Antoinette est partie en camp hier matin et elle me manque déjà. Il est toujours plus manifeste que cette enfant est précieuse et indispensable. Non contente d'être partie, elle n'est pas joignable. Ici, tout le monde désespère : "Comment allons-nous retrouver la tondeuse à cheveux ?"
Mes garçons pestent, surtout Ambroise qui menace de se faire une crête si je n'agis pas au plus vite. Il faut dire qu'il y a deux mois il m'a demandé de lui couper les cheveux en laissant un peu plus de longueur. J'ai fait semblant de ne rien comprendre, je lui ai rafraîchi les côtés et l'arrière et ai laissé le dessus prendre de l'épaisseur. Il est furieux, parce que chaque sortie à vélo lui laisse une chevelure innommable.
Albert se demande pourquoi il s'est rasé la barbe si c'est pour avoir une tignasse de hippie, Augustin se plait de la chaleur qui s'emmagasine sous l'épaisseur de la toison. Seul Anatole sourit, il a compris depuis longtemps que pour avoir des cheveux courts, il doit commencer à se les tondre seul, et que je suis alors obligée de lui faire les finitions. Lui seul a donc une longueur de cheveux respectable, même s'il souhaite ardemment les raccourcir.
Nous avons emporté la tondeuse avec nous, c'est sûr. Mais où avons-nous pu la poser ? Si seulement Antoinette était là, elle aurait mis la main dessus depuis fort longtemps déjà. Elle a des dons absolument incroyables, et peut même trouver les objets à distance, par téléphone ou par Skype. Elle est remarquable, Antoinette. Seulement elle n'est pas à la maison, et il va falloir se débrouiller tout seul...
Où a bien pu passer la tondeuse ?