Des nœuds dans mon fil

mardi 13 septembre 2011

Les serviettes de table (deuxième partie : le rangement)


Ce billet a moins la prétention de résoudre le choix des serviettes de table que de leur rangement. Bref, ce qui préoccupe Alphonsine, ce n’est pas l’usage qu’on en fait (ce sera l’objet d’un autre article) que de la façon de les ranger. C’est donc une question d’ordre pratique qui sera abordée ici.

Avis à tous les lecteurs chez qui les serviettes sont toujours rangées après le repas : passez votre chemin, ce billet n’est pas pour vous. Ou plutôt si, lisez-le, et souvenez-vous que vous vivez des temps heureux et que vous avez donné une éducation parfaite à vos enfants. Pour les autres qui se reconnaîtront ici, ne croyez pas que votre éducation est mauvaise. Vos enfants ont du caractère et ne manqueront pas, lorsqu’ils seront eux-mêmes parents d’exiger de leurs enfants tout ce que vous exigez d’eux. Il suffit de patienter un peu, votre travail n’est pas inutile.

Lorsque mes enfants étaient bébés, à l’âge de la tétée et du biberon, je me servais de couches en tissus, de langes si vous préférez. Un par repas, toujours propre, toujours rangé. Ensuite, un bavoir, toujours sale et toujours rangé puisque je le rangeais moi-même. Enfin, ils ont eu le droit de bénéficier d’une serviette de table parce qu’ils étaient grands : toujours sale, jamais rangée.
J’ai fait comme tout le monde, j’ai commencé par les fameux ronds de serviette. Mais quelle idée : ils formaient d’excellentes projectiles qui permettaient de faire taire un frère ou une sœur trop pénible. Ils servaient également de magnifiques sous-verres, et comme ils avaient une forme ovale, l’inondation était assurée (comme si on avait besoin de ronds de serviette pour renverser un verre chez Alphonsine ! Voir le billet "l'eau à table"). Je commençais donc le repas par confisquer tous les ronds de serviette et à les mettre dans un panier. Le résultat a été immédiat : à la fin du repas, les serviettes qui ne traînaient pas par terre étaient empilées, non pliées évidemment, dans le panier (quand elles finissaient dans le panier).

Ayant fait un séjour dans un couvent, j’ai opté pour les pochettes en tissus. Je les ai confectionnées, joliment brodées, et distribuées. Et j’ai fait comme au couvent : une fois la serviette sortie, il fallait ranger la pochette sous l’assiette. Génial ! J’ai alors compris pourquoi les sœurs avaient des pochettes en plastique. Pourtant elles ne me semblaient pas s’essuyer sur leur pochette, ni ne renversaient leur verre, ou mieux, la cruche d’eau sur la table (Voir le billet "l'eau à table").

Mais j’ai plus d’un tour dans mon sac : j’ai cousu une maison en tissu avec des poches : chacun pouvait y ranger sa serviette. Ce système a fait ses preuves, il aurait été parfait s’ils avaient plié leur serviette avant de la ranger.


Il aurait été parfait aussi si j’avais mis les noms sur les poches. Mais comme cette maison avait été cousue avant la naissance du deuxième, je n’avais encore aucune idée des prénoms qui allaient suivre. Ils choisissaient une poche (rideau jaune, porte…) et se disputaient lorsqu’ils portaient leur dévolu sur la même poche.

J’ai alors eu une idée de génie : puisqu’ils avaient chacun une couleur de serviette de toilette, il me suffisait de me servir de ce mode de classement. J’ai donc choisi des biais de couleur rose (les serviettes étant rouges, j’ai opté pour le rose à la place du rouge. Pour être franche, je n’avais plus de biais rouge, mais il m’en restait du rose), verte, orange, jaune, bleue, et blanche. Je les ai cousus sur un des côtés, et lorsque je repasse les serviettes, je prends bien soin de faire apparaître les bandes de couleur. Alphonsine et son mari n’en ont pas besoin : même s’ils échangent leurs serviettes, ils ne le remarquent pas.

 
Avec cette méthode, j’ai résolu tous les problèmes :

Je n’entends plus : « c’est la serviette d’Albert, elle sent mauvais ! » « Hé, voleur, rends-moi ma serviette » « Celle-là est mouillée, c’est toi qui a renversé ton verre à midi, elle est à toi, rends-moi la mienne ». Et si une serviette traîne par terre, je sais immédiatement quel est le coupable !!! Elle n’est pas belle la vie ?

7 commentaires:

  1. Ouahh, tu repasses tes serviettes, je suis admirative !
    Comme j'ai un sérieux problème avec l'odeur des serviettes usagées, je propose des petites serviettes en papier si nécessaire. De toute façon, c'est toujours la même qui se salit, et pas forcement celle qu'on croit !

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  2. Bravo Alphonsine, chez nous le problème est résolu: on ne déplie pas la serviette car c'est trop "fatigant" à replier...!Elles sont donc rarement sales...Mais en déjeunant ailleurs, dans la famille, je me suis rendue compte que c'était...héréditaire!!! Au fait, merci pour ton idée d'utilisation ds pommes!

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  3. Je lisais votre dernier article concernant les serviettes: quel dévouement pour vos enfants et quelle créativité ! c'est impressionnant... et c'est joli. Vous êtes un mère comme on en fait plus !
    Vous examinez les petits moments de la journée avec un regard très original, toutes ces choses qu'on ne voit plus, car la vie actuelle n'en laisse pas le temps. Vous regarder la famille à travers les objets et les lieux de vie. Il y a un sociologue qui s'intéressait au linge sale...
    Bonne journée Ph. H.

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  4. serviettes en tissus uniquement quand je veux faire une jolie table...
    pour le tous les jours:serviettes papiers.pas écolo certes mais moins stressant pour moi.

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  5. Merci Alphonsine, je cherchais moi aussi un moyen pour rendre inexistant ce problème d'appartenance de serviette de table...
    J'ai même envie d'écrire le prénoms directement sur le tissu avec des feutres permanents ....Je fais et je te montre !!
    En tout cas, contente de savoir que tu as les mêmes préoccupations que les miennes !
    Au fait, tu fais l'école à la maison ???

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  6. ...Serviettes en papier!...Bon, j'avoue ce n'est pas trop écolo....
    Pour le bouquin...C'est une bonne raison! ;-)

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  7. Chez nous on est resté au bon vieux ronds de serviettes!!! J en avais la nostagie! Tellement habituée à avoir le mien chez mes parents. Au début mon mari se moquait de moi! lol
    Aujourd hui chacun le notre avec notre prénom c est comme ça et pas autrement! Mes 2 filles n ont pas encore eu l idée de s en servir comme projectil!!!!!!!Bonne soirée.
    Manuella

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