samedi 13 septembre 2014

Avoir chaud aux pieds

Mon rêve est de faire installer un plancher dans ma salle de bain. Malheureusement, Monsieur Alphonse ne partage pas ce rêve, et refuse de faire couper des arbres exotiques pour me combler. Dommage.

Nous avons donc posé du carrelage. Et bien entendu, nous avons froid aux pieds lorsque nous sortons de la douche. Il a fallu réfléchir au choix crucial du tapis de bain.

Depuis toujours, je rejette avec énergie les tapis à longs poils qui emmagasinent le sable et le restituent méchamment dans le lave-linge, qui lui, le stocke dans le filtre.

photo internet

De même je refuse les tapis en coton à mèches. Ils sont plus faciles à laver que les précédents, mais restent des nids à poussière.




Je m'en suis pourtant contentée de longues années, jusqu'à ce que je trouve enfin le produit de mes rêves : des clayettes en bois. Vous notez qu'on se rapproche du parquet pour salle de bain, mais en miniature ! Ca fait plus de 10 ans que j'en ai posé un devant la douche, et deux devant le lavabo. C'est inusable, se lave à l'eau, sèche vite. Les pieds sont au chaud, et au propre ! 


Mais je continue à rêver d'un sol en bois...


jeudi 11 septembre 2014

Savoir où on met les pieds

J'aime bien savoir où je mets mes pieds, surtout dans une salle de bain.

En des temps déjà lointains, nous avions une maison de campagne. C'était un toit, et un fort potentiel. L'adjectif "fort" était le terme adapté, puisqu'il n'y avait ni chauffage, juste la possibilité d'installer un poêle, ni électricité postérieure aux années 45, à peine de l'eau, et un peu d'eau chaude. Les fenêtres laissaient passer le vent, le froid et la pluie, l'une d'elles nous a surpris par sa gouttière menant à un petit pot à l'intérieur de la pièce. La première pluie nous a donné l'explication...

Et puis, Monsieur Alphonse, trop rarement, aidé par des professionnels, a progressivement donné une allure plus agréable à cette maison. On commençait à voir apparaître le potentiel ! 

Enfin, c'est la salle de bain qui a eu droit à toute notre attention. Le marteau piqueur tenu par Monsieur Alphonse a supprimé toute trace des travaux inachevés antérieurs. Il a monté des cloisons, installé les sanitaires, les canalisations... et est arrivé le temps d'y poser du carrelage.

Pleins d'enthousiasme, nous nous sommes rendus dans un magasin vendant du carrelage. Nous avons interpellé une vendeuse dont la caractéristique essentielle a été d'avoir des idées totalement opposées aux nôtres. "Nous aimerions des carreaux pour une salle de bain. Il les faudrait solides (à cause des gros camions en métal lâchés par les enfants), qui ne rayent pas (à cause des chaussures pleines de sable), sur lesquels la saleté disparaît (à cause des mêmes chaussures en temps de pluie), et faciles à nettoyer".

Nous avons vu la vendeuse blêmir, pâlir, rougir, bleuir, et nous nous sommes vraiment inquiétés pour son état de santé. Monsieur Alphonse a bien cru un instant qu'il devrait la réanimer, mais dans un souffle elle nous a lancé "Mais on enlève ses chaussures avant d'entrer dans une salle de bain.
- Vous oui, mais nous non.
- Mais il FAUT enlever les chaussures.
- Non, pas chez nous.
- C'est indispensable.
- Nous aimerions du carrelage tel que nous vous l'avons décrit.
- ... et les chaussures ?
- Madame, nous avons 6 très jeunes enfants. Et un tas de sable au fond du jardin. Si je suis d'accord avec vous sur le principe d'enlever les chaussures, avez-vous déjà vu un enfant pressé par un besoin urgent qui prend le temps de se déchausser avant d'aller aux toilettes ? Ce carrelage est destiné à notre maison de campagne. Qui dit maison de campagne dit vacances, et je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout envie de faire le gendarme toute la journée.
- ... mais les chaussures...
- Pour être obéi, il faut donner des ordres de telle façon qu'on sera écouté. Alors, avez-vous le carrelage de mes rêves ou non ?"

Finalement, j'ai trouvé (ailleurs) le carrelage de mes rêves. La vendeuse a ri à ma démonstration, et m'a indiqué des carreaux en promotion : gris-bleus, avec des reflets couleur sable. Ils sont PARFAITS.

Je ne me lasse pas de les admirer : on n'y voit rien, ni sable, ni poussière, ni trace d'eau, rien. Que du bonheur...





mardi 9 septembre 2014

jeudi 4 septembre 2014

Economie familiale

Nous l'avons attendu, ce premier cours de cuisine. Ambroise, en troisième de CO (ce qui doit correspondre à une troisième de collège français), a des cours d'économie familiale.

En pratique, la classe, divisée en groupes, se rend au sous-sol dans les cuisines prévues pour ce cours. Des îlots avec plaques vitro-céramiques, des fours, des éviers, des plans de travail, et une multitude de tiroirs avec tout le matériel, voilà ce qui attend les élèves. Le tout rutilant et brillant !

Mais pour commencer, la classe se rend dans une petite salle annexe avec des tables pour un cours théorique. C'est à cet endroit qu'à la fin du cours ils dégusteront les plats qu'ils ont préparés. ("A ce propos, maman, il est inutile que je mange le mardi à midi, puisque nous mangeons ensemble à 15 heures. Un petit goûter suffira").

Par équipes, ils se mettent au travail sous la direction d'une charmante prof qui leur donne les directives. Pour le premier cours, ce sera :
- Salade mélangée (avec les légumes à disposition)
- Crostini aux tomates
- Frappé aux mûres (un milk-shake)

Ambroise connaît déjà le programme jusqu'à la Toussaint. Le dernier cours avant ces vacances reprendra au hasard un menu déjà réalisé.

Ambroise, ainsi que ses copains, a enfilé son tablier et s'est mis au travail. Et puis, tout effort méritant récompense, ils se sont régalés à manger ce qu'ils avaient préparé, avant de nettoyer le tout pour que la cuisine soit à nouveau rutilante et brillante.

Quelles conséquences puis-je tirer de ce cours de 3 heures ?

1. En rentrant, Ambroise "traînait la patte". Il a compris que le métier de mère de famille aux fourneaux était plutôt fatiguant.

2. Il m'a montré comment nettoyer les façades du four, du lave-vaisselle et du frigo. Je l'ai nommé "Nettoyeur en chef des façades du four, du lave-vaisselle et du frigo". 

3. Il a envie de nous faire goûter ses recettes. Il m'a donc donné les listes des ingrédients pour mes courses, et il projette de refaire ce soir les crostini en entrée, un frappé aux bananes en dessert, et je m'occupe du plat principal. Ca tombe bien, c'est l'anniversaire de Monsieur Alphonse.

4. Dorénavant, il pourra nous régaler tous les samedis. Ce qui signifie que j'ai une idée de menu de moins à trouver, et un repas de moins à réaliser dans la semaine. Je me réjouis déjà pour le carême puisque je n'hésiterai pas une seconde à aller à la soupe de carême le vendredi. Ca fera DEUX jours de repas en moins à préparer dans la semaine !


mardi 2 septembre 2014

Objets volants bien identifiés

Lorsque Monsieur Alphonse m'a proposé l'année dernière de prendre des billets pour le meeting aérien de Payerne, j'ai dit non. Et puis, avec le sentiment que je pourrais manquer quelque chose, j'ai dit oui.

Hier, nous nous sommes donc rendus à Payerne pour assister à trois anniversaires : les 100 ans de l'aviation militaire, les 50 ans de la patrouille suisse, et les 25 ans de PC-7 TEAM (voltige aérienne avec des avions à hélice).

La veille, nous avons scrupuleusement lu la checklist des visiteurs envoyée par les organisateurs. Et nous avons bien fait. Le site ouvrait ses portes dès 7 heures (du matin), les premières démonstrations étant prévues pour 9 heures. Il était conseillé d'arriver tôt pour éviter les bouchons. Nous avons quitté la maison vers 7.15, et sommes arrivés pour 8 heures. C'était parfait, les parkings proches de l'entrée étaient encore bien accessibles. Nous n'avons marché que 5 minutes pour accéder au site, et nous sommes entrés sans faire de queue, d'autant que nous avions pris nos billets en prévente. Immédiatement après l'entrée, nous avons eu une distribution du plan du site ainsi que de bouchons pour les oreilles. Un "angel" vêtu de jaune nous a donné un bracelet orange "enfant perdu" pour y noter notre numéro de téléphone. (Habituellement, nous tatouons nos enfants au stylo bic, du moins pour ceux qui ne connaissent toujours pas le numéro de portable de leur père. Cette fois, j'ai pris un bracelet, et j'ai été étonné que je ne puisse l'enlever qu'à l'aide d'une paire de ciseaux. C'est donc efficace !)

Finalement, nous avons trouvé une bonne place à l'ombre, et ce n'est que dans la journée que nous avons compris que nous étions exactement au milieu de la piste, et que nous n'aurions pu être mieux installés.

Le programme était époustouflant. Les présentations se succédaient sans interruption. Les patrouilles acrobatiques faisaient place à des avions de légende ou aux jets les plus performants. C'est absolument inoubliable. Je n'ai pas regretté un instant de m'être déplacée. 












Le site est ouvert toute la semaine. Le prix d'entrée est réduit et permet d'accéder aux stands et de voir les entraînements. Pour tous ceux qui ne seraient pas encore allés à Payerne, il y a un deuxième meeting le week-end à venir. 

L'organisation est parfaite (arrivée, parkings, transports en commun), les toilettes sont en quantité suffisante, il n'y a jamais de queues, les points de restauration sont légions et les prix vraiment attractifs. Le spectacle est grandiose, on ne s'ennuie pas une seconde. 

Seul le commentateur m'a beaucoup fait rire. Il devait être bien fatigué à 17 heures pour dire "Nous fêtons aujourd'hui les 100 ans de l'aviation militaire, les 50 ans de la patrouille suisse, et les 25 ans de PC-7 TEAM. Nous vous convions dans 100 ans pour fêter les 200 ans de l'aviation militaire, les 100 ans de la patrouille suisse, et les 50 ans de PC-7 TEAM."

Il est imbattable en science aéronautique, mais a des lacunes en mathématiques...