jeudi 9 mars 2017

L'opticien

Lorsque je suis en vacances, je passe mon temps dans mon véhicule terrestre à moteur. Ca me fiche dans une humeur des plus catastrophiques. J'essaye de cumuler et regrouper les trajets, mais rien n'y fait. 

La semaine dernière, j'ai donc accompagné Augustin chez l'opticien dès le lundi : il avait des lunettes de bébé, il était temps que je remarque qu'il avait grandi et besoin de lunettes conséquentes.

L'opticien est grande gueule. Il se veut super détendu, super cool, super je te tape dans le dos mais tu ne fais pas de même. C'est tout juste s'il ne tutoie pas la terre entière. Je déteste, mais comme il est le seul à 10 km à la ronde, il a des clients inconditionnels. Heureusement que le personnel est vraiment complaisant. Ceci dit, il n'est pas méchant, il est serviable, mais un peu pénible.

Il a examiné la vue d'Augustin, puis apporté des montures. Le choix a été vite fait (un peu moins vite qu'avec Albert qui prend invariablement la première monture qu'on lui propose). J'ai suggéré de prendre une photo pour montrer aux heureux qui pouvaient rester à la maison la nouvelle tête de leur fils/frère. "Et tant qu'à faire, pourriez-vous lui donner la paire orange pour la photo ?"

La réponse a fusé : "Oui, vous êtes assez débile pour ça". C'est qu'il était en forme, l'opticien du lundi ! Nous avons pris rendez-vous pour le jeudi suivant pour récupérer la paire avec les verres. Cette fois nous avons été servis par une vendeuse charmante qui nous a avoué son rêve le plus secret : ouvrir un magasin d'optique sous la bannière du SuperU, de sorte que l'enseigne affiche : Optic'U.

J'ai eu mon café, simplement en répétant à l'opticien qu'il m'avait dit que j'étais débile ! Il me devait bien une consolation. La vendeuse qui s'est enquis de la raison de mon café m'a conseillée la prochaine fois d'exiger du champagne... je trinquerai avec elle !


mardi 7 mars 2017

Vote ou pas vote, telle est la question

En entendant les bribes de la campagne électorale en France, je n'avais pas envie de voter, ou alors de créer mon propre bulletin de vote "pour celui qui est intègre". Ce vote nul aurait eu pour seul mérite d'apporter le sourire au bureau de vote lors du dépouillement.

Oui mais... nous venons d'apprendre que nous avons été rayés des listes électorales. Depuis lors, j'ai une furieuse envie de voter. Jusque-là, nous pouvions voter dans notre village français, c'est la case que nous avions choisie lorsque nous nous sommes inscrits au consulat de France à Genève. Et c'est ainsi que les choses fonctionnaient.

Je viens d'appeler le consulat pour avoir les éléments suivants :

Monsieur Alphonse vote au Consulat pour toutes les élections.
Alphonsine vote au Consulat pour les élections nationales et européennes, et en France pour les régionales et les municipales.
Amélie vote au Consulat pour toutes les élections.
Albert vote en France pour toutes les élections.
Antoinette vote en France pour toutes les élections.
Anatole vote en France pour toutes les élections.
Ambroise doit remplir le formulaire L30 pour pouvoir solliciter son inscription parce qu'il sera majeur la semaine prochaine. 
Augustin fera des trajets en voiture pour voir voter successivement en France puis en Suisse les différents membres de la famille.

Et savez-vous quelle solution il m'a été proposée ? De donner une procuration à nos enfants pour qu'ils puissent voter pour nous ! 

Le préposé que j'ai eu au téléphone va aller voir ses supérieurs pour étudier la solution la meilleure (pour eux)... Affaire à suivre.


Mon banquier et moi

Décidément, nous allons pouvoir écrire un livre des déboires vécues avec nos banquiers. Je vous disais, en début d'année, que tout semblait rentrer dans l'ordre depuis qu'un nouveau conseiller nous avait été attribué. Et de fait, l'année se poursuit plutôt dans un sens positif, à condition d'oublier un petit couac qui a bien failli faire craquer la machine. J'ai volontairement voulu oublier cet incident, et pour régler définitivement les dernières difficultés, je me suis proposée de me déplacer à l'agence pour chercher du liquide. (Je vous épargne les explications longues et laborieuses qui m'ont amenée à cette décision).

J'ai donc profité d'un déplacement en Alsace pour me rendre auprès de mon banquier, mais accompagnée d'Augustin. Depuis ma seule rencontre avec le conseiller, j'ai pris la décision irrévocable de ne plus me rendre seule dans son bureau.

1. A notre arrivée, nous avons attendu à l'accueil pour nous présenter et informer que nous avions commandé des liquidités.
- Très bien, ce sera prêt dans 15 minutes.
- Je crois que vous n'avez pas compris : j'ai pris rendez-vous, je suis ponctuelle. N'avez-vous pas préparé les billets ?
- 15 minutes. C'est le délai d'ouverture du coffre. Vous pouvez patienter dans la salle d'attente.
- Je prendrais bien un café.
Aimable comme une porte de prison. Ce jeune homme portant une chemise dernier cri, une montre connectée et un costume étroit avait oublié qu'il pourrait être charmant en souriant avec la clientèle. 

2. Je n'ai pas eu de café, j'ai dû attendre. Lorsque mon conseiller est sorti de son bureau pour me rencontrer comme par hasard, il m'a demandé si j'étais accompagnée. Je lui ai présenté Augustin, et me suis arrangée pour qu'il reste entre nous deux. Le conseiller était fort marri de ne pouvoir m'approcher. Pour ma part j'étais soulagée, et à la fois interrogative : aurais-je encore tellement de charme, ou est-ce mon amitié avec le Directeur qui lui permet d'avoir des espérances ?

Hélas pour lui, je ne mange pas de ce pain-là. Les quinze minutes étaient écoulées, le coffre s'est ouvert, j'ai attrapé mes billets au vol et me suis envolée prestement.


lundi 6 mars 2017

Ambroise n'en rate pas une (3)

Faire les courses avec Ambroise est un moment de plaisir comme vous le savez à présent. Non pas qu'il aime m'accompagner pour faire les courses alimentaires, mais quand il s'agit de devoir acheter un pantalon, il n'y a pas à hésiter... Nous sommes donc partis allègrement vers un futur incertain, puisque acheter un pantalon est devenu une affaire hautement compliquée avec la mode réservée aux gens titulaires de jambes ultra fines. Mes enfants sont certes filiformes, mais pas maigres. On peut les sortir par grand vent, il y a peu de chance qu'ils s'envolent.

Lorsque je fais ainsi des achats avec mes garçons, je me refuse à regarder autre chose que ce dont ils ont besoin : faire encore plus vite que de coutume pour ne pas les lasser, telle est ma devise.

Néanmoins, nous avons fait un détour par la librairie. Ce n'est une corvée pour personne. Ambroise a sonné en passant par les détecteurs anti-vol. "Maman, comment vais-je faire, j'ai oublié de découper l'étiquette magnétique de mon pantalon (pantalon plus tout neuf, il avait le temps de découper cette étiquette envahissante !). On va sonner partout, en entrant et en sortant". N'ayant pas d'autre solution, nous sommes ressortis en sonnant, sans nous retourner, façon celui qui n'a peur de rien et surtout pas d'être suspecté de vol. C'était la bonne attitude, personne ne nous a cherché chicane. Mais enfin, ce n'était pas une solution à long terme.

Nous sommes alors entrés dans un magasin de vêtements, en sonnant comme de bien entendu, nous sommes dirigés vers le rayon pantalon, Ambroise a fait son choix et s'est enfermé dans une cabine d'essayage. Je lui ai passé mon couteau suisse pour qu'il découpe l'étiquette litigieuse. Las, il n'y avait pas de poubelle dans le secteur. J'ai avisé une vendeuse, lui ai expliqué notre problème crucial, lui ai tendu l'étiquette comportant le nom d'une chaîne concurrente pour qu'elle le mette dans le panier. 

Nous étions saufs ! Nous sommes sortis avec notre achat, les portiques n'ont pas hurlé. Nous avons terminé cette demi-heure de courses autour d'un café bien mérité !


vendredi 3 mars 2017

Agenda ironique de mars

Dans un vent de folie, Monesille a accepté d'héberger l'agenda ironique pour le mois de mars. C'est donc de folie qu'il s'agira de narrer. Dans un conte, un poème, un texte, un article, de 700 mots maximum. Seul impératif, parsemer quatre mots composés dans le texte.

Copie à rendre chez Monesille avant le 24 mars, en insérant le lien dans les commentaires. Le vote sera ouvert jusqu'au 1er avril.

A vos plumes, à vos règles de grammaires pour retrouver l'accord des mots composés...