Des nœuds dans mon fil

vendredi 12 décembre 2014

Conduire en Suisse

Dans un précédent article, je vous montrai le bonheur à circuler comme piéton en Suisse. Qu'en est-il lorsque vous vous trouvez au volant de votre véhicule ?
 
Pour être tout à fait exact, je précise que ce cas de figure ne m'arrive pas souvent, une fois par semaine pour faire un gros plein, et le week-end lorsque nous sortons en famille. Autant dire que je ne passe pas mon temps en voiture.
 
Dès que vous êtes installé au volant, vous commencez par mettre vos lumières : c'est obligatoire depuis près d'un an pour circuler. Ce n'est pas le plus difficile, mais essayez d'y penser à chaque fois... pour ma part c'est presque peine perdue.
 
Les Suisses, comme de nombreux autres pays, cultivent le rond-point. Il y a très peu de feux rouges en Suisse. Là où ils sont les plus affreux, c'est à la sortie du rond-point justement. Venant de France, vous ne vous y attendez pas du tout, et pourtant, le feux passe au rouge, et vous.... ben, au mieux vous le voyez et vous pilez sec.
 
Un rond-point comporte deux voies d'accès minimum, et deux couloirs. Il faut choisir le bon pour prendre la bonne sortie, sinon vous vous trouvez un peu coincé, et condamné à refaire un tour ou à sortir trop tôt.
 
Pour corser un peu la conduite, vous ne trouvez pas que des ronds-points simples ou des ronds-points à feux à la sortie, vous trouvez également des "double rond-point". C'est assez impressionnant au début. Si vous hésitez, vous êtes perdu. Sur la photo c'est facile, parce qu'il n'y a pas de circulation. Il vaut mieux faire vos tentatives à ces horaires allégés. Parce que dès que le nombre de voitures s'élève, vous êtes pris dans des étaux. Interdiction de s'affoler, ce serait pire !
 

Et les passages piétons ? Lorsque vous êtes en voiture, c'est vraiment stressant de voir arriver les bandes jaunes qui traversent la chaussée. Il faut avoir un œil exercé et aiguisé pour déceler les piétons. Ceux qui attendent sur le bord du trottoir ne sont pas les plus dangereux. Par contre, il y a ceux qui marchent en ligne droite, et brutalement, sans crier gare, opèrent un quart de tour aussi brutal qu'imprévu pour traverser sans regarder ni à gauche ni à droite : le droit est avec eux ! On finit par déceler les intentions cachées des piétons après quelques mois d'exercice. Et puis, parfois, on s'arrête pour rien... On se console en se disant que c'est pire pour le cycliste qui a dû s'arrêter en montée et qui a perdu tout son élan...

 

11 commentaires:

  1. Impressionnant ce double rond-point ! Et heureusement que les Suisses roulent à droite :-)

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  2. Je me souviens de ton double rond-point. Je l'ai traversé l'an dernier et je n'étais pas rassurée... Bon apprentissage de la conduite suisse ü

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  3. Il y a plusieurs doubles ronds-points à Nantes, je n'ai pas réussi à comprendre comment ils fonctionnaient exactement !
    Et un rond-point à feux, il y a en avait un à Rennes... par lequel les examinateurs du permis de conduire aimaient bien faire passer ;-)

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  4. Oh la la , moi qui ai du mal à tout faire: conduire et regarder les panneaux, je serais perdue en Suisse ! Bon courage...

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  5. Bonjour! J'ai appris à conduire sur le double rond-point terrible illustré ci-dessus, alors je compatis entièrement. C'est ardu!
    Sinon l'autre rond point terrible dans les environs c'est celui qui est vers Manor, en ville. Celui où il y a les feux à la sortie, feux clignotants oranges qui s'arrêtent de clignoter subitement pour ensuite passer au rouge pour que les piétons puissent passer. C'est du gros n'importe quoi. C'est difficile de tout regarder en même temps: l'état de clignotement et couleur des feux, les bus, les autres voitures/vélos et co. et les éventuels piétons qui voudraient traverser au rouge. Je me suis déjà faite des sueurs froides là.
    Et oui, comme vous l'avez constaté, il y a pas mal de piétons qui ont tendance à se jeter sous les roues des voitures juste parce qu'ils en ont la priorité (perso je ne conduis pas assez souvent pour en avoir fait l'expérience, mais ma famille me disent tous ça), et c'est vraiment dangereux.
    Cela fait quelques temps que je lis régulièrement votre blog et je trouve très intéressant de voir votre point de vue sur la Suisse :)
    Bon week-end,
    Aurélie

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  6. Je ne sais plus où, à Paris, ça date un peu maintenant (je ne conduis plus dans Paris désormais), j'avais eu une très mauvaise surprise au sortir d'un croisement : alors que je m'engageais dans une route à ce carrefour (qui était déjà bizarrement fait), je suis tombée, alors que je ne m'y attendais pas du tout, nez à nez avec un feu rouge.
    Aussi je comprends bien tes affres de conductrice...
    Enfin, si tu veux rire, dis-toi que je suis une pro du tour de rond point gratuit, et ce même sur les ronds points simples français... ^^

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  7. Je conclus tout bonnement qu'il vaut mieux être piéton que conducteur en Suisse. La Suisse n'est donc pas faite pour moi... faire 500km par semaine dans ces conditions me paraît un appel au crime !

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  8. J'ai passé mon permis à Quimper, ville de rond-points s'il en est....bref, rien que l'image, je stresse. et Les feux dans le rond points, j'ai déjà pilé tellement sec qu'on m'a embouti l'arrière de la voiture.

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  9. Double rond point, alors moi je n'avais jamais vu ni entendu parler.......C'est pour s'entrainer au slalom à ski?

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