vendredi 22 mars 2013

Il a des pieds, oui Madame !




J'ai un fils qui a des pieds. J'ai d'ailleurs quatre fils qui ont tous des pieds, grâce à Dieu. Et mes deux filles ont des pieds également. Mais l'intérêt du fils à pied, ou plutôt la difficulté, c'est la taille des pieds. Comme dit Antoinette : "Je peux entrer dans les chaussures d'Anatole avec mes propres chaussures". Personnellement, je n'en vois guère l'intérêt, mais Antoinette et Anatole se sont amusés à en faire l'expérience.




Anatole lui a répondu goguenard : "Forcément, j'ai presque 10 pointures de plus que toi !"

Un petit 39 d'un côté, rien que du normal, et un grand 47 de l'autre, rien que de l'exceptionnel. Et il m'a assuré que ses pieds avaient encore grandis. Jusqu'où irons-nous ? Le magasin de chaussures où nous allons chausse jusqu'au 46. Espérons qu'il y aura une paire de chaussures en pointure 48. Anatole aura alors le choix entre une paire de chaussures. Il aura tout intérêt à ne pas faire le difficile s'il ne veut pas continuer à marcher les orteils recroquevillés.

Et il n'a que 16 ans... je crains le pire...

Note de dernière minute : J'ai fait un passage rapide dans un magasin de chaussures : en France on ne chausse que jusqu'au 46... Idem pour les chaussettes, ce qui explique à quelle vitesse il me les mange ! Donc, dès que j'ai 5 minutes, je fonce en Allemagne (heureusement assez proche) pour y trouver chaussure à son pied. A priori, je peux avoir de la chance jusqu'au 48, et peut-être même du 50 !!!
Et chez Décathlon, je vais pouvoir continuer à trouver des chaussures bateaux, sur commande bien entendu, mais peu importe le délai : il est assuré d'avoir sa taille jusqu'à la pointure 48 également en France, mais 50 en Belgique ! 
Il n'est pas encore dit qu'il sera va-nu-pieds !


jeudi 21 mars 2013

L'acquéreur pas idéal...

Vous êtes un peu exigeantes, ô amies lectrices qui me demandez un compte-rendu des visiteurs de maison...

D'ailleurs, il existe une espèce qui n'est malheureusement pas en voie de disparition. Il s'agit des "acheteurs de maison". Ils sont adorables. Pas ponctuels du tout sauf la première fois. Ils s'extasient de tout, prennent leur temps, on les voit encore prendre le pouls du village deux heures après la fin de la visite : ils se promènent et rentrent à regret dans leur chez eux, mais en marche arrière, pour garder l'image de la maison le plus longtemps possible dans leurs yeux.

Le lendemain, nous recevons un coup de fil enthousiaste de l'agent : "Ils achètent". On se met d'accord sur le prix en un tour de main, ils revisitent en emmenant avec eux le ban, l'arrière-ban, les voisins, la belle-mère. Ils repartent avec autant de regret que la fois d'avant, mais cette fois en ayant apposé une signature sur le compromis de vente.

Nous ouvrons le champagne, les enfants la bouteille de coca ! Chouette, la maison a été vendue en moins d'un mois ! 

La semaine d'après, coup de fil de l'agent : "Mauvaise nouvelle, ils se sont rétractés, et les autres acheteurs potentiels qui étaient très intéressés par votre bien ont trouvé une maison entre temps. On recommence tout à zéro : petites annonces (il faut compter 8 jours minimum), visites, rangement de la maison, etc........

J'oubliais, ils ont même donné un motif : "ils ne se sentent pas encore prêts à quitter la ville !" C'est sûr, ils se sont réveillés un matin, se demandant comment occuper la journée. Ils ont lu le journal (comme ma voisine, voir ICI), ils ont été séduits par la petite annonce, ont visité, ont signé, puis ont réfléchi. La prochaine fois, s'ils réfléchissent avant, ce sera plus facile pour tout le monde !




mercredi 20 mars 2013

Colombe Linotte

Hier, sur le coup de midi (ça a son importance), j'ai reçu dans mon courrier un petit paquet contenant un livre  :
Etant lectrice patentée et assidue du blog de Colombe Linotte, je me suis fait une joie de me plonger dans le livre des faits et gestes quotidiens narrés sous forme d'aphorismes. J'ai immédiatement ouvert le livre et commencé la lecture, et puis je me suis dit qu'il fallait que je sois raisonnable, que je cesse de lire pour en profiter le soir sous la couette. Je me suis surprise à être totalement obéissante et à fermer le livre à la page 6.

Enfin, le soir est arrivé, et avec lui le calme et le silence de la nuit permettant la lecture dans un espace de tranquillité. Je me suis dit qu'il fallait que je sois raisonnable, et que je me contente de lire 27 pages pour en garder en réserve pour les jours suivants. J'ai été totalement raisonnable, et je me suis arrêtée à la page 166, celle des remerciements. 

J'ai ri tout au long du livre, des gags que je connaissais déjà par son blog, et de ceux que je découvrais. Pour l'instant il reste sur ma table de chevet : je vais le relire ce soir...


mardi 19 mars 2013

La compassion est une qualité

Vous vous souvenez peut-être de mon billet sur la constance. Aujourd'hui, je vais vous parler de la compassion. Ce ne sont pas des thèmes très courants, mais pourtant ces qualités nous accompagnent tout au long de notre vie.

L'autre jour, une personne que je connais bien m'a téléphoné. Dès que je la reconnais, mon cerveau tourne à 100.000 tours/minute pour trouver le moyen de couper court à la conversation. C'est qu'elle fait partie de ces gens odieux, méchants et destructeurs, qui, sous couvert d'une immense gentillesse, d'une grande compassion et d'une sollicitude poignante vous assènent des horreurs.

Vous allez me dire qu'il suffit de ne pas décrocher, et de rompre tout lien avec cette personne. Vous pensez bien que si je le pouvais je n'hésiterais pas une seconde, mais il y a des situations complexes qui ne se résolvent pas avec des "il suffit que tu..." J'ai donc opté pour une technique de protection rapprochée et dès que je reconnais sa voix, je revêts une carapace. Je peux ainsi l'écouter avec détachement. Et ensuite, je me promets de vous écrire un billet, et alors elle devient drôle et ne me touche plus... Les bienfaits de la blogosphère !

Donc, sa technique de destruction avancée consiste à me demander des nouvelles de chacun de nous (mari et enfants), et surtout de ne répondre à aucune de mes annonces pour me signifier qu'elle se fiche éperdument de ce que je raconte, mais le tout avec une voix charmante, attentionnée et gentille.

L'autre jour elle m'a demandé des nouvelles de ma maison.
- Elle n'est pas encore vendue. Mais l'agent immobilier est compétent.
- Tu sais, chez nous il y avait une très grande maison à vendre. Elle a mis plusieurs années à être vendue. Les petites maisons partent plus facilement, mais les grandes finissent également par trouver un acquéreur, il suffit d'attendre. Je te dis, pour cette grande maison, ça a mis plusieurs années, mais elle est vendue.
- Je ne suis pas inquiète du tout.
- Parce que soit certaine que les petites maisons se vendent facilement, mais pour les grandes ce n'est pas du tout le cas. Il suffit pourtant d'attendre plusieurs années.

J'ai arrêté de dire que je n'étais pas inquiète, parce qu'elle renchérissait dans le fait qu'il est facile de vendre une grande maison après plusieurs années d'attente.

Et puis j'ai trouvé le moyen de raccrocher... Et puis, j'ai trouvé le moyen d'en rire !



lundi 18 mars 2013

Je hais Edf


Il y a encore peu d'années, pour payer la facture d'Edf, les choses étaient vraiment faciles : on attendait la facture, on rédigeait un chèque et on le postait dans l'enveloppe prévue à cet effet. La seule difficulté que l'on pouvait rencontrer ne dépendait que de nous : il ne fallait pas oublier de signer le chèque, et il fallait coller un timbre. 

Ensuite, il y a eu le progrès. On a pu opter pour le virement. Encore plus facile : je détache le coupon sur les petits trous, je date, je signe, et je poste. Ici encore, la difficulté était minime.

Et enfin, il y a eu le PROGRES. Celui-là, je ne l'ai pas attendu avec impatience. Les choses étaient si faciles auparavant, et j'ai d'ailleurs bien fait de ne pas le souhaiter. Il n'apporte que déboires et consternations.

Lorsque nous sommes arrivés dans notre maison, Edf a pris contact avec nous pour demander à nous installer un compteur extraordinaire : "il y aura un bouton sur la façade de votre maison, et nos agents, avec un simple appareil, depuis leur voiture, cliqueront en direction de ce bouton, et le relevé s'affichera automatiquement sur l'appareil. Ensuite, la facture en consommation réelle sera établie". Quelle belle victoire théorique !

Auparavant, un agent venait nous rendre visite deux fois par an, il relevait les numéros du compteur sur un formulaire, et tout fonctionnait merveilleusement. Avec le progrès, nous n'avons jamais reçu de facture en consommation réelle. Nous étions toujours surpris du faible montant de notre facture. Nous avons téléphoné, rappelé, insisté, expliqué que nous venions d'arriver à 8 dans notre maison, qu'auparavant elle nous servait de maison de campagne, que nous n'y passions que quelques semaines par an, et qu'à présent il était logique que notre consommation augmente, et que nous préférions payer régulièrement des factures adaptées, plutôt que de devoir rattraper notre retard une fois par an. Nous avions toujours (lorsque nous arrivions à contacter quelqu'un) la promesse que tout allait s'arranger, et qu'au bout d'un an l'ordinateur aurait compris la situation, qu'il calculerait automatiquement notre consommation sur la base des nouvelles données... d'autant plus facilement que nous avions opté pour la possibilité de faire des relevés extérieurs.

Las... trois années après les faits, nous devions toujours tenter d'expliquer la même situation à la réception de chaque facture, donc tous les deux mois. Et puis un jour, pour une question de câble électrique qui passait au-dessus de notre maison (je vous épargne les détails), comme je tenais un agent Edf en otage chez moi, je lui raconte nos déboires, il va voir le bouton extérieur, le démonte et me montre les fils qui n'étaient pas branchés ! Il les branche, mais ça n'a pas mieux fonctionné.

Le progrès d'Internet nous a fait espérer que nous pourrions indiquer - enfin - nous-même les chiffres de notre compteur. Oui mais... il ne faut pas se brancher le dimanche. Il ne faut pas se brancher en soirée. Il ne faut pas se brancher à l'heure du déjeuner. Il ne faut pas se brancher non plus certains jours de la semaine (très variables). Nous avons donc déduit que l'ordinateur d'Edf fonctionne au rythme de ses agents : avec des horaires souples, légers, des RTT, des congés, des jours de pause et de vacances et de maladies.

Parfois, par hasard, ou plutôt par opiniâtreté, nous arrivons à nous connecter sur "mon compte". Il faut alors indiquer notre mot de passe. Il n'est jamais reconnu. Si par malheur on fait trois tentatives parce qu'on est sûr de soi, l'ordinateur nous interdit de persévérer davantage. Il faut alors tenter de joindre un agent par téléphone (je vous rappelle qu'il travaille au rythme de l'ordinateur, et que c'est miracle si on peut en joindre un. C'est un autre miracle si on obtient une réponse polie, et c'est un troisième miracle lorsqu'il arrange la situation). 

Donc, par habitude, nous cliquons sur "j'ai oublié mon mot de passe". L'ordinateur, toujours débonnaire nous en envoie un autre, puis nous demande de choisir un mot de passe qui remplacera le code qu'il nous a envoyé, puis nous arrivons sur le bon formulaire. Ouf... 1/2 heure a passé dans l'angoisse de voir notre compteur coupé : c'est la menace inscrite en rouge sur la page d'accueil. Et c'est dans ces cas que j'envie mon mari qui est daltonien... la menace est moins précise lorsqu'elle apparaît en vert !