jeudi 16 juillet 2015

Un an vers Jérusalem

Il y a deux ans, j'ai découvert qu'un blog avait ouvert, celui d'une famille qui avait choisi de tout quitter pour rejoindre Jérusalem (Un an vers Jérusalem), à vélo et à pied. Je les ai suivis dès le départ, j'ai attendu chaque semaine le nouveau billet qui ferait un petit résumé des journées vécues. A leur retour, ils sont passés à la maison, nous avons eu la joie de faire connaissance, de partager (trop peu, le temps était court), de recevoir tout ce que nous étions capables de recevoir. Et nous sommes restés en contact. Il est des amitiés qui sont justes dès la première rencontre. Celle-ci en est.
 
Un an après leur retour, elle a écrit le livre de leur voyage. Je les ai donc suivi une nouvelle fois sur la route vers Jérusalem. J'ai peiné avec eux, me suis réjouie des cadeaux de la Providence pour eux, j'ai entendu les craquements de la mâchoire de leur petit dernier lorsqu'il est tombé du sac, j'ai angoissé et pleuré avec eux, j'ai exulté devant les merveilles qu'ils ont vécues et j'ai aimé les gens qu'ils ont rencontré. Ce livre est splendide. C'est un témoignage tellement discret, sans ostentation, sans leçon, uniquement du bonheur à partager dans une grande humilité et une immense vérité.
 
On sort du livre l'âme élevée.
 
La maman a écrit le texte, le papa a écrit des pages, celles qui terminent les chapitres. ce sont des pages émouvantes qui résument le parcours et relancent plus haut et plus loin. Les enfants ont leur mot à dire : ils émaillent tout le livre en livrant ce qu'ils ont vécu dans la simplicité et la vérité.
 
A vous de voir si vous avez envie d'aborder une lecture qui vous transformera...
 
 
 
 

mercredi 15 juillet 2015

Sissi est une amie

A quoi reconnaît-on une amie, je vous le demande ? A sa propension à trouver une solution à vos ennuis avant même que vous ne lui ayez exposé le problème.
 
Dans la famille d'Alphonsine, ce problème (que je vais vous relater dans un instant) a pris des proportions énormes depuis que les enfants sont en vacances et qu'Albert a rejoint la fratrie. La chaleur des derniers jours n'a rien arrangé d'ailleurs ! De quoi s'agit-il ?
 
J'ai soif. J'ouvre le placard. Je prends un verre. Je ferme le placard. Je bois. Je pose le verre.
 
Qui a dit (ou pensé) qu'il n'y avait rien de dramatique à cette succession d'évènements ? En effet, rien de plus normal que de vouloir se désaltérer lorsqu'on a soif. Mais pourquoi alors reprendre à chaque fois un verre propre ? Arrive l'heure du repas. Il n'y a plus de verre. On boit dans les photophores d'Ikea. Ils sont très jolis, certes, mais enfin, le côté étrange de agissement me fait croire que je n'ai plus soif.
 
Et c'est à ce moment-là que Sissi entre en scène : elle a offert aux enfants une plaquette de 12 mini-ventouses (toutes différentes) à fixer sur les verres. Ainsi, le matin je pose un plateau, le nombre de verres par personne présente, et un gobelet contenant les jolis stickers. Il sert pour la journée. A midi, il reste des verres dans le placard, le soir également d'ailleurs. Mon lave-vaisselle n'est plus encombré, nous ne vivons plus en période de grande disette de verres.
 
Sissi est une amie, une vraie ! Merci Sissi !

 
 J'ai fait une recherche sur Internet, et je les ai trouvés ICI. Mais il y en a de toutes sortes, il faut faire la recherche sous "Marqueurs de verres"

 

mercredi 8 juillet 2015

Le malheur des uns fait le bonheur des autres...

Non, je ne suis pas cynique. Lorsque j'ai fait mes courses chez Lidl, samedi dernier, j'ai bien cru que j'avais raté un épisode, j'ai regretté de ne pas avoir lu le journal le matin, parce que je me suis crue en temps de guerre, au cours d'une grande disette : le rayon frais était presque vide. Or il fallait que je trouve quelques laitages, et j'ai pris ce qui restait et qui ne pouvait que plaire à mes pauvres enfants qui n'en ont jamais : des Flamby's ! Le malheur des uns fait en effet le bonheur des autres.
 
Le bonheur des uns fait aussi le malheur des autres :
 
Cet après-midi, Anick des Papilles estomaquées, Sécotine de Sécotine fait sa maligne, et Sissi, si célèbre qu'elle n'a pas besoin de blog pour qu'on parle d'elle, se sont retrouvées chez moi pour la réunion estivale annuelle. C'est une après-midi où on papote, de tout, de l'année, de cuisine, de chacune. On rit beaucoup, on boit du café et on mange des délicatesses emportées par les unes ou les autres. Anick nous offre des légumes du jardin, Sécotine des biscuits, Sissi des douceurs fait maison. C'est tout simplement parfait.
 
Anick qui avait un peu plus de temps que les autres est restée dîner avec nous. Comme je papotais et qu'Anatole avait faim, il nous a préparé des crêpes. A la fin du repas complété par une banane, Ambroise a déclaré que ce n'était pas parce que j'étais repue qu'il l'était aussi, et qu'un Flamby's serait bienvenue pour clore une belle soirée. J'ai fini par obtempérer devant une raisonnement aussi poussé. Albert a alors affirmé qu'un Flamby ne pouvait que se gober, ce qu'Anick a voulu voir. J'ai refusé. Anick a insisté. Je me suis obstinée. Anick s'est entêtée. J'ai quitté la table ne pouvant ratifier un tel comportement. Lorsque je suis revenue, Anick était hilare. Le bonheur des uns fait le malheur des autres.
 
CQFD.
 
Morale : n'invitez pas Anick chez vous si vous avez à la fois des Flamby's et des enfants.
 
 

mardi 7 juillet 2015

So much books !

Un petit tag pour assaisonner les vacances, j'en avais envie. Lorsque j'ai lu mon nom taggué chez Pomdepin, j'ai sauté de joie, d'autant qu'il s'agit de livres et que j'écris ici dans ma bibliothèque de 4000 livres (environ). Il faut répondre aux questions, en rajouter une à la fin en fonction de ses envies, et tagguer cinq personnes.
 
 
1 - Plutôt corne ou marque-page ?
 
S'il y a une chose parfaitement scandaleuse, c'est de corner les pages d'un livre. Donc, je ne corne JAMAIS. Par contre, je garde tous mes tickets d'entrée de musées, mes cartes d'abonnement expirés, mes billets d'entrée au spectacle, voire de belles cartes reçues, et je m'en sers comme marque-page. (J'ai une pile dans ma table de nuit, et une autre dans mon bureau). J'aime ensuite, lors d'une relecture, retrouver ce petit souvenir d'une activité, d'une rencontre, d'un petit mot dans le livre. Il me rappelle les circonstances dans lesquelles je l'ai lu.
 
2 - As tu déjà reçu un livre en cadeau ?
 
Oui, et même souvent. Mon mari m'offre des livres, et moi je lui offre des fleurs (voir ICI pour l'explication). C'est un cadeau magnifique.
 
 
3 - Lis-tu dans ton bain ?
 
Toujours. Mon bain dure alors une heure, et je choisis un livre très facile à lire, dans un format poche pour ne pas risquer de l'abimer. Mais c'est exceptionnel que je prenne un bain, cela doit m'arriver une fois par an.
 
Par contre, j'ai déjà lu dans la douche : c'était un roman de gare que je n'arrivais pas à lâcher. J'ai emporté quelques feuilles dans la douche, je les ai mouillées, et collées sur le carrelage. A la fin de la douche, qui coïncidait de façon surprenante avec la fin de la lecture, j'ai tout décollé pour les faire sécher, je me suis séchée et j'ai poursuivi ma lecture !
 
4 - As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
 
J'ai déjà écrit un livre, mais il n'a pas été retenu par l'éditeur. Je travaille au suivant !
 
5 - Que penses-tu des séries en plusieurs tomes ?
 
Plus le livre est épais, plus il aura mes faveurs. Alors, un ou plusieurs tomes, quelle importance ! Mais je préfère les éditions complètes du genre "collection Bouquin" ou "Omnibus". Attention, il faut également qu'il soit bien écrit, dans un style agréable et avec une intrigue à surprises.
 
6 - As tu un livre culte ?
 
J'ai plutôt des auteurs cultes : Victor Hugo et Jean d'Ormesson sont en tête de ma liste !
 
7 - Aimes-tu relire ?
 
Je relis lorsque je n'ai plus rien à lire. Ou alors lorsque je prends un bain pour être certaine que le livre me tiendra en haleine. Ou encore parce que j'ai très envie de relire un livre que j'ai aimé.
Le livre que j'ai le plus lu, c'était "Gaspard, Melchior et Balthazar" de Michel Tournier. Je l'ai lu durant le temps de l'Avent une dizaine d'années de suite.
 
8 - Rencontrer ou ne pas rencontrer l’auteur des livres qu’on a aimés ?
 
J'ai rencontré Jean d'Ormesson, et cette rencontre a été inoubliable. J'aime beaucoup les classiques, il va falloir que je patiente encore un peu avant de les rencontrer au paradis !
 
9 - Aimes-tu parler de tes lectures ?
 
Oui, surtout avec mes grands enfants, Monsieur Alphonse ne lisant pas du tout les mêmes livres que moi. Durant les vacances, nous emportons une pile, et nous nous les passons. Ce n'est que lorsque tout le monde a lu le livre que nous pouvons en parler ensemble. Sinon, nous faisons des clans de ceux qui ont déjà lu ! 
 
10 - Comment choisis-tu tes livres ?
 
Je vais chez Emmaüs et je chine. Je me balade aussi dans l'immense librairie Amazon. Je sais je vais faire hurler les bons pensants. Mais quand on habite dans un village, loin de toute librairie, ou à l'étranger, il est bon de pouvoir choisir des livres malgré les handicaps géographiques. Je sais à présent me diriger dans les rayons, interroger subtilement le moteur de recherche, et me faire une opinion à travers les commentaires des lecteurs. J'ai rarement été déçue de mes choix.
 
11 - Une lecture inavouable ?
 
Je n'en ai pas le souvenir. 
 
12 - Des endroits préférés pour lire ?
 
Jeune, je lisais assise en tailleur sur mon lit, les pages du livre bloquées avec des pinces, et je tricotais en écoutant de la musique. J'ai lu sur mon vélo, dans une barque, sur une île au milieu d'un lac, dans le lierre tout en haut d'un arbre. Je lis en épluchant des légumes, en cuisinant, en repassant, j'ai juste du mal en passant l'aspirateur.
 
Actuellement, je me vautre dans un fauteuil, je lis dans le silence (quand j'en ai, ce qui est somme toute exceptionnel). Et je lis tous les soirs avant de m'endormir, quelle que soit l'heure.
 
13 - Un livre idéal pour toi ce serait ?
 
Un livre de 1500 pages dans un style littéraire incomparable et qui me tienne en haleine jusqu'à la dernière page.
 
14 - Lire par dessus l’épaule ?
 
Je ne l'ai fait qu'une seule fois : une amie lisait "La nuit des temps" de Barjavel dans le train. Elle m'a laissée lire avec elle, et je m'en suis mordue les doigts : ce n'est que 15 ans plus tard que j'ai retrouvé le titre du livre et la suite de l'histoire !
 
15 - Télé, jeux-vidéo ou livre ?

Je n'ai pas de télé, encore moins de jeux-video. C'est livre exclusivement, ou alors jeux de société en famille.

16 - Lire et manger ?

Toujours lorsque je suis seule (ça n'arrive jamais ou si rarement...)
 
17 - Lecture en musique, en silence ou peu importe ?
 
Depuis que tous mes enfants sont scolarisés, je goûte le silence. Je n'arrive pas à mettre de la musique en lisant, ça me gâcherait le plaisir. Et sinon, le bruit est suffisant pour ne pas avoir l'idée de mettre de la musique !
 
18-que deviendrais tu sans livre?
 
Je serais comme une âme en peine. Mais ça ne m'arrive pas, j'en ai toujours un dans mon sac.
 
19 - Tu achètes un livre sur le net et tu le reçois un peu abimé, que fais-tu ?

Je peste beaucoup, surtout s'il est neuf, et plus encore si c'est un beau livre. Le coin enfoncé me donne un réel coup de poignard. Mais je ne le renvoie pas pour échange, la poste est trop loin de chez moi.
 
20 - Quel est l’élément qui t’a donné le goût de la lecture ?

Certainement le désir d'évasion.
 
21 - Que penses-tu des adaptations cinématographiques ?
 
J'ai horreur de voir ces films : ils détruisent tout l'imaginaire patiemment construit au fil des pages. Les personnages, les lieux, les décors, l'ambiance, tout est tellement différent que le choc en est trop cruel.

Il n'y a qu'un film que j'ai beaucoup aimé : "A la poursuite d'octobre rouge" de Tom Clancy. Même s'il ne suit pas tout à fait la trame du livre, il est très beau et ne dénature pas du tout le roman.
 
22 - Si tu ne devais retenir qu’un personnage rencontré dans tes lectures ?
 
Il est impossible de répondre à cette question. J'ai aimé tant de personnages, je les ai cotoyés, ils m'ont tous marquée. Je répondrais en citant la dernière phrase des romans de Gilbert Cesbron : "Adieu donc, enfants de mon cœur". Chaque fin de livre est un réel arrachement.
 
23 - Quels ont les 5 livres de ta PAL qui te font le plus envie ?
 
Tous. J'ai une étagère de ma bibliothèque réservée aux livres que je veux lire. Actuellement il y en a une vingtaine. J'ai également une trentaine d'autres livres rangés à d'autres endroits. Tous me font autant envie.
 
24 - Si tu ne pouvais lire qu’un seul type de livre, quel serait-il ?
 
Des livres de théologie. Mais je serais malheureuse de devoir me cantonner à une seule catégorie. Celle qui ne me ferait pas du tout défaut serait la catégorie policier.
 
25 - Comment classes-tu tes livres dans ta bibliothèque ?
 
J'ai deux modes de classement : par bibliothèque, et au sein de celle-ci, par taille pour un gain de place évident.
En entrant dans la bibliothèque, de gauche à droite :
- les livres pour enfants (environ 500)
- les livres scolaires, de langues et de philosophie.
- Les livres de cuisine
- Les livres de théologie
- Les livres de bricolage
- Les livres de voyage et d'histoire.
- Les BD (très peu) et les livres humoristiques
- Les romans
- Les livres de Monsieur Alphonse
- Les alsatiques
- Les policiers (très peu)

Au-dessus, dans le même sens : les livres de culture générale, Victor Hugo, Zola, Balzac, les latins, les encyclopédies, les livres de poche.

Sur la poutre centrale : les classiques étudiés en classes de français.
 
26 - Quel personnage t’as le plus touchée ?
 
cf question 22.
 
27 - Si tu avais la chance de vivre dans un livre, lequel choisirais-tu ?

Quelle idée saugrenue que de vouloir vivre dans un livre. La vie est tellement plus palpitante, si pleine d'imprévus, d'effets de surprise, de tristesse parfois, et de consolations ! Je détesterais choisir !


28 - Lis-tu un livre à la fois, ou plusieurs en même temps ?

C'est ma question ajoutée aux 27 précédentes. Il me semble qu'elle manquait à la liste !

Ne sachant si je dois y répondre ou non, je choisis de vous donner ma technique. Jusqu'à mon mariage, je ne lisais qu'un seul livre à la fois. Du jour de mon mariage, j'ai découvert que Monsieur Alphonse lisait plusieurs livres de front. Ca m'a paru incongru... puis je me suis aperçue que je procédais comme lui, par mimétisme certainement. En fait, il y a des périodes où je cumule, d'autres où je procède par ordre...

Et me voilà arrivée au bout de cette trop longue liste. J'ai eu beaucoup de plaisir à répondre à ce tag littéraire. Merci Pomdepin !

Et je taggue à mon tour : Aliénor, Galéa, 5minutes30secondes, Ma', au moins je suis certaine qu'elles sont encore disponibles... et puis toutes les autres qui ont envie de se lancer...



 

Antoinette me manque déjà...

Antoinette est partie en camp hier matin et elle me manque déjà. Il est toujours plus manifeste que cette enfant est précieuse et indispensable. Non contente d'être partie, elle n'est pas joignable. Ici, tout le monde désespère : "Comment allons-nous retrouver la tondeuse à cheveux ?"
 
Mes garçons pestent, surtout Ambroise qui menace de se faire une crête si je n'agis pas au plus vite. Il faut dire qu'il y a deux mois il m'a demandé de lui couper les cheveux en laissant un peu plus de longueur. J'ai fait semblant de ne rien comprendre, je lui ai rafraîchi les côtés et l'arrière et ai laissé le dessus prendre de l'épaisseur. Il est furieux, parce que chaque sortie à vélo lui laisse une chevelure innommable.
 
Albert se demande pourquoi il s'est rasé la barbe si c'est pour avoir une tignasse de hippie, Augustin se plait de la chaleur qui s'emmagasine sous l'épaisseur de la toison. Seul Anatole sourit, il a compris depuis longtemps que pour avoir des cheveux courts, il doit commencer à se les tondre seul, et que je suis alors obligée de lui faire les finitions. Lui seul a donc une longueur de cheveux respectable, même s'il souhaite ardemment les raccourcir.
 
Nous avons emporté la tondeuse avec nous, c'est sûr. Mais où avons-nous pu la poser ? Si seulement Antoinette était là, elle aurait mis la main dessus depuis fort longtemps déjà. Elle a des dons absolument incroyables, et peut même trouver les objets à distance, par téléphone ou par Skype. Elle est remarquable, Antoinette. Seulement elle n'est pas à la maison, et il va falloir se débrouiller tout seul...
 
Où a bien pu passer la tondeuse ?