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dimanche 29 mars 2020

Le coiffeur, un dimanche de confinement

Vous allez me dire que je suis obsédée par le coiffeur... Il y a un peu de ça...

Hier, je suis allée voir Anatole dans sa chambre, et je lui ai demandé, s'il pourrait, lors d'une pause, s'essayer au métier de coiffeur. Anatole est un garçon à qui tout réussit et surtout, qui ose tout. Alors, la demande de sa mère ne lui a pas fait peur. 

Cet après-midi, il a attrapé ses ciseaux de coiffeur (pour gaucher), un peigne, et sur la base de mes explications minimalistes, il a commencé son oeuvre. Il a fait une réserve toutefois sur ses capacités à discuter avec moi à la façon des coiffeurs. Le début s'est opéré dans un grand silence et une grande concentration. Ensuite on a bien ri. La fin était parfaite.

En conclusion, je lui ai dit qu'il méritait le pourboire, parce que réellement, je me demande pourquoi je paye encore mon coiffeur !



PS : Je précise qu'il s'agit d'une coupe courte, ô combien difficile à réaliser !

vendredi 6 février 2015

Le coiffeur et moi

On dit "il n'y a pas plus menteur qu'un arracheur de dents", mais l'adage se trompe, j'ai trouvé pire : le coiffeur.
 
Franchement, vous arrivez encore à vous émouvoir lorsque le coiffeur vous dit après avoir terminé de vous tripoter la tête : "Ca change". Heureusement que ça change, avec tout l'argent que je laisse sur le comptoir, c'est pour que je sorte avec une tête différente non ?
 
Ensuite, sous prétexte de vous vendre ses talents, il essaye de vous convaincre de changer de couleur. Fort curieusement, depuis que quelques cheveux gris sont venus éclaircir mes cheveux noirs, je n'entends plus ce genre de proposition, à moins que mon ouïe ne me permette plus de distinguer cette question susurrée à mon oreille...
 
Par contre, ce que j'ai bien distingué, c'était son insistance à vouloir à tout prix me vendre les lotions après shampooing, avant shampooing, pendant shampooing. J'ai été catégorique : "chez moi, il n'y a qu'un seul flacon dans la douche, sinon ça fait trop de désordre".
 
Mais le pire du pire est à venir : en prévision des fiançailles de ma nièce et filleule, j'ai eu l'idée saugrenue de faire rafraichir ma coupe de cheveux. Pour la première fois de ma vie (la deuxième fois en fait, mais il y a prescription du fait qu'elle date de plus de 10 ans), je suis restée muette devant le résultat : j'étais laide. Si, si, c'est possible. Mes jolis yeux et mon sourire radieux n'ont pas réussi à atténuer le résultat, peut-être justement parce que je ne souriais pas. Le coiffeur, de son côté était fier comme Artaban, de m'avoir allongé la tête en faisant en sorte que j'ai l'air d'avoir une postiche placée sur le sommet du crâne. J'en aurais ri si je n'avais pas été si atterrée. Bien sûr, il a voulu me convaincre que j'étais mieux ainsi, mais j'ai préféré qu'il tente de rattraper le désastre.
 
Ni ses talents, ni le nouveau brushing que je me suis fait à la maison n'ont apporté un aspect positif à ma tête. Samedi, il va falloir que je redouble de sourires radieux pour faire oublier ma coiffure...
 
 
 

samedi 13 février 2016

Ambroise me fait accomplir un rêve de jeunesse

Avec six enfants dont quatre garçons (sans compter le mari), j'ai vite compris que le budget coiffeur devait être revu différemment, d'autant qu'une coiffeuse a fait des coupes au carré à mes filles toutes petiotes d'une façon revisitée, en escalier. Je suis sortie du salon avec la ferme résolution de faire au moins aussi bien que ladite coiffeuse. C'était en 1996.
 
Je me suis achetée une paire de ciseaux de coiffure chez la Redoute, des pinces pour retenir les cheveux, un peigne fin, et j'ai attendu deux mois que les cheveux repoussent. Enfin, je me suis mise à l'œuvre, et j'ai été étonnée du résultat : un peu incliné, mais pas de marche, et finalement bien plus joli que la coupe-coiffeur. Après quelques essais, j'ai eu le coup de main, ou plutôt le coup de ciseaux. La coupe au carré n'avait plus de secret pour moi !
 
Parallèlement, j'ai acheté une tondeuse pour les garçons, mais elle n'était pas performante. Monsieur Alphonse a alors pris des initiatives en entrant dans un magasin de matériel de coiffure. J'ai eu un choc lorsqu'il m'a annoncé le prix de sa super tondeuse à cheveux avec deux batteries pour ne jamais être en panne ! Je me suis mise au travail, j'ai tondu, tondu, au début très simplement, puis avec les dégradés d'usage. Surtout, j'ai noté la date d'achat dans la boîte, et à chaque coupe, je faisais un trait pour savoir si un jour j'allais amortir cet achat. Il m'a fallu deux années pour arriver à la première coupe gratuite ! Cet engin a été acheté en francs français, vous pouvez calculer son âge... il fonctionne toujours aussi bien, ce n'est que l'année dernière que Monsieur Alphonse a acheté une nouvelle tête.
 
Mais voilà qu'un de mes enfants en "A", Ambroise pour ne pas le nommer, cet enfant toujours sale et parfois déchiré, est devenu plus grand, plus soigné (c'est pour donner de l'espoir à toutes les mamans de tels enfants), et surtout, avec des idées bien arrêtées : "Maman, mes cheveux sont trop clairs, lorsque tu me les coupes, même avec la plus grande longueur de sabot, de loin on croit que je suis chauve. Je veux avoir les cheveux courts, mais moins courts et plus longs. Tu ne pourrais pas me les couper aux ciseaux ?" J'en ai été perplexe : cet enfant aurait-il pour seul objet de me faire accomplir un rêve de jeunesse ? A l'âge de cinq ans j'aurais tant aimé être coiffeuse... cette idée m'avait lâchée pour "maîtresse" à l'âge de sept ans et pour "pilote d'avion" à l'âge de neuf ans.
 
Bref, mes instincts de coiffeuse sont revenus en sursaut. J'ai attrapé la paire de ciseaux La Redoute, et j'ai coupé. Le résultat était tout à fait satisfaisant, Ambroise était ravi et ses frères et sœurs n'ont pas fait de commentaire horrifié. J'ai donc investi dans une vraie paire de ciseaux de coiffeur (achetée chez le fournisseur de la tondeuse). Je n'ai pas hésité, j'ai choisi les moins chers : 112 Euros TTC. Un calcul rapide m'a fait comprendre que la paire serait rentabilisée après 4 coupes. Depuis la coupe au carré et la coupe à la tondeuse que j'ai apprise en visionnant les coiffeurs, il y eu internet et ses trésors. Je me suis inspirée de quelques vidéos, et hop, à mes ciseaux. La deuxième coupe d'Ambroise était plus jolie que la première. Entre-temps Augustin est venu tester la coupe aux ciseaux. J'en suis à deux coupes ! Plus que deux, et mes ciseaux seront rentables !
 
Au final, Ambroise est convaincu et ne jure plus que par les ciseaux. Augustin, très patient durant la coupe m'a quand même dit au bout de 25 minutes : "La prochaine fois, ce sera la tondeuse, c'est plus rapide !"
 
Et c'est ainsi qu'Alphonsine est devenue coiffeuse de le temps d'une matinée !
 
 

lundi 16 avril 2012

Les pères et leurs filles

Personnellement, j'ai connu deux pères dans ma vie : le mien, et celui de mes enfants. Tous deux ont un point commun indéniable, celui de DÉTESTER les longs cheveux de leurs filles.

Je me souviens des discussions pénibles entre mes parents, où mon père tentait de faire couper les cheveux de ses filles, et où ma mère faisait la sourde oreille. Mon mari a fait les mêmes tentatives, et j'ai résisté fermement.

Et pourquoi, me direz-vous, les pères sont-ils hostiles aux cheveux longs de leurs filles ?
Réponse : parce que ça bouche les douches et les lavabos. 

C'est tout simple, c'est minime, c'est ridicule : tout simplement parce qu'ils n'aiment pas avoir les pieds dans l'eau lorsqu'ils prennent leur douche, ils envisagent de couper court à la situation en tranchant dans les cheveux de leurs filles.

Ma mère, disais-je, faisait la sourde oreille, et mon père pestait. Lorsque nous avons grandi, il nous a demandé d'enlever nos cheveux de la bonde après notre douche, ce que nous faisions consciencieusement, une seule fois, avant d'oublier avec la meilleure bonne fois du monde. Il devait s'en charger lui-même, et nous avons conservé notre chevelure, et lui sa mauvaise humeur lorsque la douche était bouchée.

Avec mon mariage, le souci des cheveux ne s'est plus posé avec mon père, et tout a assez bien fonctionné avec mon mari (mais j'avais les cheveux courts !) Et puis, sont nées les filles, les cheveux ont poussé, elles ont pris des bains, des douches, se sont coiffées au-dessus du lavabo, et le leitmotiv a repris : "il faudrait emmener les filles chez le coiffeur, les longs cheveux, c'est terrible, ça bouche les douches, ça encombre les lavabos..." Il n'a pas eu de chance, Monsieur Alphonse, je connaissais déjà le raisonnement par coeur. 

Et puis finalement, après longue réflexion, j'ai voulu mettre un terme à ce problème qui suivait les générations. J'ai donc pris le parti de trancher dans le vif, et de mettre un point final aux douches bouchées. Désormais, Monsieur Alphonse n'a plus à se plaindre de la longueur des cheveux de ses filles et de sa femme. Tout est résolu. J'ai appris à me servir de cet instrument :








Et depuis, je n'ai plus jamais entendu parler de coiffeur pour les filles !


jeudi 26 mars 2020

Le coiffeur

Ô vous, habitués de mon blog, vous connaissez mon "amour" des coiffeurs. Pour tous les autres, lecteurs de passage, cliquez ICI. 

Dans une autre époque, je veux dire, avant le confinement, je me suis dit qu'il serait temps de prendre rendez-vous chez le coiffeur. Et puis, je pouvais bien attendre un peu... Et puis, je devrai attendre longtemps. 

Le confinement aidant, je n'ai plus jugé bon de me faire un brushing, je les ai séchés "à la volée", ce qui a amené des bouclettes plus ou moins seyantes autour de mon visage. Mon entourage en a ri, et je me portais bien. 

C'est alors que mon prof de flûte m'a téléphoné pour mon cours hebdomadaire, et plutôt que de se cantonner au téléphone comme la semaine précédente, il m'a proposé de le rejoindre sur ZOOM. Ensuite, une amie vivant seule m'a appelée en video sur Whatsapp, puis... je suis retournée à la salle de bain pour me donner une tête humaine.

Ce matin, video-conférence professionnelle : j'étais certes en pantalon (moi qui n'enfile que des jupes pour sortir), mais maquillée et coiffée. J'ai proposé un café à tous les participants...

lundi 10 octobre 2016

Un tableau, une histoire (17)



edouard vuillard nature morte avec bouteille et carafe

Il habitait dans la plus grande maison du village, et s'occupait seul de son ménage. Petit à petit, il avait ralenti ses activités, il avait donné sa vache, il passait moins de temps dans les champs. Mais tous les 15 jours il faisait son pain en chauffant son four à pain, tous les jours il s'occupait de ses lapins en leur cherchant du fourrage dans les prés, tous les ans, il partait vendanger avec son fils, sa fille et ses cinq petits-enfants, ainsi que ses arrières petits-enfants.
 
A midi, il enfourchait son vélo et déjeunait chez sa belle-fille. Matin et soir il s'occupait lui-même de son repas.
 
Il était agréable, enjoué, savait profiter de la vie, s'asseyait sur le banc du village où le rejoignait une voisine. Ils devisaient, se chauffaient au soleil avant de retourner chacun chez soi pour y passer la soirée. Son fricot n'était pas très élaboré : un peu de pain, du lard, du fromage. Tous les jours, il buvait un petit verre de vin, jamais plus.
 
Un jour, il a vu ses voisins charger des valises dans leur voiture, il a compris qu'ils partaient pour le week-end. Il est venu leur faire ses adieux, comme il le faisait souvent, mais cette fois avec une insistance qu'il n'avait jamais eue. C'était un vendredi. Le dimanche soir, lorsqu'ils sont rentrés, ils ont appris qu'il était mort. Sans un bruit.
 
Le jour de son enterrement, sa fille m'a dit qu'il avait rangé sa maison. Tout était en ordre. Il s'était fait beau, était allé chez le coiffeur, savait au fond de lui qu'il allait mourir, c'est pourquoi il était aller dire au-revoir à tous ceux qu'il aimait. Il lui avait téléphoné pour tout lui expliquer à elle qui habitait si loin. Il ne voulait ennuyer personne en mourant dans son lit. C'est pourquoi il s'était fait emmener à l'hôpital.
 
Ce tableau m'a fait penser à lui. C'était un homme bien. Nous l'aimions beaucoup.
 

lundi 8 janvier 2018

La cliente de passage

Prise par une nécessité impérieuse, et défiant toute crainte, je suis entrée dans le premier salon de coiffure qui passait sur ma route pour demander, sur le champ et sans plus attendre, une coupe rafraîchissante. Cet élan n'a pas été refréné par mes expériences passées qui m'ont démontré plus d'une fois qu'un coiffeur inconnu pouvait être fatal pour l'aspect esthétique de mon visage. Peut-être qu'au vu de l'état de la longueur de mes cheveux je me suis dit que rien ne pouvait être pire.

Une fois installée devant le miroir, la coiffeuse très gentille et dépassant la quarantaine, a saisi ses ciseaux et son peigne, puis a consciencieusement détaillé une portion de mon cuir chevelu pour y lancer son premier coup de ciseau. C'est à ce geste que j'ai reconnu l'apprentie. (Vous vous souvenez que je vous ai confié avoir coupé les cheveux aux ciseaux à mes garçons. Les chaînes de vidéos sont très explicites et permettent de reconnaître sans retard celles qui s'y sont frottées).

Tout en me racontant sa vie, la coiffeuse coupe, coupe, en gardant prudemment son premier repère, de sorte qu'au final mes cheveux ont eu la même longueur en tout point du crâne. C'est un genre si particulier que la coiffeuse-collègue d'à côté s'est empressée de terminer la tête de sa cliente pour venir à la rescousse de l'apprentie. Entre-temps, ma coiffeuse lui demande où est passée "la cliente qui voulait des mèches blondes, même que ça ne lui allait pas du tout et qu'elle serait très moche". La réponse m'a lancé comme un coup de fouet : "Quelle importance, ce n'est qu'une cliente de passage".

Et voilà la clef de l'énigme : on confie sans lui demander son avis une cliente à une apprentie. N'étant qu'une cliente de passage, il n'y a aucun risque. Ceci dit, elle a rattrapé la coupe, pour cela elle a coupé plus court que prévu. 

Je suis donc sortie avec une coupe courte qui était seyante malgré tous les risques pris, et les cheveux mouillés "pour garder un effet mouillé".

La vie en vacances est une vie à risque !

dimanche 8 mars 2015

Nettoyage de printemps

Ce n'est pas parce qu'il y a un air de printemps que j'ai fait le nettoyage intégral de ma maison. Je ne suis pas sensible aux obligations morales. Je crois que c'est un précepte vital. Je ne prends pas de résolution parce que c'est le premier janvier, je ne fais pas de ski parce que c'est l'hiver (je n'en fais pas en été non plus d'ailleurs), je ne supporte pas que le coiffeur me masse le cuir chevelu, et je ne mange pas de chocolat.
 
Si j'ai nettoyé ma maison de fond en comble, ce n'est donc pas parce que le soleil brillait, ni qu'on approche de Pâques, c'est qu'il y a eu une nécessité impérieuse : le propriétaire viendra jeudi avec un agent d'assurance. Ca ne nous concerne en rien, sauf qu'il vaut mieux présenter une maison agréable.
 
D'ici jeudi il y aura un nouveau coup d'aspirateur à donner, une éponge à passer par-ci, par-là, mais le plus gros est fait : les carreaux sont étincelants, et surtout, Anatole s'est découvert un attrait sans égal pour le nettoyage des vitres. Et là, je suis prête à lui décerner le titre de "Responsable en chef du nettoyage des carreaux". Moi qui ai horreur de faire ce travail, je sens que je vais pouvoir abuser de la situation !
 
 
 

vendredi 6 janvier 2017

2017

Voilà seulement six jours que 2017 a débuté, si les 359  jours qui restent sont à l'égal des 6 premiers, je bénirai cette année 2017 !
 
Après un réveillon très paisible fait de jeux de sociétés et de canapés à composer à son goût, nous avons quitté l'année 2016 pour entrer avec fracas dans 2017, quelques pétards ayant été la cause de ce bruit.
 
Albert et moi avons révisé pour nos examens respectifs, moi le jour, lui la nuit. En arrivant pour prendre notre petit-déjeuner, la chaise était encore chaude.
 
Mes révisions ont été émaillées de visites de voisins qui venaient nous souhaiter une belle année, et accessoirement (pour certains) pour contempler le fruit de nos travaux (le travail  du torchis, les sols, la cuisine nouvelette).
 
Mes examens ont été réussis, mais qu'est-ce que j'ai pu pester (en 2016, je n'ai plus d'occasion de râler en 2017 !) contre l'administration qui ose fixer des examens un 3 janvier.
 
La femme de ménage de l'université a montré une joie surprise devant mon petit paquet de chocolats suisses emportés juste pour elle. Cette femme est incroyable, j'aime beaucoup sa philosophie de vie. Elle est bonne, sereine, rayonnante.
 
Le menuisier est venu procéder aux finitions de la cuisine, la dernière poignée manquante est aux bons soins de la poste (j'y crois, nous sommes en 2017).
 
J'ai rencontré une dame italienne tellement gentille que ça vous arrache des larmes !
 
Hier, j'ai poussé la porte d'un salon de coiffure, absolument au hasard, j'ai été prise en charge par un jeune coiffeur très compétent, je suis sortie ravie de ma nouvelle coupe de cheveux.
 
Je sors d'un rendez-vous chez le banquier. Notre nouvelle banque (la Caisse d'Epargne) qui nous ouvrait grand les bras en janvier 2016, nous a causés plus de soucis en 12 mois que la Société Générale n'avait pu le faire en 10 ans. Personne n'a jamais pu procéder au virement du montant demandé : ce n'était pas la bonne somme, ni le bon compte, ni la bonne date. Le carnet de chèque commandé trois fois ne nous est jamais parvenu (trois exemplaires attendaient dans un tiroir à l'agence)... Je vous passe les soucis et les déboires. Nous avons dû contacter le directeur pour être satisfaits, par chance il nous avait donné sa carte. Bref, c'était plus qu'insuffisant.
 
Et puis, nous avons reçu le nom d'un nouveau contact. J'ai pris rendez-vous, il m'a reçue ce matin. J'avais prévu d'y faire un siège s'il ne me donnait pas satisfaction. Il a été charmant, compétent et complaisant. Et puis, je ne sais pas comment j'ai présenté les choses, mais il m'a présentée à un de ses collègues comme étant une amie du Directeur ! Je n'ai pas eu le cœur de le contredire... A partir de maintenant je sais qu'il sera diligent, d'autant plus qu'il sait que j'ai l'adresse mail de son supérieur !
 
Pour en revenir à mon introduction, ne vous émerveillez-vous pas avec moi de voir ce cumul de choses exceptionnelles en à peine 6 jours ? Je vous (et je me) souhaite une année 2017 se poursuivant sur cette lancée... Quelle vous soit une année de grâces et de bienfaits.
 
 

jeudi 11 mai 2017

Oratorio capillorum sectorum* (pour l'agenda ironique de mai)



Ce magnifique oratorio a été composé pour trois femmes, Béatrix (soprano coloratur), Adriana (mezzo), les clientes et Fabiola (alto), la coiffeuse.

1. Allegro

Béatrix entre chez le coiffeur. Elle demande une jolie coupe de cheveux afin qu’elle soit prête pour un rendez-vous galant. Fabiola la félicite et entonne un aria « Il était une fois nous deux ». Béatrix se joint à elle, c’est un duo très gai, plein de grâce, de légèreté et de vivacité.

2. Andantino

Adriana, cliente qui attend son tour, murmure en sourdine « Il était une fois nous deux », elle dit son regret parce que personne ne l’attend. Dans un immense lamentato qui se déploie en un crescendo très lent, elle dit sa souffrance parce que son mari est mort en voulant rendre service, qu’à présent elle est seule, qu’elle ne compte plus pour personne et qu’elle a dû dire adieu aux belles promenades qu’ils faisaient ensemble dans « Le jardin du Luxembourg ».

Fabiola intervient dans ce triste chant pour raconter que son mari s’est pris la vie la veille de Noël, que depuis rien n’est comme avant et qu’elle vit mal sa nouvelle condition de veuve. Elle chante d’une voix presque rauque dans un doux crescendo. La mezzo vient la soutenir de toute sa souffrance, elle laisse passer une émotion indescriptible. La voix de soprano flotte ensuite sur les autres. D’une voix pure et souvent dissonante, elle fait ressortir la tristesse éperdue de la situation. Dans ce trio larmoyant, les trois femmes pleurent les souffrances des deux veuves.

3. Allegro

Ce mouvement débute doucement par la voix de soprano : Béatrix propose de donner son numéro de téléphone à Adriana et à Fabiola en leur enjoignant de l’appeler, le jour ou la nuit, au moment où leur chagrin se sera fait trop présent. Elle les assure qu’elle sera toujours disponible pour les écouter. « Ca va pas changer le monde », mais ça va vous faire du bien.

Fabiola remercie et propose à son tour à Adriana de l’accompagner dans ses promenades et d’aller « siffler sur la colline ». Adriana ne se sent plus de joie et se joint à l’action de grâce qui s’élève. Cette fantaisie se chante avec fougue et brio. Les trois voix sont brillantes et se terminent en une finale, une apothéose où triomphe l’amitié.


*Oratorio des cheveux coupés.


Texte écrit pour l'agenda ironique de mai. Il convenait d'écrire un texte musical avec, en toile de fond, "Quelqu'un m'a dit" de Carla Bruni. Cette chansonnette étant typique de celles qui passent dans les salons de coiffure, c'est tout naturellement dans un tel lieu que j'ai composé mon texte !
Merci à Joe Dassin pour ses titres de chansons.

jeudi 18 décembre 2014

J'ai fait du shopping

Habituellement, je fais des courses. Je ne fais d'ailleurs que ça. Je le fais d'ailleurs fort bien et fort souvent. Ce n'est de loin pas mon activité préférée. Mais depuis plus de 20 ans, je suis fidèle à la même chaîne dont le nom commence par L et se termine par L. Où que j'habite, j'ai toujours pu faire mes courses en une heure. Départ à heure H de chez moi, retour à H+1. A cette seule condition, je veux bien faire des courses. Bien entendu, parfois, il faut compléter dans un autre supermarché pour trouver des lacets ou d'autres détails. Mais c'est exceptionnel.
 
Cet après-midi, après une séance coiffeur réussie, j'avais programmé du shopping. Du vrai, où j'entre dans les magasins (habituellement, je me contente des vitrines. Je sais, je ne suis pas du tout dépensière). J'en ai programmé deux, et je m'y suis tenue. Je n'ai pas eu de mal à m'y tenir, j'étais saturée de shopping !
 
Je suis entrée dans le premier avec pour objectif de trouver un cadeau. Et je me suis dis que si je me trouvais une jolie robe en "action" (ici, les actions permettent de trouver des vêtements avec des rabais de 75 % !), et qu'elle me plaisait, Monsieur Alphonse me l'offrirait. Il est très gentil, Monsieur Alphonse, parce qu'il me dit toujours "tu as bien fait". J'ai donc arpenté les rayons, et je suis tombée sur une robe ravissante. Je l'ai passée, elle m'allait parfaitement. La jupe qui était juste à côté aussi d'ailleurs. J'ai trouvé le cadeau que je cherchais et je me suis dirigée vers la caisse.
 
La dame devant moi m'a fait rire, elle expliquait à la vendeuse : "Vous savez, je suis entrée ici pour chercher un cadeau et je m'achète des vêtements. Je n'ai toujours pas de cadeau !"
 
J'ai trouvé dans le deuxième tout ce qui me manquait. C'était une séance shopping parfaite : moins de deux heures, des achats réussis.
 
C'est fatigant, le shopping, il ne faut pas le renouveler trop souvent.