mardi 1 mai 2012

La vie dans un petit village



Samedi soir, nous nous promenons à travers le village, Monsieur Alphonse et moi. Nous rencontrons le maire qui était à la recherche d'une victime consentante, et nous avons été désignés d'office. Forcés, nous l'avons suivi à la mairie d'où nous sommes ressortis avec ça :


Un mariage célébré dans l'après-midi, des tulipes à foison, et me voici avec un magnifique bouquet que j'ai posé par terre comme je le fais avec tous les bouquets. Je les trouve tellement plus beau directement sur le sol... peut-être parce que la vue sur les fleurs est la même que dans un jardin...

lundi 30 avril 2012

Mais où se cache donc Alphonsine ?


J'ai le sentiment aigü de m'être fait oublier en m'absentant trop longtemps de la blogosphère. Il faut donc que je vous avoue qu'il est arrivé un évènement absolument inouï dans ma vie : Monsieur Alphonse a terminé d'aménager le bout de grenier pour en faire une bibliothèque. Enfin, le rêve de ma vie prend forme : je peux vivre dans une bibliothèque.

Actuellement, je trie, je classe, je traîne les 140 cartons qui renferment nos livres, et je tente de les installer sur des étagères sans que les petites mains habiles ne les prennent en disant : "Oh, ce livre, je l'ai tellement aimé, je vais le relire". Je suis sans pitié devant les sanglots de mes enfants. On ne touche pas tant que tout n'est pas classé.

A priori, ce sont 4500 livres à ranger. Une fois qu'ils seront en place, je téléchargerai un programme de gestion de bibliothèque, et je pourrai connaître le chiffre exact de notre folie !



samedi 21 avril 2012

Stocker la lessive

Stocker la lessive n'est pas une mince affaire.

Et en premier lieu, il faut savoir choisir sa lessive. J'ai définitivement opté pour la lessive en poudre. On peut mieux la doser (en réalité, ça ne change rien, mes machines tournent toujours à plein, puisque je ne lave pas mon linge séparément comme je vous l'expliquais ICI), mais surtout, elle est bien moins chère que les lessives en pastilles. Non, je ne suis pas radine, je suis économe !!!

Le grand souci de la lessive, c'est son conditionnement :
- Je n'aime pas beaucoup les grands sacs en plastique. Certes, ils sont épais et solides, et ils résistent aux inondations intempestives dans les salles de bain (voir ICI l'état de la salle de bain d'Alphonsine après le passage des enfants), mais ils n'ont pas de stabilité, et pour peu qu'on le pose mal, il s'incline et répand son contenu sur le sol.

- Les cartons pallient à cet inconvénient : toujours stables. Mais par contre, en cas d'inondation, le fond du carton se solidifie de façon irrémédiable. Il faut ensuite prendre un marteau pour redonner à la poudre son état primitif.

Il fallait donc penser à trouver un contenant répondant aux normes suivantes :
- Suffisamment grand pour contenir 25 kg de lessive
- Assez stable pour ne pas être renversé
- Etanche à l'eau
- Esthétique, parce que si c'est joli, c'est mieux.

Je vous épargne les réflexions intellectuelles intenses qui ont nourri mes nuits, et voilà le résultat magnifique comme il se doit !!!



Bien entendu, avec ce système vous risquez de voir vos enfants faire des "pâtés de sable" dans la lessive !!! Mais je vous rassure, je l'ai craint très longtemps, mais mes enfants ne l'ont jamais fait. N'est-ce pas qu'ils sont adorables ?


jeudi 19 avril 2012

Laver séparément

Laver le linge est une occupation assez prenante, très répétitive, trop répétitive, mais pas aussi simple qu'on se l'imagine. Chacun sait bien qu'il est nécessaire de trier le linge (ICI, pour la façon de trier), et malgré tout, chacun a fait l'expérience d'une lessive toute bleue, toute rose ou toute jaune, et a pu constater que c'est toujours dans ces cas que les chaussettes blanches n'ont pas été lavées ensemble. Après, libre à chacun de porter une chaussette blanche et une chaussette rose...

La meilleure façon pour éviter de créer une catastrophe est de se référer aux étiquettes cousues dans les vêtements.

Chez Alphonsine, c'est un peu délicat : elle reçoit beaucoup de vêtements, et souvent les étiquettes sont devenues illisibles à force de lavage. Mais au fond, ce n'est pas vraiment important puisque ce ne sont pas ces vêtements qui posent problème : ils ont eu le temps de dégorger leur couleur.

Donc, parfois, les étiquettes sont lisibles. Elles comportent toute une série de sigles plus ou moins compréhensibles pour indiquer si le vêtement peut être lavé en machine, à quel programme, quelle température, quelle essorage, si on peut user ou abuser d'eau de javel... En général le vêtement est interdit de sèche-linge par principe de précaution. 

De plus en plus souvent, en application de ce même principe de précaution, on trouve l'indication suivante : 

"Laver séparément"

Lorsque j'achète un vêtement (exceptionnellement), que je pense à regarder l'étiquette, et que l'y lis cette inscription, je ne peux m'empêcher de me lancer dans un calcul mental approfondi : 

Soit une machine à laver permettant de laver 11 kg de linge. Soit un programme d'une durée de 2 heures 30. Soit 20 articles pesant ensemble 11 kg. Imaginons, pour simplifier qu'il est possible de regrouper tous les articles parfaitement identiques (dans le nombre de vêtements, j'ai mis de côté les sous-vêtements. Comme leur nom l'indique, ils sont en-dessous, et leur couleur déteinte n'est pas flagrante). Il reste environ 15 lessives à faire tourner. C'est-à-dire 45 heures. 

Sachant que je fais tourner 1 à 2 machines par jour, combien de machines dois-je acheter pour arriver à bout de mes montagnes de linge sale ? 

Certes, je pourrais laver à la main, mais malheureusement, le lavoir de mon village a été supprimé...

lundi 16 avril 2012

Les pères et leurs filles

Personnellement, j'ai connu deux pères dans ma vie : le mien, et celui de mes enfants. Tous deux ont un point commun indéniable, celui de DÉTESTER les longs cheveux de leurs filles.

Je me souviens des discussions pénibles entre mes parents, où mon père tentait de faire couper les cheveux de ses filles, et où ma mère faisait la sourde oreille. Mon mari a fait les mêmes tentatives, et j'ai résisté fermement.

Et pourquoi, me direz-vous, les pères sont-ils hostiles aux cheveux longs de leurs filles ?
Réponse : parce que ça bouche les douches et les lavabos. 

C'est tout simple, c'est minime, c'est ridicule : tout simplement parce qu'ils n'aiment pas avoir les pieds dans l'eau lorsqu'ils prennent leur douche, ils envisagent de couper court à la situation en tranchant dans les cheveux de leurs filles.

Ma mère, disais-je, faisait la sourde oreille, et mon père pestait. Lorsque nous avons grandi, il nous a demandé d'enlever nos cheveux de la bonde après notre douche, ce que nous faisions consciencieusement, une seule fois, avant d'oublier avec la meilleure bonne fois du monde. Il devait s'en charger lui-même, et nous avons conservé notre chevelure, et lui sa mauvaise humeur lorsque la douche était bouchée.

Avec mon mariage, le souci des cheveux ne s'est plus posé avec mon père, et tout a assez bien fonctionné avec mon mari (mais j'avais les cheveux courts !) Et puis, sont nées les filles, les cheveux ont poussé, elles ont pris des bains, des douches, se sont coiffées au-dessus du lavabo, et le leitmotiv a repris : "il faudrait emmener les filles chez le coiffeur, les longs cheveux, c'est terrible, ça bouche les douches, ça encombre les lavabos..." Il n'a pas eu de chance, Monsieur Alphonse, je connaissais déjà le raisonnement par coeur. 

Et puis finalement, après longue réflexion, j'ai voulu mettre un terme à ce problème qui suivait les générations. J'ai donc pris le parti de trancher dans le vif, et de mettre un point final aux douches bouchées. Désormais, Monsieur Alphonse n'a plus à se plaindre de la longueur des cheveux de ses filles et de sa femme. Tout est résolu. J'ai appris à me servir de cet instrument :








Et depuis, je n'ai plus jamais entendu parler de coiffeur pour les filles !