lundi 24 juin 2013

Vous pouvez me croire

Je sais, ce sera difficile, mais vous pouvez me croire, il m'est vraiment arrivé l'histoire suivante il y a environ 6 semaines :

Suite à l'annonce de vente de notre maison que j'ai insérée sur Internet, j'ai eu un appel d'un homme très très intéressé par maison, surtout me disait-il par les travaux à effectuer, "êtes-vous certaine qu'il y a des travaux ?" Sur ma réponse affirmative lui expliquant de quelle nature les derniers travaux devaient être, il m'a dit qu'il se portait acquéreur, et que le prix que je lui indiquais lui convenait.

Sur le coup (dans les 3 secondes qui ont suivi), je me suis dit : "Génial"... sauf que cette personne téléphonait d'un portable en Belgique, sous un nom un peu exotique, et me proposait de me payer une grosse partie en liquide.

J'ai refusé...

samedi 22 juin 2013

C'est le pompon !

Cette fois, c'est le pompon ! 

Je n'aurais jamais dû ouvrir mon blog : il ne se passe pas une semaine sans que des événements totalement incontrôlés et incontrôlables surgissent dans ma vie de vendeuse de maison, simplement pour que je puisse vous relater ces épisodes comiques de ma vie !

Aujourd'hui, à 16 H 45, je sors en vitesse de la maison pour chercher Amélie dans le bourg voisin. Je tombe presque nez à nez avec un couple et ses deux enfants qui examinent notre maison sous toutes ses coutures. J'entends "Il y a un grand jardin, viens voir !" Je les salue comme je fais avec tout le monde dans le village, et je file. 

Je suis sur le trajet du retour lorsque mon portable sonne, et bien entendu, comme je l'espérais, il s'agit d'une visite à faire.

Je suis toujours d'accord pour faire visiter au pied levé. Mais avant d'entrer, je précise que j'ai 6 enfants, et que sans être le bazar, ce n'est pas ordonné comme j'aime que ça le soit lorsqu'une visite est prévue. Mais que s'ils me promettent de ne regarder que le volume et pas la poussière, je suis prête à les faire visiter la maison sur le champ !

Nous visitons, ils tombent sous le charme. A la fin de la visite, ils ont envie de revoir telle et telle pièce, et je leur propose de regarder sans moi (les gens sont peut-être comme moi et ont envie de parler ensemble sans être entendus). Nous nous retrouvons dans la cour, et Monsieur Alphonse propose de boire quelque chose.

Nous discutons agréablement, de maison entre autre, et c'est là qu'il nous demande le prix de vente de notre maison. Nous l'annonçons, il s'étonne : le site sur lequel j'ai vu votre maison l'affiche à 45.000 Euros de moins ! Il me demande d'aller vérifier sur Internet, ce que je fais. Je reviens et leur confirme que nous avons raison tous deux : c'est bien le prix affiché sur Internet, mais je leur montre le contrat de mandat qui indique notre prix réel.

Et voilà comment les agents immobiliers sèment le trouble et le désordre...


jeudi 20 juin 2013

"Les Zézitants".

Connaissez-vous le zézitant ? C'est une race de bipède. Comme son nom l'indique, il marche sur deux pieds. Il ressemble même à un homme à s'y méprendre, surtout s'agissant des pieds, mais son comportement laisse à penser qu'il ne possède pas les réactions d'un humain ordinaire : il passe son temps à hésiter.

Je ne sais pas quel est le pouvoir de décision du commun des mortels, mais pour ma part je me décide très vite. J'ai tellement l'incertitude en horreur, que j'opte presque instantanément pour le choix A ou B. Et si je n'arrive pas à choisir, j'abandonne le terrain en le faisant savoir à la personne qui attend ma réponse, de sorte qu'elle puisse prendre ses dispositions.

Manifestement, tout le monde ne fonctionne pas ainsi. Les différences font, paraît-il la richesse de l'humanité, et accessoirement la richesse de mon blog puisque je peux vous relater des épisodes comiques de ma vie !

Fin janvier, un couple charmant visite notre maison, en tombe instantanément amoureux un jeudi après-midi. Il revient en famille le samedi matin avec 1 heure de retard sur l'horaire, donc à 11 heures, mais nous sommes des gens compréhensifs. Ils amènent dans leurs bagages trois de leurs enfants, leur petite-fille et la belle-mère. Ensuite il y a eu d'autres personnes encore, mais je ne suis pas arrivée à suivre le mouvement de l'invasion. A 13 heures, les enfants étaient affamés (et notre programme de l'après-midi commençait à battre de l'aile) et nous avons mis un terme à la journée "portes ouvertes" malgré une arrivée encore plus tardive d'un visiteur.

Pendant la visite, tout ce petit monde va et vient, entre et sort, se réjouit de ce qu'il voit, fait des projets pour les transformations, et finalement, on signe un compromis de vente. Toute le monde est content : nous d'avoir vendu à des gens qui nous correspondent, eux d'avoir acheté une maison qui leur plait, et l'agent d'avoir bouclé un dossier avec autant de célérité et d'efficacité !

Las, les acquéreurs partent en vacances, discutent, pinaillent, s'interrogent, font le trajet de notre village jusqu'au lieu de travail de Monsieur Zézitant, se rendent compte qu'il circule à des horaires confortables et sans bouchon, refont le trajet au cas où ce serait un hasard, et opèrent une troisième tentative (l'histoire ne dit pas combien de tests il a pu faire), et à chaque fois la réponse est concluante.

Trop bête, se disent les Zézitants, nous n'avons pas de motif sérieux de ne pas acheter. Alors comme ils lisent et relisent le compromis de vente, ils découvrent la  clause de rétractation, et 7 jours après avoir reçu le compromis, ils se rétractent.

L'agent nous informe de la situation, et nous restons sur notre faim : nous n'arrivons pas à comprendre le motif de la rétractation... sauf peut-être qu'ils ne veulent pas quitter la ville, mais ils savaient ce qu'ils faisaient en commençant à chercher une maison à la campagne.

Après quelques semaines de réflexion, et voyant la façon de travailler de l'agent immobilier, je résilie le contrat de mandat, et je reprends contact avec les Zézitants leur expliquant que l'agent les a peut-être un peu précipités, mais que la maison est toujours à leur disposition (et que même si j'ai résilié le mandat, l'agent restait légalement dans le circuit).

La réponse ne se fait presque pas attendre, ils sont ravis de reprendre contact, avaient en effet besoin de réfléchir, sont désolés de leur attitude, et reverraient volontiers une nouvelle fois la maison.

Deuxième visite, le 26 mai, cette fois accompagnés d'une de leurs filles et de sa meilleure amie. Ils repartent toujours aussi amoureux de la maison, mais se sentent incapables de répondre immédiatement. 

Dix jours plus tard, je leur demande de se prononcer avant la mi-juin. Nous avions besoin d'une réponse, d'autant qu'une autre visite semblait se profiler.

Jeudi dernier, 13 juin, les Zézitants me téléphonent pour voir encore une fois la grange. Ils arrivent dans la demi-heure, regardent, examinent, discutent. Je les laisse, ayant d'autres choses à faire. Ils me retrouvent dans la maison, et pendant que je discute prix avec Monsieur, Madame se promène dans toute ma maison sans m'avoir demandé la permission. J'ai oublié de dire que depuis le début elle se sent chez elle, et moi mal à l'aise devant son aplomb. Monsieur Zézitant me fait une offre.

Le lendemain, je vais visiter des maisons à acheter dans notre futur lieu de vie, j'en parle avec Monsieur Alphonse, et il programme une visite pour se faire une idée...

Samedi soir, mail des Zézitants :


Bonjour

Afin de ne pas vous laisser ds l’attente, nous ne sommes pas en mesure de vous donner une réponse, positive ou négative, à l’heure actuelle.
Nous ne voudrions pas vous priver d’une opportunité de vendre. Ne tenez pas compte de notre hésitation. Nous avons eu des échanges fructueux et sympathiques, et vous remercions encore de la patience que vous avez eu, à ce jour.
Cordialement


Nous n'avons pas hésité une seule seconde : j'ai repris contact avec les agents immobiliers rencontrés en Suisse pour leur expliquer que nous cherchions une maison à louer...



mardi 18 juin 2013

La banque m'a téléphoné

La banque m'a téléphoné suite à ma demande d'établir un état de mes prêts. (Cliquer ici).


Madame W., ma conseillère particulière s'est étonnée de ce que je la rappelle à ses devoirs 15 jours à peine après ma demande. Elle m'a expliqué qu'elle était en train de négocier avec ses supérieurs une dispense de payement de taxe suite à un remboursement anticipé (j'avoue n'avoir jamais bien compris pourquoi on veut nous taxer lorsqu'on souhaite rendre par anticipation de l'argent qui nous a été prêté). (A part escroquer les gens je ne vois pas).



Comme j'étais déjà dans la voiture et que mes enfants m'ont fait passer le téléphone sans fil par la fenêtre pour que je puisse lui répondre, je ne disposais pas de toute ma sagacité habituelle. J'aurais voulu lui expliquer que la loi Scrivener prévoyait obligatoirement une absence de pénalité en cas de remboursement pour déménagement professionnel et puis j'ai perdu tous mes moyens en entendant ses absurdités.


Elle a été presque agressive, m'a demandé de patienter le temps qu'elle puisse établir un état des lieux, et sur ma demande insistante m'a avoué avoir encore besoin d'une "petite semaine". Trois semaines pour trouver mon dossier sur son ordinateur et appuyer sur la touche "impression". 

Vraiment elle m'impressionne...


dimanche 16 juin 2013

Un blog, c’est rassurant



Avant que je ne tienne mon blog, j’étais une femme inquiète, il me semblait que j’étais la seule à me poser des questions saugrenues, la seule à qui il arrivât un tas de choses tellement incroyables qu’elles en deviennent sensationnelles.

Il y a exactement deux ans, j’ai ouvert mon blog, et j’ai découvert très vite la fonction « statistique » qui me dit certes combien de personnes sont arrivées sur mon blog, mais surtout par quel biais elles sont arrivées et pour quelles questions cruciales elles sont venu chercher des réponses chez moi. D’unique, je suis devenue une femme parmi tant d’autres, je me suis sentie fondre dans la masse de la population, avec les mêmes soucis, les mêmes problèmes et les mêmes interrogations.

Quel soulagement de savoir que je ne suis pas la seule à vivre des épopées douloureuses en n’arrivant pas à ouvrir le capo de mon aspirateur pour pouvoir accéder au sac déjà rempli ! (clic)

Quel bonheur de constater, plusieurs fois par jour, l’arrivée d’internautes attirés par ces quelques mots « je vous remercie de/pour votre compréhension » (clic). La face de la terre va changer si tous ces lecteurs éphémères apprennent enfin à s’excuser plutôt que de remercier les victimes de leur faute pour la compréhension qu’elles n’éprouvent certainement pas !

Comme je suis triste et pleine de compassion pour tous ces cliqueurs quotidiens qui désespèrent de raccommoder une chemise, un coude, un genou… C’est alors que je remercie le ciel de ne pas avoir d’adresse visible, sinon je trouverais tous les jours des sacs pleins de pantalons, chemises et pulls à raccommoder devant ma porte.(clic)

Et vous n'imaginez pas le nombre de gourmands qui cherchent la recette des cornets de glace (clic). Comment, je ne suis pas la seule gourmande de la blogosphère ? Mais voilà une nouvelle rassurante !

Et les curieux ? Ceux qui veulent à tout prix savoir comment on obtient une chevelure du plus beau blond vénitien (clic) ? Il n'y a pas que moi qui suis curieuse et avide de connaissances. Que les internautes viennent chez moi pour s'instruire me comble !


A tous ceux qui me lisent, les lecteurs de toujours, les lecteurs d'un jour, et les lecteurs à venir, je leur souhaite de repartir avec le sourire !