vendredi 7 septembre 2012

Y'a un truc qui cloche

Hier à midi, je fais une annonce générale : "J'ai reçu des billets de cirque, qui a envie de m'accompagner samedi en début d'après-midi ?"

Les trois plus jeunes bondissent littéralement en hurlant "Moi".

"En fait, j'ai 8 places, vous n'avez pas envie de venir ?"

Réponse : "J'ai des maths à travailler" "Moi aussi, et également de l'anglais".

.......................

J'ai donc proposé à des amis du village de m'accompagner. 

J'étais prête à prendre la température de mes deux grands, je me demandais s'ils n'étaient pas malades. Mais je me suis rassurée lorsque ce soir Monsieur Alphonse leur a proposé de l'accompagner au festival de Cor Alpin et qu'ils ont dit "oui" !!!


Le 8 septembre, l'explication de ce choix m'a été donné : Je leur ai montré, il a quelques semaines, le DVD "Le plus grand chapiteau du monde". Film Holiwoodien que j'ai vu à plusieurs reprises étant jeune et que j'ai tellement aimé que j'ai voulu leur partager. A présent ils veulent garder entier ce souvenir, et ne souhaitent pas le gâcher en assistant à un spectacle forcément moins beau, moins grandiose, moins spectaculaire. Comme je les comprends...



jeudi 6 septembre 2012

Rangement

Il y a quelques mois je me lamentais et racontais au monde entier (enfin, à mes lecteurs qui viennent du monde entier) l'état de décrépitude de la chambre d'Anatole. J'affirmais, Ô mauvaise mère, qu'il ne savait pas ranger. Je me désolais et prenais la planète à témoin. Si vous retournez lire l'article ICI je suis bien certaine que vous comprendrez mon point de vue et reconnaîtrez aisément que j'étais sous l'emprise d'une bonne foi absolue.

Il y a quelques jours, le même Anatole (et je précise qu'il s'agit bien du même) a été sollicité par Monsieur Alphonse qui lui a demandé d'empiler les petites briques jetées en tas dans un coin du jardin. Après la séance version ado obligatoire (j'ai pas envie, j'ai autre chose de prévu, mon Ipod est déchargé, je peux le faire demain...) il s'est mis au travail.

Le résultat est bluffant. Je n'aurais jamais pensé qu'il ferait une oeuvre d'art de ces briques. Non pas que je ne l'ai jamais cru capable, il a des capacités insoupçonnées, mais compte tenu de son entrain pour aller au travail, j'imaginais qu'il empilerai "normalement" les briques.

Voyez plutôt :


mercredi 5 septembre 2012

La rentrée est bien là

On a beau ne pas y penser, refouler cette idée déplaisante, la rentrée a fini par arriver. Certes, elle s'étend sur 4 semaines dans la famille d'Alphonsine, mais le gros s'est fait hier et se poursuit aujourd'hui.

Les signes ne trompent pas :

Je porte à nouveau une montre.

Je prépare mes déjeuners à temps.

Je planifie mes repas pour ne plus être prise de court.

J'ai ressorti la corne de brume pour appeler au petit-déjeuner.

J'ai préparé un nouveau tableau des tâches en fonction des emplois du temps des enfants.

J'ai fait le tri dans les vêtements pour éviter qu'on ne prenne mes enfants pour des cousins de la Famille Fenouillard.

J'ai essayé de regrouper les activités extra-scolaires pour tenter de minimiser les trajets et les conduites.

J'ai préparé les livres et les cahiers du petit-dernier qui reste seul à faire l'école à la maison.

Les repas sont terriblement bruyants : chacun veut raconter son anecdote et hurle que son frère ou sa soeur occupe trop longtemps le territoire de la parole. Et comme il l'empêche de parler, l'autre a besoin de plus de temps encore pour terminer son histoire. (Ce paragraphe est stupide : tous les repas sont ainsi, que ce soit la rentrée ou pas).

Je n'aime pas l'école : c'est tellement sympa la vie de la maison durant les vacances, les rires, les cris, les disputes et les réconciliations, les jeux, les rares moments de silence que l'on déguste avec plus de reconnaissance...


mardi 4 septembre 2012

Ma bibliothèque

Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire,
j'ai la certitude d'être encore heureux.

(Jules Renard, Journal 24 juin 1902)









lundi 3 septembre 2012

La traversée de Paris

Il y a des images tellement frappantes qu'elles font immédiatement penser à un film. C'est le cas de miss l'Aînée qui retourne à ses études avec une valise. Mais pas n'importe quelle valise. La plus grosse, la plus imposante, celle que l'on manipule avec difficulté lorsqu'elle est bien remplie.

Elle est repartie chargée de tout ce qui lui manquait : 
- la machine à coudre
- l'ordinateur 
- les prises
- une bassine pour sa vaisselle
- des double-rideaux et des voilages
- une nappe cirée et de quoi recouvrir ses étagères
- etc...
De quoi remplir l'énorme valise à roulettes.

Et puis encore un gros sac de voyage.

Sans compter le sac à dos.

Deux changements de train, puis le bus, puis la montée à pied, puis l'arrivée !!! Monsieur Alphonse, toujours rassurant lui a souhaité que les fermetures de la valise ne craquent pas,  et que les roues ne s'effondrent pas sous le poids ! Mais rien de tout cela n'est arrivé. Bien mieux, ses propriétaires qui ne savent comment être encore plus aimables qu'ils ne le sont, lui ont rappelé vingt fois le vendredi soir qu'elle devait appeler pour se faire chercher à la gare puisqu'elle serait bien chargée.