi que ça "bouge" chez moi" donc il y a lecture ET sports !)... J'ai emmené les aînés à la bibliothèque municipale, puis j'ai arrêté par manque de temps pour Petitedernière, mais il y a suffisamment de livres dans la maison...Filsaîné a appris à lire tout seul avant le CP(à notre grande surprise) et a commencé par les bandes dessinées ; ce n'est que depuis les Harry Potter qu'il s'est mis aux romans ! Fillechérie a toujours aimé lire et il est même difficile de la sortir de ses livres... Quand à Petitedernière, elle s'y est mise un peu contrainte et forcée ("si tu t'ennuies tu n'as qu'à lire"), mais j'ai finis par l'avoir -têtue je suis, têtue je reste- avec "les petites filles modèles" de la Comtesse de Ségur (actuellement, elle est en pleine lecture des Harry Potter).

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  2. Merci pour cet excellent article qui pourra être bien utile en temps voulu ! Mes enfants sont encore trop jeunes pour que ces questions se soient posées, mais cela ne saurait tarder et en tout cas pour le moment cela me rappelle les méthodes employées par mes propres parents vis à vis de leurs enfants...

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  3. Super article ALphonsine. J'ai testé chez moi : avoir des livres partout, lire tout et n'importe quoi et le dire (j'ai lu sur l'étiquette du chocolat qu'il y avait seulement 30% de cacao, le reste c'est du sucre...)Du coup, ils ont hyper envie d'accéder à ce savoir. Idem quand on lit des cartes, des guides touristiques, des journeaux. On parle beaucoup de ce que l'on a lu. Testé donc l'exemple, c'est peut-être ce qui marche le mieux. Testé aussi la frustration : dès que tu sauras lire, tu pourras le lire, il est extra, tu verras !
    Bilan, ma nounou (grande lectrice de romans photos à l'eau de rose et quasi analphabète) hallucinait de voir que le jeu préféré des deux aînés était la lecture. Ils avaient improvisé un mini salon de lecture au pied d'une étagère de livre moyennant un coussin chacun et en avant ! (4 et 2 ans !).
    Fréquentation très régulière aussi de la bibliothèque municipale et accès à tous les livres achetés par leur mère dans le cadre de son boulot. Bilan, sans avoir jamais donné de "cours de lecture" à aucun, aucun fichier d'apprentissage, les deux aînés ont appris tout seuls et Milou semble sur la bonne voie aussi (elle ne peut aller à l'école sans un livre sous le bras). La paupiette s'y met aussi en trouvant très confortable la "lecture" d'un bon bouquin sur le canapé du salon. Essentiellement du contact avec les livres finalement.

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  4. Merci beaucoup pour ce bel article et tous ces petits trucs ! Les garçons en âge de lire à la maison, sont assez récalcitrants ! Les filles lisent beaucoup . Par contre, nous n'avons jamais lu en voiture car il y a un "mal des transports" certainement "génétique" !

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  5. Je ne connaissais pas la lecture à haute-voie en voiture (beaucoup de malades en voiture dans ma famille, du coup pas de livre en voiture quand j'étais petit). En revanche, je ne peux qu'appuyer l'idée d'amener un enfant qui a des difficultés à lire à la lecture au travers des bandes dessinées.
    Quant à la télévision et aux jeux vidéo limités, c'est une excellente idée : les écrans sont tellement faciles à allumer sinon...

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    1. Un bon truc pour compenser le mal des transports : acheter les DVD de Pierre Gripari.
      Si tu as accès à une boutique Harmonia Mundi, tu trouveras des DVD extraordinaires pour les enfants : des histoires merveilleuses, joliment racontées. Nous les avons entendues mille fois ! Et nous avons les livres. Donc, tu mets le début de l’histoire, et pour avoir la fin, il faut la lire en rentrant !

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  6. Miss Ouragan a commencé à lire bien avant le CP en regardant...la télévision! Elle regardait "la roue de la fortune" pendant que je m'occupais de son frère, déchiffrait les lettres allumées puis les mots. Puis elle a lu toutes les enseignes publicitaires de la rue, les étiquettes alimentaires etc...je lui lisais beaucoup d'histoires aussi, même quand elle a su lire car il ne faut pas que le fait de savoir lire pénalise les enfants. Elle aimait tant lire qu'un jour j'ai entendu une "petite souris" venir me dire tout bas à 3h du matin "Maman, lève toi, j'ai plus rien à lire"...!

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    1. Incroyables ces enfants... et toujours surprenants !

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  7. Conclusion numero 1: merci pour tes bonnes idees, Léonie 9 ans est recalcitrante a la lecture, je vais m'aider de tes bons conseils.
    Conclusion 2: tes prénoms sont superbes (je ne suis pas tres objectives puisque j'ai aussi une Antoinette) et je craque pour Albert, Anatole et Alfred, bien désuets ms ns avons aussi une Adrienne ce qui a la naissance, a fait hurler tout notre entourage!

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    1. 9 ans, c'est le bon moment pour débuter. J'espère pour Léonie qu'elle trouvera le bonheur de lire !
      Sinon, pour les prénoms, j'aime beaucoup ces prénoms en "A", mais ils sont réservés à un usage blogosphérique ! Dans l'autre vie ils ont d'autres prénoms, tout aussi classiques, mais peut-être un peu moins désuets. Les prénoms de tes enfants sont magnifiques (du moins ceux que tu cites !)

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  8. S'il y a bien un truc où je ne dis jamais non, c'est quand un enfant veut acheter de la lecture, quelle qu'elle soit ! Mais c'est vrai que certains enfants ont besoin d'une "éducation" à la lecture. J'aime beaucoup cette histoire de chantage ... Bon, je t'envoie quand ma fille pour un coachage spécial Alphonsine ???

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  9. ton article me renvoie avec bonheur au temps où mes garçons etaient petits et où nous avons nous aussi presenté la lecture comme activité des plus interessante
    j'ai utilisé aussi la lecture du soir quand on savait lire, ou ils lisaient; ou ils dormaient, mon ainé etait un devoreur de bouquins, le second un refractaire avec qui il a fallu que je fasse de l'autorité, du genre"tant que tu n'as pas lu un chapitre et que tu ne me l'a pas raconté tu n'ira pas jouer" quand au dernier qui a eu de gros soucis de santé, la lecture etait son moyen d'evasion
    la lecture en voiture etant impossible pour mal de transport+++++par contre on ecoutait de la musique
    ils sont maintenant adultes et parents a leur tour et a mon grand bonheur mes petits enfants adorent ls livres donc la grand mere continue a passer du temps dans les magasins et a acheter des livres pour chaque occasion

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    1. Es-tu également Mamiemo ? Ou je confonds mes lectrices ?
      Mêmes techniques, mêmes résultats ! Félicitations, à partir du moment où un enfant devenu adulte transmets les mêmes valeurs, c'est que l'éducation a été réussie !

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  10. ton billet devrait figurer sur le site de l'Education Nationale, je souscris à tout, bravo, bravo, bravo!!!!! (Ce commentaire se veut militant)

    Chaque lecteur a sa manière de découvrir la lecture, et toi tu as un beau panel à nous présenter. Il me fait du bien ce billet.
    PS (chez nous, zéro télé pour les enfants, c'est sûr que ça aide)
    Des bises Alphonsine

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  11. Eh bien mes débuts de lectrice ont été à peu près les mêmes que ceux d'Amélie : au bout d'une page, je ressentais le besoin d'aller dépenser mon énergie ailleurs. Du coup, obligation parentale de lire un chapitre entier + interrogation sur le chapitre concerné quand ils se sont aperçus que j'avais tendance à survoler certaines pages... Tout ça est bien rentré dans l'ordre depuis !

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  12. Dis Alphonsine, tu fais comment pour répondre aux messages en privé ? C'est quoi ton secret ? (Vois ça comme un cadeau de blog-anniversaire.

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  13. Ici une maman qui lirait toute la journée (et toute la nuit...!) si elle pouvait et qui, quand elle lit, se fiche éperdument de ce qui se passe autour d'elle, et un papa qui ne lit pas beaucoup.
    Cinq de nos enfants lisent. Lisent vraiment, même notre presque 7 ans qui s'enfile allègrement "la petite maison dans la prairie".
    Cinq enfants qui ont appris chacun avec une méthode différente.
    Avec des variantes, je crois qu'ils sont bien mordus.
    Je pense que chez nous ce qui a été le déclencheur majeur, c'est la lecture à voix haute. Tous les soirs avant de se coucher, je lis un chapitre d'un livre. c'est ainsi que je me suis "cogné" toute la saga des Narnia !!!
    Pour certains livres, tous les enfants n'étaient pas là... ils ont été suffisamment piqués au vif par les conversations de leurs frères et sœur pour vouloir rattraper leur "lacune" et lire eux même ce qu'ils avaient manqué.
    A tel point que notre presque 7 ans a appris à lire toute seule.
    Je te rejoins, la lecture est un merveilleux moyen d'évasion. cela m'a sauvé à certaines périodes pas drôles !

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  14. Fiston, dyslexique, a, comme Augustin, longtemps été plus à l'aise avec la BD. Il est toujours peu attiré par les romans, et a tendance à se cantonner aux livres sur les voiliers ou autres sujets le passionnant...
    Nous venons de lancer un petit comité de lecture familial. Le but est d'amener les enfants à découvrir dans le roman plus qu'une simple histoire...
    Le livre est chez nous également un élément clef de l'éducation.

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  15. Girafon 1er a appris à lire sans que son entourage s'en aperçoive : ni ses parents, ni son enseignante. Il s'est "trahi" en demandant la signification d'un ingrédient indiqué sur la boîte de céréales au petit déjeuner. Quelle surprise ! Les vacances scolaires commençaient bien et la rentrée en CP prévues quelques semaines plus tard nous semblait subitement moins inquiétante. Depuis, son amour pour les livres et la lecture n'a fait que croître. Cela lui a pourtant valu des moqueries et antipathies de la part de ses pairs. En école élémentaire, il s'accroupissait n'importe où avec un livre dans les mains et s'envolait dans sa lecture. Quelques délurés s'amusaient à taper dans leur ballon dans sa direction pour le perturber. Peine perdue !
    Girafon 2nd n'a forcément pas le même parcours... malvoyant, l'acquisition de la lecture a été beaucoup longue et surtout plus laborieuse. Déterminé, passant outre les "je n'arrive même pas à savoir ce qu'il voit" et "que va t'il faire de cette lecture ?" de son institutrice, il a commencé à travailler avec des lettres de Scrabble. Puis, l'envie et une incroyable volonté aidant, la lecture s'est mise en place et les albums en gros caractères ont enfin pu être déchiffrés seul. Mais un enfant devient un ado et ses choix de lecture évoluent... et la mise en page des livres également. La littérature jeunesse devient inaccessible. Les livres audio n'ont pas su éteindre l'envie, le besoin de lire de mon garçon. Devant cet obstacle vécu comme un échec par Girafon 2nd, muselant nos principes, il y a quelques jours nous avons fini par opter pour la technologie. Grâce au livre électronique (que j'ai rejeté de toutes mes forces jusqu'à présent), mon garçon de 14 ans va ENFIN pouvoir lire Harry Potter, son ultime souhait.

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  16. je n'aimais pas lire ado jusqu'à la troisième. J'étais pensionnaire...j'ai dévoré tous les classiques de la bibliothèque de l'école. Le livre dans la poche de ma blouse. Il est vrai que la lecture dépend du caractère de l'enfant. De sa capacité à "entrer" dans l'histoire, de s'échapper. A Paris, une amie avait créé un cercle de lecture pour jeunes. Les débats étaient très intéressants...
    Et lorsqu'ils grandissent, lire le même livre et en débattre avec ses enfants est enrichissant...
    tu as raison pour les livres électroniques...c'est un bon moyen d'allier le classique du livre avec la modernité !

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    1. Je pense que la lecture est un bon moyen d'évasion pour une pensionnaire !
      Mon aînée avait fait partie d'un groupe de lecture, mais les choses n'ont jamais vraiment abouti : les goûts des filles étaient très divers, et ça papotait plus que ça n'échangeait !
      J'ai mis un commentaire sur ton blog, mais il est parti dans les spams. Si tu veux le retrouver, il te faut aller dans le tableau de bord.
      A très vite !

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  17. J'ai vécu la même chose que tes enfants : un grand frère qui lit beaucoup et un petit frère récalcitrant, dans une famille de grands lecteurs !

    Badiane

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    1. Quelle chance tu as, tes parents devaient être extraordinaires !

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  18. Eh bien, moi ... j'en ai un (dyslexique !) avec qui ont a tout essayer (sauf la lecture en voiture, ça finirait en arrêt urgent sur le bas-côté pour toute la famille) qui n'aime tjs pas lire ... et ça me désole au plus au point !! mais que faire ????

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  19. Et les livres audio, pour un dyslexique ça peut être une excellente solution. Ou alors, comme Vinciane, tu télécharges sur l'ordinateur. Tu peux augmenter la taille des lettres et des espaces entre les lignes. Ca aide les dyslexiques...

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  20. Ce billet m'a fait beaucoup de bien. Je l'ai même lu à mon mari.
    Chez mes parents, nous n'avions pas la télévision et aujourd'hui je me pose souvent la question de la garder.
    Je suis tombée dans la lecture vers 9 ans.
    Je redoutais l'appel de la vaisselle, pelotonnée dans un fauteuil, les yeux entre les lignes.
    Notre aîné de onze ans, est lui aussi grand lecteur et j'en espère autant pour son frère et sa soeur.

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    1. Je pense que la télévision, tout comme les DVD peuvent être une bonne chose tant qu'on en reste maître. J'ai donné notre télévision à une époque où nous n'avions que trois chaînes que je ne regardais jamais. Actuellement, il y a des chaînes passionnantes, mais je redoute que l'on organise notre vie autour des programmes télé. C'est ce qui s'est passé lors d'une semaine de vacances dans un gîte équipé de télé.

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  21. Mon fils avait le même pb qu' Amélie, pb qui a été solutionné comme Amélie.
    Un peu honteuse car je suis instit mais le résultat fut miraculeux.
    Jusqu'au fameux mercredi où il a lu 7 cabanes magiques dans le jardin laissant bourdonner les abeilles et les oiseaux, laissant la vie passer sans laisser sa trace.Faut pas abuser!
    Il aime enfin lire mais la force utilisée me laisse un goût amer!!!

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    1. Pourquoi un goût amer ? Tout acte éducatif demande de l'énergie, de la volonté, de l'effort. Si on n'y voit que l'amertume, on reste sur une note pessimiste. Pourquoi ne pas y voir une victoire ? Parce que c'est bien de victoire qu'il s'agit.
      Et une instit n'a pas le privilège d'avoir des enfants bons lecteurs : elle fait comme tout le monde, elle éduque ses enfants !!!
      Des poèmes ? Les trajets doivent être magnifiques, et j'imagine assez bien qu'en relisant les poèmes ensuite ils doivent être indissolublement liés aux paysages traversés !
      Merci pour ton passage sur mon blog, et @ très vite !

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  22. En voiture, les enfants sont malades et j'aime leur lire des poèmes (qui n'ont de saveur qu'à voix haute).

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  23. Petit passage après que tu aies mentionné cet article sur le blog Dieu fournit le vent à l'homme de hisser la voile. Intéressant retour sur expérience ! J'approuve totalement l'idée de l'éducation par l'exemple, j'ai grandi dans une maison pleine de livres du sol au plafond, avec des magazines et des livres traînant souvent sur les meubles au gré des lectures de mes parents. Cela a défini la norme pour moi et c'est tout naturellement que je me suis intéressée à la lecture.

    Dans ma famille, nous ne lisions pas en voiture (plutôt l'habitude de chanter, et puis on a tous le mal des transports si on ne regarde pas la route) mais mes parents nous faisaient la lecture le soir, ce qui créait le même mécanisme de vouloir connaître la suite.

    Quant aux bandes dessinées, loin d'être néfastes, elles ont chez nous constitué une transition entre les livres avec images lus par les parents, et les romans. Rahan et Astérix nous ont accompagnés, d'abord lus par les parents en regardant les images, puis "lus" seuls en interprétant les images et la base grandissante de mots connus...
    Et puis d'une BD à l'autre il peut y avoir plus ou moins de texte, mon frère lisait beaucoup les Sylvain et Sylvette, qui sont très denses en texte et en vocabulaire, plus tard il y eut Blake et Mortimer, extrêmement denses également... À côté de ça, j'ai un élève qui lit uniquement des mangas quasi sans texte, tout juste des onomatopées.
    Il faut dire que mes parents, grands amateurs de bandes dessinées également, ont un stock de très bon goût, organisé en fonction de l'âge dans une bibliothèque où nous pouvions piocher ce que nous souhaitions à condition de pouvoir l'attraper. Quel bonheur un jour de pouvoir atteindre Thorgal (sauf le mystérieux tome n°17, disparu des rayonnages jusqu'à ce que nous soyons plus grands) ou les Servais...

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