mardi 21 mai 2013

Recette spéciale réchauffement climatique

On le sait depuis longtemps déjà, on nous le dit et on nous le redit, on le lit partout, on l'entend partout : il y a un réchauffement climatique certain. Tremblez, bonnes gens, demain il fera chaud, nous serons en zone tropicale. Si vous voulez mon avis, je n'ai jamais eu si froid que depuis qu'on nous annonce le réchauffement climatique, mais puisqu'on nous l'affirme, il faut le croire.

Et alors, braves gens, que mangerez-vous lorsque vous habiterez dans un endroit tellement chaud que ne poussera que de l'herbe en une savane folle ? 

Heureusement qu'Alphonsine a lu pour vous "L'encyclopédie de la grande et de la petite cuisine", écrite par 11 auteurs, et éditée par la bibliothèque pratique du club de la femme, et particulièrement les pages 280 et 281 écrites par Christian GUY.

Je vous les livre ici sans plus attendre. Bon appétit !!!


CIVET DE LION DE NAIROBI 

Prenez un jeune lionceau d'environ 6 mois. Dépouillez-le et nettoyez-le en conservant un demi-litre de sang dans lequel vous ajouterez la même contenance de vinaigre. Coupez la viande en morceaux, joignez-y des oignons non pelés et du céleri, versez du vin rouge un peu épais sur le mélange et laissez mariner pendant 12 à 20 heures. Remuez de temps à autre.

Videz le liquide. Sel et poivre. Remettez du vin aromatisé aux épices que vous préférez. Faites cuire jusqu'à ce que la graisse remonte. Ecumez, puis laissez encore cuire jusqu'à ce que la viande soit parfaitement cuite. 

Ajoutez le mélange sang-vinaigre. Laissez cuire encore à feu doux 10 mn avant de servir.




SINGE ROTI AUX ARACHIDES 

Prenez un jeune singe, dépouillez-le et nettoyez-le.

Faites-le rôtir et mettez-le dans une sauce fortement épicée et aromatisée. Laissez cuire 4 heures. Quand la cuisson est achevée, lier la sauce avec des boulettes d'arachides, afin de la rendre onctueuse.

Pour préparer les boulettes d'arachides : écrasez entre deux cailloux plats les arachides préalablement décortiquées, triturez-les bien et débarrassez-les de leurs pellicules.



POUR UN VILLAGE ENTIER OU UNE TRIBU ENTIERE

Prenez un jambon d'hippopotame d'une centaine de livres. Enrobez-le dans un mélange de 5 cuiller de salpêtre et une livre et demie de cassonade. Posez lejambon sur le côté en ayant soin de tenir le côté coupe en haut dans un récipient de préférence en bois. Recouvrez d'une épaisse couche de gros sel. Laissez pendant 6 à 8 semaines.

Enlevez le sel et frottez abondamment avec du poivre noir. Suspendez et laissez égoutter pendant 8 ou 10 jours. 

Puis fumez au bois vert pendant 10 jours. Laissez refroidir. Remettez dans le récipient et couvrez de gros sel mélangé d'un peu de salpêtre.

Six jours plus tard, placez le jambon dans une saumure très aromatisée et très forte. Laissez encore mariner pendant 7 semaines.

Suspendez à nouveau, frottez avec du poivre et fumez la pièce encore quelques jours au bois vert.



SOUPE A LA TORTUE

Faites chauffer une tasse d'huile dans une marmite. Ajoutez une tasse de farine en tournant et tournez toujours jusqu'à ce que le roux soit bien coloré. Ajoutez un oignon et laissez cuire à feu lent pendant 5 mn. Ajoutez alors une petite tranche de jambon préalablement hachée, quelques tomates fraîches ou mieux encore une boîte moyenne de sauce tomate. Laissez mijoter pendant 10 mn au coin du feu après avoir parfaitement mélangé.

Ajoutez 1 kg de viande de tortue coupée en morceaux. Laissez mijoter encore 5 mn en tournant doucement. Ajoutez graduellement et doucement 4 litres d'eau , puis de l'ail, du thym, du laurier, des clous de girofle, des épices diverses, une cuillerée de worcestershire sauce, sel et poivre de Cayenne. Amenez lentement à ébullition et laissez mijoter pendant une bonne heure. 

10 mn avant de servir, ajoutez le jus de 4 ou 5 citrons. Lorsque vous retirez la soupe du feu, versez dedans 2 ou 3 verres de cognac.



lundi 20 mai 2013

Le printemps (8)

Malgré les litres de pluie (hectolitres plutôt), les feuilles grandissent. Les boutons des roses apparaissent, la lavande s'étoffe. Mais ce n'est pas une raison pour que la pluie continue, on en a assez eu.

Voir ICI pour les articles sur le printemps.





vendredi 17 mai 2013

Visite insolite

Depuis trop longtemps les enfants avaient envie de grimper dans le clocher de l'église. Ils ont demandé au maire de la commune (appelons-le Bernard) s'il pouvait organiser une visite pour 8 personnes ! Il ne restait plus qu'à trouver le jour qui permette à toute la famille de se trouver présente au même moment devant la porte de la petite église du XIIème siècle.

Et enfin, ce jour tant attendu est arrivé. Bernard est venu nous chercher, nous avons sauté dans une paire de chaussures (c'est ça quand on vit comme des va-nu-pieds), avons saisi l'appareil photo au vol, et sommes partis en cohorte. 

Bernard avait bien préparé la visite. Il nous a expliqué l'histoire de l'église, nous a montré la magnifique bible écrite en allemand et datant du XVIème siècle, nous a parlé des travaux faits et à faire. Nous avons pu voir la minuscule chapelle, et entrer dans la pièce attenante contenant des seaux et des toiles d'araignées. Une part du mystère s'est alors envolée. Cette église bénéficie du simultanéum, c'est-à-dire quelle peut servir à la fois pour les offices protestants et pour les messes. En pratique, elle sert aux offices tous les dimanches, mais les catholiques peuvent y célébrer des messes à condition de le faire au moins une fois par an. S'ils faillissent une seule année, la tolérance tombe en désuétude. 

Ensuite nous sommes montés à la tribune, Monsieur Alphonse n'ayant pas voulu nous jouer un morceau d'orgue, nous avons continué notre ascension. Parce qu'en effet, à partir de la tribune, c'était d'escalade et de risque qu'il s'agissait. Un escalier raide, étroit, protégé par des toiles d'araignées gigantesques. 




Bernard le téméraire nous a précédés pour nous frayer une voie parmi ces obstacles.


Enfin, nous étions sains et saufs, du moins le croyions-nous. En réalité, Bernard nous a immédiatement mis en garde et présenté l'obstacle à venir : il s'agissait de traverser le plancher sans le traverser. Comprendre : il était impératif pour monter au clocher de passer à l'autre extrémité du grenier sans passer à travers le plancher et finir sur les bancs (forts inconfortables) de l'église.


Nous avons donc marché les bras en balanciers, un pied devant l'autre sur la poutre invisible qui était sensée tenir le plancher. Nous n'avons regardé ni à droite ni à gauche pour ne pas nous laisser perturber par les trous béants qui nous attiraient.


Après cette traversée aussi risquée que périlleuse, nous sommes arrivés sur une plate-forme. Nous avons respiré de soulagement... avant de passer à la troisième étape qui ne présentait pas de difficulté majeure : passer une porte très basse et reprendre l'ascension d'un escalier si raide qu'il en devenait une échelle.


Quelle déception en arrivant, les ouvertures étaient placées bien hautes, et empêchaient de voir autre chose que le ciel. 

Après un peu de gymnastique, nous avons tous pu admirer le village vu du haut. 



Ensuite, nous avons attendu 11 minutes que les cloches nous annoncent l'heure du goûter. A 16 heures, les marteaux se sont abattus sur les cloches. 



Nous avions tout vu, nous pouvions redescendre, le coeur heureux de cette belle visite. Merci Bernard !

mercredi 15 mai 2013

Donner le goût de la lecture

Faire lire un enfant, c'est un mode d'éducation, comme de les amener à la propreté (j'ai mal réussi sur ce point, parce que je ne m'y suis pas astreinte comme j'aurais dû. Mais bon, ils sont tous propres à ce jour).

Chaque cas a été un peu différent. A la base, mon mari et moi aimons beaucoup lire, nous lisons tous les jours, les enfants ont toujours été entourés de livres et nous ont vus lire. Donc, premier principe, il faut que les parents aiment lire pour donner le goût de la lecture, puisque l'éducation se fait principalement par l'exemple.

Accessoirement nous n'avons pas de télévision. Les enfants jouaient, lisaient, et nous sortions nous promener, visiter des musées... Avec le temps, des DVD sont venus occuper certaines soirées. Actuellement, il y a un ordinateur pour tous les enfants, avec accès très limité : pour aller sur Scolastance. Les seuls jeux vidéos sont ceux du site Légo ou Playmobil, mais uniquement le jour de l'anniversaire d'un des enfants ("Non, Augustin, tu n'iras pas sur le site Play le jour de MON anniversaire, les parents ne comptent pas").

Amélie, l'aînée, se refusait à mettre le nez dans un livre autre qu'un livre d'images. Un été, nous lui avons donné "La petite maison dans la prairie". Elle lisait une demie page, puis refermait le livre avec la mention "ce n'est pas intéressant"... jusqu'au jour où elle a été assise dans un fauteuil avec le livre et l'ordre de lire tout un chapitre avant de pouvoir jouer. Les cinq premiers jours ont été pénibles pour elle, les suivants ont été pénibles pour nous, parce qu'elle ne sortait plus de son livre... et quand on sait qu'il y a 6 tomes, on s'imagine bien la scène.

Conclusion numéro 1 : Il faut que l'enfant découvre la joie de lire en continu. S'il ne lit que quelques lignes, il ne se souvient pas forcément de ce qui précède, peine à rentrer dans l'histoire, et referme le livre avant même de connaître la suite. Le forcer à lire un chapitre en entier est donc le meilleur moyen pour qu'il comprenne que l'histoire forme un tout et devient intéressante lorsqu'elle est suivie.

Albert n'a pas eu besoin d'être aidé. Il a commencé sa carrière de grand lecteur lorsqu'il a lu le premier tome d'Harry Potter. Il y a des enfants qui aiment lire par nature. Et on les retrouve souvent dans les familles nombreuses, puisque c'est le moyen d'élection pour s'isoler des autres. 

Conclusion numéro 2 : Peu importe LE livre qui détermine la lecture. Il faut avoir des étagères de livres à disposition (ou aller dans une bibliothèque), et surtout mettre devant lui les livres que son âge lui permettra de lire avec profit. (A l'époque, je lisais tous les livres pour enfants pour savoir à qui le recommander).

Antoinette a appris à lire très jeune, elle a toujours voulu faire comme les aînés, et c'est tout naturellement qu'elle a attrapé un livre pour avoir l'autorisation de lire au lieu d'éteindre la lumière et de dormir ! La lecture était considérée comme une récompense : celui qui savait lire avait le droit d'éteindre après les autres et de lire un temps donné (qui a évolué en fonction de l'âge). C'était très attractif. 

Conclusion numéro 3 : Il faut que la lecture soit une récompense.

Anatole a également lu dans un objectif d'éteindre plus tard. Et comme il partageait sa chambre avec Albert, qu'il le voyait lire, il demandait des conseils de lecture à son frère qui a alors mis au point sa technique de chantage. (voir dans la rubrique "Ambroise")

Conclusion numéro 4 : La lecture se développe au contact d'autres lecteurs.

Ambroise a été l'enfant le plus récalcitrant à la lecture (au reste aussi d'ailleurs, c'est un peu un art développé chez lui que de lutter contre tout). Nous avons commencé avec le tome 1 de "la cabane magique". Ambroise n'a pas voulu le lire parce qu'il a trébuché sur la présentation de la première page. Je l'ai donc emporté en voiture "Non, maman, ce n'est pas la peine, je ne le lirai pas". Comme par hasard, je l'ai proposé en lecture à haute voix (les enfants lisaient beaucoup à haute voix dans la voiture, des livres adaptés à toute la famille, comme "le petit Nicolas" ou "la famille aux petits oignons", c'était excellent pour la diction et pour les fou-rires familiaux).

Nous avons lu trois chapitres (les enfants se passaient le livre), puis j'ai proposé d'arrêter. Ambroise a souhaité avoir la suite. Son frère a continué la lecture, mais s'est arrêté au chapitre sept, sous prétexte qu'il en avait assez. Il a posé le livre à côté d'Ambroise qui avait bien compris qu'il s'était fait avoir, mais qui était malgré tout trop curieux de connaître la suite. Il a terminé le livre tout seul... et m'a demandé les suivants.

Et c'est là qu'Alfred a mis au point sa technique de chantage : "Je te donne le tome deux de la cabane magique si tu lis un Fantômette" Je vous épargne les conversations, discussions, contestations, délibérations, objections, palabres et polémiques. Ambroise a lu un Fantômette en échange de quoi il a pu lire le tome deux de la cabane magique. Il a souhaité lire un autre Fantômette, mais Alfred le lui a interdit, à moins qu'il ne lise un club des cinq... 

Conclusion numéro 5 : La lecture à haute voix suscite des lecteurs.
Conclusion numéro 6 : La lecture en voiture est un bon moyen pour faire aimer les livres.
Conclusion numéro 7 : Faire aimer un seul titre d'une série provoquera la lecture de tous les autres livres de la série.

Augustin est dysphasique, et a beaucoup de mal à lire des livres de son âge. Il est le seul a avoir eu le droit de se gaver de bandes dessinées. Mais contrairement aux autres, il lit tous les textes. Il connaît des répliques par cœur. Astérix, Tintin, Gaston Lagaffe et Achille Talon n'ont plus de secret pour lui.

Conclusion numéro 8 : Je croyais que la lecture des bandes dessinées était néfaste à la création d'un lecteur, je me suis trompée.

Six enfants, six techniques pour amener un enfant à aimer lire. N'hésitez pas à compléter cet article par vos commentaires.



mardi 14 mai 2013

Le printemps (7)

Lorsque ParciParla a proposé de fêter ensemble l'arrivée du printemps (CLIC), j'ai hésité à me lancer, n'étant pas bien certaine de penser à prendre une photo toutes les semaines. Et puis, je me suis prise au jeu, et je suis incroyablement surprise de voir comment mon mûrier platane pousse lentement (CLIC).