mardi 18 octobre 2011

Avis de recherche : où est passé le joueur de flûte d'Hamelin ?

Comme tous les ans, passée la saison des moustiques, arrive brutalement le temps des souris. C’est ça la vie à la campagne… dès que le froid pointe le bout de son nez, les souris font de même dans notre maison. Mais moi, je ne suis pas d’accord de voir ces bestioles courir sous mes pieds avec leur regard arrogant. Et mon mari n’est pas d’accord de les entendre, la nuit, ronger les poutres de la maison.

Tout a débuté la semaine dernière : je prends mon petit déjeuner, tranquillement, face à Monsieur Alphonse. Je lis le premier cahier du quotidien, et je tourne brutalement la tête. Stupeur de Monsieur Alphonse : « Que t’arrive-t-il ? »

- J’ai vu une souris.
- Mais non, elles ne viennent qu’en novembre, et on l’aurait entendue marcher.
- C’est vrai. Je n’avais vu qu’une ombre, mais tu dois avoir raison. (Je préférais cette version).

Quelques secondes plus tard :
- Tu as raison, il y a bien une souris.
- Oh non…
- Je viens de la voir. D’ailleurs, si tu te retournes, tu la verras, elle nous regarde.

Je me retourne, et comme toute femme qui se respecte, je hurle. Mais je ne grimpe pas sur la chaise, ça non, j’ai ma dignité tout de même !

Monsieur Alphonse part à son travail en me laissant seule, en prise avec la souris. Quelle lâcheté… Je vais dans ma chambre (située à côté de la cuisine, ça a son importance), et que vois-je ? La souris qui m’a suivie. Je ne hurle plus. Je ne vais pas passer ma journée à hurler. Je quitte les lieux, et je me réfugie au salon.

Puis, c’est l’heure du réveil de la troupe. Les estomacs sur pattes arrivent en trombe, et la souris disparaît de notre champ de vision. Dans la journée, je l’entends bien, parfois, marcher dans ma chambre. Mais que faire ?

Monsieur Alphonse rentre tard, il n’a le temps que de poser un piège. Nous nous couchons, nous dormons… enfin je suis la seule à dormir, parce qu’à 4 heures du matin, réveillée en sursaut par les souris : une à côté de mon lit, l’autre à gratter dans le mur, je constate que Monsieur Alphonse a depuis longtemps quitté le lit conjugal pour aller dormir sur le tapis du salon. J’hésite à le réveiller, mais rien ne me fera plus rentrer dans ma chambre. Je tire d’une main preste ma couette et mon oreiller, et je pars me faire une petite place au milieu des légos qui jonchent le tapis du salon. Nous dormons par terre, laissant notre chambre aux quelques grammes de souris victorieuse.

Au petit matin, je n’entends plus la souris baladeuse. Elle a dû être gourmande et se faire prendre dans la tapette. Ouf… Mais il reste la souris du mur. Elle n’a pas encore décidé de venir nous voir dans la maison, mais toutes les nuits elle nous réveille en grattant le polystyrène. Nous dormons dans la seule chambre qui n’a pas encore été refaite…

Alors, nous passons un avis de recherche : nous voulons retrouver le joueur de flûte d’Hamelin. Ou alors sa flûte, ou tout au moins ses partitions. Parce que j’ai tout essayé : la flûte traversière, la flûte à bec soprano, alto, basse, la bombarde. J’ai essayé aussi de jouer sans faute, mais les souris ne sont pas sorties de leur trou. Est-ce une question d’instrument, ou de partition ?

Monsieur Alphonse a pris d’autres mesures : il a acheté des tapettes à souris qu’il a installées partout… à tel point que je suis dispensée de ménage, de peur de me faire prendre les doigts dans le ressort ! Il a investi également dans de la bonne nourriture pour souris affamées. Mais la nôtre ne doit pas avoir faim puisqu’elle continue son trafic nocturne.

A défaut de l’adresse du joueur de flûte d’Hamelin, nous sommes friands de toute bonne solution pour éradiquer de façon définitive la souris encombrante. Dire que nos enfants ont tous fait leurs nuits (8 heures d’affilée) à moins d’un mois, et que c’est une toute petite souris de rien du tout qui nous réveille toutes les nuits…



lundi 17 octobre 2011

Apprendre à siffler, c'est difficile... pour l'entourage

Anselme devient fatigant : il veut apprendre à siffler, et fait des essais tout au long de la journée. Il met ses lèvres en avant, et souffle bruyamment. Exceptionnellement, un petit sifflement sort de ses lèvres, plus généralement, c’est comme un gros soupir qui s’exhale de sa bouche.
Hier, nous étions en voiture, et le petit Anselme a repris ses tentatives avec une nouvelle ardeur… sauf que ses frères et sœurs ont été un peu lassés de ses expirations sans cesse renouvelées.
- Anselme, arrête de soupirer.
- Je ne soupire pas, j’apprends à siffler.
- Tu fais le même bruit qu’une bicyclette qui vient de crever. Ecoute « Pfffffff…. »
- S’il crevait le pneu d’une bicyclette à chaque fois qu’il soupire, tu imagines le tas de vélos qu’il y aurait dans la cour ?
- Et la tête de papa qui devrait réparer tous les pneus ?
- Il nous ruinerait en rustines.
- Anselme, arrête, nous n’avons plus de rustine.


samedi 15 octobre 2011

Le Kindle

J'aime lire, j'aime les livres, et nous sommes en train de créer une bibliothèque dans notre grenier pour y loger nos 4500 livres.

Je viens de découvrir le Kindle : c'est un écran plat, 16 x 11 cm (moins d'un cm d'épaisseur) qui permet de contenir l'équivalent de 1400 livres ! On achète le ou les livres (20 à 30 % moins cher) par Internet, puis on envoie le texte directement sur le Kindle par connexion Wi-Fi. De très nombreux classiques sont disponibles gratuitement.

Devant mon enthousiasme, Monsieur Alphonse me l'a offert. Aussitôt reçu, aussitôt adopté. Et Victor Hugo est déjà dans mon Kindle, gratuitement.

Inconvénient : Rien ne remplacera le livre papier, à mon sens bien plus agréable à manipuler, surtout quand on veut le feuilleter.

Avantages : Je promène avec moi une bibliothèque de 180 grammes. Comme j'ai toujours un livre dans mon sac pour les temps d'attente, je trouve ce système très pratique, léger, confortable. On ne perd jamais sa page, puisque le Kindle ouvre le livre à la dernière page lue.

Il y a un dictionnaire intégré : il suffit de poser le curseur à côté d'un mot pour que la définition apparaisse dans le bas de l'écran.

La lecture sur écran est très agréable. Non, cousine Jeanne, on ne peut lire la nuit sous la couette sans lumière. L'écran n'est pas illuminé, il est très proche de l'aspect "encre sur papier".

On "tourne" les pages grâce à deux boutons positionnés sur les côtés (on peut "tourner" avec la main droite ou gauche). Il y a également des raccourcis qui permettent d'aller à la fin du livre, etc...

Le livre est vraiment léger, et si on le pose, il ne se referme pas.

On peut agrandir les caractères, etc...

Les enfants m'ont dit : "Puisque le Kindle permet de remplacer 1400 livres, il suffit d'en acheter 8 (un pour chacun). Vous n'avez plus besoin de terminer la bibliothèque, on pourra y installer nos trains électriques, et papa installera une toute petite étagère pour les Kindles". Ils ne perdent pas le nord...





vendredi 14 octobre 2011

Mon Kindle est habillé

Reçu ce matin,
j'ai voulu le protéger immédiatement.






Couverture rigide.
Poignée pour glisser la main et tenir le livre.
Elastiques pour tenir le Kindle dans la pochette.
Je prends les commandes...






mercredi 12 octobre 2011

Le gâteau de la belle au bois dormant

Toujours dans la rubrique "recettes de contes de fées", je vous présente aujourd'hui le gâteau de la belle au bois dormant.

Récapitulatif : la belle au bois dormant a dormi longtemps. Puis elle a été réveillée par son prince charmant. Et ils se sont mariés. Pour se marier, ils ont fait une belle fête. En fait, comme 100 ans auparavant les serviteurs avaient préparé son repas d'anniversaire, c'est ce même repas (terminé) qui aura été servi. Ils fêteront donc le même jour, les 16 ans de la princesse, les 116 ans de la même princesse, et le mariage princier.

Et la princesse, comme toutes les princesses, avait pu choisir son gâteau d'anniversaire, elle avait choisi une Vosgienne (c'est comme une Forêt Noire, mais à la place des cerises, elle a demandé des framboises : quand on est une princesse, on peut tout exiger).


A présent que je vous ai mis l'eau à la bouche, je vous donne la recette. Au préalable, je vous rassure tout de suite : il s'agit d'une recette simplissime, qui paraît longue, parce que mon amie Sissi (qui est l'auteure de la recette) a voulu donner des détails. Ce gâteau est toujours réussi, et toujours beau : vous pouvez tartiner la crème fouettée comme vous voulez autour du gâteau, à partir du moment où vous jetez des copaux de chocolat par-dessus, le gâteau prend tournure et avec elle une allure princière, royale même.

Recette de la Vosgienne
(cliquer pour voir apparaître la recette !)


NB : Chez moi, c'est un prince qui a passé commande de ce gâteau pour ses 10 ans.