Des nœuds dans mon fil

samedi 21 février 2015

Voyage en train

Les voyages forment la jeunesse, j'en ai eu la preuve vivante lors de mon dernier voyage.
 
Figurez-vous que je suis montée dans une voiture presque vide. Je me suis installée dans un carré pour profiter de la table, pour pouvoir terminer mon travail de pro-séminaire sur Saint Thomas d'Aquin. J'ai accroché mon manteau en face de moi, posé la valise sur le siège à côté, mon sac à main proche de moi. Les écouteurs sur les oreilles pour ne plus entendre les bruits du train, et hop, j'ai sorti mes feuilles et je me suis plongée dans mon devoir.
 
Première déconvenue : une invasion d'anglais est montée dans la voiture. De jeunes anglais version 14 ans : bruyants, affamés, excités. Finalement comme n'importe quels jeunes du monde de cet âge, mais en version anglaise. Ils n'ont pas osé s'asseoir dans mon carré, je me suis concentrée sur saint Thomas, et j'ai poursuivi mon travail.
 
Deuxième déconvenue : je sens une présence curieuse toute proche. J'ai l'impression qu'on m'adresse la parole. Je lève la tête et je découvre un couple qui me demande s'il peut s'installer à la place de la valise. Je suis stupéfaite et déconcertée : je ne m'étais pas aperçue que le train s'était rempli et qu'il n'y avait plus de place disponible. En fait, ce qui manquait, c'était une place double. Ils l'avaient trouvée.
 
D'ailleurs, je n'ai pas bien compris pourquoi ils avaient besoin de deux places : manifestement une seule leur suffisait. Puis ils ont émis des bruits, vous savez, des bruits, enfin des bruits quoi. J'ai rangé Saint Thomas, estimant que cette compagnie n'était pas propice à un travail efficace. J'ai sorti le journal emporté de la maison, et je l'ai déplié pour créer un paravent entre le couple prenant une seule place et moi. C'est en tournant les pages que j'ai vu le regard curieux de l'homme, il semblait étonné de ce que je me cache derrière un journal. De ce fait, ils se sont contentés de parler. C'était tout aussi bruyant, mais bruyant autrement.
 
Et puis, j'ai compris que les voyages formaient la jeunesse : c'était un très jeune couple, non par l'âge respectif des partenaires, mais par l'âge de leur couple...

6 commentaires:

  1. Ah oui, ça c'est le jeune couple est toujours très "enthousiaste" qu'on le croise au restaurant, dans un train ou à une terrasse de café....Il est encore plus "joyeux" à mesure que les membres du couple s'éloignent de la vingtaine, et on les comprend, parce que c'est super chouette de tomber ou retomber amoureux....

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  2. Ce sont surtout les voyages avec Alphonsine qui forment les jeunes couples !

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  3. "les Zamoureux qui s'bécotent sur les banc publics" envahiraient désormais les trains ?
    Sais-tu que je pratique moi aussi couramment la pratique du paravent dans les lieux publics? je trouve d'ailleurs, à ce sujet, assez curieux qu'il faille se protéger du manque d'intimité des autres, mais voilà... ^^

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  4. Finalement, les journaux autrefois étaient en "grand format" une fois dépliés alors qu'aujourd'hui le format Tabloid semble prévaloir... Sauf qu'avec l'ancien format, un "jeune couple" faisant journal commun pouvait se retrancher derrière alors qu'aujourd'hui, ce sont les autres individus qui doivent chacun déplier leur exemplaire :-)

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    1. "La Liberté" est un journal de très grand format. C'est ça qui est chouette. D'ailleurs dorénavant, je ne voyage plus sans le journal !

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