vendredi 17 avril 2020

J'ai craqué...

Ce matin, j'avais le moral dans les chaussettes. Certes, je suis plutôt du genre casanière, mais je ne suis pas sortie depuis si longtemps que je ne me souviens même plus de la date. D'ailleurs à propos de date, je ne sais même plus quel jour nous sommes.

Ce matin, donc, je dis à Monsieur Alphonse : "J'aimerais aller dessiner". Et là, ô surprise, il m'encourage... J'empoigne donc mon petit sac contenant mes crayons, mes feutres et mes aquarelles, et me voilà partie pour dessiner le château de Gruyère. 

Figurez-vous que j'ai découvert que le printemps ne se cantonnait pas à mon jardin, mais qu'il avait touché le reste du monde. Je ne suis pas sortie de ma voiture, j'y suis très à l'aise pour dessiner. Je me suis installée sur un petit parking désert dans la campagne, j'ai entrebâillé mes fenêtres, et j'ai senti le printemps.

Le reste de la journée n'était que beauté...

jeudi 16 avril 2020

Je veux la plus grosse part...

Que celui qui n'a jamais entendu cette phrase au moment où le dessert arrive à table lève la main !

Ce soir, Monsieur Alphonse est rentré du travail en passant par le supermarché. Il a ramené une tarte du Vully pour le dessert. Anatole s'est proposé de la couper en 10, dans l'idée de pouvoir manger deux parts chacun. 

Augustin a souhaité avoir la plus grosse part, souhait que l'éducation patiemment inculquée n'a toujours pas réussi à endiguer. Personnellement, j'ai pris la plus petite part, et décidé de garder pour le petit-déjeuner ma deuxième part.

Brutalement, j'ai quitté la table pour revenir avec la balance de cuisine. En riant, chacun de nous a posé sa part sur la balance. Et... ô surprise, j'avais la plus lourde ! 88 grammes pour moi, 75, 72, 77, et 74 pour les autres. 

Vraiment, l'injustice se cache même dans les grandes portions...

Ecole à la maison

Il est de mon devoir de crier ma joie à la blogosphère toute entière : "JE NE FAIS PLUS L'ECOLE A LA MAISON !"

J'ai subi cette activité en y mettant le meilleur de moi-même, durant 6 années, et sans aide. Alors, depuis que le confinement a obligé les parents à faire l'école, ou du moins à superviser de plus près les devoirs, je crie ma joie tous les jours : je ne suis pas concernée.

Par contre, je compatis, et fortement à ces obligations qui n'apportent pas que des joies, mais beaucoup de stoïcisme, d'abnégation et d'effort. Bravo à tous les parents, et vive moi qui me sent libre !

dimanche 29 mars 2020

Le coiffeur, un dimanche de confinement

Vous allez me dire que je suis obsédée par le coiffeur... Il y a un peu de ça...

Hier, je suis allée voir Anatole dans sa chambre, et je lui ai demandé, s'il pourrait, lors d'une pause, s'essayer au métier de coiffeur. Anatole est un garçon à qui tout réussit et surtout, qui ose tout. Alors, la demande de sa mère ne lui a pas fait peur. 

Cet après-midi, il a attrapé ses ciseaux de coiffeur (pour gaucher), un peigne, et sur la base de mes explications minimalistes, il a commencé son oeuvre. Il a fait une réserve toutefois sur ses capacités à discuter avec moi à la façon des coiffeurs. Le début s'est opéré dans un grand silence et une grande concentration. Ensuite on a bien ri. La fin était parfaite.

En conclusion, je lui ai dit qu'il méritait le pourboire, parce que réellement, je me demande pourquoi je paye encore mon coiffeur !



PS : Je précise qu'il s'agit d'une coupe courte, ô combien difficile à réaliser !

samedi 28 mars 2020

Les courses en temps de confinement (2)

Pour la deuxième fois, j'ai annoncé à la ronde que je partais faire des courses. Bien entendu, personne n'a voulu m'accompagner, mais en fait, il n'y a rien de changé.

Avant de sortir, je me suis demandée si ma doudoune était toujours d'actualité, ou si le printemps s'annonçant, je devais revoir ma garde-robe. Je suis partie en pull, écharpe et gants (j'ai toujours froid au mains, là encore, pas de changement).

En arrivant au parking, la barrière était ouverte. Donc, plus de bouton à appuyer, plus de ticket à récupérer.

Devant le magasin, à la place de la palette de rouleaux de papier toilette, un petit stand avec du désinfectant et du papier. On nous demande de désinfecter les poignées des paniers ou des caddies. J'ai donc enlevé mes gants pour procéder à l'exercice.

J'ai fait de même avec le scan, j'ai remis mes gants, puis enlever mes gants pour me désinfecter les mains à l'entrée du magasin.

Toujours aussi peu de monde, un personnel agréable et souriant quoique distant... Cette fois, le rayon "œufs" était normalement achalandé, ainsi que les pâtes et les sauces tomates, mais impossible d'acheter de la glace à la vanille, du gros sel et de la levure de boulanger. Si ça continue, on fera les courses comme en Russie du temps des communistes : on achètera ce qui sera disponible, pas ce qui nous est nécessaire.

J'ai sauté l'étape de la caissière puisque je me suis débrouillée avec mon scanner et la machine. En sortant du magasin j'ai compris que la petite discussion avec la caissière me manquait, faire les courses de cette façon n'est pas dans mes habitudes. 

Nous voilà avec des réserves pour 15 jours. J'ai ramené les ingrédients commandés pour que les garçons puissent cuisiner ce qu'ils ont souhaité : salade de riz, hamburger maison, milk-shake à la framboise, poulet, clafoutis aux griottes...