Raiffeisen est une banque suisse qui a ses origines à Saint Gall (Sankt Gallen). Son siège social est situé tout prêt du centre ville et occupe tout un quartier de la ville. Sa couleur étant le rouge, il a été demandé à un architecte d'établir un projet pour ce quartier. Le résultat est spectaculaire :
mardi 20 octobre 2015
dimanche 18 octobre 2015
Hep, vous, là-bas !
A l'université, il y a des étudiants. Il y a aussi des auditeurs libres. Il y a des cours communs aux première et deuxième années, d'autres aux deuxième et troisième années, des gens qui vont et qui viennent. Bref, il n'est pas rare, surtout en début de semestre, à l'entrée d'un professeur, de voir une personne foncer vers la porte, sortir en courant pour chercher la bonne salle.
C'est ce qui s'est passé ce matin. Une dame descend les marches, attrape sa valise, saisi son manteau, le tout posé devant le premier rang et sort précipitamment. Machinalement je regarde vers l'endroit où j'avais posé ma doudoune : elle n'y était plus. Je bouscule ma voisine, je sors et je cours derrière la personne, je la rattrape, et lui demande mon manteau. La pauvre, elle était dans tous ses états, elle portait deux manteaux sur son bras. Je la console rapidement et retourne en cours.
Je ne suis pas comme saint Martin, je ne donne pas mon manteau, et encore moins la moitié du manteau !
vendredi 16 octobre 2015
Invention (5/5)
Tagguée par Ma', il m'appartient de trouver cinq photos, de raconter cinq histoires et de désigner une autre bloggeuse pour jouer le jeu. J'abandonne l'idée des cinq blogueuses à choisir...
Chaque jour apporte sa découverte, du moins c'est ainsi qu'Anatole a profité des vacances cet été. En arrivant à la plage, il chaussait les palmes que personne ne s'avisait à lui chiper (il y a forcément des avantages à être le seul de la famille à chausser du 47 !), attrapait un masque et un tuba et partait explorer les fonds sous-marins situés à 7 mètres du bord de l'eau.
Il nous a ramené une paire de lunettes de soleil homme, des coquillages, un énorme coquillage qu'il a offert à sa soeur, une étoile de mer vite remise dans son milieu naturel, des pierres de toutes sortes, des algues... et trois couteaux dont nous ne savions que faire. Alors nous les avons ramenés à la maison en souvenir...
mercredi 14 octobre 2015
Mon arbre (4/5)
Tagguée par Ma', il m'appartient de trouver cinq photos, de raconter cinq histoires et de désigner une autre bloggeuse pour jouer le jeu. Voilà la quatrième histoire. Je n'ai pas trouvée la photo tant aimée, j'en ai choisi une équivalente. Le premier qui me fait remarquer qu'il s'agit d'un pommier sur la photo sera traité d'affreux concret dont l'âme n'est pas capable de gymnastique fondamentale. J'abandonne l'idée des cinq blogueuses à choisir...
C’était à cause de cet arbre que
j’avais acheté la maison. Il était si joli au milieu du pré non entretenu,
parmi les herbes folles, et les quelques orties qui nous battaient les jambes. Il
était presque adossé à une palissade, installée là pour délimiter le champ des
chèvres. Les chèvres étaient parties avec les précédents habitants, la
palissade était restée. L’arbre aussi. Qu’il était beau, il avait déjà bien
vécu, portait ses branches de façon majestueuse, et, délicatement, les laissait
s’incliner vers la terre pour nous permettre, le moment venu de cueillir les
fruits avec gourmandise. Il était déjà lourd de belles mirabelles encore
vertes. Il promettait une belle récolte.
En visitant la maison puis les
dépendances, je ne pensais qu’à cet arbre. Ce souvenir avait tout enjolivé, je
voyais la maison bien plus belle qu’elle n’était en réalité, tout était
rendu plus beau par cet arbre, si grandiose et en même temps si discret.
La première fois que nous avons
ouvert le portail avec notre clef, nous sommes directement allés au jardin pour
rendre visite à l’arbre. Il n’était pas seul, pourtant, d’autres arbres
vivaient sur la même parcelle. Des pommiers, un pêcher, des quetschers, un
cerisier, un autre mirabellier, des noisetiers. Il y avait même, bonheur
suprême des enfants, un noyer somptueux immédiatement pris d’assaut. Ses
grosses branches frôlant le sol permettaient des jeux fantastiques dans les
airs. Il était tour à tour navire, camion, aéronef. Une balançoire avait été
improvisée : une grosse corde arrimée à une mère branche, un gros tube en
carton ayant servi au transport d’une moquette, et voilà 6 enfants répartis de
part et d’autre du tuyau.
Mais l’arbre de prédilection
restait le mirabellier au branchage si harmonieux. A la fin de l’été, il nous
donna des fruits exquis, des mirabelles si belles, jaunes, virant sur le rouge,
au goût de miel. J'en fis des conserves et des confitures, nous nous régalâmes tout l'hiver, puis toutes les autres saisons jusqu'à la cueillette suivante.
Hélas, il était déjà bien vieux. Chaque année le voyait réduit d'une grosse branche, chaque année la récolte diminuait. Puis arriva l'inévitable : il était si desséché que nous n'eûmes plus qu'une poignée de mirabelles, toujours aussi goûteuses, mais en si petite quantité que la question se posa pour la première fois au printemps suivant : ne faudrait-il pas en faire du bois de chauffage ? Je contemplais cet arbre bien aimé, assise au milieu du champ. Un étrange vol d'oiseaux attira mon attention : cet arbre si creux qui ne pouvait plus produire de fruit contenait en son sein la vie même : une couvée d'oisillons piaillant à qui mieux mieux pour avoir la pitance des parents affairés.
Je me levai et souris : cette fois, c'était bien sûr, cet arbre aurait la vie sauve !
Hélas, il était déjà bien vieux. Chaque année le voyait réduit d'une grosse branche, chaque année la récolte diminuait. Puis arriva l'inévitable : il était si desséché que nous n'eûmes plus qu'une poignée de mirabelles, toujours aussi goûteuses, mais en si petite quantité que la question se posa pour la première fois au printemps suivant : ne faudrait-il pas en faire du bois de chauffage ? Je contemplais cet arbre bien aimé, assise au milieu du champ. Un étrange vol d'oiseaux attira mon attention : cet arbre si creux qui ne pouvait plus produire de fruit contenait en son sein la vie même : une couvée d'oisillons piaillant à qui mieux mieux pour avoir la pitance des parents affairés.
Je me levai et souris : cette fois, c'était bien sûr, cet arbre aurait la vie sauve !
samedi 10 octobre 2015
Je suis telle une gare (3/5)
Tagguée par Ma', il m'appartient de trouver cinq photos, de raconter cinq histoires et de désigner une autre bloggeuse pour jouer le jeu. J'abandonne l'idée des cinq blogueuses à choisir...
Mes larges fondations sont posées au milieu des arbres, tout près d’un château. Je ressemble à s’y méprendre à une gare, avec mon architecture de station ferroviaire. Je ne ferme jamais les yeux, mes volets rouges restent toujours ouverts, j’espère ainsi être plus accueillante. Mon préau permet aux enfants de jouer, aux familles d’y prendre les repas, ou de s’asseoir tranquillement en regardant le temps passer.
J’ai tout d’une gare, l’apparence extérieure, mais également mon intérieur qui accueille des gens de passage. Ils vont et viennent, y dorment une nuit ou soixante, parfois même un peu plus, mais guère plus. Mon intérieur n’est pas reluisant, il n’est pas attractif non plus, mais tout le monde m’aime, de la cave au grenier.
La cave d’abord, humide et froide, été comme hiver, est un paradis pour les enfants. Ils descendent en tremblant, et remontent en courant. S’ils y jouent, ce n’est jamais pour très longtemps.
Le rez-de-chaussée est l’étage que j’aime le moins. Il est celui des gens sérieux. Les réunions des adultes sont mortellement ennuyeuses. Heureusement, il arrive qu’une maman ouvre toutes les portes de communication, ce qui permet à ses enfants de jouer au loup ou de faire un parcours en planche à roulette. Enfin, je vis, je respire, je me délecte. Mes poumons se remplissent de vitalité et d’entrain.
Le premier étage est mon préféré, avec ses dix pièces (neuf chambres et une immense salle de réunion), et ses deux paliers époustouflants. J’accepte que l’on y installe tous les trains, circuits de voitures, jeux de billes, parcours du combattant. Quelle joie d’entendre les cris et les rires des enfants, c’est pétillant, c’est frais, c’est gai.
Mes douches qui communiquent par le haut font le bonheur de ceux qui aiment poursuivre leur conversation tout en se lavant. J’entends chanter à deux voix, c’est toujours un peu faux, mais tellement attendrissant. Et mes douze lavabos font hurler les mères de famille, ce qui m’amuse toujours autant.
Un grenier interdit… Et comme tout grenier interdit, j’y accueille les enfants désobéissants. J’aime les voir ouvrir discrètement la porte en prenant soin de ne pas la faire grincer, puis la refermer tout aussi doucement derrière eux. Ils montent l’escalier en colimaçon en levant la tête. Je vois alors un peu d’anxiété dans leurs yeux, je sais qu’ils jouent à se faire peur. En arrivant, ils soupirent, soulagés, il ne s’est rien passé. La dernière fois, c’était une petite fille en robe qui dansait et tournoyait en chantant. Une autre fois, un garçon déjà grand qui avait fixé sa corde à une de mes poutres et que se balançait en hurlant. Le malheureux, j’aurais tant voulu lui dire de ne pas crier, mais sa maman bien perspicace l’avait repéré avant que je ne puisse intervenir.
Je ne suis pas belle, non, mais attachante, et je marque les hommes, les femmes et les enfants qui passent chez moi. Je suis bien telle une gare : on passe chez moi sans y penser, mais on se souvient toute sa vie de ce moment de grâce.
Inscription à :
Articles (Atom)
