Des nœuds dans mon fil

samedi 2 juillet 2011

La place à table (1ère partie)

Le choix des places à table avec les enfants est une histoire sans cesse renouvelée. On en parle encore sous la chaumière d’Alphonsine. C'est une histoire si longue qu'elle mérite d'être relatée en trois parties. Voici la première :

  1. Avec un enfant, les choses sont relativement aisées. La maman se rend vite compte qu’il est plus judicieux d’installer son bébé à sa gauche (dans la mesure où elle est droitière), ce qui évite au bras droit des contorsions avec la cuiller s’il était assis de l’autre côté.

  1. Avec deux enfants : Théoriquement, même avec des enfants rapprochés, au moment où le deuxième s’assied à table, le premier sait se débrouiller seul. Théoriquement, bien sûr. Parce que le premier, fier de sa position d’aîné, accepte mal l’arrivée soudaine du bébé à table, privilège dont il pensait pouvoir bénéficier toute sa vie ! Théoriquement aussi parce qu’il développe un raisonnement qui le tiendra toute sa vie : « si mon petit frère a ceci, il n’y a pas de raison que je ne l’ai pas ». Cela signifie : « s’il est nourrit de la main de maman, elle peut me nourrir aussi ».

C’est là qu’un déménagement devient providentiel : il faut profiter de ce temps pour modifier les places à table, et placer le plus jeune à gauche de la maman (si elle est droitière comme dans le cas numéro 1. Mais en général un déménagement ne provoque pas de changement de latéralité).

  1. Avec trois enfants on résout le problème de jalousie. Les deux premiers étant très complices, l’arrivée du troisième à table ne les dérange pas, dans la mesure où leur assiette est pleine. On remodifie le plan de table : bébé à gauche, deuxième à droite, grand en face.

  1. Avec quatre enfants, le rythme est désormais bien établi, et chacun se pousse d’une place, les grands ravis de s’éloigner de la main maternelle.

  1. Avec le cinquième, les choses se compliquent, parce qu’il y a moyen de se disputer pour les places non réservées aux petits. De plus, les repas pris en la présence du père provoque des cris hystériques de « qui veut être à côté de papa », c’est-à-dire tous les trois grands. On commence à instaurer le roulement.

  1. Au sixième, jeu des chaises musicales (avec une variante de ce jeu, puisqu’on bouge d’une place pour le bébé, mais on rajoute une chaise au lieu de l’enlever).

  1. Non, je n’ai pas testé le septième enfant, mais le septième point : il arrive un jour où le sixième a tellement grandi qu’il sait se débrouiller seul et qu’il n’a plus besoin de maman pour manger. C’est là que tout commence… ou se poursuit. On se dispute pour avoir telle ou telle place.
(Affaire à suivre)

2 commentaires:

  1. Alphonsine, chez nous on met l'aîné garçon à ma droite et le second mâle à ma gauche, l'aînée des filles à la droite de son père , et comme il n'y en a qu'une, c'est le 3ème gars qui est à la gauche de son père....
    quant-à notre dernier, eh bien il se met là où il reste une place .........

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  2. je n'ai eu que 2 enfants, malheureusement, mais des jumelles: je les ai toujours eu face à moi, et j'avais l'impression d'être une mère oiseau: une assiette, une cuiller, et 2 becs affamés.
    Ensuite elles ont plutôt vite appris à manger seules et proprement..Il fallait juste les rappeler à l'ordre de temps en temps.

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