Des nœuds dans mon fil

samedi 5 juillet 2014

Les bras m'en tombent.

C'est toute réjouie que je me suis installée au volant à Anvers : je vais avaler 250 km, et m'arrêter sur l'aire de Berchem au Luxembourg, pour boire un (délicieux) café non sucré. Et me voilà partie, pleine d'allégresse et de reconnaissance pour le gérant qui a changé ses machines à café rien que pour moi (CLIC).

Mais les voyages forment la jeunesse, et me voilà d'un coup rajeunie. J'ai compris, d'un regard, que le gérant de l'aire de Berchem située sur la voie France-Belgique n'est pas le même que le gérant de l'aire de Berchem située sur la voie Belgique-France. Lui aussi lit mon blog puisqu'il a changé ses machines à café. C'est pourquoi je me permets de lui écrire une lettre ouverte :

"Monsieur le Gérant, je vous remercie pour votre visite sur mon blog, je vous l'ai rendue hier vers 15 heures. Mais pourquoi n'avez-vous pas choisi les mêmes machines que votre collègue d'en face, la largeur de l'autoroute empêche-t-elle tout échange ?

Vos machines sont certes flambantes neuves, forcément puisqu'elles ne datent que de 15 jours, mais trois d'entre elles étaient déjà hors service lorsque nous sommes arrivés. La quatrième connaissait une affluence désagréable pour la patience des clients.

J'ai pris mon tour. C'était long, très long... pas tant la préparation de la boisson que du choix à effectuer. Sérieusement, je vous propose de délaisser un court instant la machine Nespresso qui orne votre bureau, et de faire une tentative devant la machine neuve que vous avez fait installer. Vous reconnaîtrez alors que votre choix était malheureux.

Vous devez le savoir, la façade de la machine tient lieu d'écran tactile. En fonction de l'éclairage et de la position du client, on ne voit rien du tout. On finit par taper au hasard. Ouf, l'écran s'allume. On cherche sa position pour lire les instructions, et on finit par comprendre qu'en touchant le dessin surmonté de la mention "choix de café", on se retrouve devant 15 possibilités qui tiennent compte de la taille du café, du choix du café en grain ou en grain (expliquez-moi la différence), de la présence de lait... A la suite de quoi il faut demander de supprimer le sucre, ce qui oblige à tapoter le "-" pas moins de 7 fois. Enfin, on peut connaître le prix, on glisse les pièces, on se rend compte que la machine rend la monnaie (c'est un pari risqué, parce que ce n'est écrit nulle part), et là, tout est à recommencer. C'est donc après 20 tapotements sur l'écran que j'ai eu un café qui correspondait heureusement à mes attentes.

Personnellement je ne m'étonne plus de la panne de vos machines : au lieu d'enfoncer une seule touche comme c'était le cas en des temps hélas préhistoriques, il faut tapoter 20 fois sur l'écran. La machine ne résiste pas à ce genre de traitement.

Et si encore j'étais la seule dans ce cas, mais les personnes qui m'ont précédée, ainsi que celles qui m'ont suivie se sont heurtées à autant d'entêtement de la part du distributeur. Et c'était devenu si grotesque qu'un trio de rires s'est élevé devant la machine : Albert (mon fils), le réparateur de machines et moi. Le client s'est retourné, vexé et outré, et vous avez évité une rixe de justesse, puisque j'ai eu la présence d'esprit de lui expliquer que je me moquais du choix de la machine et donc de vous qui l'avez choisie. Le réparateur (qui semble devoir intervenir bien souvent) m'a confirmé que personne n'arrivait à s'en servir, et que tout le monde devait tâtonner...

Je vous propose donc, Monsieur le Gérant, de vous rendre à l'aire du Haut-Koenigsbourg, située en Alsace, à proximité de Sélestat. L'administrateur a choisi un appareil tellement facile d'utilisation qu'il me semble qu'aucun ingénieur n'est venu y mettre de subtilité incompréhensible. Elle comporte un écran tactile qui ne s'éteint pas. Trois colonnes : la liste des boissons avec leur taille, et deux colonnes de bouton, celle pour obtenir une boisson sucrée, l'autre pour les boissons non sucrées. 

Et hop, il fallait y penser ! Si vous aviez vu la mine réjouie des gens qui buvaient leur café, vous en auriez été jaloux. Mais il ne tient qu'à vous de changer vos distributeurs... 

Sans rancune !





6 commentaires:

  1. Il y a toute une légende à écrire autour de ces machines infernales . Bruno Solo l' a fait en partie avec ses petits morceaux de vie bureaucratique, mais il ya fort à raconter encore...

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  2. Pourquoi faire simple alors qu'il est si aisé de faire compliqué ;-) !

    Je hais aussi ces distributeurs automatiques où parfois sur un même lieu, il n'y en a pas 2 au fonctionnement identique !!!

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  3. Je ne vois qu'une solution, viens dans mon lycée, qu'elle que soit la
    Touche que tu enfonces, elle te sert un café long Non sucré. Plus simple je ne connais pas! Bien sur, il y a toujours des mauvaises langues pour dire que ça ne fonctionne pas et qui préfèrent leur café sucré.
    Mais il n'y a qu'à ajouter le Sucre après. Bon d'accord, si on avait
    Pense à acheter une boîte de sucre ce serait encore plus simple.

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  4. Je ne bois pas de café.
    Problème résolu.
    Ok, je sors....

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  5. Il y a aussi l'option café dans thermos.
    C'est encore plus simple ^^

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  6. Pourquoi faire simple....
    Je prends l'autoroute bientôt, je vais me souvenir de vos aventures...et penser à remplir et emporter mon thermos !

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