jeudi 15 novembre 2012

Dormir dans le houblon

Je vis une vie assez mouvementée depuis que je suis mariée avec Monsieur Alphonse. Je ne parle pas des 9 déménagements dans nos 10 premières années de mariage, ni des 6 enfants qui sont venus nous occuper dans nos temps libres. Je parle de ses idées inédites : accrocher une tringle de rideau de douche au plafond, chercher un trésor au fond d'un puits, aller jouer de la musique sur les sommets de Vosges, faire caraméliser une crème brûlée à l'aide d'un chalumeau de professionnel...  j'en passe et des meilleures, il a au moins une idée par jour, des plus ou moins spectaculaires, certes, mais je ne m'ennuie jamais. 

Je ne m'en plains pas, oh non, je m'amuse tellement...

La dernière idée forte de Monsieur Alphonse que je veux vous partager (l'idée, pas Monsieur Alphonse), remonte à cet automne (nous sommes encore en automne, c'est donc une idée toute récente) :

On connait les vertus apaisantes du houblon. On connait surtout le houblon parce qu'il entre dans la composition de  la bière, certains savent que l'on peut en faire de la tisane. Mais sait-on qu'un oreiller fait de fleurs de houblon permet de dormir d'un sommeil de bébé ?

Je l'ignorais, mais Monsieur Alphonse qui sait tout me l'a enseigné.

Du coup, cet automne, lorsqu'il a descendu les plants de houblon, nous avons recueilli les fleurs. Je les ai mises à sécher sur un drap au grenier. 

Puis j'ai cousu une housse d'oreiller, et je l'ai remplie de fleurs séchées. 

J'ai refermé soigneusement l'ouverture. Je l'ai habillée d'une taie et posée à la place de l'oreiller de Monsieur Alphonse.

Depuis, nous dormons dans des odeurs de bière... C'est particulier...

PS : L'histoire ne dit pas si Monsieur Alphonse dort mieux, mais c'est sans intérêt pour ce billet ! Mais Lao-Tseu a dit qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une réponse pour chaque question, alors...

PS de dernière minute : Ce matin, au petit-déjeuner, Monsieur Alphonse s'est exclamé : "Je ne sais pas si c'est  dû aux vertus de l'oreiller de houblon, mais je dors vraiment mieux depuis 10 jours !"


mardi 13 novembre 2012

Napolitain

Mes enfants raffolent du Napolitain, ce cake à couches horizontales tartinées de crème chocolat. C'est pourquoi, lorsque j'ai découvert sur le blog de Cuisine Campagne la recette maison des Napolitains maison, je me suis dit qu'il était temps de les tester pour connaître les vrais goûts de mes enfants. 

La question existentielle fondamentale que je me posais depuis trop longtemps allait enfin trouver une réponse : "Mes enfants aiment-ils le Napolitain parce que c'est une réalisation industrielle bourrée de E trucs et de E machins ? Ou raffolent-ils de l'association du biscuit vanille posé sur un biscuit chocolat ?"

Pour la recette du Napolitain, je vous propose d'aller directement chez Cuisine Campagne. Ca lui fera de la visite, et ça m'épargne la peine de faire des copier-coller. (J'applique ici les préceptes de Lao-Tseu qui a dit qu'il est inutile de faire ce qui n'est pas utile d'être fait.)

Par contre, je veux bien vous montrer mes photos sans légendes, puis vous donner, tout en bas de cet article la solution à ma question.








Verdict : je suis soulagée, les enfants ont aimé le gâteau sans les additifs industriels. Ouf, je n'ai pas complètement raté leur éducation, du moins pas sur ce point-là !


mercredi 7 novembre 2012

Lectures

Une nouvelle fois, j'ai fait confiance à Sophie et à ses goûts, et j'ai acheté un livre dont elle parlait avec bonheur. Je viens de le terminer, j'ai tourné la dernière page, et me voilà orpheline, comme à chaque fois qu'un livre m'a plu, que je m'y suis plongée et attachée à chacun des personnages.

L'histoire se déroule dans les années 20, aux Etats-Unis. Flanagan organise la traversée du pays de Los Angeles à New-York... en courant. Plus de 2000 coureurs sont sur la ligne de départ. On les suit, on les cotoye, on apprend à les connaître, à les aimer. On souffre avec eux, on se réjouit avec eux. On apprend à dominer son corps, et à atteindre coûte que coûte l'objectif qu'on s'est choisi. 

Le côté incroyable de ce livre, outre qu'il se lit d'une traite et que l'on regrette qu'il n'ait que 600 pages, est qu'il donne envie de courir. Pour moi qui n'ai jamais su courir, j'ai décidé de me mettre à la course. Ahurissant pour qui me connaît !


lundi 5 novembre 2012

J'ai prêté ma clef USB

Il a fallu que je prête ma clef USB. Sur le principe, pas de souci, je prête volontiers mes affaires. Par contre, comment être certaine qu'elle ne s'égare pas, qu'elle ne glisse pas dans une pile de documents ou entre deux livres ?

Pour que tous ces aléas soient évités à ma clef, j'ai eu l'idée de lui fabriquer un porte-clef. Un GROS porte-clef. Un ENORME porte-clef. Un berlingot qui rendrait la clef si encombrante qu'elle me serait rendue sans délai !




Et c'est bien ce qui s'est produit !


jeudi 1 novembre 2012

Citrouille au four

Ce plat automnal a toujours un succès incroyable. Pour moi, c'est le plat idéal : il se prépare à l'avance, se prélasse au four, et lorsqu'il arrive sur la table, il y a des cris d'admiration (je m'imagine que c'est moi que la tablée admire, et ça me fait du bien !)

Mode d'emploi :
Faire revenir un oignon, des lardons et des champignons dans une poêle. Saler légèrement, poivrer. Laisser tiédir. Ajouter du gruyère râpé et de la crème épaisse.
Cueillir une belle citrouille dans le jardin.
La nettoyer.
Couper un chapeau, le retirer.
A l'aide d'une cuiller, racler les filaments et les graines, les sortir.
Verser dans la cavité le contenu de la poêle.
Poser la citrouille dans un plat creux.
Enfourner à 160°C pendant 2 heures.
Servir avec du riz.

S'il y a des restes, vous pouvez en faire une soupe de potiron.