Des nœuds dans mon fil

mardi 14 janvier 2014

Habitude quand tu nous tiens...

Les habitudes... 
A la fois d'excellentes choses, mais également des poids qui finissent par peser.

Les excellentes habitudes sont celles qui nous permettent de nous organiser et de gagner du temps (rangement impeccable par exemple). Les mauvaises, celles qui au contraire nous plombent l'existence (manteau jeté par terre en rentrant de classe).

A côté de ces deux sortes d'habitudes, il en existe une troisième, ni bonne, ni mauvaise. Celle qui existe par la force des choses, comme de verrouiller la porte de sa maison.

A une époque lointaine, si lointaine qu'il me semble que nous vivions dans une autre vie, nous habitions en appartement à Strasbourg, sous un cabinet dentaire. Les allers et venues dans l'immeuble doublés d'un vol de vélo dans la cage d'escalier nous a vite convaincus qu'il valait mieux fermer la porte à clef. La présence de jeunes enfants aspirant à respirer l'air du dehors sans prévenir a corroboré cette excellente habitude de toujours verrouiller la porte d'entrée.

Puis nous sommes allés habiter à la campagne. Une porte d'entrée, et un grand portail. Les enfants n'étant guère plus grands, nous laissions le portail verrouillé, au grand mécontentement d'une voisine qui ne pouvait plus laisser la salade, le seau de tomates cerises ou les haricots sous le porche. Les enfants grandissant, nous avons naturellement fait comme tout le monde : le matin nous déverrouillions le portail, le soir, lorsque nous y pensions, nous refermions à clef. Et si par impossible je devais m'absenter un cours instant, je laissais la clef sous la porte pour permettre aux enfants de rentrer de classe.

Avant d'arriver à Fribourg, nous avons habité dans une grande maison isolée dans la campagne. Nous avons tout naturellement suivi le même procédé. Et en cas de départ inopiné, la seule clef de la maison prenait la direction de la boîte aux lettres.

Or nous voilà arrivés en ville. Cette fois, il faut fermer à clef durant la journée. Les enfants qui entre temps ont oublié comment on est obligé de vivre en ville se sont étonnés : "Pourquoi fermes-tu ? Ce n'est pas encore le soir".

Et c'est ainsi que notre habitude, ni bonne, ni mauvaise, a dû être modifiée... 


7 commentaires:

  1. Ah !.... Si l'on pouvait vivre dans un monde sans verrous et sans risques.....

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  2. Les clefs... vaste débat ! Ici le grand classique c'est de donner un tour de clef dans une porte qui est encore entre-ouverte. le tout en la croyant fermée...
    Oserais je avouer à ma courte honte que je suis l'auteur de ce forfait ?

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  3. Je n'arrive pas à m'habituer à fermer à clef quelque porte que ce soit ... Et nous habitons en ville.
    Heureusement, notre porte d'entrée se ferme de Chute. Je tâche de ne pas laisser la cléf dans la maison, ( (et de bien claquer la porte ... hum, hum, ne dites rien au papa des pingouins .... ) et ça va à peu près.

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  4. J'oscille personnellement entre une confiance démesurée et légèrement naïve et des tocs de fermeture compulsifs et excessifs qui me font m'inquiéter sur mon cas !

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  5. Les habitudes à l'épreuve de l'environnement urbain... un vrai sujet de thèse Alphonsine !

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  6. 30 ans en ville m'ont laissé une habitude bien ancrée de porte fermée à clef. Et ici ce n'est pas un mal : les gens ont l'habitude de frapper... et d'entrer dans la foulée, ce qui peut s'avérer très embarrassant.

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