lundi 1 mai 2017

L'agenda ironique partagé de mai

L'agenda ironique arrive en fanfare chez les "Heures dilettantes" et chez moi pour dignement célébrer ce joli mois de mai qui nous autorise à faire ce qu'il nous plait. Nous espérons que vous n'allez pas vous en priver !

Sonnez trompettes, sifflez flûtes, martelez tambourins, fredonnez des mélodies petits serins ! De toutes parts, nous entendons les concerts qui se préparent, la musique qui fuse, le festival des oiseaux, le récital des sauterelles, le chant du vent traversant de verdoyantes branchées.

Nous vous proposons de poursuivre en musique, écrire sur la musique, écrire en musique, écrire avec de la musique, écrire de la musique. Ce mois de mai, il vous sera demandé d'écrire un concerto composé de vos mots. Pianotez sur votre clavier, ne fuguez pas, laissez libre cours à votre virtuosité, laissez courir librement votre ritournelle.

Tout est permis, sons cristallins ou écho grave et effrayé. Un seul impératif, vous laisser inspirer par "Quelqu'un m'a dit" de Carla Bruni. Oui, vous avez bien lu, nous avons osé, sûres que par votre brio, votre talent, votre bravoure, vous survivrez et surpasserez de vos accords cette chanson ! Et puis, vous insérerez, par-ci, par-là, sans trop triller, cinq titres de chansons ou de musique qui rythmeront votre partition. 

Vous avez jusqu'au 20 mai minuit pour déposer vos partitions, en commentaire ICI. Nous listerons les musiciens de notre orchestre de mai, et vous pourrez voter à partir du 21 mai. Le 28 mai, nous proclamerons les résultats de nos voix de diva (soprano pour "Heures dilettantes", alto pour moi), et nous mettrons un terme à notre duo en désignant le chef d'orchestre du mois de juin. Il aura ainsi 3 jours pour réfléchir à la façon dont il nous mènera à la baguette !



dimanche 30 avril 2017

Le vieux garçon

Qu'il me semblait strict avec sa raie sur le côté, son pantalon à pli tombant parfaitement sur ses chaussures cirées, sa chemise blanche boutonnée jusqu'au cou et son sobre pull bleu marine. Sa diction aussi laissait à penser qu'il ne prononçait que des mots mûrement réfléchis, que jamais il ne s'autorisait un laisser-aller. On résistait avec peine à se mettre au garde à vous devant lui.

C'est lorsqu'il s'est assis que j'ai pu constater qu'il était en réalité un garçon plein de fantaisie : il portait des chaussettes ROUGES !


jeudi 27 avril 2017

Haïkus sur la pluie

1er Haïku :

Les flaques ont grandi
Les chaussures laissent passer l'eau
Les pieds sont mouillés.

2ème haïku :

Les pieds sont mouillés,
Laissons là les Haïkus, 
Pour quérir des chaussures.



Ca ne va pas vous passionner, ô lecteur, j'avais à coeur de vous montrer que j'ai fini par comprendre le rythme 5-7-5. Et puis, vraiment, j'ai eu les pieds mouillés hier. Je vais y remédier aujourd'hui !


Et voilà Mary, prise au jeu du Haïku avec une jolie proposition :

Les flaques ont enflé
Les chaussures sont en grêve
Les pieds sont noyés



Ce matin (28 avril), jour glorieux où je fête mes 27 ans de mariage, il neige : déjà 10 cm de neige repose sur l'herbe...

mardi 25 avril 2017

Le gel (Haïku)

Les fleurs recouvertes de gel
Les fruits ont brûlé
Eté de désolation.



Je livre mon tout premier Haïku. Il y a trois semaines je ne savais même pas ce que c'était, ni l'étendue de ses contraintes. Certains de mes lecteurs excellent dans cet art, et comme l'Haïku est une oeuvre de groupe où le premier propose, le deuxième corrige, le troisième parfait, je vous laisse la possibilité, en toute simplicité, de mettre votre version en commentaire. Je les insérerai dans le post au fur et à mesure !

"Anonyme" me fait observer qu'un Haïku doit comporter 5-7-5 syllabes. J'ai fait l'inverse. Elle propose : 

Fleurs vêtues de gel (pour le premier vers).

Anonyme qui est devenue Mary s'est prise au jeu, sa contribution se développe ainsi :

Fleurs vêtues de gel
Les fruits n'ont pas résisté
Eté de regrets.

J'aime beaucoup ces trois vers, si d'autres lecteurs veulent participer, c'est en commentaire.


dimanche 23 avril 2017

Voter ?

Aujourd'hui, je suis confrontée à un dilemme qui m'oblige à choisir entre trois solutions :
- voter
- ne pas voter
- voter deux fois

Après que l'administration française m'ait interdit de vote (CLIC) sans procès et sans motif autre que son incompétence légendaire, elle a voulu me consoler en me donnant la possibilité de choisir mon bureau de vote, voire de cumuler les votes. Le ministère des affaires intérieures m'a fait parvenir ma carte d'électeur, et le ministère des affaires étrangères m'a indiqué le lieu de mon bureau de vote en Suisse.

Si je ne vote pas du tout, je serai comptabilisée deux fois dans les dégoûtés de la vie politique. Si je vote une seule fois, je serai comptabilisée comme dégoûtée et courageuse d'avoir pu émettre un choix dans une enveloppe (puis-je courir le risque de devenir schizophrène ?). Si je vote deux fois, je risque une sanction pénale allant jusqu'à la peine de prison (parce que je ne peux faire état d'une quelconque immunité) (mais je peux ne plus revenir sur le sol français le temps de la prescription de l'infraction).

Pensez-vous vraiment que je risque des peines pénales ? L'administration est telle qu'elle ne s'en apercevra jamais...